Catégorie : Compétition

  • Alfa Revival Cup 2026 : Le grand retour à Varano de’ Melegari pour le Round 2 !

    Alfa Revival Cup 2026 : Le grand retour à Varano de’ Melegari pour le Round 2 !

    Après un coup d’envoi spectaculaire sur le tracé du Mugello, l’Alfa Revival Cup 2026 s’apprête à enflammer l’Autodromo « Riccardo Paletti » de Varano de’ Melegari pour la deuxième manche de la saison. Absent du calendrier du championnat depuis 2022, ce circuit mythique de la région de Parme promet d’offrir des batailles mémorables entre les plus belles gloires classiques d’Alfa Romeo.

    Varano : La précision plutôt que la vitesse pure

    Contrairement aux grandes courbes toscanes du Mugello, le tracé compact de 2,350 kilomètres de Varano impose un défi radicalement différent aux pilotes. Ici, la vitesse brute ne fait pas tout : la régularité, la gestion des pneumatiques, la maîtrise des gros freinages et l’art de se faufiler dans le trafic seront les véritables clés du succès. Sur une piste aussi sinueuse, la moindre erreur de trajectoire se paie en précieuses fractions de seconde.

    L’épreuve se dispute traditionnellement à travers deux classements généraux distincts, mettant en scène deux époques charnières du Cuore Sportivo en compétition.

    Catégorie G/H/I : Bertinelli en haut de l’affiche

    Dans cette catégorie qui regroupe les évolutions techniques les plus radicales de l’histoire de la marque (GTAm, Turbodelta, Groupe 5), la tension est à son comble après les premiers verdicts du Mugello :

    • Davide Bertinelli arrive en Émilie-Romagne en leader du championnat grâce à sa solide deuxième place acquise lors de la course d’ouverture.
    • Le duo Massimo et Marco Guerra reste fermement en embuscade, prêt à bousculer la hiérarchie naissante.
    • Les champions en titre, Peter Bachofen et Dario Inhelder, débarquent à Varano avec la ferme intention de rattraper le terrain perdu après un premier week-end décevant.
    • Vainqueurs du Round 1, Alessandro Morteo et Lorenzo Moramarco chercheront de leur côté à confirmer leur excellente forme du moment.
    • À surveiller de près également : les paires Mathias et Fabian Körber (Alfa Delta OKP sur 1750 GTAm), Francesco Pantaleo et Emanuele Benedini (Team Carrera GTAm), Carlo Barbolini Cionini, ainsi que Fred Arve Monsen, fort de sa victoire de classe au Mugello sur sa Giulia Sprint GTA.

    Catégorie E/F : Un équilibre parfait au sommet

    Du côté des modèles les plus proches des origines du sport automobile chez Alfa Romeo, l’incertitude reste totale et le classement est particulièrement serré :

    • Leur victoire au Mugello a permis à Giampaolo Benedini et Bruno Ferrari de s’installer en tête du championnat, à égalité parfaite avec Emanuele Morteo.
    • Pour ce week-end à Varano, un changement notable est à signaler : Benedini fera cette fois équipe avec Francesco Pantaleo à bord de la Giulia Sprint GTA du Team Carrera.
    • Giovanni Serio et Franco Mischis, privés d’un excellent résultat dans les derniers instants de la première course en raison d’un problème de boîte de vitesses, chercheront légitimement leur revanche.
    • La catégorie accueille également de nouveaux compétiteurs affamés, à l’image de Francesco Liberatore et Francesco Moramarco, prêts à en découdre au volant de leur Giulietta TI.

    Les autres attractions de la grille et le Festival ACI Storico

    La grille de Varano réserve d’autres beaux points d’intérêt pour les puristes. Fabrizio Zamuner sera ainsi épaulé par Stefan Rollwagen sur une Giulia Sprint GTA d’Alfa Delta OKP, tandis que Fabio Gimignani (Scuderia Biondetti) effectuera ses grands débuts de la saison sur une GT Veloce 2000 (Période H1). André Kardol sera de retour avec l’Alfa Race Team, et Gianluca Bardelli tentera de défendre la victoire de classe décrochée au Mugello avec son Alfetta GT America.

