Catégorie : Héritage

  • Le matricide d’Enzo Ferrari : Quand le « Drake » a vaincu sa mère Alfa Romeo

    Le matricide d’Enzo Ferrari : Quand le « Drake » a vaincu sa mère Alfa Romeo

    Il existe dans l’histoire de l’automobile une pulsation sombre, un écho profond qui résonne entre Milan et Maranello. Pour Enzo Ferrari, Alfa Romeo n’a jamais été une simple écurie ou une étape dans une carrière industrielle. Elle a été, de manière dramatique et passionnelle, sa mère. Une relation viscérale teintée d’un véritable complexe d’Œdipe mécanique, dont l’obsession a culminé un après-midi de juillet 1951 sur l’asphalte britannique de Silverstone.

    Des racines alfistes : L’apprentissage du jeune pilote

    Avant de devenir l’imperscrutable « Drake » de Maranello, le jeune Enzo Ferrari arrive au Portello le ventre creux, rempli de rêves et de faim de victoire. Il pilote les monstres mécaniques d’Arese, les pousse dans leurs retranchements, mais comprend très vite que son véritable talent ne réside pas dans son coup de volant, mais dans sa vision stratégique.

    Il devient le ciment, l’organisateur et le cœur battant du Reparto Corse de la marque milanaise. La célèbre Scuderia Ferrari voit le jour pour faire courir les voitures du Biscione : des glorieuses P3 au triomphe légendaire de Tazio Nuvolari au Nürburgring, tout est Alfa Romeo. La maison milanaise lui offre le pouvoir, le prestige et les moyens d’exprimer son démon intérieur. Pendant près de vingt ans, le Portello est sa tranchée, son monde et sa famille.

    La rupture et l’exil : Le fils chassé du toit familial

    Mais les figures maternelles savent parfois se montrer étouffantes. À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, la direction d’Alfa Romeo — jugée ingrate et politisée par Ferrari — souhaite reprendre le contrôle direct de la Scuderia et l’absorber. Refusant tout maître, Enzo dit non.

    La rupture est violente et douloureuse :

    • Ferrari claque la porte et quitte la maison milanaise.
    • Une clause spietée lui interdit de lier son nom à la compétition automobile pendant quatre ans.
    • Condamné à l’exil, le constructeur modenese fonde Auto Avio Costruzioni à Maranello, couvant sa créature dans le silence de la campagne émilienne.

    Enzo forge sa propre légende à son image. Il appose le Cavallino Rampante sur un rouge qui n’est plus tout à fait le rouge du Portello, mais son propre rouge, jurant de devenir plus grand que la marque qui l’a façonné.

    Silverstone 1951 : « J’ai l’impression d’avoir tué ma mère »

    Le destin réserve toutefois un dénouement théâtral. Le 14 juillet 1951, lors du Grand Prix de Grande-Bretagne à Silverstone, les imbattables Alfetta 159 semblent intouchables. Mais ce jour-là, une monoplace rouge au museau différent franchit la ligne d’arrivée en tête : José Froilán González offre à la Ferrari 375 F1 sa toute première victoire en Formule 1. La création venait de dépasser le créateur. Le fils venait de battre la mère.

    Alors qu’on aurait pu s’attendre à un cri de triomphe vindicatif à Maranello, Enzo Ferrari se enferme seul dans son bureau et fond en larmes. Il révélera plus tard cette contradiction déchirante à travers des mots dignes du théâtre shakespearien :

    « J’ai pleuré de joie, mais mêlées aux larmes d’enthousiasme, il y avait aussi celles de la douleur. Ce jour-là, j’ai eu l’impression d’avoir tué ma mère. »

    L’éternel fantôme du Biscione

    Ferrari a bâti le plus grand empire du sport automobile mondial pour prouver à Alfa Romeo qu’il pouvait exister par lui-même. Pourtant, dans chaque V12 sorti de Maranello, dans chaque victoire et chaque tragédie de sa longue vie, un écho lointain du moteur milanais est venu hanter le « Grande Vecchio ».

    Sous ses éternelles lunettes noires et derrière son masque de patriarche autoritaire, le vieux sage de Maranello est resté jusqu’au bout ce jeune homme éperdument amoureux d’une voiture ornée du Biscione. Un amour trahi par nécessité, mais au fond, jamais éteint.

  • Alfa Romeo et la Monterey Car Week : L’histoire d’amour éternelle sur la côte californienne

    Alfa Romeo et la Monterey Car Week : L’histoire d’amour éternelle sur la côte californienne

    Chaque année au mois d’août, la péninsule de Monterey en Californie devient le centre du monde automobile. Entre le mythique Concours d’Élégance de Pebble Beach, les batailles en piste sur le tracé de Laguna Seca et le très exclusif rassemblement The Quail, la Monterey Car Week célèbre ce que l’automobile a produit de plus beau, de plus performant et de plus passionnant.

