Étiquette : Alfa Romeo

  • Patrimoine national : Quand la France classe huit Alfa Romeo d’exception aux Monuments Historiques !

    Patrimoine national : Quand la France classe huit Alfa Romeo d’exception aux Monuments Historiques !

    C’est une découverte fascinante qui témoigne de l’aura universelle de la marque au Biscione. Sur la base Palissy, le site du Ministère de la Culture répertoriant le patrimoine mobilier français, figure une poignée d’automobiles d’exception protégées au titre des Monuments Historiques. Parmi ce trésor national, huit Alfa Romeo légendaires bénéficient de ce statut juridique de protection ultime.

    Toutes ces pépites ont été classées le 14 avril 1978 au titre d’objets du patrimoine automobile et appartiennent à la collectivité publique. Elles sont conservées au Musée National de l’Automobile (Collection Schlumpf) à Mulhouse, dans le Haut-Rhin.

    La saga des 8C : Les reines de la collection

    La célèbre famille des moteurs à 8 cylindres en ligne conçus sous l’égide de Vittorio Jano constitue le cœur de ce trésor protégé par l’État français :

    • Roadster 6C 1750 (Notice PM68001786) : L’icône de l’agilité des années 1930, représentante des premières grandes heures de la marque en compétition et sur route.
    • Cabriolet 8C 2,3 (Notice PM68001787) : Le chef-d’œuvre des années 30, symbole du luxe et de la performance pure.
    • Roadster 8C 2,6 (Notice PM68001786) : Une déclinaison plus puissante et exclusive de la célèbre plateforme 8C.
    • Coach 8C 2,9 A (Notice PM68001781) : Une rarissime berlinette / coach de la première série des 2.9, chef-d’œuvre de carrosserie et de mécanique.
    • Deux Biplaces de course 8C 2,9 B (Notices PM68001783 et PM68001784) : Deux monstres sacrés de compétition. La version 2.9 B représentait le sommet absolu de la technologie automobile avant-guerre.

    Grand Prix et Disco Volante : Les pièces uniques de la réserve nationale

    Outre les célèbres 8C, la liste du Ministère de la Culture comprend deux pièces à la valeur historique inestimable :

    • Biplace de course 12 C (Notice PM68001785) : L’un des rarissimes bolides de Grand Prix à moteur V12 développés par Alfa Romeo dans la seconde moitié des années 1930 pour contrer l’armada des flèches d’argent allemandes.
    • Biplace sport C 52 (Notice PM68001782) : Mieux connue sous le nom mythique de « Disco Volante ». Développée au début des années 1950, cette voiture de sport à la carrosserie futuriste en forme de soucoupe volante reste l’une des études d’aérodynamique les plus marquantes de l’histoire du design automobile.

    Une protection juridique maximale

    Le classement au titre des Monuments Historiques (loi du 31 décembre 1913) interdit toute exportation définitive du territoire national et impose une conservation stricte des véhicules dans leur état d’origine. C’est la reconnaissance suprême de la France envers l’ingénierie et le design italien : ces huit Alfa Romeo ne sont pas seulement considérées comme des voitures anciennes, mais bien comme des chefs-d’œuvre d’art et d’histoire au même titre que des peintures de maître ou des sculptures de la Renaissance.

    Si vous passez par l’Alsace, une visite au Musée National de l’Automobile de Mulhouse s’impose pour contempler ces joyaux du Biscione préservés pour les générations futures.

  • Quand le Busso jouait les pompiers : L’incroyable Alfa Romeo 164 Q4 Pick-up de Balocco

    Quand le Busso jouait les pompiers : L’incroyable Alfa Romeo 164 Q4 Pick-up de Balocco

    Dans l’histoire des véhicules de secours, peu de camionnettes de pompiers peuvent se targuer d’avoir affiché un tel pedigree sportif. Quand il s’est agi d’équiper le centre d’essais de Balocco — alors propriété du groupe Fiat — d’un véhicule d’intervention rapide ultra-efficace, c’est le haut de gamme d’Arese qui a été choisi pour jouer les soldats du feu : l’Alfa Romeo 164 Q4.

    Le Reparto Esperienze à la manœuvre en 1995

    C’est aux alentours de 1995 que la transformation s’opère. La division interne Reparto Esperienze prend pour base la plus redoutable des berlines de la gamme, la 164 Quadrifoglio 4 (Q4).

    Sous le capot, on retrouve le mythique V6 « Busso » 3,0 litres de 230 chevaux, couplé à la transmission intégrale sophistiquée développée avec Steyr-Daimler-Puch. Pour la métamorphoser en camionnette d’intervention rapide, la partie arrière de la berline a été découpée pour faire place à une véritable benne de pick-up destinée à embarquer :

    • Des tuyaux et pompes à eau à haute pression.
    • Du matériel d’extinction d’urgence et de désincarceration.
    • Une bâche ou couverture aérodynamique protégeant l’équipement.