    Pour parfaire l’ambiance, ce grand week-end de course s’inscrira dans le cadre de l’ACI Storico Festival, un événement entièrement dédié à la célébration du patrimoine automobile historique italien. Tout au long de la journée du samedi, le paddock de Varano s’animera au rythme d’expositions exclusives, de rassemblements de clubs et d’activités centrées sur ces machines de course légendaires.

  • Portrait : Juan Manuel Fangio, le Maestro et son Alfetta

    Portrait : Juan Manuel Fangio, le Maestro et son Alfetta

    Si Nuvolari était le diable, Juan Manuel Fangio (1911-1995) était le professeur. L’Argentin au regard perçant est indissociable des débuts de la Formule 1 moderne et du triomphe de l’Alfetta 159. Avant de devenir quintuple champion du monde, c’est avec Alfa Romeo qu’il a décroché sa première étoile.

    L’année de gloire : 1951

    En 1950, Fangio s’incline face à son coéquipier Farina. Mais en 1951, il est intouchable. Sa monture ? L’Alfa Romeo 159. Une évolution de la 158 d’avant-guerre, poussée dans ses derniers retranchements : 425 chevaux pour un 1.5L, une consommation délirante (160 litres aux 100 km !), mais une vitesse de pointe de 305 km/h. Seul Fangio savait ménager cette mécanique fragile tout en allant plus vite que les Ferrari atmosphériques qui commençaient à menacer.

    Le sacre de Barcelone

    Le titre se joue lors de la dernière course en Espagne, sur le circuit de Pedralbes. Ferrari a fait une erreur de choix de pneus. Fangio, lui, conduit avec sa précision chirurgicale habituelle. Il gagne la course et offre à Alfa Romeo son deuxième titre mondial consécutif en F1.

    Fangio disait de l’Alfetta : « Elle était comme une vieille dame qu’il fallait traiter avec respect, mais qui avait encore beaucoup d’amour à donner. » Après ce titre, Alfa se retira de la F1, et Fangio partit gagner ailleurs. Mais le premier amour ne s’oublie jamais.

  • 24H du Mans 1933 : Nuvolari, sans freins, remporte le duel du siècle sur le fil

    24H du Mans 1933 : Nuvolari, sans freins, remporte le duel du siècle sur le fil

    En 1933, Alfa Romeo n’a plus besoin de battre les autres constructeurs. La marque est devenue si dominatrice qu’elle ne se bat plus que contre elle-même. Mais cette édition des 24 Heures du Mans va offrir au public le scénario le plus incroyable de l’histoire de l’avant-guerre, un duel fratricide qui se terminera par un écart infime de 401 mètres après 3 000 km de course !

    Le « Dream Team » face au tenant du titre

    Sur la grille de départ, une voiture attire tous les regards : l’Alfa Romeo 8C 2300 n°11. Son équipage est tout simplement royal. D’un côté, Raymond Sommer, le héros de l’édition 1932 (le fameux « Cœur de Lion »). De l’autre, la légende vivante, le « Mantouan Volant », Tazio Nuvolari. C’est sa première participation au Mans, et il compte bien ajouter ce trophée à son palmarès.

    Face à eux, dans l’Alfa n°8, on retrouve Luigi Chinetti (l’ancien coéquipier de Sommer !) associé à Philippe de Gunzbourg. La guerre psychologique est déclarée.

    Une course poursuite infernale

    La course se résume vite à un duel acharné entre la n°11 et la n°8. Les deux équipages battent le record du tour à la chaîne. Mais la mécanique s’en mêle. L’Alfa de Nuvolari et Sommer est victime d’une fuite de réservoir d’essence. Le règlement interdit de ravitailler trop souvent. L’équipe doit colmater la fuite avec les moyens du bord (du savon et du chewing-gum, dit la légende !) à chaque arrêt, faisant perdre un temps précieux.

