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  • Nouveaux noms déposés par Stellantis : « Cuore Rosso » et « Battito » préfigurent-ils l’avenir d’Alfa Romeo ?

    Nouveaux noms déposés par Stellantis : « Cuore Rosso » et « Battito » préfigurent-ils l’avenir d’Alfa Romeo ?

    Dans le plus grand des calmes, Stellantis a récemment déposé plusieurs dénominations auprès de l’Office italien des brevets et des marques (UIBM). Parmi la liste révélée — comprenant Battito, Cuore Rosso, Koala, Multiplay et Multiplina —, deux appellations attirent immédiatement l’attention des passionnés du Biscione : « Cuore Rosso » et « Battito ».

    Si certains noms renvoient clairement à l’histoire de Fiat et à de futurs projets urbains, ces deux désignations résonnent comme une promesse directe envers l’ADN sportif d’Alfa Romeo.

    « Cuore Rosso » et « Battito » : L’empreinte de la passion Alfa Romeo

    L’appellation Cuore Rosso (Cœur Rouge) fait un clin d’œil quasi explicite à la célèbre philosophie « Cuore Sportivo » d’Arese. Ce nom pourrait désigner :

    • Une série spéciale à forte personnalité esthétique pour la gamme actuelle (Giulia, Stelvio, Tonale ou Junior).
    • Une nouvelle finition haut de gamme ou un label performance exclusif.
    • Un pack de personnalisation célébrant l’héritage sportif italien.

    De son côté, le nom Battito (Battement) évoque la passion automobile, le rythme cardiaque, mais aussi le battement d’un nouveau moteur. Dans le contexte de la transition énergétique de la marque, ce terme pourrait qualifier une nouvelle déclinaison électrifiée à hautes performances ou une signature sonore/dynamique inédite.

    Dépôt stratégique ou futurs modèles de série ?

    Le dépôt d’une marque ne garantit pas automatiquement le lancement immédiat d’un véhicule commercialisé. Les constructeurs protègent régulièrement des dénominations pour éviter qu’elles ne soient préemptées par la concurrence.

    Cependant, la concentration de ces dépôts au cours de l’été s’inscrit dans le cadre du plan stratégique FaSTLAne 2030 mené par Antonio Filosa. Ce plan prévoit le lancement de 60 nouveautés et un investissement global de 60 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie. Dans cette offensive produit d’envergure, Alfa Romeo occupe une position centrale en tant que marque mondiale premium du groupe.

    En attendant des annonces officielles quant à l’attribution exacte de ces noms, l’apparition de « Cuore Rosso » et « Battito » confirme que la passion et la sportivité italienne demeurent plus que jamais au cœur des projets de Stellantis pour Alfa Romeo.

  • Alfa Romeo Montreal Restomod : Reine de la nuit à Zurich dans une vidéo signée Classic Driver

    Alfa Romeo Montreal Restomod : Reine de la nuit à Zurich dans une vidéo signée Classic Driver

    Une Alfa Romeo Montreal de 1972 d’exception s’empare des rues nocturnes de Zurich dans un court-métrage particulièrement cinématographique réalisé par Classic Driver. Sous sa carrosserie dorée métallisée au charme intact, cette icône milanaise cache un travail d’ingénierie hors du commun : un restomod ultra-raffiné signé par le spécialiste OKTech, conçu pour sublimer le potentiel du mythique V8 d’Arese.

    1 300 heures de travail pour élever le V8 Tipo 33 au sommet

    Proposée aujourd’hui à la vente par le spécialiste suisse Andreas Wuest, cette Montreal a fait l’objet d’un programme de restauration et d’optimisation étalé sur trois ans et demi et ayant nécessité plus de 1 300 heures de travail.

    Si le design extérieur a été amoureusement préservé pour ne rien dénaturer du chef-d’œuvre originel, la mécanique a été portée au niveau des supercars modernes :

    • Cylindrée portée à 3,25 litres : Le bloc V8 dérive à l’origine de la légendaire Tipo 33 de compétition. OKTech a poussé sa cylindrée de 2,6 L à 3,25 L grâce à une refonte mécanique complète.
    • Équilibrage et allègement chirurgicaux : Chaque composant du moteur et de la transmission a été méticuleusement allégé et équilibré.
    • Zone rouge à 9 000 tr/min : Le moteur offre une réponse à l’accélérateur d’une réactivité digne d’une superbike, accompagnée d’une bande-son envoûtante qui fait chanter l’ADN sportif du Biscione.