    La livrée rouge vif intégrale, les graphismes spécifiques des pompiers du circuit et une rampe de gyrophares sur le toit complétaient cette transformation aussi improbable que spectaculaire.

    Une longue tradition sur la piste de Balocco

    L’utilisation de voitures de la marque pour la sécurité de la piste d’essais n’était pas une nouveauté à Balocco. Avant cette 164, le centre avait déjà vu défiler des véhicules de secours adaptés sur des bases de 1750 Berlina, Alfetta, Alfa 6 et Giulietta.

    Selon certaines sources, cette 164 Q4 n’aurait pas été la seule berline à subir cette transformation, deux exemplaires ayant potentiellement été convertis pour les besoins des secours sur circuit.

    Aujourd’hui rangée des voitures de feu, cette 164 Pick-up hors du commun n’a pas fini à la casse : elle a naturellement rejoint les réserves et les collections officielles du Musée Historique Alfa Romeo d’Arese, continuant d’interpeller les passionnés par son Look atypique.

  • 50 ans d’histoire et de passion : Immersion au cœur du Musée Alfa Romeo d’Arese

    50 ans d’histoire et de passion : Immersion au cœur du Musée Alfa Romeo d’Arese

    C’est un anniversaire d’une portée symbolique majeure pour tous les Alfistes du monde entier. En ce mois de juillet 2026, le Musée Historique Alfa Romeo d’Arese célèbre ses 50 ans d’existence. Inauguré en 1976 sur les terres du complexe industriel qui avait succédé au site historique du Portello, ce temple de la passion italienne abrite une collection unique retraçant l’épopée des machines et des hommes qui ont forgé la légende du Biscione.

    Accompagné par le curateur des lieux, Lorenzo Ardizio, ce voyage à travers les salles de ce sanctuaire de l’automobile permet de redécouvrir les trésors de la marque milanaise.

    L’héritage de Satta Puliga et Luraghi : De la formation au temple public

    L’idée de réunir en un même lieu la mémoire technique et sportive d’Alfa Romeo est née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sous l’impulsion d’Orazio Satta Puliga, alors patron de la conception. Pleinement soutenue par le président Giuseppe Luraghi, cette initiative s’est concrétisée en 1976 avec l’ouverture du musée et de son circuit d’essais, sous la supervision méticuleuse de Luigi Fusi.

    Initialement pensé comme un centre de formation interne réservé aux ingénieurs, techniciens et employés de la marque, le musée a ouvert ses portes au grand public en 2015 à l’occasion du lancement de la Giulia. Aujourd’hui, il accueille plus de 100 000 visiteurs par an et conserve plus de 300 véhicules entre ses réserves et ses salles d’exposition, sans oublier un archiviste de plus de 6 kilomètres linéaires de documents retraçant l’histoire d’Arese depuis 1910.

    Trois thématiques pour une légende : Timeline, Bellezza et Velocità

    Le parcours muséal s’articule autour des trois piliers fondateurs de la marque : l’histoire (Timeline), le design (Bellezza) et la compétition (Velocità).

    1. Timeline : La chaîne du temps

    Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par une exposition temporaire réunissant quatre générations de Duetto, à l’occasion des 60 ans du célèbre Spider. Le parcours chronologique s’ouvre sur l’Alfa 24-HP de 1910, la toute première automobile sortie des ateliers du Portello. C’est dans cette section que prend corps l’ère dirigée par Nicola Romeo, qui donnera son nom définitif à l’entreprise et la poussera vers les sommets de la compétition et de l’exportation. Les deux étages déroulent les grandes icônes populaires et sportives : Giulietta (1955), Giulia (1962), Alfasud, jusqu’aux plus récentes 156 et 8C Competizione.

    2. Bellezza : L’avant-garde du style

    Cette section rassemble les concept-cars et études de style les plus spectaculaires de l’histoire de la carrosserie italienne :

    • La Disco Volante des années 1950, influencée par les débuts de l’ère spatiale.
    • Les silhouettes sculpturales des prototypes Carabo (Bertone) et Iguana (Giugiaro).
    • La 2000 Sportiva et l’Alfa 40/60 HP à la carrosserie aérodynamique en forme de goutte d’eau.
    • En conclusion, un hommage au design de la première série du Spider de 1966, la célèbre Osso di Seppia.

    3. Velocità : L’ADN de la course

    C’est sous la direction de Nicola Romeo que le sport automobile est devenu le banc d’essai indispensable du Biscione. Dans une ambiance tamisée mettant en valeur les galbes des carrosseries de course, la section Velocità expose :

    • L’Alfa Romeo RL victorieuse de la Targa Florio en 1923, la première à arborer le mythique Quadrifoglio.
    • La saga des modèles Tipo 33, véritables monstres de piste ayant donné naissance au prototype de la 33 Stradale.
    • L’Alfa 155 DTM reine des circuits allemands dans les années 90, ainsi que les monoplaces de Formule 1 Brabham-Alfa BT45b (1977) et la test-car Tipo-179F.