    À chaque fois que la n°11 repart, Nuvolari et Sommer doivent cravacher comme des fous pour rattraper le retard sur Chinetti, qui gère sa course en tête.

    Le dernier tour sans freins

    Nous sommes dans la dernière heure. Tazio Nuvolari est au volant. Il a rattrapé Chinetti. Les deux Alfa Romeo roulent pare-chocs contre pare-chocs à plus de 200 km/h dans les Hunaudières.

    C’est là que le mythe s’écrit. Nuvolari s’aperçoit que ses freins lâchent. La pédale va au plancher. N’importe qui aurait levé le pied pour assurer la deuxième place. Pas Nuvolari. Il compense l’absence de freins par des rétrogradages violents et des glissades contrôlées.

    Dans le tout dernier tour, Chinetti commet une petite erreur (gêné par un retardataire ou fatigué par la pression). Il n’en faut pas plus. Nuvolari plonge, le double, et franchit la ligne d’arrivée avec seulement 9 secondes d’avance (environ 400 mètres) sur son rival.

    Le triplé et la gloire

    Ce final éblouissant offre à Alfa Romeo son troisième succès consécutif dans la Sarthe. Pour parachever le triomphe, la troisième marche du podium est aussi occupée par une 8C (celle de Lewis et Rose-Richards).

    Tazio Nuvolari a prouvé ce jour-là qu’il n’était pas seulement un sprinter de Grand Prix, mais un guerrier capable de gérer l’impossible sur 24 heures. Quant à l’Alfa 8C 2300, elle entre définitivement au panthéon des voitures invincibles.

  • Alfa Revival Cup 2026 : Le Mugello lance la saison sous le signe de l’intensité

    Alfa Revival Cup 2026 : Le Mugello lance la saison sous le signe de l’intensité

    Le rideau s’est levé sur la saison 2026 de l’Alfa Revival Cup au Mugello Circuit. Pour ce premier round orchestré par Canossa Events, le spectacle a été total : stratégies bouleversées, duels au sommet et deux courses en une, confirmant le niveau exceptionnel de ce plateau de passionnés.

    Raggruppamento G/H/I : L’Alfetta GT Turbodelta impose son rythme

    La pole position de Salomone sur sa 1750 GTAm laissait présager une domination, mais le départ lancé a immédiatement redistribué les cartes. Salomone a perdu du terrain dès les premiers hectomètres, laissant le champ libre à l’Alfetta GT Turbodelta de Lorenzo Moramarco, qui a pris les commandes avec autorité.

    Le tournant de la course est survenu au 9ème tour. L’entrée en piste de la Safety Car (due à une crevaison de Perfetti) a coïncidé avec l’ouverture de la fenêtre des arrêts aux stands. Un coup du sort qui a forcé les équipes à réagir dans l’instant.

    Au final, après une remontée spectaculaire, le duo Alessandro Morteo et Lorenzo Moramarco s’impose au classement général de la catégorie G/H/I. Davide Bertinelli (1750 GTAm) assure une solide deuxième place, suivi de Franco Monguzzi qui complète le podium.


    Raggruppamento E/F : Précision et ténacité

    Dans la catégorie regroupant les modèles plus anciens, la lutte a été tout aussi serrée. Giampaolo Benedini et Bruno Ferrari ont signé une performance magistrale, décrochant la victoire tout en s’offrant le record du tour de leur période en 2’26”711.

    Les podiums du Round 1 :

    Catégorie1ère Place2ème Place3ème Place
    G / H / IMorteo / Moramarco (Alfetta GT Turbodelta)Bertinelli (1750 GTAm)Monguzzi (1750 GTAm)
    E / FBenedini / FerrariE. Morteo / A. MorteoSerio / Mischis

    À noter : Giovanni Serio et Franco Mischis ont réussi à sauver leur 3ème place malgré une casse de boîte de vitesses à seulement quelques minutes du drapeau à damier.


