Catégorie : Héritage

  • Triomphe total à Brescia : Alfa Romeo remporte la 1000 Miglia 2026 !

    Triomphe total à Brescia : Alfa Romeo remporte la 1000 Miglia 2026 !

    L’histoire d’amour fusionnelle entre Alfa Romeo et la Freccia Rossa (la Flèche Rouge) vient d’écrire un nouveau chapitre glorieux. Ce samedi 13 juin 2026 après-midi, sur la mythique Viale Venezia à Brescia, l’Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport de 1931 (n°61), magistralement menée par le duo Juan et Margarita Tonconogy, a franchi la ligne d’arrivée en grande victorieuse de la 44e édition de la réédition historique de la 1000 Miglia.

    Une victoire éclatante qui confirme la suprématie technique et sportive du Biscione sur « la plus belle course du monde ». Au total, Alfa Romeo s’est imposé comme le constructeur le plus représenté de l’événement avec un convoi exceptionnel de 50 voitures au départ, dont 27 modèles construits avant la Seconde Guerre mondiale.

    Le mythe de la 6C et le record imbattable d’Arese

    Cette victoire sur un tracé de régularité de près de 2 000 kilomètres rappelle qu’Alfa Romeo demeure le roi incontesté de la Flèche Rouge. Entre 1927 et 1957, époque où la 1000 Miglia était une course de vitesse pure et impitoyable, la marque italienne a décroché le record absolu de 11 victoires.

    L’histoire retient notamment une série légendaire de 7 succès consécutifs entre 1932 et 1938, inaugurée dès 1928 par Giuseppe Campari et Giulio Ramponi à bord de la mythique 6C 1500 Super Sport signée Vittorio Jano. En 2026, la lignée des 6C continue de faire briller l’ingénierie milanaise au sommet du podium.

    Rock ‘n’ Roll en 1900 Super Sprint avec le groupe Subsonica

    L’une des attractions majeures de ce périple de cinq jours a été l’accueil triomphal réservé à l’Alfa Romeo 1900 Super Sprint de 1956. Sortie exceptionnellement des réserves de la collection Heritage Hub Italy du Musée Historique d’Arese, cette pièce de collection inestimable a été confiée à un équipage de rockeurs : Samuel, Boosta et Ninja, membres éminents du groupe de musique italien Subsonica.

    Habillé par la Carrozzeria Touring Milan — qui célèbre fièrement son centenaire cette année —, ce coupé légendaire des gentlemen drivers des années 1950 a enchaîné les cols et les spéciales au rythme de son bloc 2.0L double arbre à cames de 115 chevaux, consolidant le partenariat entre la marque et le groupe de Turin.

    Bottega Fuoriserie : Les grands débuts de la Giulia Luna Rossa

    Si les spectateurs ont pu apprécier l’efficacité de la gamme contemporaine faisant office de voitures d’assistance (Support Cars) — du compact sportif Junior aux SUV Tonale et Stelvio —, le choc esthétique est venu de la redoutable Giulia Quadrifoglio Luna Rossa.

    Faisant ses grands débuts dynamiques sur route ouverte, cette série ultra-limitée issue de la division d’excellence BOTTEGAFUORISERIE a fait sensation. Produite à seulement 10 exemplaires au monde (tous déjà vendus), cette bête de race associe le V6 2.9L Biturbo de 520 chevaux à un différentiel autobloquant mécanique et un kit aérodynamique extrême en carbone directement inspiré des liaisons maritimes de l’équipe de voile Luna Rossa.

    Le carnet de bord de la 1000 Miglia 2026

    Le « musée ambulant » a traversé l’Italie selon un tracé en « huit » inspiré des douze premières éditions de l’histoire :

    ÉtapeDateParcours et points forts du tracé
    Étape 19 juinDépart de Brescia, traversée inédite de Lumezzane, passage le long du Lac de Garde et arrivée à Padoue.
    Étape 210 juinTraversée d’Est en Ouest par Ferrare, Modène, Reggio Emilia, puis l’exigeante montée du Col de l’Abetone vers Montecatini Terme.
    Étape 311 juinDescente au cœur de la Toscane (Lucques, Pise, Sienne et la Piazza del Campo, Val d’Orcia) avant l’arrivée triomphale à Rome.
    Étape 412 juinRemontée vers le Nord via Assise, Gubbio, les vertigineuses Gorges du Furlo, la République de Saint-Marin et étape finale à Rimini.
    Étape 513 juinGrand final à travers Cervia, Mantoue et le retour triomphal des héros sous les applaudissements du public à Brescia.
  • Le Mans 1933 : Le hold-up légendaire de Tazio Nuvolari et l’Alfa Romeo 8C