    Dans les coulisses : Le dépôt et l’archivio storico

    Pour les passionnés les più exigeants, le Musée d’Arese propose sur réservation deux visites confidentielles :

    • Le Dépôt : Situé dans les étages supérieurs, il abrite les modèles de la collection qui ne sont pas actuellement exposés au public, ainsi que des milliers d’objets, pièces mécaniques et trophées de course.
    • L’Archivio Storico : Véritable trésor documentaire d’Arese, ce centre rassemble 6 kilomètres de rayonnages contenant les actes de fondation d’A.L.F.A. de 1910, les plans techniques d’époque, les registres de production et les affiches publicitaires d’époque. Il demeure accessible sur demande motivée pour les historiens, chercheurs et journalistes (via centrodocumentazione@museoalfaromeo.com).

    Informations pratiques

    • Adresse : Viale Alfa Romeo, Arese (à 20 minutes du centre de Milan).
    • Horaires : Ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 10h00 à 18h00 (dernière entrée à 17h30).
    • Durée moyenne de visite : 1 à 2 heures (hors visite du dépôt).
    • Réservations & visites guidées : Directement sur le site officiel du musée (museoalfaromeo.com).
  • Pebble Beach 2026 : Les célèbres Alfa Romeo BAT en vedette sur l’affiche officielle du 75e anniversaire

    Pebble Beach 2026 : Les célèbres Alfa Romeo BAT en vedette sur l’affiche officielle du 75e anniversaire

    Pour célébrer son 75e anniversaire, le mythique Concours d’Élégance de Pebble Beach a dévoilé la collection d’affiches officielles de son édition 2026. Réalisée par l’artiste britannique reconnu Tim Layzell, cette série de trois œuvres originales rend hommage aux trois piliers de l’événement : le Concours d’Élégance, le Tour d’Elegance et, pour la première fois de son histoire, le souvenir des historiques Pebble Beach Road Races.

    Au cœur de cette célébration artistique et automobile, c’est une véritable légende d’Arese qui s’empare de l’affiche principale : la trilogie des d’inspiration aérodynamique Alfa Romeo BAT.

    L’affiche du Concours : La réunion historique des Alfa Romeo BAT

    Sur l’affiche vedette du Concours d’Élégance, l’artiste met en scène les trois légendaires concept-cars Alfa Romeo BAT (Berlina Aerodinamica Tecnica) s’approchant de la rampe de remise des prix sur les pelouses californiennes.

    Conçue au début des années 1950 sur la base de l’Alfa Romeo 1900 et sculptée par le designer Franco Scaglione pour la Carrozzeria Bertone, la série des BAT avait pour objectif d’explorer les limites de la résistance à l’air pour obtenir le coefficient de traînée le plus bas possible.

    L’affiche réunit les trois œuvres majeures de la lignée :

    • BAT 5 (1953)
    • BAT 7 (1954)
    • BAT 9 (1955)

    Réunies pour la toute première fois de leur histoire à Pebble Beach en 1989 — un moment qui avait profondément ému Nuccio Bertone lui-même —, les trois Alfa Romeo BAT font cette année un retour triomphal en Californie. Leur présence conjointe vient souligner le rôle unique de Pebble Beach dans le rassemblement des automobiles les plus extraordinaires au monde.

    Deux autres affiches d’art pour compléter la trilogie

    Outre l’hommage appuyé au Biscione, la collection d’affiches de cette 75e édition met à l’honneur deux autres icônes italiennes :

    • L’affiche des Pebble Beach Road Races : Elle met en scène l’OSCA MT4-TN Barchetta 1955 emmenée par le pilote Ernie McAfee lors des courses de 1956 sur le tracé exigeant de 1,8 mile à travers la forêt de Del Monte.
    • L’affiche du Tour d’Elegance : Elle immortalise la très rarissime Ferrari 375 America Vignale Cabriolet 1954 (unique exemplaire cabriolet sur les 12 unités de 375 America construites) longeant la côte californienne sur la Highway 1 avec le pont de Bixby Bridge en arrière-plan.

    Infos pratiques pour les collectionneurs

    Les affiches officielles seront proposées à la vente sur place dès le mercredi 12 août 2026 (au Vault at RetroAuto et au stand d’information du Concours Village), puis le dimanche 16 août à l’entrée principale de l’événement.

    Les tarifs annoncés sont de 50 $ l’unité ou 95 $ pour le coffret complet réunissant les trois œuvres. Les stocks restants seront ensuite mis en ligne sur le site officiel de la boutique du concours (theconcoursstore.com).

  • Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Dans le panthéon des designers automobiles italiens, Enrico Fumia occupe une place singulière. Né à Turin en 1948, cet ingénieur aéronautique de formation — diplômé du Politecnico de Turin en 1976 avec une thèse expérimentale sur l’aérodynamique validée dans la soufflerie Pininfarina — a marqué d’une empreinte indélébile le style d’Alfa Romeo.

