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  • La trilogie des concepts B.A.T. par Bertone (1953–1955) : Franco Scaglione et la sculpture du vent

    La trilogie des concepts B.A.T. par Bertone (1953–1955) : Franco Scaglione et la sculpture du vent

    Entre 1953 et 1955, la Carrozzeria Bertone et Alfa Romeo ont stupéfait le monde de l’automobile en dévoilant successivement trois prototypes d’avant-garde : les B.A.T. 5, B.A.T. 7 et B.A.T. 9 (Berlinetta Aerodinamica Tecnica). Dessinés par le génie visionnaire de Franco Scaglione sur des châssis d’Alfa Romeo 1900, ces laboratoires roulants ont repoussé les limites de la science aérodynamique, atteignant un coefficient de traînée record de $Cx$ 0,19 et influençant durablement le design moderne.

    Contexte & Genèse du projet

    • L’époque : Au début des années 1950, l’industrie aéronautique et l’avènement des avions à réaction fascinent le design automobile. Alfa Romeo, qui vient d’industrialiser sa berline 1900, s’associe à la Carrozzeria Bertone pour explorer l’impact de la traînée aérodynamique sur la stabilité, les performances et la consommation de carburant à haute vitesse.
    • Les acteurs clés : Le projet est porté par Nuccio Bertone et confié à son chef designer, l’ingénieur en aéronautique et styliste Franco Scaglione. Côté mécanique, Alfa Romeo fournit les châssis roulants motorisés de la 1900 Sprint sous la supervision d’Orazio Satta Puliga.
    • Le cahier des charges : Concevoir trois études de style fonctionnelles capables d’obtenir le coefficient de traînée le plus faible possible avec une motorisation modeste de 100 ch, tout en garantissant un comportement routier imperturbable sans appendices parasites.

    « Avec les projets B.A.T., nous ne voulions pas créer des monstres de foire futuristes, mais traduire les lois mathématiques de l’écoulement des fluides en formes vivantes et sensuelles. »

    — Franco Scaglione, Chef designer de la Carrozzeria Bertone

    Architecture & Innovations Techniques

    • La science des ailerons incurvés : La caractéristique visuelle majeure de la trilogie réside dans ses ailerons arrière incurvés vers l’intérieur, créant un profil en goutte d’eau qui canalise les vortex d’air et neutralise les turbulences à l’arrière du pavillon.
    • Le carénage et la gestion des flux : Les passages de roues avant et arrière sont largement carénés pour réduire la résistance de l’air autour des pneumatiques. Les entrées d’air avant sont réduites au strict minimum nécessaire au refroidissement du radiateur, guidant le flux le long des flancs galbés.
    • L’habitacle bulle façon cockpit d’aviation : Les trois modèles adoptent une verrière panoramique arrondie, un pare-brise affleurant sans montants saillants et une lunette arrière séparée en deux parties par une dérive centrale longitudinale (arête dorsale).
    • La base mécanique 1900 Sprint : Sous cette carrosserie en acier et aluminium se trouve le 4-cylindres en ligne Bialbero de 1 975 cm³ développant 100 à 115 ch, associé à une boîte manuelle à 4 ou 5 rapports. Grâce à leur aérodynamisme exceptionnel, ces autos dépassaient les 200 km/h avec une mécanique de série.

    Fiche d’identité & Données clés

    CaractéristiquesB.A.T. 5 (1953)B.A.T. 7 (1954)B.A.T. 9 (1955)
    Date de présentationSalon de Turin 1953Salon de Turin 1954Salon de Turin 1955
    Coefficient de traînée ($Cx$)0,230,19 (record mondial)~0,25 (orienté série)
    Châssis porteurAlfa Romeo 1900 CAlfa Romeo 1900 CAlfa Romeo 1900 SS
    Architecture moteur4-cylindres Bialbero alu4-cylindres Bialbero alu4-cylindres Bialbero alu
    Cylindrée & Puissance1 975 cm³ / 100 ch1 975 cm³ / 115 ch1 975 cm³ / 115 ch
    TransmissionPropulsion, boîte 4 vit.Propulsion, boîte 5 vit.Propulsion, boîte 5 vit.
    Poids à vide~1 100 kg~1 000 kg~1 050 kg
    Vitesse maximale200 km/h220 km/h205 km/h