    Le Mans 1933 : Le hold-up légendaire de Tazio Nuvolari et l’Alfa Romeo 8C

    Dans les annales des 24 Heures du Mans, peu de victoires sont aussi cinématographiques que celle de 1933. C’est l’histoire d’un homme, Tazio Nuvolari, surnommé « Le Mantouan Volant », qui n’est venu qu’une seule fois dans la Sarthe, a vu, et a vaincu. Un record d’invincibilité qu’il partage aujourd’hui avec des noms comme Fernando Alonso ou Nico Hülkenberg.


    Le duo de choc et la monture de légende

    Pour cette édition, Nuvolari fait équipe avec le Français Raymond Sommer, vainqueur en titre. Leur arme ? Une Alfa Romeo 8C 2300 à compresseur, la machine à battre de l’époque. Face à eux, une autre 8C redoutable, celle du futur « père » de Ferrari en Amérique, Luigi Chinetti, associé à « Philippe Varent ».

    CaractéristiqueDétails techniques
    ModèleAlfa Romeo 8C 2300 MM
    Moteur8 cylindres en ligne, $2,3$ litres
    SuralimentationCompresseur Roots
    PerformanceEnviron 180 ch

    Le drame nocturne et le remède… au chewing-gum

    Après six heures de course, Nuvolari et Sommer mènent avec deux tours d’avance. Mais au Mans, rien n’est jamais acquis. À 4 heures du matin, une fuite de carburant sur le réservoir de l’Alfa n°11 oblige l’équipage à s’arrêter pendant 16 longues minutes. Le temps de colmater la brèche, Louis Chiron et Franco Cortese s’emparent de la tête.

    C’est ici que la légende prend le pas sur la réalité : on raconte que les mécaniciens d’Alfa Romeo ont mâché du chewing-gum avec fureur pour improviser un bouchon hermétique et stopper l’hémorragie d’essence.

    La remontée fantastique

    Blessé dans son orgueil, le duo Sommer-Nuvolari entame une chasse effrénée. À tour de rôle, ils battent le record du tour. La pression est telle que Cortese finit par sortir de la route en tentant de résister. À 9 heures du matin, l’Alfa rouge de tête a repris son bien.

    Pourtant, le calvaire n’est pas fini : la fuite réapparaît, et Nuvolari doit composer avec des freins presque inexistants en fin de course.


    Un final à couper le souffle

    Le dernier tour entre dans l’histoire. Nuvolari et Chinetti (sur l’autre 8C) se livrent un duel de gladiateurs, roulant presque roue contre roue. Gêné par un retardataire au virage de Maison Blanche, Chinetti doit céder.

    Tazio Nuvolari franchit la ligne d’arrivée avec seulement 10 secondes et 400 mètres d’avance.

    • Raymond Sommer a conduit pendant 15 heures, réalisant un travail de l’ombre colossal.
    • Tazio Nuvolari a capté toute la lumière, signant une victoire pour l’éternité lors de son unique participation.

    L’héritage en 2026

    Aujourd’hui, alors que nous célébrons ces exploits en 2026, cette victoire reste le symbole de la supériorité technique d’Alfa Romeo dans l’entre-deux-guerres et de la capacité du Biscione à surmonter les imprévus les plus improbables par le génie humain.


    Selon vous, quelle autre victoire d’Alfa Romeo au Mans mériterait d’être adaptée au cinéma tant le scénario semble irréel ?

  • Alfa Revival Cup 2026 : Le grand retour à Varano de’ Melegari pour le Round 2 !

    Alfa Revival Cup 2026 : Le grand retour à Varano de’ Melegari pour le Round 2 !

    Après un coup d’envoi spectaculaire sur le tracé du Mugello, l’Alfa Revival Cup 2026 s’apprête à enflammer l’Autodromo « Riccardo Paletti » de Varano de’ Melegari pour la deuxième manche de la saison. Absent du calendrier du championnat depuis 2022, ce circuit mythique de la région de Parme promet d’offrir des batailles mémorables entre les plus belles gloires classiques d’Alfa Romeo.

    Varano : La précision plutôt que la vitesse pure

    Contrairement aux grandes courbes toscanes du Mugello, le tracé compact de 2,350 kilomètres de Varano impose un défi radicalement différent aux pilotes. Ici, la vitesse brute ne fait pas tout : la régularité, la gestion des pneumatiques, la maîtrise des gros freinages et l’art de se faufiler dans le trafic seront les véritables clés du succès. Sur une piste aussi sinueuse, la moindre erreur de trajectoire se paie en précieuses fractions de seconde.