    Bien qu’il ait mené une brillante carrière managériale chez Pininfarina (dont il est devenu Vice-Directeur Général) plutôt que d’y être un styliste officiel, sa liberté créative lui a permis de signer quelques-uns des plus grands chefs-d’œuvre de la marque milanaise. Du renouveau de la 164 au coup de génie du duo GTV/Spider 916, retour sur le parcours d’un homme qui a su lier la rigueur de l’air à la beauté du métal.

    La connexion secrète avec l’Alfa Montreal dès 1966

    La vocation d’Enrico Fumia pour le dessin automobile remonte à sa plus tendre enfance. Dès l’âge de 15 ans, il fait évaluer ses dessins par la maison Pininfarina. C’est là qu’il rencontre Franco Martinengo, alors directeur du centre de style de Grugliasco, qui lui conseille de s’orienter vers des études universitaires plutôt que vers les écoles de design de l’époque.

    En 1966, le jeune Fumia se fait remarquer en remportant le prestigieux concours Grifo d’Oro Bertone (dans la catégorie Juniors) grâce à son projet futuriste baptisé « Linea 18 ». Un triomphe inattendu face à une concurrence féroce (seuls 1 069 projets furent admis sur plus de 5 000 inscrits). Ce n’est que bien plus tard que l’étudiant découvrira un détail fascinant : les gabarits techniques imposés par Bertone pour le concours étaient en réalité ceux de la future Alfa Romeo Montreal, qui ne sera révélée au public qu’en 1967.

    De l’« Albertina » à la 164 : La berline qui devait être une BMW

    Après son embauche chez Pininfarina en juillet 1976, Fumia propose régulièrement ses idées sous l’œil bienveillant de Leonardo Fioravanti. Son premier projet d’envergure, mené à 100 %, est l’Audi Quartz (présentée au Salon de Genève 1981). Ce concept-car révolutionnaire sur base d’Ur-Quattro fait appel à des matériaux d’avant-garde (Kevlar, carbone, plexiglas) et introduit pour la première fois des projecteurs polyellipsoïdaux totalement inédits développés avec Carello.

    Cette expérience technique va directement servir la création de l’Alfa Romeo 164. À l’origine, Pininfarina travaillait sur deux projets internes de berlines à propulsion : « Alberto » et sa déclinaison plus petite « Albertina » (portant le code interne 154). Enrico Fumia révèle d’ailleurs une anecdote surprenante : avant de devenir une Alfa, ce dessin avait été initialement proposé à BMW pour un projet de berline resté sans suite.

    Lorsque Alfa Romeo décide de s’associer au projet de plateforme commune « Tipo 4 » (qui donnera naissance aux Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000 dessinées par Giugiaro), la direction du Biscione demande à Pininfarina d’adapter le projet de l’« Albertina 154 » sur ce nouveau châssis à traction avant. Après quelques ajustements validés par Fioravanti, le dessin final réinterprété par Fumia est choisi pour devenir la prestigieuse Alfa Romeo 164.

    Le sauvetage esthétique du Duetto (Série 4)

    À la fin des années 1980, le mythique Spider Alfa Romeo (dérivé du Duetto) est en fin de course, lourdement pénalisé sur le plan esthétique par les contraintes réglementaires américaines. Enrico Fumia ne cache pas son aversion pour les versions de l’époque :

    « La dernière version jusqu’alors ne m’avait jamais plu : alourdie et enlaidie par ces pare-chocs « USA » et le spoiler noir. »

    Chargé de réaliser un ultime restylage pour prolonger la production à l’usine de Grugliasco, Fumia s’inspire de la stratégie de Porsche pour le marché américain. Il dessine des boucliers entièrement intégrés et peints de la même couleur que la carrosserie. Ce coup de pinceau salvateur redonne de l’homogénéité et de la pureté à la silhouette du Spider Série 4, lui permettant de finir sa longue carrière en beauté en revenant visuellement à la pureté de ses origines.

    GTV et Spider 916 : L’art du design intemporel

    Le chef-d’œuvre absolu d’Enrico Fumia pour Alfa Romeo reste sans conteste le duo GTV et Spider (génération 916). Pour ce projet mené sous l’égide de Fiat, l’objectif de Fumia était de recréer le célèbre binôme historique Giulietta Spider et Sprint.

    Pour façonner cette ligne agressive et acérée, Fumia conçoit d’abord le Spider, puis le Coupé. Il intègre plusieurs éléments stylistiques forts :

    • Les phares « goutte d’eau » : Il réutilise l’idée des optiques polyellitiques de l’Audi Quartz, logées sous deux petites ouvertures circulaires sur le capot.
    • La ligne de flanc : Il sculpte une profonde nervure plongeante, directement inspirée de la « gouttière » de la 164, qui vient mourir de manière fonctionnelle pour délimiter le couvre-capote du Spider.
    • Le bandeau lumineux arrière : Fumia avait initialement dessiné deux feux traditionnels aux extrémités. C’est la direction d’Alfa Romeo qui lui a demandé d’intégrer un bandeau optique traversant et un écusson avant profondément enfoncé à l’image de la 164, afin d’unifier la signature visuelle de la marque.