    Le chef-d’œuvre de Marcello Gandini magnifié

    Dévoilée sous forme de prototype lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967 avant sa commercialisation officielle au Salon de Genève en 1970, l’Alfa Romeo Montreal demeure l’une des silhouettes les plus captivantes de l’histoire de l’automobile.

    Conçue sous la supervision des légendaires ingénieurs Orazio Satta Puliga et Giuseppe Busso, la voiture arborait des lignes sculpturales dessinées par Marcello Gandini pour la Carrozzeria Bertone. Ce restomod rend le plus bel hommage à cette lignée : il conserve l’esthétique pure et charismatique du designer italien tout en optimisant le châssis et la mécanique pour offrir un plaisir de conduite absolu.

    Découvrez la vidéo Classic Driver à Zurich

    Installez-vous confortablement et profitez du spectacle sonore et visuel de cette Alfa Romeo Montreal d’exception sillonnant la nuit zurichoise :

  • Alfa Romeo Tonale : De futurs exemplaires pour les Carabinieri surpris sur un camion de transport !

    Alfa Romeo Tonale : De futurs exemplaires pour les Carabinieri surpris sur un camion de transport !

    C’est une découverte qui n’a pas manqué de faire réagir la communauté des Alfistes sur les réseaux sociaux. Plusieurs exemplaires de l’Alfa Romeo Tonale (Model Year 2026) ont été photographiés sur une bisarca (camion porte-voitures) en Italie. Selon les clichés publiés par la célèbre Gabetz Spy Unit, ces véhicules ne sont pas destinés à des concessions classiques, mais s’apprêtent à rejoindre la flotte de l’Arma dei Carabinieri.

    Des modèles en phase de pré-équipement

    Les images montrent plusieurs Tonale de teinte sombre superposés sur le camion de transport. Les carrosseries ne portent pas encore la célèbre livrée bleue et rouge des forces de l’ordre italiennes, et arborent toujours les films de protection usine sur les vitres et les portières.

    Tout indique que ces SUV compacts se trouvent dans la phase précédant leur allestiment spécifique. La prochaine étape consistera à installer les équipements opérationnels indispensables au service :

    • La rampe de gyrophares et avertisseurs sonores.
    • Les systèmes de communication radio tactiques.
    • Les aménagement intérieurs spécifiques pour l’équipage.

    Si le nombre exact d’exemplaires commandés et la motorisation retenue (hybride simple ou hybride rechargeable Q4) restent confidentiels pour le moment, la présence de plusieurs unités sur une même bisarca témoigne d’une livraison d’envergure.

    La concrétisation des annonces de Santo Ficili

    Cette surprise sur la route fait directement écho aux déclarations faites en mai dernier par Santo Ficili, Directeur Général d’Alfa Romeo et Maserati. Le dirigeant avait en effet révélé que les équipes du Biscione travaillaient sur une version spécifique du Tonale, pensée sur mesure pour répondre aux exigences opérationnelles des Carabinieri, avec un accent particulier mis sur la protection et la sécurité de l’équipage.

    Visuellement, les modèles photographiés conservent toute l’élégance du modèle de série, arborant les incontournables jantes « à téléphone », la signature lumineuse arrière continue et le mythique Scudetto à l’avant.

    Une tradition historique qui perdure

    L’arrivée du Tonale MY2026 au sein de la flotte de l’Arma s’inscrit dans la continuité d’un partenariat légendaire vieux de plus de 75 ans. Des mythiques 1900 Matta aux plus récentes Giulia, 156, 159 et Giulietta, les berlines et SUV d’Arese ont façonné l’imaginaire collectif italien sous l’uniforme des Carabinieri.

    Avec son gabarit compact, sa position de conduite surélevée et ses technologies embarquées, le Tonale MY2026 confirme qu’il est l’outil parfait pour perpétuer ce lien indéfectible entre le Biscione et les forces de l’ordre italiennes.

    Ce qui est amusant, c’est qu’un pseudo syndicat ultra-minoritaire avait tenté de faire supprimer Alfa Romeo des parkings des Carabinieri… Malgré une large campagne, il a été débouté.

  • Revue de presse : Le Nouvel Automobiliste teste l’Alfa Romeo Tonale Ibrida face aux ténors allemands

    Revue de presse : Le Nouvel Automobiliste teste l’Alfa Romeo Tonale Ibrida face aux ténors allemands

    Dans un essai détaillé publié par nos confrères du média spécialisé Le Nouvel Automobiliste, l’Alfa Romeo Tonale Ibrida passe à l’épreuve de la route. Intitulé avec pertinence « L’Italien qui se frotte aux Allemands », le reportage décortique le SUV compact électrifié du Biscione et évalue ses arguments face aux références établies du segment C-SUV premium (BMW X1, Audi Q3 et Mercedes-Benz GLA).