    Au milieu de cette concentration inégalée d’excellence, une marque italienne suscite une ferveur toute particulière : Alfa Romeo. Des victoires suprêmes sur le gazon du 18e trou de Pebble Beach jusqu’aux vrombissements des V8 et 6-cylindres dans le mythique virage du Corkscrew, retour sur la saga d’Alfa Romeo à Monterey.

    Pebble Beach Concours d’Elegance : Le royaume absolu des Alfa Romeo 8C

    Créé en 1950, le Concours d’Élégance de Pebble Beach est considéré comme le sommet mondial de l’élégance automobile. Pour décrocher la récompense ultime, le saint-graal absolu de tout collectionneur — le titre de « Best of Show » —, un véhicule doit allier une authenticité irréprochable, une élégance de ligne souveraine et une mécanique d’exception.

    Alfa Romeo y occupe une place royale, figurant parmi les marques les plus titrées de l’histoire du concours. Le chef-d’œuvre de l’ingénieur Vittorio Jano, l’Alfa Romeo 8C 2900B, s’est imposé comme une véritable souveraine des lieux :

    • 1988 : L’Alfa Romeo 8C 2900B Touring Spider de 1937 ouvre la voie en décrochant le titre suprême.
    • 2008 : Vingt ans plus tard, c’est au tour de l’extraordinaire Alfa Romeo 8C 2900B Berlinetta Touring de 1938 d’éblouir le jury et de remporter le Best of Show.
    • 2018 : L’exploit se répète dix ans plus tard avec la victoire mémorable de l’Alfa Romeo 8C 2900B Touring Berlinetta de 1937 issue de la collection David Sydorick.

    Ces triomphes répétés confirment une vérité gravée dans le marbre : les créations du Portello habillées par les plus grands carrossiers italiens (Touring, Zagato, Carrozzeria Alfa) dépassent le simple cadre de l’automobile pour s’élever au rang de chefs-d’œuvre d’art visuel.

    1989 : La réunification historique de la trilogie BAT

    L’histoire d’Alfa Romeo à Monterey est également jalonnée de moments d’une intense émotion patrimoniale. En 1989, Pebble Beach est le théâtre d’un événement qui est resté gravé dans les annales : la toute première réunion simultanée des trois Alfa Romeo BAT.

    Conçus entre 1953 et 1955 par le designer Franco Scaglione pour la Carrozzeria Bertone sur des châssis d’Alfa Romeo 1900, les trois concepts aérodynamiques BAT 5, BAT 7 et BAT 9 (Berlina Aerodinamica Tecnica) exploraient les limites de la pénétration dans l’air. Réunies pour la première fois sous les yeux de Nuccio Bertone lui-même, ces trois « soucoupes » au design futuriste ont offert aux spectateurs californiens un spectacle d’une magie inoubliable.

    Laguna Seca & The Quail : Du rugissement des pistes au futur du Biscione

    L’histoire d’Alfa Romeo à Monterey ne s’écrit pas seulement à l’arrêt sur les pelouses tirées à quatre épingles : elle rugit également en piste sur le circuit de WeatherTech Raceway Laguna Seca lors de la Rolex Monterey Motorsports Reunion.

    Chaque année, les 8C 2300 Monza, Giulia TZ1 et TZ2, GTA, Tipo 33 et monoplaces de Formule 1 Alfa Romeo plongent à toute allure dans le légendaire plongeon du Corkscrew, rappelant à la foule américaine que le trèfle à quatre feuilles (Quadrifoglio) est né dans la fureur de la compétition.

    Enfin, du côté du rassemblement The Quail, A Motorsports Gathering, Alfa Romeo utilise régulièrement le cadre enchanteur de la vallée de Carmel pour lier son glorieux passé à son avenir électrisant. C’est là que les passionnés américains ont pu admirer la supercar 8C Competizione, le coupé léger 4C, les déclinaisons Quadrifoglio des Giulia et Stelvio, jusqu’à la présentation récente de la spectaculaire 33 Stradale.

    À Monterey, Alfa Romeo ne participe pas seulement à la fête : le Biscione en incarne l’âme, la passion et l’éternelle élégance italienne.

  • ETCC 1982-1985 : Quand l’Alfa Romeo GTV6 régnait sur l’Europe du Tourisme

    ETCC 1982-1985 : Quand l’Alfa Romeo GTV6 régnait sur l’Europe du Tourisme

    Il y a des voitures qui gagnent des courses, et il y a des voitures qui marquent une époque. L’Alfa Romeo Alfetta GTV6 appartient à la seconde catégorie. Au début des années 80, le Championnat d’Europe de Tourisme (ETCC) est en plein essor. C’est un champ de bataille féroce où s’affrontent les constructeurs pour prouver la fiabilité et la performance de leurs modèles de série.