    Les visages de la course : de Merzario à la résilience de Lonardi

    Comme toujours, l’Alfa Revival Cup brille par ses protagonistes. L’inoxydable Arturo Merzario, associé à Fabrizio Zamuner sur une Giulia Sprint GTA (Team Alfa Delta OKP), a une nouvelle fois régalé le public par son pilotage.

    On retiendra également la détermination de Roberto Lonardi. Malgré trois passages par les stands pour des problèmes électriques, il a tenu à mener sa Giulietta Spider Veloce jusqu’à la ligne d’arrivée. Une preuve supplémentaire que dans cette compétition, la passion l’emporte souvent sur les aléas techniques.

    Conclusion : une hiérarchie encore fragile

    Si le Mugello a révélé les premières forces en présence, rien n’est encore figé pour la suite de la saison 2026. La diversité des modèles engagés et les écarts réduits promettent un championnat ouvert et indécis jusqu’au bout.

  • Portrait : Tazio Nuvolari, le « Mantouan Volant » qui a défié les lois de la physique

    Portrait : Tazio Nuvolari, le « Mantouan Volant » qui a défié les lois de la physique

    Ferdinand Porsche disait de lui qu’il était « le plus grand pilote du passé, du présent et de l’avenir ». Enzo Ferrari avouait qu’il était le seul homme dont il avait peur sur la piste. Tazio Nuvolari (1892-1953) n’était pas un pilote, c’était une force de la nature. Petit, sec, le visage souvent masqué par les fumées d’échappement, il a incarné le courage absolu au volant des Alfa Romeo de l’entre-deux-guerres.

    L’inventeur du dérapage contrôlé

    Avant Nuvolari, on conduisait proprement. Nuvolari, lui, a compris qu’avec les pneus étroits et les freins précaires de l’époque, il fallait brutaliser la physique. Il est crédité de l’invention du « dérapage aux quatre roues ». Il jetait son Alfa Romeo en travers bien avant le virage, accélérait à fond, et contrôlait la glisse jusqu’à la sortie. Ce style spectaculaire, couplé à une volonté de fer (il a couru avec des côtes cassées, plâtré !), en a fait l’idole de toute l’Italie.

    L’homme qui éteignait ses phares

    Sa légende est pavée d’exploits, mais celui des Mille Miglia 1930 est éternel. Au volant de son Alfa Romeo 6C 1750 GS, il chasse son grand rival Achille Varzi dans la nuit noire. Pour ne pas être repéré dans les rétroviseurs de Varzi, Nuvolari éteint ses phares à plus de 150 km/h sur des routes de campagne. Il surgit du néant, le double par surprise, et rallume ses lumières une fois devant. Varzi ne s’en remettra jamais.

    La victoire impossible : Nürburgring 1935

    Mais son chef-d’œuvre absolu reste le Grand Prix d’Allemagne 1935. Face aux neuf « Flèches d’Argent » allemandes (Mercedes et Auto Union) soutenues par le régime nazi et disposant de 400 chevaux, Nuvolari aligne une vieille Alfa Romeo P3 qui rend 100 chevaux à ses rivales. Tout le monde le donne perdant. Pourtant, dans le brouillard de l’Enfer Vert, Nuvolari conduit comme un possédé. Il remonte, double les monstres allemands un par un, et gagne devant une tribune officielle nazie médusée. C’est « La Victoire Impossible ».

    Tazio Nuvolari est mort dans son lit, ce qui, pour un homme ayant vécu à 200 km/h toute sa vie, fut son ultime pied de nez au destin.