    Un design sculptural fidèle au concept et à l’héritage d’Arese

    Dès le premier coup d’œil, Le Nouvel Automobiliste souligne le tour de force réalisé par le Centro Stile d’Alfa Romeo : conserver quasi à l’identique les lignes sensuelles du concept-car dévoilé à Genève.

    Le Tonale impose sa personnalité à travers plusieurs clins d’œil appuyés à l’histoire de la marque :

    • La signature lumineuse 3+3 : Des projecteurs Matrix LED qui évoquent immédiatement les mythiques Alfa Romeo SZ et Brera.
    • La ligne « GT Line » : Une ceinture de caisse fluide qui rappelle le profil de la Giulia GT.
    • La calandre Scudetto et les jantes « Téléphone » : Des éléments indémodables qui affirment son appartenance à la grande famille milanaise.

    Vie à bord : Un habitacle technologique qui préserve la tradition

    À bord, la rédaction salue l’effort considérable apporté à la finition, à la présentation et à l’ergonomie générale. Le Tonale réussit la synthèse entre modernité technologique et esprit sportif :

    • Le combiné d’instrumentation « Cannocchiale » : Un écran numérique de 12,3 pouces logé sous la double visière traditionnelle, offrant des graphismes rétro évoquant les compteurs des Alfa d’antan.
    • Le système d’infodivertissement : Un écran tactile central de 10,25 pouces fluide et réactif, fonctionnant sous un système Android intégrant l’assistant vocal Amazon Alexa et la connectivité Apple CarPlay / Android Auto sans fil.
    • L’ambiance sportive : Les grandes palettes de changement de vitesses en aluminium fixées sur la colonne de direction apportent une touche racing inédite dans la catégorie.

    Sur la route : L’efficience du MHEV 48V alliée au dynamisme Alfa

    Sous le capot, l’essai se concentre sur la motorisation 1.5 Ibrida, une architecture micro-hybride 48V inédite associant un 4-cylindres essence à un moteur électrique de 15 kW (20 ch) directement intégré à la boîte de vitesses à double embrayage TCT à 7 rapports.

    Sur la route, Le Nouvel Automobiliste note que cette technologie hybride permet de vrais démarrages et manœuvres en mode 100 % électrique, réduisant la consommation en milieu urbain tout en offrant une belle douceur de fonctionnement.

    Côté comportement dynamique, le Tonale fait honneur à son blason :

    • Une direction ultra-directe : Offrant un ressenti très précis et un train avant mordant.
    • Une agilité préservée : Un maintien de caisse rigoureux en virage sans sacrifier le confort de roulement quotidien.
    • Le sélecteur DNA : Qui permet de modifier instantanément la cartographie moteur, la réponse de la boîte et la consistance de la direction selon l’humeur du conducteur.

    Le bilan : Une alternative pleine de charme et ultra-compétitive

    En conclusion, Le Nouvel Automobiliste salue l’Alfa Romeo Tonale Ibrida comme une proposition rafraîchissante et particulièrement aboutie sur le marché des SUV compacts premium. Grâce à son style incomparable, sa dotation technologique complète et son comportement routier dynamique, le Tonale prouve qu’il a toutes les armes nécessaires pour bousculer la suprématie des productions allemandes.

  • 1986-2026 : 40 ans après le rachat par Fiat, l’histoire d’un sauvetage et du renouveau légendaire d’Alfa Romeo

    1986-2026 : 40 ans après le rachat par Fiat, l’histoire d’un sauvetage et du renouveau légendaire d’Alfa Romeo

    En cet été 2026, la planète automobile célèbre un anniversaire hautement symbolique : les 40 ans du passage d’Alfa Romeo sous le giron du groupe Fiat. Si cet événement de 1986 suscite parfois la nostalgie d’une époque révolue, le recul historique offre une tout autre lecture. L’intégration du Biscione au sein du géant industriel italien n’a pas seulement sauvé la marque milanaise d’une situation financière périlleuse : elle a ancré définitivement Alfa Romeo sur son sol natal et jeté les bases d’une formidable saga de succès commerciaux et sportifs.

    Un choix patriotique et stratégique : Préserver l’âme italienne

    Au milieu des années 1980, sous la tutelle publique de l’IRI, Alfa Romeo traversait une passe économique complexe. Face à la nécessité de trouver un partenaire solide, le groupe américain Ford s’était positionné en force. C’est la vision stratégique de Romano Prodi et des instances industrielles italiennes qui a prévalu : faire le choix d’une solution 100 % nationale en confiant le destin d’Arese au groupe Fiat et à la famille Agnelli.