    Carrière commerciale, Palmarès et Évolutions

    • B.A.T. 5 (1953) — Le manifeste fondateur :Dévoilée au Salon de Turin 1953, la B.A.T. 5 explore l’élimination des turbulences latérales. Avec ses ouïes frontales horizontales et ses ailerons arrière effilés, elle affiche un $Cx$ mesuré à 0,23, une valeur inédite pour l’époque.
    • B.A.T. 7 (1954) — L’apogée radicale et le record de 0,19 :Pour l’édition 1954, Franco Scaglione pousse la théorie à l’extrême : le nez est encore abaissé, les entrées d’air sont réduites à deux fentes étroites et les ailerons arrière s’enroulent de manière spectaculaire sur le dessus du coffre. La B.A.T. 7 atteint le $Cx$ de 0,19, une prouesse qui reste aujourd’hui encore une référence absolue dans l’industrie automobile.
    • B.A.T. 9 (1955) — Le retour vers la production de série :La dernière création tempère les excès stylistiques pour préfigurer un éventuel modèle de grand tourisme commercialisable : les dérives arrière sont réduites, les roues avant sont découvertes pour faciliter les manœuvres et la face avant intègre pour la première fois le célèbre Scudetto triangulaire Alfa Romeo.
    • L’hommage B.A.T. 11 (2008) :Au Salon de Genève 2008, Bertone présentera la B.A.T. 11, un concept-car moderne basé sur l’Alfa Romeo 8C Competizione, reprenant les lignes signatures de Franco Scaglione.

    L’Héritage et le Regard Collection

    • Descendance stylistique : Les recherches aérodynamiques menées sur la trilogie B.A.T. ont directement nourri la conception des futures Alfa Romeo de série, notamment la Giulietta Sprint Speciale (SS) de 1957 (également dessinée par Scaglione) et la Giulia Série 105.
    • Statut en collection : Inséparables dans l’histoire de l’art automobile, les trois prototypes B.A.T. 5, 7 et 9 ont été réunis par un collectionneur passionné dans les années 1980 avant d’être présentés ensemble dans les plus grands concours d’élégance du monde. Le 28 octobre 2020, le triptyque historique a été adjugé chez RM Sotheby’s à New York pour la somme de 14,84 millions de dollars (environ 12,6 millions d’euros), scellant leur statut d’œuvres d’art inestimables du patrimoine transalpin.
  • Insolite : Evocopter dévoile le « Quadrifoglio Helikopter », un engin volant aux couleurs d’Alfa Romeo

    Insolite : Evocopter dévoile le « Quadrifoglio Helikopter », un engin volant aux couleurs d’Alfa Romeo

    Lors de l’édition 2026 du rassemblement Pista & Piloti sur le circuit d’essais TRIWO de Pferdsfeld, les passionnés du Biscione ont découvert un invité surprise au milieu des 240 sportives historiques : un hélicoptère ultraléger arborant la célèbre livrée Rosso Alfa, les logos au trèfle à quatre feuilles et le lettrage historique de la marque. Conçu par l’entreprise bavaroise Evocopter, cet appareil baptisé ClassiX pousse le souci du détail jusqu’à s’inspirer directement de la berline sportive de référence d’Arese : l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio.

    La passion d’un entrepreneur et propriétaire d’Alfa Romeo

    À l’origine de ce projet singulier se trouve Paul Ressle, fondateur d’Evocopter basé à Schongau, près de Munich. Passionné d’Alfa Romeo depuis l’enfance et propriétaire de plusieurs modèles de collection ainsi que d’une Giulia Quadrifoglio au quotidien, l’entrepreneur allemand a voulu marier son amour de la marque italienne à son expertise aéronautique.

    « Mon objectif était de mettre sur patins un hélicoptère ultraléger extrêmement sûr. Pour le tout premier prototype de ce modèle, il était évident pour moi de m’inspirer de mon Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio. De la peinture extérieure à l’habitacle en cuir et Alcantara, en passant par les emblèmes Quadrifoglio, toute ma passion pour Alfa Romeo a guidé la conception de cet appareil. »

    — Paul Ressle, fondateur d’Evocopter

    Le projet a immédiatement reçu le soutien d’Alfa Romeo Allemagne, qui a invité le constructeur à présenter sa machine lors du rassemblement annuel d’outre-Rhin.