  • 24H du Mans 1932 : L’homme de fer, la fièvre et l’Alfa Romeo 8C

    24H du Mans 1932 : L’homme de fer, la fièvre et l’Alfa Romeo 8C

    Gagner les 24 Heures du Mans une fois peut être un coup de chance. Gagner deux fois de suite, c’est une domination. En 1932, Alfa Romeo revient au Mans avec un statut de favori, mais l’histoire qui va s’écrire les 18 et 19 juin dépasse le simple cadre sportif. C’est la naissance d’une légende : celle de l’Alfa Romeo 8C 2300 comme machine indestructible, et celle de Raymond Sommer comme « Cœur de Lion ».

    David contre Goliath (en interne)

    Cette année-là, l’opposition est affaiblie (Bentley n’est plus là, Mercedes non plus). Le danger vient de l’intérieur. Trois Alfa Romeo officielles sont engagées, pilotées par des pointures comme Caracciola.

    Face à cette armada d’usine, une 8C 2300 privée se présente. Elle appartient à un jeune français fortuné, Raymond Sommer, qui l’a achetée de sa poche. Pour l’épauler, il fait appel à un Italien talentueux qui deviendra une figure clé de l’histoire automobile : Luigi Chinetti.

    20 heures au volant : La naissance d’un mythe

    La course démarre et très vite, la 8C privée de Sommer et Chinetti se bat en tête. Mais le drame survient dans la soirée. Luigi Chinetti tombe malade (selon la légende, intoxiqué par les vapeurs d’échappement ou victime d’une fièvre soudaine). Il est incapable de tenir son relais normalement.

    Raymond Sommer prend alors une décision insensée : il ne s’arrêtera pas. Ou presque. Sur les 24 heures de course, le Français va conduire pendant près de 20 heures. Une performance physique inimaginable aujourd’hui, d’autant plus que le châssis court de sa 8C (contrairement aux châssis longs de 1931) rend la voiture nerveuse et épuisante à piloter sur les bosses du Mans.

    Le doublé du Biscione

    Pendant que Sommer lutte contre la fatigue, la mécanique de Vittorio Jano, elle, ne bronche pas. Le 8 cylindres suralimenté chante sans la moindre ratée. La principale menace vient d’une autre Alfa, celle de Cortese et Guidotti. Mais ils ne parviendront jamais à rattraper le « privé » héroïque.

    Au drapeau à damier, l’Alfa Romeo n°8 franchit la ligne en vainqueur après avoir couvert 2 954 km. La deuxième place revient à l’Alfa de Cortese. C’est un doublé retentissant.

    La consécration

    Cette victoire de 1932 a une saveur particulière. Elle prouve qu’une Alfa Romeo « sortie d’usine », achetée par un client, est capable de battre les voitures officielles sur la plus grande course du monde. Elle scelle aussi l’amitié franco-italienne autour de la marque.

    Raymond Sommer a prouvé qu’il avait un cœur de lion, mais il n’aurait rien pu faire sans le cœur d’acier de son Alfa 8C.

  • Simola Hillclimb 2026 : Alfa Romeo entre en piste avec le trèfle et l’électrique

    Simola Hillclimb 2026 : Alfa Romeo entre en piste avec le trèfle et l’électrique

    Le constructeur au Biscione s’apprête à faire vibrer les virages de Knysna. Stellantis Afrique du Sud a officiellement confirmé le retour d’Alfa Romeo à la Simola Hillclimb, qui se déroulera du 30 avril au 3 mai 2026. Pour cette édition, la marque engage trois modèles d’usine, illustrant parfaitement la transition entre son héritage sportif thermique et ses ambitions électriques.

    Le retour des reines Quadrifoglio

    Le moteur thermique reste à l’honneur avec les deux fers de lance de la performance italienne :

    • Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio : Engagée en catégorie A3, elle sera pilotée par Art Denisov, remarqué pour ses performances lors de la Speed Classic Cape Town 2025.
    • Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio : Grand favori de la catégorie B9, il sera conduit par Janus Janse van Rensburg. Ce dernier n’est autre que le vainqueur en titre et détenteur du record de sa classe en 2025.