    Le résultat est une silhouette d’une modernité telle qu’elle n’a pas pris une ride aujourd’hui, Fumia lui-même qualifiant le duo 916 d’« intemporel » par rapport à la 164.

    Après avoir signé la célèbre Ferrari F90 pour le Sultan de Brunei en 1988, Enrico Fumia quittera Pininfarina pour prendre la direction du Centro Stile Lancia, où il dessinera l’une des citadines italiennes les plus vendues de l’histoire, la Ypsilon, avant de concevoir l’intérieur de la Maserati 3200 GT. Mais pour les Alfistes, il restera à jamais l’homme qui a su redonner au Biscione sa posture de prédateur de la route.

  • Bilan du premier semestre 2026 : Alfa Romeo consolide sa croissance mondiale portée par le Junior et des événements majeurs

    Bilan du premier semestre 2026 : Alfa Romeo consolide sa croissance mondiale portée par le Junior et des événements majeurs

    Le premier semestre 2026 sourit à Alfa Romeo. Grâce au lancement réussi du nouveau Junior, à son expansion géographique et à un calendrier d’événements particulièrement riche, la marque au Biscione consolide sa présence internationale. Dans un marché global pourtant très concurrentiel, le constructeur italien enregistre des résultats commerciaux extrêmement positifs et s’affirme plus que jamais comme une véritable « marque d’amour » (love brand) capable de rassembler les passionnés du monde entier.

    Une expansion commerciale marquée par des hausses spectaculaires

    La présence mondiale d’Alfa Romeo s’étend désormais à 70 pays. Si l’Italie, la France et l’Allemagne confirment sans surprise leur statut de trio de tête pour les volumes de vente, plusieurs marchés clés affichent des progressions remarquables :

    Pays / RégionÉvolution des ventes (H1 2026)Principal levier de croissance
    Royaume-Uni+24 %Dynamique générale de la gamme
    Japon+95 %Succès des berlines et SUV
    Région Asie+50 %Performance globale tirée par le Japon
    Mexique+90 %Arrivée très remarquée du nouveau Junior

    Le Junior s’impose comme le nouveau best-seller

    Commercialisé dans 45 pays, le compact sportif Alfa Romeo Junior est devenu en quelques mois le modèle le plus vendu de la gamme. Disponible en versions hybride et 100 % électrique, il enregistre déjà un mix de vente électrique (BEV) très encourageant de 16 %. Le Junior poursuit également sa conquête internationale en faisant ses grands débuts sur des marchés stratégiques comme le Mexique, Singapour et Taïwan.

    Juste derrière le Junior, les autres piliers de la gamme confirment leur solidité :

    • Alfa Romeo Tonale : Il séduit par sa polyvalence mécanique, la motorisation favorite des acheteurs restant le bloc 1.5 Hybrid de 160 ch, suivie du moteur diesel 1.6 de 130 ch.
    • Giulia & Stelvio : Confirmés au catalogue jusqu’en 2027, la berline et le SUV maintiennent une aura exceptionnelle. Les déclinaisons sportives haut de gamme Quadrifoglio représentent à elles seules environ 7 % du mix total de leurs ventes.

    BOTTEGAFUORISERIE : Le très haut de gamme s’arrache

    Sous l’égide du nouveau département de personnalisation exclusif BOTTEGAFUORISERIE (qui unit le savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati), la marque fait carton plein auprès des collectionneurs :

    • Les 10 exemplaires de la très exclusive Giulia Quadrifoglio Luna Rossa se sont vendus en un temps record après leur révélation mondiale au Salon de Bruxelles en janvier dernier.
    • Du côté de la supercar 33 Stradale (limitée à 33 unités, toutes vendues), les premières livraisons aux clients se déroulent conformément au calendrier en Europe et aux États-Unis.

    « Ce premier semestre 2026 confirme la force du chemin parcouru par Alfa Romeo. Le succès du Junior, la croissance sur nos marchés clés et l’engouement pour nos séries spéciales démontrent notre capacité à attirer de nouveaux clients tout en restant fidèles à nos valeurs de design italien, de sportivité et d’innovation. »

    — Santo Ficili, nouveau Directeur Général d’Alfa Romeo et de Maserati

    Un semestre d’événements, d’histoire et de passion

    Sur le plan de l’image et de l’engagement communautaire, les six premiers mois de l’année ont été d’une intensité rare :