    Une architecture de pointe : carbone et moteur d’aviation

    L’Evocopter ClassiX appartient à la catégorie des hélicoptères ultralégers (UL), soumis à une masse maximale au décollage (MTOM) fixée à 600 kg (pilote, passager et carburant inclus).

    Pour concilier légèreté extrême et rigidité structurelle, l’appareil repose sur un treillis tubulaire en acier chrome-molybdène et fait un usage massif de la fibre de carbone :

    • Composants en carbone : Le fuselage, la cellule de cabine et les pales du rotor principal (7,61 m de diamètre) sont intégralement fabriqués en matériaux composites.
    • Motorisation certifiée : Contrairement à de nombreux appareils ultralégers qui adaptent des blocs automobiles, le ClassiX utilise un authentique moteur d’aviation Lycoming O-360 J2A de 5,9 litres, délivrant 160 ch et un couple de 500 Nm.
    • Sécurité de type compétition : À la manière des monoplaces de course, le réservoir de carburant de 105 litres est constitué d’une vessie en caoutchouc anti-déflagration avec mousse technique interne.

    Deux visions de la performance et de la légèreté

    Si la Giulia Quadrifoglio s’exprime sur le bitume grâce à son V6 Bi-Turbo de 520 ch et ses composants allégés (toit, capot et arbre de transmission en carbone), l’hélicoptère applique une rigueur technique équivalente dans les airs.

    CaractéristiquesEvocopter ClassiX « Quadrifoglio »Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio
    Type d’enginHélicoptère ultraléger (UL)Berline sportive (Propulsion)
    MotorisationLycoming O-360 J2A (4-cyl. à plat)2.9 V6 Bi-Turbo (90°)
    Puissance160 ch (500 Nm)520 ch (600 Nm)
    Structure & MatériauxChâssis tubulaire acier CrMo, composite carbonePlateforme Giorgio, aluminium et carbone
    Masse / Poids367 kg à vide (MTOM : 600 kg)1 660 kg (DIN)
    Vitesse maximale185 km/h (100 kts Vne)308 km/h
    Vitesse de croisière / 0-100130 à 150 km/h (70–80 kts)0 à 100 km/h en 3,9 s
    ConsommationEnv. 27 l/heure à 75 kts10,5 l/100 km (mixte WLTP)
    Tarif de baseÀ partir de 290 000 € HTÀ partir de 100 700 € TTC
  • Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Une météo estivale parfaite, des spécialités italiennes, plus de 240 sportives historiques en piste et près de 3 000 visiteurs venus de toute l’Europe : la neuvième édition de Pista & Piloti a tenu toutes ses promesses les 29 et 30 août sur le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld. Soutenu officiellement par Alfa Romeo, l’événement s’est affirmé comme l’un des temps forts de la saison pour la communauté des Alfisti.

    Deux anniversaires mythiques célébrés en piste

    Le dimanche a été marqué par les démonstrations dynamiques du Gran Premio Alfa Romeo, réunissant plus de 240 voitures de course et de collection réparties en plateaux thématiques.

    Le public a assisté à une grande parade d’honneur célébrant deux jalons de l’histoire milanaise :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : plus de 50 cabriolets de toutes les générations (du Duetto 1966 jusqu’à la 4ᵉ série des années 1990) ont pris la piste pour rendre hommage au chef-d’œuvre de Pininfarina.
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : une vingtaine de modèles historiques à motorisation Boxer (Alfasud TI de course, Alfasud Sprint et Alfa 33) ont fait rugir leurs 4-cylindres à plat pour commémorer la coupe monotype lancée en 1976.

    Première allemande pour la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa

    Pour guider cette parade historique, Alfa Romeo a dévoilé pour la toute première fois au public allemand la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ».

    Développée en collaboration avec l’équipe engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America et limitée à seulement dix exemplaires pour le monde entier (tous déjà vendus), cette version de 520 ch a fait forte impression avec sa robe effet métal liquide, son aileron en fibre de carbone générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant une véritable toile de voile de compétition.

    Piste pour les clients et surprise dans les airs

    Dès le samedi, plus de 100 propriétaires d’Alfa Romeo modernes avaient pu investir le tracé de quatre kilomètres dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, profitant des conseils d’instructeurs professionnels pour exploiter leur véhicule en toute sécurité.