    Face aux puissantes BMW (série 5 et série 6) et aux massives Jaguar XJS V12, Alfa Romeo va opposer une arme d’une élégance rare : un coupé équilibré propulsé par un violon.

    La recette magique : Transaxle + Busso

    Sur le papier, la GTV6 avait tout pour plaire aux ingénieurs, moins aux mécaniciens (l’accès est difficile !). Elle repose sur l’architecture Transaxle (moteur avant, boîte de vitesses à l’arrière) qui lui confère une répartition des masses quasi parfaite de 50/50. Sous la bosse du capot, on trouve le V6 2.5L de Giuseppe Busso. En version course, il chante jusqu’à 8 000 tr/min et développe environ 240 chevaux. C’est moins que les Jaguar, mais la GTV6 freine plus tard, passe plus vite en courbe et économise ses pneus.

    Quatre ans de dictature sportive

    Le résultat est sans appel. À partir de 1982, Alfa Romeo installe une véritable dictature sur le championnat. La GTV6 remporte le titre Constructeurs quatre années de suite : 1982, 1983, 1984 et 1985.

    C’est une hégémonie totale. Sur tous les circuits d’Europe, de Monza à Silverstone, le hurlement métallique du V6 Busso devient la bande-son du succès.

    La « French Connection »

    En France, la légende de la GTV6 s’est aussi écrite en Championnat de Production (l’ancêtre du Supertourisme). Les Alfistes français se souviennent avec émotion des GTV6 aux livrées Rothmans ou Totip. Des pilotes comme Dany Snobeck (le « Sorcier ») ou Yves Loubet (en rallye) ont fait danser cette voiture, prouvant qu’elle était aussi à l’aise sur l’asphalte des circuits que sur les spéciales corses du Tour de Corse (où la GTV6 a signé des podiums mémorables en Groupe A).

    La GTV6 reste la preuve qu’Alfa Romeo n’a pas besoin de millions de chevaux pour gagner. Juste d’un équilibre parfait et d’un gros cœur.

  • Quand Alfa Romeo construisait la Renault Dauphine : L’alliance secrète qui a fait trembler Fiat

    Quand Alfa Romeo construisait la Renault Dauphine : L’alliance secrète qui a fait trembler Fiat

    Voir un trèfle à quatre feuilles ou le Biscione côtoyer les lignes rondouillardes d’une populaire française a de quoi faire sursauter n’importe quel alfiste pur jus. Et pourtant, il ne s’agit ni d’un montage moderne, ni d’une arnaque grossière : entre 1959 et 1964, l’usine historique d’Alfa Romeo au Portello, à Milan, a bel et bien produit près de 74 000 exemplaires de la Renault Dauphine !

    Retour sur l’histoire méconnue d’un accord stratégique entre Billancourt et Milan qui a failli bousculer l’échiquier automobile italien… au point de pousser Fiat à une riposte diabolique.

    1958 : L’accord gagnant-gagnant entre Milan et Billancourt

    À la fin des années 1950, Alfa Romeo brille en compétition et sur le marché des berlines sportives avec la somptueuse Giulietta. Cependant, le constructeur milanais manque d’un modèle économique à grand volume pour occuper ses chaînes de montage et démocratiser son réseau. De son côté, la Régie Renault cherche un moyen de contourner les lourdes taxes douanières italiennes pour écouler sa petite berline phare, la Dauphine.

    En 1958, les deux marques signent un accord pragmatique :

    • En France : Renault accepte de distribuer la Giulietta berlina dans son propre réseau national (quelques centaines d’exemplaires par an).
    • En Italie : Alfa Romeo ne se contente pas d’importer la Dauphine : elle l’assemble directement sur ses chaînes du Portello à Milan !

    Un succès commercial immédiat au prix fort pour la concurrence

    Estampillée d’un badge spécifique et assemblée avec le soin milanais, l’Alfa Romeo Dauphine débarque sur le marché transalpin en 1959. Bien qu’elle ne possède aucun des gènes mécaniques ou du caractère sportif de la marque, le public italien succombe au charme de cette 4 portes pratique et économique.

    Le secret de ce succès réside dans son prix : produite localement, elle est affichée à 890 000 lires, soit 60 000 lires de moins que lorsqu’elle était importée directement de France. Pour les familles italiennes, l’alternative à la monoculture Fiat devient soudain extrêmement séduisante.

    La riposte de Fiat : Une taxe sur-mesure pour tuer la rivale

    Du côté de Turin, le géant Fiat voit d’un très mauvais œil cette intrusion française orchestrée par le voisin milanais. La Dauphine grignote dangereusement les parts de marché des petites autos économiques turinoises (comme la Fiat 600 et la 1100).

    Ne pouvant contrer le phénomène sur le seul terrain commercial, Fiat orchestre une riposte politique redoutable. En 1962, à force de lobbying auprès des autorités italiennes, une nouvelle taxe automobile est instaurée. Sa particularité ? Elle est calculée en fonction de la longueur de la carrosserie.

