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  • Revue de presse : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa testée par Autocar ?

    Revue de presse : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa testée par Autocar ?

    Inaugurant le nouveau département de projets spéciaux et de personnalisation d’Arese — la Bottega Fuoriserie —, l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa » s’est laissée approcher par le magazine britannique Autocar. Construite à seulement dix exemplaires pour des clients privilégiés (plus un prototype de développement numéro 0), cette berline sportive au tarif estimé à 140 000 euros célèbre le partenariat avec l’équipe de voile italienne engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America.

    Un coup d’envoi pour la Bottega Fuoriserie

    Face au renouvellement progressif de sa gamme, Alfa Romeo mise sur des séries ultra-exclusives dites « few-off » pour entretenir la flamme des passionnés :

    • Département sur-mesure : À l’image de la supercar 33 Stradale, cette édition marque la volonté d’Alfa Romeo de proposer des carrosseries et finitions exclusives en toute petite série.
    • Esthétique maritime : La carrosserie reçoit une livrée bicolore noir et argent mat évoquant le pont d’un voilier de course. L’habitacle intègre des sièges baquets en carbone Sparco habillés d’un textile technique rappelant les gilets de sauvetage, tandis que la planche de bord reçoit un insert issu d’une véritable voile de bateau de compétition orné du numéro de châssis.
    • Appui aérodynamique renforcé : L’auto s’équipe d’ailettes de bouclier (canards), de dérives latérales et d’un aileron arrière imposant — rappelant le profil d’une Pagani Zonda — générant jusqu’à 140 kg d’appui à 300 km/h.

    Sensations au volant : « Comme une grande Toyota GT86 »

    Sous sa robe spectaculaire, la Luna Rossa conserve la mécanique de la Giulia Quadrifoglio standard :

    • Groupe motopropulseur : Le V6 2.9 Bi-Turbo développe 520 ch (513 bhp) et 600 Nm de couple, associé à la boîte automatique ZF à 8 rapports et au différentiel autobloquant mécanique arrière.
    • Le choc du poids face à la concurrence actuelle : Affichée à 1 660 kg, la Giulia offre une agilité et un retour d’information qui tranchent radicalement avec les sportives hybrides contemporaines, accusant des centaines de kilos de moins que la nouvelle Audi RS 5.
    • Comportement dynamique : Le journaliste essayeur Illya Verpraet met en avant une direction d’une précision chirurgicale, un train avant mordant et une motricité très prévenante en mode Race :

    « Le train arrière glisse avec une douceur et une progressivité totales à la remise des gaz en sortie de virage, exactement comme une grande Toyota GT86. »

    — Illya Verpraet, Autocar

    Le seul regret formulé par l’essayeur concerne l’absence de boîte de vitesses manuelle sur une telle série commémorative, ce qui aurait constitué l’hommage ultime aux puristes.

    Le verdict d’Autocar : 4 / 5 étoiles

    • Points forts : Ligne spectaculaire, comportement dynamique exceptionnel, légèreté et caractère analogique d’une plateforme Giorgio toujours au sommet de la catégorie.
    • Points faibles : Absence d’évolutions mécaniques ou de suspensions par rapport à la version de série, quelques détails d’assemblage perfectibles sur le prototype d’essai.

    Même si cette déclinaison tient davantage de l’exercice de style exclusif que de la radicalité technique d’une GTAm, l’essai d’Autocar rappelle avec force pourquoi la Giulia Quadrifoglio reste l’une des berlines sportives les plus jubilatoires et désirables de sa génération.

  • Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Après sa présentation statique et ses apparitions exclusives au sein de la « Bottega », l’Alfa Romeo 33 Stradale est enfin passée à l’étape de vérité : l’épreuve de la piste. C’est sur le tracé d’essais historique de Balocco, entre Milan et Turin, que les journalistes britanniques d’Autocar / Auto Express ont pu prendre le volant du « châssis zéro » — l’unique prototype de développement de cette supercar facturée environ 2 millions.

    Une genèse ultra-rapide née de la « Bottega »

    L’histoire de cette 33 Stradale moderne relève du miracle industriel. Les premiers croquis ont été montrés aux clients en 2022, et la voiture a été entièrement vendue avant même d’être officiellement dessinée ou validée par les instances de Stellantis. Pour piloter ce projet exclusif limité à seulement 33 exemplaires, Alfa Romeo a créé une division dédiée baptisée la Bottega, dirigée par Camilla Rostagno.