    L’épreuve se dispute traditionnellement à travers deux classements généraux distincts, mettant en scène deux époques charnières du Cuore Sportivo en compétition.

    Catégorie G/H/I : Bertinelli en haut de l’affiche

    Dans cette catégorie qui regroupe les évolutions techniques les plus radicales de l’histoire de la marque (GTAm, Turbodelta, Groupe 5), la tension est à son comble après les premiers verdicts du Mugello :

    • Davide Bertinelli arrive en Émilie-Romagne en leader du championnat grâce à sa solide deuxième place acquise lors de la course d’ouverture.
    • Le duo Massimo et Marco Guerra reste fermement en embuscade, prêt à bousculer la hiérarchie naissante.
    • Les champions en titre, Peter Bachofen et Dario Inhelder, débarquent à Varano avec la ferme intention de rattraper le terrain perdu après un premier week-end décevant.
    • Vainqueurs du Round 1, Alessandro Morteo et Lorenzo Moramarco chercheront de leur côté à confirmer leur excellente forme du moment.
    • À surveiller de près également : les paires Mathias et Fabian Körber (Alfa Delta OKP sur 1750 GTAm), Francesco Pantaleo et Emanuele Benedini (Team Carrera GTAm), Carlo Barbolini Cionini, ainsi que Fred Arve Monsen, fort de sa victoire de classe au Mugello sur sa Giulia Sprint GTA.

    Catégorie E/F : Un équilibre parfait au sommet

    Du côté des modèles les plus proches des origines du sport automobile chez Alfa Romeo, l’incertitude reste totale et le classement est particulièrement serré :

    • Leur victoire au Mugello a permis à Giampaolo Benedini et Bruno Ferrari de s’installer en tête du championnat, à égalité parfaite avec Emanuele Morteo.
    • Pour ce week-end à Varano, un changement notable est à signaler : Benedini fera cette fois équipe avec Francesco Pantaleo à bord de la Giulia Sprint GTA du Team Carrera.
    • Giovanni Serio et Franco Mischis, privés d’un excellent résultat dans les derniers instants de la première course en raison d’un problème de boîte de vitesses, chercheront légitimement leur revanche.
    • La catégorie accueille également de nouveaux compétiteurs affamés, à l’image de Francesco Liberatore et Francesco Moramarco, prêts à en découdre au volant de leur Giulietta TI.

    Les autres attractions de la grille et le Festival ACI Storico

    La grille de Varano réserve d’autres beaux points d’intérêt pour les puristes. Fabrizio Zamuner sera ainsi épaulé par Stefan Rollwagen sur une Giulia Sprint GTA d’Alfa Delta OKP, tandis que Fabio Gimignani (Scuderia Biondetti) effectuera ses grands débuts de la saison sur une GT Veloce 2000 (Période H1). André Kardol sera de retour avec l’Alfa Race Team, et Gianluca Bardelli tentera de défendre la victoire de classe décrochée au Mugello avec son Alfetta GT America.

    Pour parfaire l’ambiance, ce grand week-end de course s’inscrira dans le cadre de l’ACI Storico Festival, un événement entièrement dédié à la célébration du patrimoine automobile historique italien. Tout au long de la journée du samedi, le paddock de Varano s’animera au rythme d’expositions exclusives, de rassemblements de clubs et d’activités centrées sur ces machines de course légendaires.

  • 1000 Miglia 2026 : Alfa Romeo en force à Brescia avec la folle Giulia Quadrifoglio Luna Rossa et le groupe Subsonica

    1000 Miglia 2026 : Alfa Romeo en force à Brescia avec la folle Giulia Quadrifoglio Luna Rossa et le groupe Subsonica

    Le coup d’envoi de la 44e édition de la réédition historique des 1000 Miglia a été donné aujourd’hui à Brescia. Celle que le légendaire Enzo Ferrari qualifiait de « plus belle course du monde » s’élance pour un périple à travers les paysages les plus évocateurs d’Italie, avant un retour programmé pour le 13 juin prochain.

    Pour cette édition 2026, plus de 400 voitures de collection inestimables issues de 33 pays s’affrontent sur un parcours de régularité exigeant, comprenant 144 épreuves chronométrées et 8 contrôles horaires. Et sans surprise, c’est Alfa Romeo qui mène la danse en s’imposant comme la marque la plus représentée du plateau, alignant pas moins de 50 équipages sur la ligne de départ.