    Plus longue de quelques centimètres que ses rivales directes signées Fiat, l’Alfa Romeo Dauphine se retrouve lourdement pénalisée fiscalement du jour au lendemain.

    La fin de l’aventure et l’épisode des Ondine de retour en France

    Le coup de grâce est porté. Sous le poids de cette fiscalité discriminatoire, les ventes de la Dauphine italienne s’effondrent brutalement. La production s’essouffle puis s’arrête définitivement en 1964.

    L’histoire s’achève même sur une note insolite : plus de 2 000 exemplaires d’Ondine (la version plus luxueuse de la Dauphine), assemblés à Milan mais devenus invendables de l’autre côté des Alpes, devront être réexpédiés en catastrophe vers la France pour trouver preneur.

    Aujourd’hui, les rares Alfa Romeo Dauphine et Ondine survivantes représentent des pièces de collection absolument uniques, témoins d’une époque où le Biscione savait se montrer particulièrement pragmatique pour défier l’ogre turinois.

  • Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Dans son numéro estival, le magazine Auto Plus Classiques met à l’honneur une icône injustement restée dans l’ombre des mythiques coupés Bertone, Spider Duetto et berlines Giulia : l’Alfa Romeo Berlina 1750 de 1971.

    Titré en grand « Que du bonheur ! », cet essai panoramique complet ne tarit pas d’éloges sur la grande berline d’Arese, saluant un modèle qui réussit le tour de force de concilier le caractère hargneux du légendaire moteur Bialbero avec un niveau de confort digne des meilleures routières de son époque.

    Une grande familiale au cœur de sportive

    Née à la fin des années 1960 pour coiffer la gamme au-dessus de la Giulia (apparue en 1962), la Berlina 1750 s’allonge de 28 cm (pour atteindre 4,39 m) et voit son empattement étiré de 6 cm. L’objectif d’Alfa Romeo était clair : offrir une véritable familiale capable d’accueillir confortablement cinq occupants et leurs bagages grâce à un coffre généreux de 481 litres.

    Pourtant, sous cette silhouette bourgeoise aux flancs lisses dessinée par Pininfarina, le cœur d’Alfa Romeo bat plus fort que jamais.

    Le verdict d’Auto Plus Classiques :

    « Une familiale qui sait se faire aimer ! Bien sûr, elle peut accueillir à son bord cinq occupants dans un confort surprenant. Et surtout, elle conserve toute la saveur d’une mécanique de choix, et offre un comportement routier équilibré, des plus rassurants. »

    Le Bialbero 1750 : Une mélodie envoûtante au quotidien

    Sous le long capot avant, le 4-cylindres en ligne double arbre à cames en tête de 1 779 cm³ alimenté par deux carburateurs double-corps développe 118 ch DIN à 5 500 tr/min.

    Associé à une boîte manuelle à 5 rapports et à une transmission aux roues arrière, ce bloc permet à la Berlina d’atteindre 180 km/h en pointe et d’abattre le 1 000 mètres départ arrêté en 32,8 secondes. Le journaliste souligne la souplesse remarquable du moteur, capable de reprendre avec douceur tout en délivrant cette bande-son grave et rageuse si chère aux Alfistes dès que l’on sollicite l’accélérateur.

    L’habitacle réserve lui aussi de belles pépites d’époque :

    • Une planche de bord raffinée garnie de bois véritable.
    • La console centrale inclinée vers le conducteur, accueillant quatre manomètres (eau, huile, jauge, montre), une disposition ergonomique qu’Alfa Romeo avait adoptée bien avant d’autres marques allemandes.
    • Un levier de vitesses oblique jaillissant directement de la console, offrant un guidage franc et direct.
    • Quatre freins à disque assurant un freinage mordant et efficace pour l’époque.

    Fiche Technique : Alfa Romeo Berlina 1750 (1971)

    • Moteur : 4 cylinders en ligne, double arbre à cames en tête, 8 soupapes, 1 779 cm³
    • Alimentation : 2 carburateurs double-corps
    • Puissance maxi : 118 ch DIN à 5 500 tr/min
    • Couple maxi : 172 Nm à 2 900 tr/min
    • Transmission : Propulsion, boîte manuelle à 5 vitesses
    • Poids à vide : 1 100 kg
    • Vitesse maximale : 180 km/h
    • Production totale (1968-1977) : 191 720 exemplaires (dont 101 880 en version 1750 et 89 840 en version 2000)

    Cote & Marché : L’un des secrets les mieux gardés du collectionneur

    La cote de la Berlina 1750 est restée longtemps sous-estimée par rapport aux coupés et spiders de la marque, ce qui en fait aujourd’hui une opportunité de premier ordre pour accéder au patrimoine d’Arese :

    État du véhiculeCote estimée
    À restaurer8 000 €
    À réviser / Bon état14 000 €
    Prête à rouler / Concours20 000 €

    En conclusion, la rédaction d’Auto Plus Classiques attribue à la Berlina 1750 son label « Je craque sans aucune hésitation », saluant une auto polyvalente, attachante et particulièrement désirable. Une preuve de plus que les berlines d’Arese possèdent une âme unique !