    Ce choix s’est avéré salutaire. Plutôt que de risquer de diluer son identité au sein d’un conglomérat américain, Alfa Romeo est restée ancrée au cœur de l’Italie. Le savoir-faire des ingénieurs transalpins, le maintien de la production nationale et le lien ombilical avec le Centro Stile de Turin ont ainsi été préservés pour les générations futures.

    L’ère des chefs-d’œuvre : Une moisson de succès et de victoires

    Loin des craintes d’une uniformisation, les synergies industrielles et la puissance financière apportées par le groupe turinois ont permis à Alfa Romeo d’engendrer une série de modèles cultes qui ont marqué l’histoire moderne de l’automobile :

    • Alfa Romeo 164 (1987) : Sublimée par la griffe de Pininfarina, cette berline haut de gamme a prouvé qu’Alfa Romeo pouvait rivaliser au plus haut sommet du segment premium avec une élégance et une prestance incomparables.
    • Alfa Romeo 155 (1992) : Portée par une ingénierie de compétition redoutable, elle a inscrit la marque au panthéon du sport automobile en écrasant le prestigieux championnat allemand DTM en 1993 grâce au talent de Nicola Larini.
    • Alfa Romeo 156 (1997) : Couronnée du titre de Voiture Européenne de l’Année 1998, cette berline au style magistral signé Walter de Silva a rencontré un triomphe commercial mondial, réinventant avec brio la berline sportive.
    • Alfa Romeo 147 (2000) : Sacrée elle aussi Voiture Européenne de l’Année 2001, elle a imposé l’agilité et l’élégance milanaise sur le marché des compactes sportives.
    • Alfa Romeo 8C Competizione (2006) : Véritable chef-d’œuvre de design et de sonorité V8, elle a réaffirmé la capacité d’Alfa Romeo à concevoir des supercars d’exception convoitées par les plus grands collectionneurs.

    Des fondations solides pour une renaissance mondiale

    La rationalisation des plateformes initiée à la fin du XXe siècle était le passage obligé pour assurer la pérennité financière de la marque. C’est précisément cette assise industrielle qui a permis à Alfa Romeo de concevoir plus tard la fantastique plateforme Giorgio, offrant aux passionnés le grand retour de la traction arrière sur les plébiscités Giulia et Stelvio.

    Aujourd’hui, au sein du groupe mondial Stellantis, Alfa Romeo récolte les fruits de cet héritage. Portée par l’immense succès commercial des nouveaux Tonale et Junior, ainsi que par le prestige de créations artisanales ultra-exclusives comme la nouvelle 33 Stradale au sein de sa division BOTTEGAFUORISERIE, la marque brille aujourd’hui dans plus de 70 pays. Quarante ans plus tard, l’histoire donne raison à la décision de 1986 : Alfa Romeo est plus forte, plus passionnante et plus vivante que jamais.

  • Quand Alfa Romeo construisait la Renault Dauphine : L’alliance secrète qui a fait trembler Fiat

    Quand Alfa Romeo construisait la Renault Dauphine : L’alliance secrète qui a fait trembler Fiat

    Voir un trèfle à quatre feuilles ou le Biscione côtoyer les lignes rondouillardes d’une populaire française a de quoi faire sursauter n’importe quel alfiste pur jus. Et pourtant, il ne s’agit ni d’un montage moderne, ni d’une arnaque grossière : entre 1959 et 1964, l’usine historique d’Alfa Romeo au Portello, à Milan, a bel et bien produit près de 74 000 exemplaires de la Renault Dauphine !

    Retour sur l’histoire méconnue d’un accord stratégique entre Billancourt et Milan qui a failli bousculer l’échiquier automobile italien… au point de pousser Fiat à une riposte diabolique.

    1958 : L’accord gagnant-gagnant entre Milan et Billancourt

    À la fin des années 1950, Alfa Romeo brille en compétition et sur le marché des berlines sportives avec la somptueuse Giulietta. Cependant, le constructeur milanais manque d’un modèle économique à grand volume pour occuper ses chaînes de montage et démocratiser son réseau. De son côté, la Régie Renault cherche un moyen de contourner les lourdes taxes douanières italiennes pour écouler sa petite berline phare, la Dauphine.

    En 1958, les deux marques signent un accord pragmatique :

    • En France : Renault accepte de distribuer la Giulietta berlina dans son propre réseau national (quelques centaines d’exemplaires par an).
    • En Italie : Alfa Romeo ne se contente pas d’importer la Dauphine : elle l’assemble directement sur ses chaînes du Portello à Milan !