    L’Alfa Romeo 1900 Super Sprint et les rockeurs de Subsonica

    Au cœur de cette armada historique réservée aux modèles construits ou engagés dans la course de vitesse d’époque entre 1927 et 1957, tous les regards se tournent vers la somptueuse Alfa Romeo 1900 Super Sprint de 1956. Ce joyau de la collection du Heritage Hub Italy, habituellement exposé au Musée Historique d’Alfa Romeo à Arese, bénéficie pour l’occasion du soutien officiel de l’équipe Alfa Romeo Classiche.

    Pour piloter ce chef-d’œuvre, le Biscione a fait appel à un équipage d’exception : les membres du célèbre groupe de rock italien Subsonica, endossant le rôle d’ambassadeurs de la marque. Cette participation consolide une collaboration artistique majeure débutée en avril dernier lors de concerts à guichets fermés à Turin. La marque accompagnera d’ailleurs leur prochaine tournée « Terre Rare 96-26 » en tant que partenaire mobilité officiel avec le tout nouveau Junior compact.

    Surnommée à l’époque « la voiture familiale qui gagne des courses », la 1900 Super Sprint arbore une élégante carrosserie de coupé signée Touring Milan, le célèbre carrossier fondé en 1926 qui fête précisément son centenaire cette année. Produite à seulement 599 exemplaires entre 1955 et 1958, elle cache sous son capot un bloc 2,0 litres (1 975 cc) à double arbre à cames développant 115 ch à 5 500 tr/min.

    Débuts routiers exclusifs pour la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa

    L’événement marque également un pont parfait entre le passé et l’avenir de la performance avec les grands débuts dynamiques sur route ouverte de l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa. Issu de l’univers ultra-exclusif de la BOTTEGAFUORISERIE, ce monstre routier est limité à seulement 10 unités dans le monde, toutes déjà vendues. C’est Santo Ficili en personne, CEO d’Alfa Romeo et COO de Maserati, qui a pris les commandes de cette édition ultra-limitée pour l’accompagner tout au long du parcours.

    Cette déclinaison pousse l’aérodynamique et la sportivité dans leurs derniers retranchements pour célébrer le partenariat avec l’équipe de voile Luna Rossa en vue de la 38e America’s Cup dans la baie de Naples :

    • Aérodynamique extrême : Grâce à un kit aérodynamique à faible traînée en fibre de carbone (appendices sur le pare-chocs avant, jupes latérales dédiées, profils de soubassement et un aileron arrière spectaculaire), elle génère jusqu’à 5 fois plus d’appui que la version Quadrifoglio de série. À 300 km/h, la charge aérodynamique atteint un pic de 140 kg.
    • Style et habitacle maritimes : La carrosserie reçoit une peinture irisée bicolore (mariant le noir et le gris) directement inspirée du voilier de course AC75 de la Coupe de l’America 2024 à Barcelone, rehaussée de logos Alfa Romeo rouge vif. À l’intérieur, les sièges Sparco reprennent les textures des gilets de sauvetage de l’équipage, tandis que la planche de bord est une pièce unique réalisée à partir de la véritable toile de carbone des voiles de compétition.

    Le Choc des Époques : Synthèse des deux stars du jour

    CaractéristiquesAlfa Romeo 1900 Super Sprint (1956)Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa (2026)
    Architecture Moteur4-cylindres 2.0L (1 975 cc) à double arbre à camesV6 Biturbo (base Quadrifoglio hautes performances)
    Puissance maximale115 ch à 5 500 tr/minPerformances poussées à la limite par la Bottega
    Design & AssemblageCarrozzeria Touring Milan (Carrossier fondé en 1926)Division d’excellence BOTTEGAFUORISERIE
    Volume de Production599 exemplaires entre 1955 et 1958Série ultra-limitée de 10 unités (toutes vendues)
    Équipage / PiloteLes membres du groupe de rock SubsonicaSanto Ficili (CEO d’Alfa Romeo & COO de Maserati)

    Un lien indéfectible avec l’histoire de la Flèche Rouge

    Comme l’a fièrement rappelé Santo Ficili au moment de s’élancer de Brescia, les 1000 Miglia constituent un pilier fondamental de l’identité d’Arese. Avant de devenir une épreuve de régularité en 1982, la course originale de vitesse pure organisée entre 1927 et 1957 a vu Alfa Romeo s’imposer comme le roi absolu de l’asphalte.