    • Rendez-vous internationaux : Après Bruxelles en janvier, BOTTEGAFUORISERIE a fait ses débuts physiques à l’Ultimate Supercar Garage de Paris en février, avant qu’Alfa Romeo ne s’illustre en avril au Salon de New York.
    • Sport et partenariats : En février, Alfa Romeo a accompagné les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Milan Cortina 2026 en tant que partenaire automobile premium. La marque a également lancé son Alfa Romeo Driving Academy avec la Scuderia de Adamich.
    • Victoires et nautisme : En juin, Alfa Romeo a triomphé sur la mythique course historique des 1000 Miglia grâce à la victoire de l’Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport de 1931. Côté mer, le constructeur a accompagné le voilier Luna Rossa lors de la Preliminary Regatta Sardinia en mai (début du voyage « Road to Naples 2027 ») et a soutenu début juillet la célèbre Foiling Week sur le lac de Garde.
    • Célébrations à Arese : Le Musée historique d’Arese a été le cœur battant du patrimoine de la marque. En mai, Alfa Romeo y a lancé un ouvrage célébrant les 75 ans de collaboration avec les Carabinieri. Puis, le 21 juin, le musée a fêté ses 50 ans en même temps que les 116 ans de la marque. Ce semestre a également permis de célébrer le 150e anniversaire de la naissance du fondateur Nicola Romeo et les 60 ans du mythique cabriolet « Duetto ».
  • Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Après sa présentation statique et ses apparitions exclusives au sein de la « Bottega », l’Alfa Romeo 33 Stradale est enfin passée à l’étape de vérité : l’épreuve de la piste. C’est sur le tracé d’essais historique de Balocco, entre Milan et Turin, que les journalistes britanniques d’Autocar / Auto Express ont pu prendre le volant du « châssis zéro » — l’unique prototype de développement de cette supercar facturée environ 2 millions.

    Une genèse ultra-rapide née de la « Bottega »

    L’histoire de cette 33 Stradale moderne relève du miracle industriel. Les premiers croquis ont été montrés aux clients en 2022, et la voiture a été entièrement vendue avant même d’être officiellement dessinée ou validée par les instances de Stellantis. Pour piloter ce projet exclusif limité à seulement 33 exemplaires, Alfa Romeo a créé une division dédiée baptisée la Bottega, dirigée par Camilla Rostagno.

    Sous la houlette de l’ingénieur en chef Jean-Philippe Delaire (ancien cadre de Citroën Racing en WRC et concepteur de la Peugeot 508 PSE), l’équipe a dû relever un défi de taille : développer une supercar d’exception dans un temps record.

    Sous la robe : L’art du sur-mesure et l’apport de Stellantis

    Pour réussir ce pari, Camilla Rostagno explique que la force du groupe Stellantis a été d’offrir une base matérielle de premier ordre. La 33 Stradale repose ainsi sur la cellule monocoque en fibre de carbone de la Maserati MC20 Cielo, surmontée d’une structure en X en aluminium conçue par Alfa Romeo pour soutenir le toit et rigidifier l’ouverture des portes en élytre.

    Fiche technique de la bête

    • Moteur : V6 biturbo de 3,0 litres développant 621 chevaux à 7 500 tr/min.
    • Transmission : Boîte automatique à double embrayage à 8 rapports, propulsion arrière avec différentiel à glissement limité électronique.
    • Performances : 0 à 100 km/h en 3,0 secondes et une vitesse maximale de 333 km/h.
    • Poids : Environ 1 600 kg.
    • Châssis : Suspensions à double triangulation issues de la Giulia GTA, réglées spécifiquement pour la 33.
    • Freins : Disques en carbone-céramique de 390 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière, gérés par un système by-wire.

    L’assemblage, entièrement artisanal, est actuellement en cours chez le célèbre carrossier Carrozzeria Touring Superleggera, et les dernières livraisons s’étaleront jusqu’à la fin de l’année prochaine.

    La vie à bord : Pureté et noblesse des matériaux

    En s’installant à bord, le journaliste salue immédiatement l’atmosphère lumineuse offerte par les larges surfaces vitrées des portières. Les équipes ont corrigé les petits défauts de jeunesse du prototype (comme la fixation des sangles de tirage de portes en cuir ou la cinématique de l’écran d’infotainment escamotable) pour offrir un niveau de finition digne des plus grands artisans.

    Le grand coup de cœur ergonomique revient au volant à trois branches en aluminium, totalement vierge de tout bouton ou commande tactile. Les commandes essentielles se concentrent sur la console centrale et sur un pavillon de toit garni de commutateurs rotatifs et de basculeurs en aluminium d’une qualité tactile exceptionnelle.

    Sur la piste de Balocco : Une véritable voiture de sport

    Loin de la course à l’armement des hypercars de 1 000 chevaux, l’Alfa Romeo 33 Stradale séduit par son approche directe et honnête. Dépourvue de toute assistance électrique ou d’artifices aérodynamiques excessifs (les appendices aérodynamiques visent uniquement la neutralité de l’appui à haute vitesse pour éviter toute portance), elle se conduit avec une facilité déconcertante au quotidien.