    Un succès commercial immédiat au prix fort pour la concurrence

    Estampillée d’un badge spécifique et assemblée avec le soin milanais, l’Alfa Romeo Dauphine débarque sur le marché transalpin en 1959. Bien qu’elle ne possède aucun des gènes mécaniques ou du caractère sportif de la marque, le public italien succombe au charme de cette 4 portes pratique et économique.

    Le secret de ce succès réside dans son prix : produite localement, elle est affichée à 890 000 lires, soit 60 000 lires de moins que lorsqu’elle était importée directement de France. Pour les familles italiennes, l’alternative à la monoculture Fiat devient soudain extrêmement séduisante.

    La riposte de Fiat : Une taxe sur-mesure pour tuer la rivale

    Du côté de Turin, le géant Fiat voit d’un très mauvais œil cette intrusion française orchestrée par le voisin milanais. La Dauphine grignote dangereusement les parts de marché des petites autos économiques turinoises (comme la Fiat 600 et la 1100).

    Ne pouvant contrer le phénomène sur le seul terrain commercial, Fiat orchestre une riposte politique redoutable. En 1962, à force de lobbying auprès des autorités italiennes, une nouvelle taxe automobile est instaurée. Sa particularité ? Elle est calculée en fonction de la longueur de la carrosserie.

    Plus longue de quelques centimètres que ses rivales directes signées Fiat, l’Alfa Romeo Dauphine se retrouve lourdement pénalisée fiscalement du jour au lendemain.

    La fin de l’aventure et l’épisode des Ondine de retour en France

    Le coup de grâce est porté. Sous le poids de cette fiscalité discriminatoire, les ventes de la Dauphine italienne s’effondrent brutalement. La production s’essouffle puis s’arrête définitivement en 1964.

    L’histoire s’achève même sur une note insolite : plus de 2 000 exemplaires d’Ondine (la version plus luxueuse de la Dauphine), assemblés à Milan mais devenus invendables de l’autre côté des Alpes, devront être réexpédiés en catastrophe vers la France pour trouver preneur.

    Aujourd’hui, les rares Alfa Romeo Dauphine et Ondine survivantes représentent des pièces de collection absolument uniques, témoins d’une époque où le Biscione savait se montrer particulièrement pragmatique pour défier l’ogre turinois.

  • Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Dans son numéro estival, le magazine Auto Plus Classiques met à l’honneur une icône injustement restée dans l’ombre des mythiques coupés Bertone, Spider Duetto et berlines Giulia : l’Alfa Romeo Berlina 1750 de 1971.

    Titré en grand « Que du bonheur ! », cet essai panoramique complet ne tarit pas d’éloges sur la grande berline d’Arese, saluant un modèle qui réussit le tour de force de concilier le caractère hargneux du légendaire moteur Bialbero avec un niveau de confort digne des meilleures routières de son époque.

    Une grande familiale au cœur de sportive

    Née à la fin des années 1960 pour coiffer la gamme au-dessus de la Giulia (apparue en 1962), la Berlina 1750 s’allonge de 28 cm (pour atteindre 4,39 m) et voit son empattement étiré de 6 cm. L’objectif d’Alfa Romeo était clair : offrir une véritable familiale capable d’accueillir confortablement cinq occupants et leurs bagages grâce à un coffre généreux de 481 litres.

    Pourtant, sous cette silhouette bourgeoise aux flancs lisses dessinée par Pininfarina, le cœur d’Alfa Romeo bat plus fort que jamais.

    Le verdict d’Auto Plus Classiques :

    « Une familiale qui sait se faire aimer ! Bien sûr, elle peut accueillir à son bord cinq occupants dans un confort surprenant. Et surtout, elle conserve toute la saveur d’une mécanique de choix, et offre un comportement routier équilibré, des plus rassurants. »

    Le Bialbero 1750 : Une mélodie envoûtante au quotidien

    Sous le long capot avant, le 4-cylindres en ligne double arbre à cames en tête de 1 779 cm³ alimenté par deux carburateurs double-corps développe 118 ch DIN à 5 500 tr/min.

    Associé à une boîte manuelle à 5 rapports et à une transmission aux roues arrière, ce bloc permet à la Berlina d’atteindre 180 km/h en pointe et d’abattre le 1 000 mètres départ arrêté en 32,8 secondes. Le journaliste souligne la souplesse remarquable du moteur, capable de reprendre avec douceur tout en délivrant cette bande-son grave et rageuse si chère aux Alfistes dès que l’on sollicite l’accélérateur.