    L’audace électrique : Le baptême du feu pour la Junior

    La grande nouveauté de cette année est l’engagement de l’Alfa Romeo Junior Elettrica Veloce dans la catégorie A8. Ce modèle, déjà finaliste pour l’élection de la voiture de l’année (COTY) 2026 en Afrique du Sud, sera entre les mains expertes de Trevor Tuck, un « Alfiste » de longue date habitué des courses historiques.

    Ce choix symbolise la volonté de la marque de prouver que l’ADN sportif d’Alfa Romeo se transmet intact à travers les nouvelles technologies de propulsion électrique.


    Une ferveur communautaire intacte

    Au-delà des voitures d’usine, la Simola Hillclimb 2026 sera le théâtre d’un véritable rassemblement de passionnés. De nombreux modèles privés, allant des classiques historiques aux versions modernes, sont attendus pour le Classic Car Friday et le programme King of the Hill.

    « Lorsque des voitures de course historiques s’alignent aux côtés de nos derniers modèles Quadrifoglio et de la Junior Elettrica Veloce, cela montre la continuité de l’esprit de performance d’Alfa Romeo à travers les générations. » — Janus Janse van Rensburg, responsable marketing et ventes pour Alfa Romeo Afrique du Sud.

  • Rallye cartographique : quand l’intelligence prend le volant de l’Alfa Romeo Junior Veloce

    Rallye cartographique : quand l’intelligence prend le volant de l’Alfa Romeo Junior Veloce

    Oubliez un instant les vocalises des moteurs thermiques et les trajectoires au millimètre sur circuit. Dans l’univers du rallye cartographique, la performance ne se mesure pas en chevaux-vapeur ou en dixièmes de seconde, mais en capacité d’observation, en lecture de carte et en finesse de navigation.

    À l’occasion des Boucles Ferronoises 2026, manche du Challenge Cartographique des Hauts-de-France, la rédaction de ClubAlfa.fr a le plaisir de vous annoncer sa participation à cette épreuve hors du commun. Nous prendrons le départ au volant d’une Alfa Romeo Junior Veloce.


    Le rallye sans chronomètre : l’art de ne pas se perdre

    Le rallye cartographique est une discipline qui redéfinit totalement la notion de compétition automobile. Ici, le tracé n’est jamais donné à l’avance. Les équipages doivent reconstituer l’itinéraire imposé à l’aide de documents variés :

    • Cartes IGN complexes.
    • Schémas et notes parfois volontairement ambigus.
    • Contrôles de passage (CP) cachés qu’il faut pointer sans erreur.

    L’objectif est simple : respecter scrupuleusement le chemin voulu par l’organisateur en évitant les nombreux pièges (routes interdites, carrefours trompeurs) disséminés sur le parcours.

    Le rôle crucial du copilote

    Dans cette configuration, le copilote quitte son rôle de donneur de rythme pour devenir un véritable navigateur. C’est lui qui interprète les échelles, identifie les détails topographiques et déjoue les erreurs d’interprétation qui pourraient faire s’effondrer toute la logique du parcours. C’est un exercice de rigueur absolue où l’alchimie entre le pilote et son navigateur fait toute la différence.

    La Junior Veloce : un allié silencieux et précis

    Si Alfa Romeo est historiquement synonyme de sportivité pure et de rugissements mécaniques, l’Alfa Romeo Junior Veloce apporte une dimension nouvelle à cet exercice.

    • Silence et concentration : La motorisation électrique permet de s’isoler des bruits mécaniques pour se concentrer pleinement sur la lecture de la route et les échanges dans l’habitacle.
    • Réactivité instantanée : Ses reprises immédiates sont un atout précieux pour relancer avec fluidité après une hésitation à un carrefour ou lors des portions de régularité où il faut maintenir une vitesse moyenne constante.

    Un terrain de jeu exigeant dans les Hauts-de-France

    Les routes de campagne et les villages du réseau routier des Hauts-de-France constituent un terrain idéal pour tester l’attention des équipages. Chaque panneau mal interprété ou chaque bifurcation oubliée se traduit immédiatement par des pénalités à l’arrivée.