  • Dans les coulisses de la Tiriac Collection : Les trésors signés Alfa Romeo du magnat roumain

    Dans les coulisses de la Tiriac Collection : Les trésors signés Alfa Romeo du magnat roumain

    Située à Otopeni, juste en face de l’aéroport Henri Coandă de Bucarest, la Tiriac Collection abrite l’un des garages privés les plus impressionnants d’Europe. Fondée en 2013 par Ion Țiriac — légende du tennis mondial (vainqueur de Roland-Garros en double avec Ilie Năstase), ancien joueur de hockey olympique et homme d’affaires accompli —, cette galerie de 4 300 m² rassemble plus de 400 véhicules historiques produits depuis 1899. Tous maintenus en état parfait de fonctionnement par une équipe d’ingénieurs dédiée, les modèles exposés retracent l’histoire passionnante de l’automobile.

    Au milieu des sept générations de Rolls-Royce Phantom et des supercars modernes, la marque au Biscione y occupe une place de choix avec quatre exemplaires d’exception retraçant l’âge d’or d’Alfa Romeo.

    Alfa Romeo 1900C Super Sprint (1957) : L’élégance de la reconstruction

    Après la destruction de ses usines durant la Seconde Guerre mondiale, Alfa Romeo relance sa production en 1950 sous l’impulsion du Dr Orazio Satta Puliga avec la 1900, première berline à structure monocoque de la marque. La série d’aboutissement de ce modèle est la Super Sprint (1900C SS), produite à seulement 854 exemplaires entre 1953 et 1958.

    L’exemplaire de la collection Țiriac a été livré neuf à Florence en 1957 (immatriculé d’origine FI 109296) où il est resté entre les mains de son premier propriétaire pendant 30 ans. Habillée d’une superbe robe bleue contrastant avec un intérieur en cuir rouge, cette 1900C SS a bénéficié d’une restauration intégrale entre 2002 et 2006.

    Sous son capot repose le 4-cylindres en ligne double arbre à cames de 1 975 cm³ alimenté par deux carburateurs Weber. Développant 115 ch et couplé à une boîte manuelle à 5 rapports au volant, ce coupé léger pointe à 190 km/h. L’auto affiche aujourd’hui un compteur vierge de 0 km suite à sa remise en état concours.

    Alfa Romeo 2600 (1963) : Le dernier 6-cylindres en ligne traditionnel

    Fanion de la gamme milanaise entre 1961 et 1968, l’Alfa Romeo 2600 succédait à la 2000. Elle conserve une place majeure dans l’histoire d’Arese : c’est la toute dernière Alfa Romeo de série à avoir été équipée du mythique moteur 6-cylindres en ligne à deux arbres à cames en tête.

    Conçue comme une grande routière taillée pour relier Milan à la Côte d’Azur à haute vitesse (201 km/h de pointe), la 2600 innovait également en adoptant quatre freins à disque et une boîte 5 vitesses synchronisée très douce. La collection Țiriac conserve un modèle affichant seulement 5 087 km au compteur, témoin préservé de cette époque où le luxe s’exprimait avec la musicalité du 6-cylindres italien.

    Alfa Romeo Spider 1750 Veloce « Osso di Seppia » (1969) : L’icône de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève en mars 1966 sur la base du châssis de la Giulia 105, le Spider Alfa Romeo est rapidement entré dans la légende sous le surnom populaire « Duetto » (bien que jamais adopté officiellement pour des raisons de marque déposée). C’est le tout dernier projet supervisé personnellement par Battista « Pinin » Farina.

    La version conservée dans la galerie roumaine est une Série 1 (1969) 1750 Veloce, reconnaissable entre toutes à sa poupe ronde caractéristique surnommée Osso di Seppia (os de seiche) ou Boat tail. Le bloc 1 779 cm³ poussé à 118 ch offrait des prestations dynamiques de premier ordre. Cet exemplaire, similaire à celui piloté par Dustin Hoffman dans le film Le Lauréat (1967), affiche 51 302 miles (environ 82 560 km).

    Alfa Romeo Montreal (1977) : Le V8 de compétition sur la route

    Née sous la plume de Marcello Gandini pour le carrossier Bertone lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967, la Montreal est passée à la série dès 1970 au Salon de Genève. Très peu de voitures de tourisme peuvent se vanter d’embarquer un moteur dont les origines découlent directement de l’endurance et de la Formule 1 : c’est pourtant le cas de la Montreal, dont le V8 à carter sec dérive de la légendaire Tipo 33.