    L’événement a également réservé une surprise de taille venue du ciel : la présentation d’un hélicoptère ultraléger ClassiX signé par Paul Ressle, fondateur d’Evocopter. Construit en grande partie en fibre de carbone, ce prototype unique arborait pour l’occasion une teinte intégrale Rosso Alfa et les célèbres emblèmes du Quadrifoglio.

    « Pista & Piloti est un moment fort chaque année. Voir la ferveur des Alfisti pour nos modèles d’hier et d’aujourd’hui reste une expérience formidable. Les parades des 60 ans du Spider et du Trofeo Alfasud ont démontré à quel point notre communauté s’identifie à la marque. C’est l’occasion idéale de vivre ensemble l’esprit Alfa Romeo. »

    — Veit Liebing, directeur marketing d’Alfa Romeo Allemagne

    Face au succès de cette édition, Marco Wimmer, fondateur de l’agence APPIA et organisateur de l’événement, a d’ores et déjà confirmé la tenue de la 10ᵉ édition anniversaire, programmée pour le dernier week-end d’août 2027.

  • Alfa Romeo dans « Le Mépris » : La flamboyante 2600 Spider Touring au panthéon du cinéma de Jean-Luc Godard

    Alfa Romeo dans « Le Mépris » : La flamboyante 2600 Spider Touring au panthéon du cinéma de Jean-Luc Godard

    Sorti sur les écrans en 1963, Le Mépris de Jean-Luc Godard (adapté du roman d’Alberto Moravia) s’est imposé comme l’un des sommets esthétiques de la Nouvelle Vague et du cinéma mondial. Sublimé par le Technicolor, le format Cinémascope et la musique déchirante de Georges Delerue (Le Thème de Camille), le film met en scène la désagrégation d’un couple incarné par Brigitte Bardot (Camille) et Michel Piccoli (Paul Javal).

    Au cœur de ce drame solaire tourné entre Rome et l’île de Capri, une automobile tient un rôle narratif et symbolique central : une somptueuse Alfa Romeo 2600 Spider carrossée par Touring, compagne mécanique du cynique et richissime producteur américain Jeremy Prokosch (Jack Palance).

    La 2600 Spider Touring : Objet de désir et catalyseur du drame

    Dans la grammaire visuelle de Godard, où les couleurs primaires structurent l’espace et les émotions, l’Alfa Romeo 2600 Spider rouge vif ne fait pas office de simple accessoire de luxe. Elle est le catalyseur immédiat de la rupture :

    • L’instrument du pouvoir et de la séduction : Propriété de Prokosch, le Spider italien incarne la réussite tapageuse, la vitesse et la domination financière. Dès les premières scènes aux studios de Cinecittà, Prokosch invite Camille à monter à ses côtés, tandis que Paul accepte avec complaisance de suivre en taxi. Ce geste fondateur déclenche le mépris irréversible de Camille envers son époux.
    • Le symbole de la rupture : Les virées cheveux au vent le long de la côte tyrrhénienne scellent l’éloignement des protagonistes, faisant du bolide rouge le véhicule d’une fuite sans retour.

    Le noble 6-cylindres en ligne au sommet de la Dolce Vita

    Présentée au Salon de Genève en 1962, l’Alfa Romeo 2600 Spider (Type 106.01) représentait à l’époque le vaisseau amiral décapotable de la maison milanaise :

    • Un 6-cylindres noble et musical : Sous son long capot en aluminium doté d’une discrète prise d’air, la 2600 abritait un bloc 6-cylindres en ligne de 2 584 cm³ à double arbre à cames en tête (Bialbero) alimenté par trois carburateurs double-corps Solex, délivrant 145 ch et capable d’atteindre 200 km/h.
    • Le coup de crayon de Carrozzeria Touring : Avec sa calandre Scudetto encadrée par deux doubles optiques, ses lignes fluides et son châssis raccourci construit selon le procédé breveté Superleggera, la 2600 Spider offrait une prestance royale alliant confort de grand tourisme et sportivité.
    • Une exclusivité rare : Produite à seulement 2 255 exemplaires entre 1962 et 1965, elle incarnait le raffinement italien par excellence face aux productions britanniques ou américaines de l’époque.

