CLUBALFASarà perché ti amo.
Actualités

Revue de presse : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa testée par Autocar ?

Inaugurant le nouveau département de projets spéciaux et de personnalisation d'Arese — la Bottega Fuoriserie —, l'Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa » s'est laissée approcher par le magazine britannique Autocar. Construite à…

6 OCTOBRE 2026·3 min·La rédaction ClubAlfa

Inaugurant le nouveau département de projets spéciaux et de personnalisation d’Arese — la Bottega Fuoriserie —, l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa » s’est laissée approcher par le magazine britannique Autocar. Construite à seulement dix exemplaires pour des clients privilégiés (plus un prototype de développement numéro 0), cette berline sportive au tarif estimé à 140 000 euros célèbre le partenariat avec l’équipe de voile italienne engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America.

Un coup d’envoi pour la Bottega Fuoriserie

Face au renouvellement progressif de sa gamme, Alfa Romeo mise sur des séries ultra-exclusives dites « few-off » pour entretenir la flamme des passionnés :

  • Département sur-mesure : À l’image de la supercar 33 Stradale, cette édition marque la volonté d’Alfa Romeo de proposer des carrosseries et finitions exclusives en toute petite série.
  • Esthétique maritime : La carrosserie reçoit une livrée bicolore noir et argent mat évoquant le pont d’un voilier de course. L’habitacle intègre des sièges baquets en carbone Sparco habillés d’un textile technique rappelant les gilets de sauvetage, tandis que la planche de bord reçoit un insert issu d’une véritable voile de bateau de compétition orné du numéro de châssis.
  • Appui aérodynamique renforcé : L’auto s’équipe d’ailettes de bouclier (canards), de dérives latérales et d’un aileron arrière imposant — rappelant le profil d’une Pagani Zonda — générant jusqu’à 140 kg d’appui à 300 km/h.

Sensations au volant : « Comme une grande Toyota GT86 »

Sous sa robe spectaculaire, la Luna Rossa conserve la mécanique de la Giulia Quadrifoglio standard :

  • Groupe motopropulseur : Le V6 2.9 Bi-Turbo développe 520 ch (513 bhp) et 600 Nm de couple, associé à la boîte automatique ZF à 8 rapports et au différentiel autobloquant mécanique arrière.
  • Le choc du poids face à la concurrence actuelle : Affichée à 1 660 kg, la Giulia offre une agilité et un retour d’information qui tranchent radicalement avec les sportives hybrides contemporaines, accusant des centaines de kilos de moins que la nouvelle Audi RS 5.
  • Comportement dynamique : Le journaliste essayeur Illya Verpraet met en avant une direction d’une précision chirurgicale, un train avant mordant et une motricité très prévenante en mode Race :

« Le train arrière glisse avec une douceur et une progressivité totales à la remise des gaz en sortie de virage, exactement comme une grande Toyota GT86. »

— Illya Verpraet, Autocar

Le seul regret formulé par l’essayeur concerne l’absence de boîte de vitesses manuelle sur une telle série commémorative, ce qui aurait constitué l’hommage ultime aux puristes.

Le verdict d’Autocar : 4 / 5 étoiles

  • Points forts : Ligne spectaculaire, comportement dynamique exceptionnel, légèreté et caractère analogique d’une plateforme Giorgio toujours au sommet de la catégorie.
  • Points faibles : Absence d’évolutions mécaniques ou de suspensions par rapport à la version de série, quelques détails d’assemblage perfectibles sur le prototype d’essai.

Même si cette déclinaison tient davantage de l’exercice de style exclusif que de la radicalité technique d’une GTAm, l’essai d’Autocar rappelle avec force pourquoi la Giulia Quadrifoglio reste l’une des berlines sportives les plus jubilatoires et désirables de sa génération.

Restez connecté

Recevez chaque semaine l’essentiel de l’actualité Alfa Romeo.