    Poussé à 2,5 litres (2 593 cm³) et doté de l’injection mécanique SPICA, ce V8 avant délivre 200 ch et propulse le coupé à 220 km/h via une boîte 5 vitesses ZF. Produite à 3 925 exemplaires (dont aucun ne fut vendu neuf dans la ville de Montréal !), cette unité d’origine néerlandaise conservée par Ion Țiriac arbore sa livrée d’origine marron foncé métallisé et affiche 54 436 km au compteur.

  • 24H du Mans 1934 : La revanche de Chinetti et le « Poker » d’Alfa Romeo

    24H du Mans 1934 : La revanche de Chinetti et le « Poker » d’Alfa Romeo

    On dit que l’histoire ne repasse pas les plats, mais elle offre parfois de belles revanches. Souvenez-vous de 1933 : Luigi Chinetti perdait les 24 Heures du Mans pour seulement 9 secondes face à un Nuvolari déchaîné. Une défaite amère qui aurait pu briser le moral de n’importe quel pilote.

    Mais en 1934, Chinetti revient. Et cette fois, il n’est pas là pour faire de la figuration dans un duel épique. Il est là pour gagner, point final.

    La vieille garde fait de la résistance

    Pour cette 12e édition des 24 Heures, Alfa Romeo aligne une recette qui a fait ses preuves : la sempiternelle 8C 2300. Pourtant, en 1934, la conception de la voiture commence à dater. La concurrence s’affûte, les Bugatti rôdent. Mais la « vieille » 8C a un avantage que les autres n’ont pas : elle est incassable. Vittorio Jano a créé une machine qui semble immunisée contre le temps et l’usure.

    Pour épauler Chinetti dans la voiture n°9, c’est le Français Philippe Étancelin (surnommé « Phi-Phi ») qui prend le volant. Un duo franco-italien, comme souvent dans les succès d’Alfa au Mans.

    Une course par élimination

    Contrairement à l’année précédente, il n’y aura pas de photo-finish. L’édition 1934 est une course d’endurance au sens propre : une épreuve de survie. Les conditions sont difficiles, la mécanique des concurrents souffre. Les Bugatti abandonnent les unes après les autres.

    L’Alfa Romeo de Chinetti et Étancelin, elle, tourne comme un métronome. Pas de fuite de réservoir cette fois, pas de freins défaillants. Juste une domination sereine, presque insolente. Ils franchissent la ligne d’arrivée avec une avance confortable de 13 tours (environ 180 km !) sur la deuxième voiture… qui est aussi une Alfa Romeo (celle de Veyron et Sebilleau).

    Le « Poker » Légendaire

    Cette victoire a une portée historique immense.

    1. La Revanche : Luigi Chinetti efface le traumatisme de 1933 et inscrit son nom au palmarès (il gagnera 3 fois au total dans sa carrière).
    2. Le Poker : C’est la quatrième victoire consécutive d’Alfa Romeo au Mans (1931, 1932, 1933, 1934). Une telle hégémonie était du jamais vu à l’époque.
    3. L’Adieu : C’est la dernière victoire de la mythique 8C 2300 aux 24 Heures. Elle tire sa révérence au sommet de sa gloire, invaincue, avant que la réglementation et l’arrivée des nouvelles machines ne changent la donne.

    Avec ces quatre années de grâce, Alfa Romeo a écrit l’une des plus belles pages de l’histoire du sport automobile. La marque a prouvé qu’elle savait allier la vitesse pure de la F1 à la robustesse de l’endurance.

    Quand vous croisez une Giulia ou un Stelvio aujourd’hui, regardez le trèfle sur l’aile. Il porte en lui l’ADN de ces quatre étés sarthois où l’Europe entière a appris à respecter la mécanique milanaise.

  • Patrimoine national : Quand la France classe huit Alfa Romeo d’exception aux Monuments Historiques !

    Patrimoine national : Quand la France classe huit Alfa Romeo d’exception aux Monuments Historiques !

    C’est une découverte fascinante qui témoigne de l’aura universelle de la marque au Biscione. Sur la base Palissy, le site du Ministère de la Culture répertoriant le patrimoine mobilier français, figure une poignée d’automobiles d’exception protégées au titre des Monuments Historiques. Parmi ce trésor national, huit Alfa Romeo légendaires bénéficient de ce statut juridique de protection ultime.

    Toutes ces pépites ont été classées le 14 avril 1978 au titre d’objets du patrimoine automobile et appartiennent à la collectivité publique. Elles sont conservées au Musée National de l’Automobile (Collection Schlumpf) à Mulhouse, dans le Haut-Rhin.