    L’habitacle réserve lui aussi de belles pépites d’époque :

    • Une planche de bord raffinée garnie de bois véritable.
    • La console centrale inclinée vers le conducteur, accueillant quatre manomètres (eau, huile, jauge, montre), une disposition ergonomique qu’Alfa Romeo avait adoptée bien avant d’autres marques allemandes.
    • Un levier de vitesses oblique jaillissant directement de la console, offrant un guidage franc et direct.
    • Quatre freins à disque assurant un freinage mordant et efficace pour l’époque.

    Fiche Technique : Alfa Romeo Berlina 1750 (1971)

    • Moteur : 4 cylinders en ligne, double arbre à cames en tête, 8 soupapes, 1 779 cm³
    • Alimentation : 2 carburateurs double-corps
    • Puissance maxi : 118 ch DIN à 5 500 tr/min
    • Couple maxi : 172 Nm à 2 900 tr/min
    • Transmission : Propulsion, boîte manuelle à 5 vitesses
    • Poids à vide : 1 100 kg
    • Vitesse maximale : 180 km/h
    • Production totale (1968-1977) : 191 720 exemplaires (dont 101 880 en version 1750 et 89 840 en version 2000)

    Cote & Marché : L’un des secrets les mieux gardés du collectionneur

    La cote de la Berlina 1750 est restée longtemps sous-estimée par rapport aux coupés et spiders de la marque, ce qui en fait aujourd’hui une opportunité de premier ordre pour accéder au patrimoine d’Arese :

    État du véhiculeCote estimée
    À restaurer8 000 €
    À réviser / Bon état14 000 €
    Prête à rouler / Concours20 000 €

    En conclusion, la rédaction d’Auto Plus Classiques attribue à la Berlina 1750 son label « Je craque sans aucune hésitation », saluant une auto polyvalente, attachante et particulièrement désirable. Une preuve de plus que les berlines d’Arese possèdent une âme unique !

  • Nominations chez Stellantis : David Saravia nommé directeur d’Alfa Romeo en Allemagne

    Nominations chez Stellantis : David Saravia nommé directeur d’Alfa Romeo en Allemagne

    Le groupe Stellantis réorganise la direction de ses marques haut de gamme sur le premier marché automobile européen. À compter du 1er septembre 2026, David Saravia prendra officiellement les fonctions de Brand Director d’Alfa Romeo en Allemagne.

    Cette nomination s’inscrit dans le cadre d’une restructuration visant à séparer la gestion commerciale des marques premium du groupe outre-Rhin. Parallèlement, Thomas Goldboom (actuel directeur général de Citroën Deutschland) prend la tête de DS Automobiles sur le marché allemand. Tous deux succèdent à Christine Schulze Tergeist, qui évolue vers de nouvelles fonctions stratégiques axées sur l’optimisation des processus par l’intelligence artificielle et la transformation numérique de Stellantis Allemagne.

    Une organisation dédiée pour le marché allemand

    Cette évolution organisationnelle vise à accorder une autonomie renforcée et une attention ciblée à la marque au Biscione en Allemagne, un marché crucial pour les ambitions internationales d’Alfa Romeo.

    « Avec la nomination de David Saravia et de Thomas Goldboom, nous optimisons la structure de nos marques premium Alfa Romeo et DS Automobiles en Allemagne, le plus grand marché automobile européen. Alfa Romeo et DS Automobiles opéreront désormais avec des organisations distinctes et indépendantes, ce qui leur permettra d’aborder leur marché de manière encore plus ciblée. »

    — Florian Huettl, Managing Director de Stellantis Allemagne et CEO d’Opel/Vauxhall

    David Saravia : Un pur spécialiste d’Alfa Romeo

    Le choix de David Saravia pour diriger la marque en Allemagne repose sur une expertise approfondie du Biscione. Diplômé en administration des affaires, innovation et entrepreneuriat à Milan, le dirigeant a consacré une grande partie de sa carrière professionnelle à Alfa Romeo.

    Après avoir occupé plusieurs postes internationaux au siège de Turin, il a été directeur marketing d’Alfa Romeo en Allemagne. Plus récemment, il exerçait chez Opel en tant que Regional Sales & Marketing Manager pour plusieurs pays d’Europe du Sud. Sa parfaite connaissance du produit, de l’ADN de la marque et des spécificités du réseau allemand constitue un atout majeur pour soutenir le déploiement commercial de la gamme, portée par les récents lancements de l’Alfa Romeo Junior et la dynamique des modèles Tonale, Giulia et Stelvio.