    À Balocco, le V6 biturbo se montre extrêmement disponible et rageur dans les tours, même si les filtres à particules obligatoires étouffent légèrement sa sonorité par rapport au V8 atmosphérique d’une ancienne 8C. La direction s’avère nette, communicative et relativement légère. Le comportement routier offre une confiance totale, se calant sur un léger sous-virage à la limite avant que le différentiel électronique ne vienne catapulter l’auto en sortie de courbe. Le ressenti de la pédale de frein, extrêmement ferme, demande quant à lui une vraie implication physique du conducteur.

    Et pour la France ? Rendez-vous sur vos écrans à la rentrée !

    Que les passionnés français se rassurent : ils n’auront pas à se contenter des essais de la presse britannique pour admirer la belle italienne en action. Alfa Romeo France a également organisé une session d’essais exclusive de la 33 Stradale.

    Pour découvrir les images de cette supercar d’exception sur route et sur piste, ainsi que les retours des essayeurs français, il faudra patienter jusqu’à la rentrée prochaine. Les reportages complets seront diffusés au sein des émissions automobiles phares de TF1 (Automoto) et M6 (Turbo). Préparez vos enregistreurs !

  • Futur C-SUV Alfa Romeo (2027) : Stellantis publie un premier teaser officiel !

    Futur C-SUV Alfa Romeo (2027) : Stellantis publie un premier teaser officiel !

    La stratégie produit d’Alfa Romeo s’accélère et se précise pour la fin de la décennie. À l’occasion de la Table ronde nationale de l’Industrie automobile organisée par le Ministère italien des Entreprises et du Made in Italy (MIMIT), Emanuele Cappellano, Chief Operating Officer de Stellantis Enlarged Europe, a créé la surprise en dévoilant une première image teaser officielle du futur SUV compact du Biscione. Cette illustration donne un premier aperçu exclusif d’un détail du design arrière de ce modèle très attendu.

    STLA Medium et multiénergie au cœur du marché

    Ce futur C-SUV s’inscrit directement dans la feuille de route stratégique « Fastlane 2030 » du constructeur, dont les grandes lignes avaient été présentées le 21 mai dernier lors du Stellantis Investor Day 2026. Pour batailler au centre du marché de manière compétitive, ce nouveau véhicule reposera sur la moderne plateforme STLA Medium du groupe. Fidèle à une approche technique flexible, il bénéficiera de motorisations multi-énergies afin de répondre précisément aux attentes des conducteurs.

    Un pur produit « Made in Italy » attendu pour 2027

    Que les passionnés se rassurent, l’ADN de la marque sera pleinement préservé. L’esthétique et les lignes de ce nouveau SUV compact sont entièrement dessinées par les équipes du Centro Stile Alfa Romeo de Turin. Côté production, le véhicule sera assemblé en Italie, au sein de l’usine Stellantis de Melfi.

    Il faudra toutefois s’armer d’encore un peu de patience pour le découvrir sous toutes ses coutures : la présentation officielle de ce nouveau modèle au Biscione est programmée pour le quatrième trimestre 2027.

  • Leasing social 2026 : S’offrir l’Alfa Romeo Junior pour seulement 199 € par mois !

    Leasing social 2026 : S’offrir l’Alfa Romeo Junior pour seulement 199 € par mois !

    La troisième édition du très attendu dispositif de leasing social en France s’apprête à ouvrir ses portes le 16 juillet 2026. Limité à 50 000 dossiers pour cette année, ce programme gouvernemental permet aux ménages éligibles d’accéder à la mobilité électrique pour un loyer mensuel inférieur à 200 € (hors assurance, entretien et recharge) sur une durée minimale de trois ans.

    Si la majorité des offres du groupe Stellantis se concentre sur des modèles d’entrée de gamme, deux propositions nettement plus exclusives et flatteuses tirent leur épingle du jeu : l’Alfa Romeo Junior et sa cousine la Lancia Ypsilon.

    Leasing Social 2026 : Les critères d’éligibilité

    Pour pouvoir prétendre à ces offres exceptionnelles sans apport personnel (le premier loyer majoré de 7 000 € étant intégralement pris en charge par l’État), les candidats doivent remplir les critères suivants :

    • Avoir un revenu fiscal de référence (RFR) par part inférieur ou égal à 16 880 €.
    • Utiliser le véhicule électrique pour son trajet domicile-travail, avec une distance supérieure à 15 km.
    • S’engager sur un contrat de location de 36 mois et 45 000 km au total (soit 15 000 km/an).

    L’Alfa Romeo Junior Sprint à 199 € / mois : Le sport au quotidien

    Le grand point fort de cette édition 2026 réside dans le choix d’Alfa Romeo de ne pas brader son image. Pour 199 € par mois, vous ne repartez pas au volant d’une version dépouillée, mais bien avec la finition intermédiaire Sprint, particulièrement soignée et dynamique.