    La saga des 8C : Les reines de la collection

    La célèbre famille des moteurs à 8 cylindres en ligne conçus sous l’égide de Vittorio Jano constitue le cœur de ce trésor protégé par l’État français :

    • Roadster 6C 1750 (Notice PM68001786) : L’icône de l’agilité des années 1930, représentante des premières grandes heures de la marque en compétition et sur route.
    • Cabriolet 8C 2,3 (Notice PM68001787) : Le chef-d’œuvre des années 30, symbole du luxe et de la performance pure.
    • Roadster 8C 2,6 (Notice PM68001786) : Une déclinaison plus puissante et exclusive de la célèbre plateforme 8C.
    • Coach 8C 2,9 A (Notice PM68001781) : Une rarissime berlinette / coach de la première série des 2.9, chef-d’œuvre de carrosserie et de mécanique.
    • Deux Biplaces de course 8C 2,9 B (Notices PM68001783 et PM68001784) : Deux monstres sacrés de compétition. La version 2.9 B représentait le sommet absolu de la technologie automobile avant-guerre.

    Grand Prix et Disco Volante : Les pièces uniques de la réserve nationale

    Outre les célèbres 8C, la liste du Ministère de la Culture comprend deux pièces à la valeur historique inestimable :

    • Biplace de course 12 C (Notice PM68001785) : L’un des rarissimes bolides de Grand Prix à moteur V12 développés par Alfa Romeo dans la seconde moitié des années 1930 pour contrer l’armada des flèches d’argent allemandes.
    • Biplace sport C 52 (Notice PM68001782) : Mieux connue sous le nom mythique de « Disco Volante ». Développée au début des années 1950, cette voiture de sport à la carrosserie futuriste en forme de soucoupe volante reste l’une des études d’aérodynamique les plus marquantes de l’histoire du design automobile.

    Une protection juridique maximale

    Le classement au titre des Monuments Historiques (loi du 31 décembre 1913) interdit toute exportation définitive du territoire national et impose une conservation stricte des véhicules dans leur état d’origine. C’est la reconnaissance suprême de la France envers l’ingénierie et le design italien : ces huit Alfa Romeo ne sont pas seulement considérées comme des voitures anciennes, mais bien comme des chefs-d’œuvre d’art et d’histoire au même titre que des peintures de maître ou des sculptures de la Renaissance.

    Si vous passez par l’Alsace, une visite au Musée National de l’Automobile de Mulhouse s’impose pour contempler ces joyaux du Biscione préservés pour les générations futures.

  • Quand le Busso jouait les pompiers : L’incroyable Alfa Romeo 164 Q4 Pick-up de Balocco

    Quand le Busso jouait les pompiers : L’incroyable Alfa Romeo 164 Q4 Pick-up de Balocco

    Dans l’histoire des véhicules de secours, peu de camionnettes de pompiers peuvent se targuer d’avoir affiché un tel pedigree sportif. Quand il s’est agi d’équiper le centre d’essais de Balocco — alors propriété du groupe Fiat — d’un véhicule d’intervention rapide ultra-efficace, c’est le haut de gamme d’Arese qui a été choisi pour jouer les soldats du feu : l’Alfa Romeo 164 Q4.

    Le Reparto Esperienze à la manœuvre en 1995

    C’est aux alentours de 1995 que la transformation s’opère. La division interne Reparto Esperienze prend pour base la plus redoutable des berlines de la gamme, la 164 Quadrifoglio 4 (Q4).

    Sous le capot, on retrouve le mythique V6 « Busso » 3,0 litres de 230 chevaux, couplé à la transmission intégrale sophistiquée développée avec Steyr-Daimler-Puch. Pour la métamorphoser en camionnette d’intervention rapide, la partie arrière de la berline a été découpée pour faire place à une véritable benne de pick-up destinée à embarquer :

    • Des tuyaux et pompes à eau à haute pression.
    • Du matériel d’extinction d’urgence et de désincarceration.
    • Une bâche ou couverture aérodynamique protégeant l’équipement.

    La livrée rouge vif intégrale, les graphismes spécifiques des pompiers du circuit et une rampe de gyrophares sur le toit complétaient cette transformation aussi improbable que spectaculaire.

    Une longue tradition sur la piste de Balocco

    L’utilisation de voitures de la marque pour la sécurité de la piste d’essais n’était pas une nouveauté à Balocco. Avant cette 164, le centre avait déjà vu défiler des véhicules de secours adaptés sur des bases de 1750 Berlina, Alfetta, Alfa 6 et Giulietta.

    Selon certaines sources, cette 164 Q4 n’aurait pas été la seule berline à subir cette transformation, deux exemplaires ayant potentiellement été convertis pour les besoins des secours sur circuit.

    Aujourd’hui rangée des voitures de feu, cette 164 Pick-up hors du commun n’a pas fini à la casse : elle a naturellement rejoint les réserves et les collections officielles du Musée Historique Alfa Romeo d’Arese, continuant d’interpeller les passionnés par son Look atypique.