  • Vidéo : L’Alfa Romeo Junior Ibrida 145 ch à l’essai sur la chaîne Vlog Cars Passion

    Vidéo : L’Alfa Romeo Junior Ibrida 145 ch à l’essai sur la chaîne Vlog Cars Passion

    La chaîne YouTube spécialisée Vlog Cars Passion s’est penchée sur le tout nouveau SUV compact d’Arese à l’occasion d’un essai complet de l’Alfa Romeo Junior Ibrida de 145 ch.

    Titré « Une Vraie Alfa ? », le testeur — lui-même passionné de la marque au Biscione — livre un verdict enthousiaste sur ce modèle qui réussit à se démarquer nettement de ses cousins du groupe Stellantis pour offrir le charme, le style et l’esprit dynamique propres à Alfa Romeo.

    Design extérieur : Un style affirmé et des références historiques

    Dès le premier regard, la face avant séduit par sa personnalité propre :

    • Le Scudetto historique : La calandre intègre l’écriture vintage « Alfa Romeo » en toutes lettres, rappelant les légendaires 8C de compétition.
    • La signature lumineuse : Très fine à l’avant, elle s’accompagne à l’arrière de feux au profil travaillé évoquant les signatures en boomerang emblématiques de l’art automobile italien.
    • Les jantes 18 pouces : Leur dessin réinterprète avec modernité le célèbre style Teledial / trèfle.
    • Un volume de chargement généreux : Malgré un gabarit compact (4,17 m de long), le coffre offre un volume utile de 400 litres avec un plancher amovible à plusieurs hauteurs très pratique.

    Sous le capot : Une mécanique 48V fiabilisée et dynamique

    Sur le plan technique, la version Ibrida fait appel à un moteur 3-cylindres 1,2 litre assisté par un moteur électrique intégré à la boîte de vitesses automatique e-DCT à 6 rapports :

    • Distribution par chaîne : La présence d’une chaîne de distribution garantit une fiabilité mécanique irréprochable au quotidien.
    • Performances & Légereté : La puissance cumulée atteint 145 ch pour un poids contenu à environ 1 300 kg, offrant une belle polyvalence entre ville, réseau secondaire et autoroute.

    Vie à bord : Esprit « Cannocchiale » et ergonomie soignée

    À l’intérieur, l’ambiance Alfa Romeo est immédiatement perceptible :

    • Combiné d’instrumentation : Le tableau de bord numérique prend place sous la fameuse casquette à double bossage « Cannocchiale », clin d’œil direct au patrimoine sportif de la marque.
    • Confort & Équipements : Le siège conducteur bénéficie de réglages électriques et d’une fonction massage. L’habitabilité arrière surprend agréablement en accueillant facilement deux adultes.
    • Raccourcis intelligents : L’essai salue le bouton physique permettant de désactiver en deux clics les alertes d’aides à la conduite (ADAS) sans quitter la route des yeux.

    Sur la route : Le sélecteur DNA en action

    Sur le parcours d’essai à travers pavés, dos d’âne et routes de campagne, le Junior Ibrida démontre un haut niveau de confort et de filtration :

    • Mode Natural (N) : Assure un équilibre idéal entre le moteur thermique et l’assistance électrique pour la conduite au quotidien.
    • Mode Dynamic (D) : L’éclairage d’ambiance et l’instrumentation passent au rouge, la direction se raffermit et l’accélérateur gagne en réactivité grâce au boost électrique.
    • Consommation contenue : Lors d’un parcours autoroutier de 700 km en mode Advanced Efficiency (A), la consommation relevée s’établit entre 6,0 L et 6,2 L/100 km, autorisant une autonomie d’environ 700 km avec le réservoir de 40 litres.

    Bilan : Une vraie personnalité à un tarif bien placé

    Facturée autour de 32 000 € dans sa version haut de gamme Spéciale/Premium bien équipée, l’Alfa Romeo Junior Ibrida s’impose comme une alternative séduisante et originale face à la concurrence des SUV compacts . Pour l’essayer en vidéo, retrouvez l’essai complet sur la chaîne Vlog Cars Passion sur YouTube.