    La marque détient le record historique imbattable de 11 victoires au total, dont une série légendaire de 7 succès consécutifs entre 1932 et 1938. La toute première victoire remonte au 1er avril 1928, signée Giuseppe Campari et Giulio Ramponi à bord de la mythique 6C 1500 Super Sport conçue par Vittorio Jano, bouclant les 1 618 km du tracé à une vitesse moyenne impressionnante de 84 km/h. C’est cet esprit de gagneur de course que la flotte contemporaine entend bien honorer jusqu’à l’arrivée le 13 juin prochain.

  • Légende : Alfa Romeo Giulia GT « Bertone », la silhouette parfaite

    Légende : Alfa Romeo Giulia GT « Bertone », la silhouette parfaite

    Si l’Alfa Romeo 105 (la série Giulia) était une famille, la berline serait le père respectable, le Spider la mère glamour, et le Coupé GT le fils prodigue, rebelle et talentueux. Lancé en 1963, ce coupé est souvent appelé simplement « Le Coupé Bertone ». Il a traversé les décennies (produit jusqu’en 1976) en devenant l’archétype de la sportive italienne : un moteur brillant dans une robe signée par un maître.

    Le coup de maître d’un jeune prodige

    La ligne de la Giulia GT a été dessinée au sein de la carrosserie Bertone. Mais ce n’est pas Nuccio Bertone qui tenait le crayon. C’est un jeune designer de 22 ans, un certain Giorgetto Giugiaro. Il a réussi à créer une silhouette d’un équilibre absolu. Le pavillon est lumineux avec ses montants fins, l’arrière est tronqué pour l’aérodynamisme, et les proportions sont idéales. C’est une voiture qui semble compacte et musclée, prête à bondir.

    Le « Scalino » : La signature des puristes

    Les premiers modèles (Sprint GT) possèdent un détail qui fait aujourd’hui s’envoler leur cote : le « Scalino » (la petite marche). Le capot avant ne joint pas parfaitement la calandre, créant un décalage, comme une « boîte aux lettres ». À l’origine, c’était une contrainte de design non résolue, mais c’est devenu la signature la plus recherchée des collectionneurs (aussi appelée « Boîte aux lettres » ou « Step-nose »). Par la suite, la face avant sera lissée sur les versions 1750 GTV et 2000 GTV, perdant ce petit défaut qui faisait tout son charme.

    Le Bialbero dans tous ses états

    Le Coupé Bertone a accueilli toutes les déclinaisons du mythique 4 cylindres double arbre (Bialbero) :

    • GT 1300 Junior : L’entrée de gamme rageuse, adorée des jeunes de l’époque.
    • Sprint GT Veloce (1600) : L’équilibre originel.
    • 1750 GTV : Souvent considérée comme la meilleure version, avec le moteur le plus onctueux et un intérieur magnifique.
    • 2000 GTV : La plus puissante (132 ch) et la plus rapide, taillée pour l’autoroute.

    Peu importe la cylindrée, la magie est la même : une sonorité rauque à l’admission, une réponse instantanée à l’accélérateur et cette odeur d’huile et d’essence typique des vieilles Alfa.

    La légende GTA

    Impossible de parler du Coupé Bertone sans évoquer sa sœur maléfique : la Giulia GTA (Gran Turismo Alleggerita). Préparée par Autodelta, avec sa carrosserie en aluminium riveté et son double allumage, elle a écrasé la concurrence en Championnat d’Europe de Tourisme. La GTA a donné au paisible coupé de route une aura de voiture invincible, capable de battre des Ford Mustang ou des BMW bien plus puissantes.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le « Coupé Bertone » est la porte d’entrée royale dans l’univers Alfa Romeo classique. C’est une voiture qui se conduit comme une moderne (elle s’insère sans problème dans le trafic actuel), mais qui distille des sensations pures, sans filtre. C’est la quintessence du Cuore Sportivo.

  • Portrait : Juan Manuel Fangio, le Maestro et son Alfetta

    Portrait : Juan Manuel Fangio, le Maestro et son Alfetta

    Si Nuvolari était le diable, Juan Manuel Fangio (1911-1995) était le professeur. L’Argentin au regard perçant est indissociable des débuts de la Formule 1 moderne et du triomphe de l’Alfetta 159. Avant de devenir quintuple champion du monde, c’est avec Alfa Romeo qu’il a décroché sa première étoile.