    C’est une discipline accessible à tous avec une voiture de série, mais qui cache une véritable exigence intellectuelle. Il s’agit de transformer un environnement familier en un immense casse-tête mécanique et logique.


    Toute l’équipe de ClubAlfa.fr a hâte de vous faire vivre cette immersion où, pour une fois, ce n’est pas le pied lourd mais l’esprit vif qui l’emporte !

  • Targa Florio 1971 : Le sacre sicilien de la Tipo 33 et du « Professeur » Vaccarella

    Targa Florio 1971 : Le sacre sicilien de la Tipo 33 et du « Professeur » Vaccarella

    Imaginez une course de 72 kilomètres… par tour. Imaginez 900 virages, des routes de montagne défoncées, des traversées de villages où les spectateurs peuvent toucher les voitures, et une chaleur étouffante. Bienvenue à la Targa Florio, la course la plus ancienne, la plus dangereuse et la plus romantique du monde.

    En 1971, c’est sur ce terrain hostile que l’Alfa Romeo Tipo 33 a écrit l’une de ses plus belles pages, portée par un peuple sicilien en transe.

    Le duel : Alfa Romeo vs Porsche

    Au début des années 70, la Targa Florio est devenue la chasse gardée de Porsche. Les Allemands ont construit une voiture spécifiquement pour ce tracé tortueux : la 908/3. Une sorte de karting ultra-léger, sans puissance mais agile comme un vélo. Face à elle, Alfa Romeo débarque avec la Tipo 33/3. Plus lourde, plus puissante avec son V8 3.0L de 420 chevaux, elle a longtemps été considérée comme trop fragile pour la Sicile. Mais en 1971, Autodelta a revu sa copie. La 33 est devenue robuste. La guerre est déclarée.

    L’idole locale : « Il Preside Volante »

    Si Alfa Romeo a une arme secrète, ce n’est pas seulement son moteur V8. C’est un homme : Nino Vaccarella. Natif de Palerme, Vaccarella n’est pas un pilote comme les autres. Dans la vie civile, il est directeur d’école (d’où son surnom « Il Preside Volante », le Proviseur Volant). Il connaît chaque pierre, chaque virage, chaque nid-de-poule du circuit des Madonie. Pour les 700 000 spectateurs siciliens massés sur les bords des routes, il est un Dieu vivant. Il doit gagner.

    La course : La furie rouge

    Le 16 mai 1971, la bataille s’engage. Vaccarella, associé au Néerlandais Toine Hezemans sur l’Alfa n°5, prend les commandes. La foule hurle à chaque passage du V8 italien. Les Porsche 908 souffrent : elles crèvent, elles cassent, elles sortent de la route, incapables de suivre le rythme imposé par les Alfa.

    Mais le spectacle vient aussi de la deuxième Alfa Romeo (n°2), pilotée par un certain Helmut Marko (oui, l’actuel dirigeant de Red Bull Racing !) et Gijs van Lennep. Marko est déchaîné. Pour rattraper le temps perdu après un début de course difficile, il se lance dans une remontée suicidaire. Il bat le record du tour à plusieurs reprises. Il signe un temps de 33 minutes et 41 secondes, un record absolu qui ne sera jamais battu (la course disparaîtra du calendrier mondial peu après).

    Le doublé historique

    Au terme de 11 tours et plus de 6 heures de course, la délivrance arrive. Nino Vaccarella franchit la ligne en vainqueur. Helmut Marko termine deuxième, assurant un doublé retentissant pour Alfa Romeo.

    La Sicile explose de joie. Les murs des villages sont peints en rouge, les pilotes sont portés en triomphe. Cette victoire de 1971 est symbolique car elle marque la fin de l’hégémonie Porsche sur leur terrain de prédilection. Elle offre à Alfa Romeo sa 10ème victoire à la Targa Florio, un record inégalé qui fait du Biscione le Roi éternel de la Sicile.