  • Dans les coulisses de la Tiriac Collection : Les trésors signés Alfa Romeo du magnat roumain

    Dans les coulisses de la Tiriac Collection : Les trésors signés Alfa Romeo du magnat roumain

    Située à Otopeni, juste en face de l’aéroport Henri Coandă de Bucarest, la Tiriac Collection abrite l’un des garages privés les plus impressionnants d’Europe. Fondée en 2013 par Ion Țiriac — légende du tennis mondial (vainqueur de Roland-Garros en double avec Ilie Năstase), ancien joueur de hockey olympique et homme d’affaires accompli —, cette galerie de 4 300 m² rassemble plus de 400 véhicules historiques produits depuis 1899. Tous maintenus en état parfait de fonctionnement par une équipe d’ingénieurs dédiée, les modèles exposés retracent l’histoire passionnante de l’automobile.

    Au milieu des sept générations de Rolls-Royce Phantom et des supercars modernes, la marque au Biscione y occupe une place de choix avec quatre exemplaires d’exception retraçant l’âge d’or d’Alfa Romeo.

    Alfa Romeo 1900C Super Sprint (1957) : L’élégance de la reconstruction

    Après la destruction de ses usines durant la Seconde Guerre mondiale, Alfa Romeo relance sa production en 1950 sous l’impulsion du Dr Orazio Satta Puliga avec la 1900, première berline à structure monocoque de la marque. La série d’aboutissement de ce modèle est la Super Sprint (1900C SS), produite à seulement 854 exemplaires entre 1953 et 1958.

    L’exemplaire de la collection Țiriac a été livré neuf à Florence en 1957 (immatriculé d’origine FI 109296) où il est resté entre les mains de son premier propriétaire pendant 30 ans. Habillée d’une superbe robe bleue contrastant avec un intérieur en cuir rouge, cette 1900C SS a bénéficié d’une restauration intégrale entre 2002 et 2006.

    Sous son capot repose le 4-cylindres en ligne double arbre à cames de 1 975 cm³ alimenté par deux carburateurs Weber. Développant 115 ch et couplé à une boîte manuelle à 5 rapports au volant, ce coupé léger pointe à 190 km/h. L’auto affiche aujourd’hui un compteur vierge de 0 km suite à sa remise en état concours.

    Alfa Romeo 2600 (1963) : Le dernier 6-cylindres en ligne traditionnel

    Fanion de la gamme milanaise entre 1961 et 1968, l’Alfa Romeo 2600 succédait à la 2000. Elle conserve une place majeure dans l’histoire d’Arese : c’est la toute dernière Alfa Romeo de série à avoir été équipée du mythique moteur 6-cylindres en ligne à deux arbres à cames en tête.

    Conçue comme une grande routière taillée pour relier Milan à la Côte d’Azur à haute vitesse (201 km/h de pointe), la 2600 innovait également en adoptant quatre freins à disque et une boîte 5 vitesses synchronisée très douce. La collection Țiriac conserve un modèle affichant seulement 5 087 km au compteur, témoin préservé de cette époque où le luxe s’exprimait avec la musicalité du 6-cylindres italien.

    Alfa Romeo Spider 1750 Veloce « Osso di Seppia » (1969) : L’icône de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève en mars 1966 sur la base du châssis de la Giulia 105, le Spider Alfa Romeo est rapidement entré dans la légende sous le surnom populaire « Duetto » (bien que jamais adopté officiellement pour des raisons de marque déposée). C’est le tout dernier projet supervisé personnellement par Battista « Pinin » Farina.

    La version conservée dans la galerie roumaine est une Série 1 (1969) 1750 Veloce, reconnaissable entre toutes à sa poupe ronde caractéristique surnommée Osso di Seppia (os de seiche) ou Boat tail. Le bloc 1 779 cm³ poussé à 118 ch offrait des prestations dynamiques de premier ordre. Cet exemplaire, similaire à celui piloté par Dustin Hoffman dans le film Le Lauréat (1967), affiche 51 302 miles (environ 82 560 km).

    Alfa Romeo Montreal (1977) : Le V8 de compétition sur la route

    Née sous la plume de Marcello Gandini pour le carrossier Bertone lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967, la Montreal est passée à la série dès 1970 au Salon de Genève. Très peu de voitures de tourisme peuvent se vanter d’embarquer un moteur dont les origines découlent directement de l’endurance et de la Formule 1 : c’est pourtant le cas de la Montreal, dont le V8 à carter sec dérive de la légendaire Tipo 33.

    Poussé à 2,5 litres (2 593 cm³) et doté de l’injection mécanique SPICA, ce V8 avant délivre 200 ch et propulse le coupé à 220 km/h via une boîte 5 vitesses ZF. Produite à 3 925 exemplaires (dont aucun ne fut vendu neuf dans la ville de Montréal !), cette unité d’origine néerlandaise conservée par Ion Țiriac arbore sa livrée d’origine marron foncé métallisé et affiche 54 436 km au compteur.