    L’année de gloire : 1951

    En 1950, Fangio s’incline face à son coéquipier Farina. Mais en 1951, il est intouchable. Sa monture ? L’Alfa Romeo 159. Une évolution de la 158 d’avant-guerre, poussée dans ses derniers retranchements : 425 chevaux pour un 1.5L, une consommation délirante (160 litres aux 100 km !), mais une vitesse de pointe de 305 km/h. Seul Fangio savait ménager cette mécanique fragile tout en allant plus vite que les Ferrari atmosphériques qui commençaient à menacer.

    Le sacre de Barcelone

    Le titre se joue lors de la dernière course en Espagne, sur le circuit de Pedralbes. Ferrari a fait une erreur de choix de pneus. Fangio, lui, conduit avec sa précision chirurgicale habituelle. Il gagne la course et offre à Alfa Romeo son deuxième titre mondial consécutif en F1.

    Fangio disait de l’Alfetta : « Elle était comme une vieille dame qu’il fallait traiter avec respect, mais qui avait encore beaucoup d’amour à donner. » Après ce titre, Alfa se retira de la F1, et Fangio partit gagner ailleurs. Mais le premier amour ne s’oublie jamais.

  • Alfaholics : Le mythe devient (presque) abordable avec une Junior à 100 000 €

    Alfaholics : Le mythe devient (presque) abordable avec une Junior à 100 000 €

    Le nom d’Alfaholics résonne généralement avec des chiffres qui donnent le vertige. Pour beaucoup, la célèbre GTA-R — ce chef-d’œuvre d’ingénierie britannique né d’une obsession de vingt ans — représentait un rêve inatteignable culminant à 500 000 €. Mais en ce printemps 2026, les préparateurs anglais prouvent qu’ils savent être pragmatiques tout en restant poètes : une version « low cost » (toutes proportions gardées) fait son apparition.


    Le « Style Alfaholics » pour le quart du prix

    Face à l’afflux de lettres de passionnés clamant : « Nous voulons le plaisir de conduire une Alfa préparée par vos soins sans avoir à hypothéquer la maison », l’officine a répondu de la plus belle des manières. Voici la GT 1300 Junior « Alfaholics style ».

    L’idée est simple mais redoutable : transformer la célèbre silhouette dessinée par Giugiaro en une machine d’exception avec un budget ramené aux alentours de 100 000 €.

    CaractéristiqueDétails de la version « Junior »
    BaseAlfa Romeo GT 1300 Junior (Série 105)
    PhilosophieHandling et puissance sans l’excès des supercars de parade
    Composants20 ans de développement technique intégrés
    Budget cibleEnviron 100 000 €

    L’ingénierie au service du romantisme

    Ne vous y trompez pas : bien que le prix soit divisé par cinq, l’âme reste intacte. Alfaholics a injecté dans cette Junior deux décennies de savoir-faire en matière de composants. L’objectif n’est pas de créer une bête de foire, mais une auto qui se conduit comme si elle sortait d’une usine moderne tout en préservant son charme originel.

    • Un toucher de route transfiguré : Elle vire à plat, freine avec une précision chirurgicale et offre un feeling de conduite qui ferait passer n’importe quelle voiture moderne pour un « réfrigérateur sur roues ».
    • La discrétion du puriste : Visuellement, l’auto semble presque de série. Le travail est caché sous la robe, là où bat le Cuore Sportivo.

    Une « religion » enfin plus accessible

    Cette initiative permet à une nouvelle lignée de passionnés de rejoindre ce que certains appellent la « religion Alfa Romeo ». En proposant une expérience de conduite pure et transcendante pour le prix d’une berline allemande premium bien optionnée, Alfaholics rappelle que le plaisir automobile ne devrait pas être réservé qu’à une élite ultra-minoritaire.


    Pensez-vous que cette démocratisation relative du restomod haut de gamme pourrait inciter d’autres ateliers à proposer des programmes « entrée de gamme » similaires pour nos classiques italiennes ?

  • Rallye des Princesses 2026 : Échappée belle au féminin et défilé d’icônes pour Alfa Romeo

    Rallye des Princesses 2026 : Échappée belle au féminin et défilé d’icônes pour Alfa Romeo

    Le coup d’envoi a été donné ! Après les traditionnelles vérifications techniques hier sur la prestigieuse Place Vendôme à Paris, les équipages du Rallye des Princesses Richard Mille 2026 s’élancent sur les routes de France. Pour la troisième année consécutive, Alfa Romeo est le partenaire officiel de cette épreuve d’exception qui fête cette année son 25e anniversaire (un quart de siècle d’élégance et de sportivité !).