    Le ramage et le plumage

    Esthétiquement, cette déclinaison en impose avec ses jantes en alliage de 18 pouces, ses détails extérieurs noir laqué et une très belle sellerie bi-ton mêlant le noir et le bleu. La dotation de série se montre particulièrement généreuse pour la catégorie :

    • Projecteurs LED et présentation sportive.
    • Caméra de recul et caméra à 360°.
    • Hayon mains libres (une rareté à ce niveau de loyer).
    • Climatisation automatique et chargeur de smartphone par induction.

    Sur le plan technique, le SUV électrique milanais embarque le moteur de 156 ch alimenté par une batterie de 54 kWh. Cette configuration éprouvée lui assure des performances toniques et une autonomie théorique de 400 km (cycle WLTP).

    Pourquoi hésiter ?

    Bien que des modèles plus économiques soient disponibles au catalogue Stellantis cette année, l’opportunité de s’offrir un SUV premium au caractère bien trempé comme l’Alfa Romeo Junior pour moins de 200 € par mois est une aubaine rare. Si vous remplissez les critères, préparez votre dossier dès le 16 juillet pour ne pas laisser passer votre chance.

  • Encan d’exception à Pebble Beach : Une rarissime Alfa Romeo 6C 1500 ‘Testa Fissa’ sous le marteau

    Encan d’exception à Pebble Beach : Une rarissime Alfa Romeo 6C 1500 ‘Testa Fissa’ sous le marteau

    La prestigieuse scène de Pebble Beach s’apprête à vibrer à la mi-août 2026 lors d’une vente aux enchères hautement exclusive orchestrée par la maison Gooding & Christie’s. Parmi les pièces maîtresses d’une collection privée américaine vouée à l’amour du Biscione, les acheteurs du monde entier pourront s’affronter pour acquérir des lots exceptionnels comme une Alfa Romeo 8C 2300 et une 8C 2300 Passo Lungo Spider. Toutefois, le véritable joyau historique de cette dispersion est sans conteste une Alfa Romeo 6C 1500 Serie III Super Sport ‘Testa Fissa’ de 1929.

    Née à la fin des années 1920, cette version de compétition se présente dans une forme remarquable, incarnant à elle seule l’âge d’or de l’ingénierie milanaise.

    Vittorio Jano et la genèse du mythe 6C

    La lignée des Alfa Romeo 6C représente l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire automobile, un chef-d’œuvre né du génie de l’ingénieur Vittorio Jano. Sa mission, parfaitement accomplie, consistait à concevoir une machine légère, agile et polyvalente, capable de s’illustrer aussi bien dans les déplacements quotidiens que de terrasser la concurrence sur les circuits européens.

    Si la grande famille des 6C a vu sa cylindrée grimper au fil des ans à 1 750, 1 900, 2 300 et 2 500 cm³, c’est bien la configuration initiale de 1,5 litre qui a allumé la mèche de cette dynastie mécanique. Dévoilée officiellement en avril 1925 au Salone dell’Auto di Milano, la 6C 1500 a pourtant fait patienter ses premiers clients jusqu’en 1927 en raison de retards logistiques dans la mise en fonction de la mythique usine du Portello.

    De la version ‘Normale’ aux monstres sacrés de la piste

    La version d’accès, baptisée 6C 1500 Normale, reposait sur un robuste châssis en acier à longherons et traverses, disponible en empattement court (2 900 mm) ou long (3 100 mm). Cette architecture permettait aux plus grands carrossiers de l’époque de façonner des silhouettes ouvertes ou fermées sur mesure. Sous le capot, le 6-cylindres en ligne de 1 587 cm³ développait initialement 44 chevaux à 4 200 tr/min via une boîte à 4 rapports, offrant un comportement déjà très brillant grâce à un excellent équilibre des masses.

    Pour répondre aux exigences de la compétition, Alfa Romeo a progressivement fait grimper l’indice d’octane et la puissance de son bloc :

    • Version Sport : Poussée à 54 chevaux à 4 400 tr/min.
    • Version Super Sport : Forte de 60 chevaux pour une vitesse de pointe de 135 km/h.
    • Version Super Sport Compressore : Une déclinaison à compresseur développant 76 chevaux et atteignant 155 km/h.
    • Version ‘Testa Fissa’ : Le summum de la performance en piste, poussé à 84 chevaux à un régime impressionnant de 5 500 tr/min, propulsant l’auto à 155 km/h.

    Cette pluie de déclinaisons sportives et de victoires sur piste a définitivement installé le mythe 6C avant l’arrivée des motorisations de plus forte cylindrée. Preuve de l’avant-gardisme de la plateforme, environ dix ans après son lancement, le châssis de la 6C abandonnera ses essieux rigides d’origine pour adopter des suspensions à quatre roues indépendantes, une première absolue pour l’industrie automobile européenne qui scellera la suprématie technique d’Arese.

    Les détails précis du lot et les estimations financières de cette exceptionnelle version ‘Testa Fissa’ seront affinés par la maison de vente à l’approche de la semaine automobile de Monterey, mais les enchères s’annoncent d’ores et déjà stratosphériques.