  • 50 ans d’histoire et de passion : Immersion au cœur du Musée Alfa Romeo d’Arese

    50 ans d’histoire et de passion : Immersion au cœur du Musée Alfa Romeo d’Arese

    C’est un anniversaire d’une portée symbolique majeure pour tous les Alfistes du monde entier. En ce mois de juillet 2026, le Musée Historique Alfa Romeo d’Arese célèbre ses 50 ans d’existence. Inauguré en 1976 sur les terres du complexe industriel qui avait succédé au site historique du Portello, ce temple de la passion italienne abrite une collection unique retraçant l’épopée des machines et des hommes qui ont forgé la légende du Biscione.

    Accompagné par le curateur des lieux, Lorenzo Ardizio, ce voyage à travers les salles de ce sanctuaire de l’automobile permet de redécouvrir les trésors de la marque milanaise.

    L’héritage de Satta Puliga et Luraghi : De la formation au temple public

    L’idée de réunir en un même lieu la mémoire technique et sportive d’Alfa Romeo est née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sous l’impulsion d’Orazio Satta Puliga, alors patron de la conception. Pleinement soutenue par le président Giuseppe Luraghi, cette initiative s’est concrétisée en 1976 avec l’ouverture du musée et de son circuit d’essais, sous la supervision méticuleuse de Luigi Fusi.

    Initialement pensé comme un centre de formation interne réservé aux ingénieurs, techniciens et employés de la marque, le musée a ouvert ses portes au grand public en 2015 à l’occasion du lancement de la Giulia. Aujourd’hui, il accueille plus de 100 000 visiteurs par an et conserve plus de 300 véhicules entre ses réserves et ses salles d’exposition, sans oublier un archiviste de plus de 6 kilomètres linéaires de documents retraçant l’histoire d’Arese depuis 1910.

    Trois thématiques pour une légende : Timeline, Bellezza et Velocità

    Le parcours muséal s’articule autour des trois piliers fondateurs de la marque : l’histoire (Timeline), le design (Bellezza) et la compétition (Velocità).

    1. Timeline : La chaîne du temps

    Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par une exposition temporaire réunissant quatre générations de Duetto, à l’occasion des 60 ans du célèbre Spider. Le parcours chronologique s’ouvre sur l’Alfa 24-HP de 1910, la toute première automobile sortie des ateliers du Portello. C’est dans cette section que prend corps l’ère dirigée par Nicola Romeo, qui donnera son nom définitif à l’entreprise et la poussera vers les sommets de la compétition et de l’exportation. Les deux étages déroulent les grandes icônes populaires et sportives : Giulietta (1955), Giulia (1962), Alfasud, jusqu’aux plus récentes 156 et 8C Competizione.

    2. Bellezza : L’avant-garde du style

    Cette section rassemble les concept-cars et études de style les plus spectaculaires de l’histoire de la carrosserie italienne :

    • La Disco Volante des années 1950, influencée par les débuts de l’ère spatiale.
    • Les silhouettes sculpturales des prototypes Carabo (Bertone) et Iguana (Giugiaro).
    • La 2000 Sportiva et l’Alfa 40/60 HP à la carrosserie aérodynamique en forme de goutte d’eau.
    • En conclusion, un hommage au design de la première série du Spider de 1966, la célèbre Osso di Seppia.

    3. Velocità : L’ADN de la course

    C’est sous la direction de Nicola Romeo que le sport automobile est devenu le banc d’essai indispensable du Biscione. Dans une ambiance tamisée mettant en valeur les galbes des carrosseries de course, la section Velocità expose :

    • L’Alfa Romeo RL victorieuse de la Targa Florio en 1923, la première à arborer le mythique Quadrifoglio.
    • La saga des modèles Tipo 33, véritables monstres de piste ayant donné naissance au prototype de la 33 Stradale.
    • L’Alfa 155 DTM reine des circuits allemands dans les années 90, ainsi que les monoplaces de Formule 1 Brabham-Alfa BT45b (1977) et la test-car Tipo-179F.

    Dans les coulisses : Le dépôt et l’archivio storico

    Pour les passionnés les più exigeants, le Musée d’Arese propose sur réservation deux visites confidentielles :

    • Le Dépôt : Situé dans les étages supérieurs, il abrite les modèles de la collection qui ne sont pas actuellement exposés au public, ainsi que des milliers d’objets, pièces mécaniques et trophées de course.
    • L’Archivio Storico : Véritable trésor documentaire d’Arese, ce centre rassemble 6 kilomètres de rayonnages contenant les actes de fondation d’A.L.F.A. de 1910, les plans techniques d’époque, les registres de production et les affiches publicitaires d’époque. Il demeure accessible sur demande motivée pour les historiens, chercheurs et journalistes (via centrodocumentazione@museoalfaromeo.com).

    Informations pratiques

    • Adresse : Viale Alfa Romeo, Arese (à 20 minutes du centre de Milan).
    • Horaires : Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 10h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30).
    • Durée moyenne de visite : 1 à 2 heures (hors visite du dépôt).
    • Réservations & visites guidées : Directement sur le site officiel du musée (museoalfaromeo.com).