    Sous la houlette de l’ingénieur en chef Jean-Philippe Delaire (ancien cadre de Citroën Racing en WRC et concepteur de la Peugeot 508 PSE), l’équipe a dû relever un défi de taille : développer une supercar d’exception dans un temps record.

    Sous la robe : L’art du sur-mesure et l’apport de Stellantis

    Pour réussir ce pari, Camilla Rostagno explique que la force du groupe Stellantis a été d’offrir une base matérielle de premier ordre. La 33 Stradale repose ainsi sur la cellule monocoque en fibre de carbone de la Maserati MC20 Cielo, surmontée d’une structure en X en aluminium conçue par Alfa Romeo pour soutenir le toit et rigidifier l’ouverture des portes en élytre.

    Fiche technique de la bête

    • Moteur : V6 biturbo de 3,0 litres développant 621 chevaux à 7 500 tr/min.
    • Transmission : Boîte automatique à double embrayage à 8 rapports, propulsion arrière avec différentiel à glissement limité électronique.
    • Performances : 0 à 100 km/h en 3,0 secondes et une vitesse maximale de 333 km/h.
    • Poids : Environ 1 600 kg.
    • Châssis : Suspensions à double triangulation issues de la Giulia GTA, réglées spécifiquement pour la 33.
    • Freins : Disques en carbone-céramique de 390 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière, gérés par un système by-wire.

    L’assemblage, entièrement artisanal, est actuellement en cours chez le célèbre carrossier Carrozzeria Touring Superleggera, et les dernières livraisons s’étaleront jusqu’à la fin de l’année prochaine.

    La vie à bord : Pureté et noblesse des matériaux

    En s’installant à bord, le journaliste salue immédiatement l’atmosphère lumineuse offerte par les larges surfaces vitrées des portières. Les équipes ont corrigé les petits défauts de jeunesse du prototype (comme la fixation des sangles de tirage de portes en cuir ou la cinématique de l’écran d’infotainment escamotable) pour offrir un niveau de finition digne des plus grands artisans.

    Le grand coup de cœur ergonomique revient au volant à trois branches en aluminium, totalement vierge de tout bouton ou commande tactile. Les commandes essentielles se concentrent sur la console centrale et sur un pavillon de toit garni de commutateurs rotatifs et de basculeurs en aluminium d’une qualité tactile exceptionnelle.

    Sur la piste de Balocco : Une véritable voiture de sport

    Loin de la course à l’armement des hypercars de 1 000 chevaux, l’Alfa Romeo 33 Stradale séduit par son approche directe et honnête. Dépourvue de toute assistance électrique ou d’artifices aérodynamiques excessifs (les appendices aérodynamiques visent uniquement la neutralité de l’appui à haute vitesse pour éviter toute portance), elle se conduit avec une facilité déconcertante au quotidien.

    À Balocco, le V6 biturbo se montre extrêmement disponible et rageur dans les tours, même si les filtres à particules obligatoires étouffent légèrement sa sonorité par rapport au V8 atmosphérique d’une ancienne 8C. La direction s’avère nette, communicative et relativement légère. Le comportement routier offre une confiance totale, se calant sur un léger sous-virage à la limite avant que le différentiel électronique ne vienne catapulter l’auto en sortie de courbe. Le ressenti de la pédale de frein, extrêmement ferme, demande quant à lui une vraie implication physique du conducteur.

    Et pour la France ? Rendez-vous sur vos écrans à la rentrée !

    Que les passionnés français se rassurent : ils n’auront pas à se contenter des essais de la presse britannique pour admirer la belle italienne en action. Alfa Romeo France a également organisé une session d’essais exclusive de la 33 Stradale.

    Pour découvrir les images de cette supercar d’exception sur route et sur piste, ainsi que les retours des essayeurs français, il faudra patienter jusqu’à la rentrée prochaine. Les reportages complets seront diffusés au sein des émissions automobiles phares de TF1 (Automoto) et M6 (Turbo). Préparez vos enregistreurs !