    De Paris à Saint-Tropez, ce rallye 100 % féminin propose un parcours de régularité de plus de 1 700 kilomètres où la précision du chronomètre s’allie à l’art de vivre automobile. Les étapes de cette édition anniversaire jalonneront le patrimoine français : Troyes, Vichy, Aix-les-Bains et Nîmes, avant le grand final sur la mythique Place des Lices.

    Six légendes du Biscione à l’assaut des chronos

    Le riche patrimoine de la marque milanaise est à l’honneur avec six équipages qui ont choisi de confier leurs ambitions de victoire à des modèles historiques d’anthologie. La diversité générationnelle de la gamme classique est parfaitement représentée :

    ÉquipageModèle engagéAnnée
    Marielle Meunier & Ikram El AlamiAlfa Romeo 2000 Spider Touring1959
    Gaëlle de Font-Réaulx & Annabelle ForgielGiulietta Spider Veloce1960
    Monique Anen & Corry KaterGiulia Sprint 16001963
    Nathalie Rousset & Nadine Mange2000 GT Veloce1973
    Line Piguet & Emilie ChastillonGiulia GT Veloce1975
    Barbara Evrard & Emmanuelle Henry-SansSpider Type 1151992

    Une flotte moderne entre tradition et innovation

    Pour encadrer cette caravane de joyaux d’époque, Alfa Romeo France déploie une flotte officielle qui met en avant son renouveau stylistique et technologique. Les spectateurs massés le long des routes et dans les parcs fermés pourront ainsi admirer les derniers-nés de la marque, du tout nouveau et compact Junior au Tonale, sans oublier les dynamiques Giulia et Stelvio.

    « Cette édition anniversaire est une formidable opportunité de célébrer notre héritage tout en affirmant notre vision contemporaine de l’automobile, tournée vers l’émotion et l’innovation. »

    Alain Descat, Directeur d’Alfa Romeo France

    Rappelons qu’Alfa Romeo a déjà inscrit ses lettres de noblesse au palmarès de l’épreuve grâce à la victoire passée de Nathalie Bourgitteau et Janie Juillet à bord d’une 2000 GTV Bertone de 1962. Nul doute que les six « princesses » en lices cette semaine auront à cœur de faire briller à nouveau le Trèfle à quatre feuilles jusqu’à la Méditerranée.

    Parmi les six modèles classiques engagés cette année, quel est le Spider ou le Coupé Bertone dont le coup de crayon vous fait le plus chavirer ?

  • Alfa Romeo Classiche : Le Musée d’Arese devient le nouveau temple des collectionneurs

    Alfa Romeo Classiche : Le Musée d’Arese devient le nouveau temple des collectionneurs

    Le Museo Alfa Romeo d’Arese, qui célèbre en cette année 2026 le 50e anniversaire de son inauguration, s’impose plus que jamais comme le cœur battant de l’histoire du Biscione. Le programme Alfa Romeo Classiche vient en effet d’y introduire deux nouveaux services exclusifs, transformant de simples prestations techniques en véritables expériences émotionnelles pour les propriétaires de modèles historiques.

    Jusqu’à présent centralisées à Turin, ces activités s’ouvrent désormais aux portes du mythique musée milanais.


    Récupérer son Alfa Romeo restaurée à Arese : Deux formules au choix

    Si les travaux mécaniques et de carrosserie restent l’apanage des célèbres Officine Classiche de Turin (un atelier de 6 000 m² actif depuis 2015 à Mirafiori), les collectionneurs peuvent désormais choisir de se faire remettre les clés de leur joyau directement à Arese.

    Pour l’occasion, Alfa Romeo a mis en place deux forfaits distincts :

    1. Le Forfait « Basic » : Il comprend le transport sécurisé du véhicule depuis Turin, une cérémonie de remise officielle dans un espace dédié du musée et une session de roulage sur la piste d’essai privée d’Arese.
    2. Le Forfait « Premium » : Cette formule enrichit l’expérience avec la production d’un contenu vidéo souvenir de la journée, une rencontre privilégiée avec les techniciens et artisans ayant réalisé la restauration, ainsi qu’une visite guidée personnalisée du musée.

    Pour illustrer ce nouveau service, le constructeur a publié une vidéo officielle mettant en scène une magnifique Alfa Romeo 1900 de collection, restaurée à Turin puis livrée en grande pompe à Arese.


    La Certification d’Authenticité s’installe au Musée

    L’autre grande nouveauté concerne la prestigieuse Certification d’Authenticité. Ce processus rigoureux, qui analyse chaque composant mécanique et esthétique pour attester de l’originalité d’un modèle en le confrontant aux archives secrètes de l’entreprise, s’invite à Arese.

    En plus des inspections à Turin ou à domicile, les experts d’Alfa Romeo Classiche organiseront désormais des sessions d’examen approfondies directement au musée. Ces rendez-vous techniques pourront coïncider avec des rassemblements de clubs ou des événements majeurs, favorisant ainsi le partage et la convivialité entre passionnés.


    Le Musée d’Arese au cœur du projet BOTTEGAFUORISERIE

    Cette montée en gamme des services historiques coïncide avec l’intégration du Museo Alfa Romeo dans l’axe « History » du tout nouveau projet BOTTEGAFUORISERIE. Ce concept créatif inédit unit l’excellence d’Alfa Romeo et de Maserati pour valoriser leur patrimoine industriel commun tout en l’ancrant dans une vision d’avenir.

    À travers ses trois axes célèbres — Timeline (la chronologie), Beauty (le design) et Speed (la compétition) —, le musée d’Arese n’est plus seulement un lieu de mémoire, mais un pôle d’expériences dynamiques où les passionnés écrivent l’avenir de leur collection.


    Seriez-vous plutôt tenté par le forfait Premium pour rencontrer les artisans de votre ancienne, ou préférez-vous l’intimité de l’atelier historique de Mirafiori à Turin ?

  • Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Certaines voitures sont faites pour aller vite, d’autres sont faites pour vivre. L’Alfa Romeo Spider, lancé en 1966, est l’incarnation même de la joie de vivre à l’italienne. Pendant près de trois décennies, ce cabriolet a traversé les époques sans jamais prendre une ride, devenant l’archétype du roadster indémodable.

    Mais tout a commencé avec une forme étrange et un surnom trouvé par le public.

    L’Os de Seiche de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève 1966, le Spider remplace la Giulietta Spider. Son design est signé par la maison Pininfarina. C’est d’ailleurs le tout dernier projet supervisé personnellement par le fondateur, Battista « Pinin » Farina, avant sa mort.

    La ligne est surprenante pour l’époque. L’avant est arrondi, les flancs sont convexes, et surtout, l’arrière se termine en pointe douce, comme un galet poli par la mer. Les Italiens lui donneront très vite un surnom affectueux : « Osso di Seppia » (Os de seiche). Quant au nom officiel « Duetto », il est issu d’un grand concours public organisé par Alfa Romeo. Il évoque le plaisir de rouler à deux, en duo, en harmonie avec la machine.

    Mrs. Robinson et la gloire américaine

    Si le Duetto est devenu une icône mondiale, il le doit à un jeune acteur inconnu et à une bande originale de Simon & Garfunkel. En 1967 sort le film « Le Lauréat » (The Graduate). On y voit Dustin Hoffman, alias Benjamin Braddock, traverser la Californie au volant d’un Spider 1600 rouge. L’impact est colossal. L’Amérique tombe amoureuse de cette petite voiture italienne nerveuse et élégante. Aux États-Unis, le Spider ne s’appelle plus le Duetto, il devient « la voiture du Lauréat ». Les ventes explosent outre-Atlantique.

    Une mécanique brillante

    Sous cette robe de star se cache une mécanique sérieuse, dérivée de la Giulia. Le moteur est le fameux 1600 cm³ double arbre tout alu de 109 chevaux, couplé à une boîte 5 vitesses (rare à l’époque) et quatre freins à disques. Le Spider n’est pas un monstre de puissance, mais il est vif, sonore et incroyablement communicatif. C’est la voiture parfaite pour flâner sur la Riviera ou la Pacific Coast Highway.

    Une longévité record

    Le concept du Spider était si réussi qu’Alfa Romeo l’a gardé au catalogue pendant 27 ans (de 1966 à 1993) ! Il a connu quatre évolutions majeures :

    1. L’Osso di Seppia (1966-1969) : L’original avec l’arrière rond.
    2. Coda Tronca (1970-1982) : L’arrière est coupé net (Kamm tail) pour l’aérodynamisme.
    3. Aerodinamica (1983-1989) : L’époque des spoilers et ailerons en caoutchouc (moins aimée des puristes).
    4. Série 4 (1990-1993) : Le retour aux sources avec une ligne épurée, dessinée pour clore la saga en beauté.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le Duetto « Osso di Seppia » est le plus recherché des collectionneurs pour sa pureté originelle. Il représente une époque insouciante, où le seul but d’un trajet en voiture était de sentir le soleil sur son visage et d’écouter le double arbre chanter.