    De Cinecittà au tragique dénouement de la Villa Malaparte

    Si l’on aperçoit également une Alfa Romeo Giulietta Spider dans l’effervescence des décors romains, c’est bien la 2600 Spider qui marque l’épilogue tragique du film.

    Après les affrontements psychologiques sur le toit rougeoyant de la Villa Malaparte à Capri, Camille décide de quitter Paul et de regagner Rome en compagnie de Prokosch à bord du Spider. Lancée à pleine vitesse sur une route de campagne, l’Alfa Romeo vient s’encastrer sous la remorque d’un camion-citerne, mettant un point final brutal et poétique à la tragédie.

    En associant la beauté iconique de Brigitte Bardot aux lignes sculpturales de l’Alfa Romeo 2600 Spider Touring, Jean-Luc Godard a gravé à jamais le grand cabriolet milanais dans l’histoire de l’art cinématographique.

  • Alfa Romeo devient la Voiture Officielle du 66ᵉ Salon Nautique International de Gênes

    Alfa Romeo devient la Voiture Officielle du 66ᵉ Salon Nautique International de Gênes

    Du 1ᵉʳ au 6 octobre 2026, la ville de Gênes accueillera la 66ᵉ édition de son prestigieux Salon Nautique International, l’un des trois plus grands rendez-vous maritimes au monde par son envergure industrielle et son audience mondiale. Installé au cœur du Waterfront di Levante, le complexe avant-gardiste imaginé par l’architecte Renzo Piano, l’événement verra Alfa Romeo s’installer comme Voiture Officielle. La marque milanaise mettra à disposition une flotte exclusive dédiée au service de courtoisie de l’organisation tout en exposant ses créations dans les différents espaces stratégiques du salon.

    Le mariage de l’excellence et du style italien

    Ce rapprochement entre la marque au trèfle et le salon ligure repose sur une passerelle naturelle entre deux univers d’élite. L’ingénierie automobile italienne et les chantiers navals de la péninsule partagent depuis toujours une même quête du détail, un sens aigu de la beauté sculpturale et une recherche intransigeante de la performance. Qu’il s’agisse de tracer une trajectoire idéale sur l’asphalte ou de fendre les vagues en mer, cette vision commune de la technologie et de l’art de vivre trouve ici une résonance toute particulière.

    Toute la gamme 2026 mobilisée au Waterfront di Levante

    Pendant les six journées de l’événement, Alfa Romeo déploiera l’ensemble de son catalogue 2026. Les visiteurs et invités pourront approcher le nouveau Junior, le Tonale ainsi que les berlines et SUV Giulia et Stelvio. Les modèles seront visibles aussi bien en exposition statique au sein des différents univers du salon — notamment les espaces Yacht & Superyacht, Sailing World ou Boating Discovery — qu’en service dynamique pour assurer les transferts officiels des personnalités et des délégations internationales.

    L’édition 2026 entend d’ailleurs franchir un nouveau cap après une année 2025 record qui avait attiré 125 000 passionnés, plus de 1 000 bateaux et 90 premières mondiales venues de 45 pays.

    Un partenariat institutionnel sur deux ans avec Confindustria Nautica

    La présence du Biscione à Gênes ne se limitera pas à ce seul rendez-vous d’automne. Cet engagement s’inscrit dans le cadre d’un accord stratégique de deux ans conclu avec Confindustria Nautica, la fédération patronale de l’industrie maritime italienne. Tout au long des années 2026 et 2027, Alfa Romeo accompagnera les temps forts du secteur, à l’image des prestigieux Design Innovation Awards, de la cérémonie du Velista dell’Anno FIV récompensant les meilleurs marins de l’année, ou encore de la Convention SATEC. Une démarche cohérente qui renforce l’ancrage de la marque d’Arese auprès des plus beaux fleurons industriels de la péninsule.

  • Supertest : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio 520 ch poussée dans ses derniers retranchements par SportAuto

    Supertest : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio 520 ch poussée dans ses derniers retranchements par SportAuto

    Face à une concurrence allemande désormais convertie aux transmissions intégrales lourdes et aux usines à gaz hybrides, l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio fait figure d’irréductible gardienne du temple. Passée entre les mains expertes du magazine Sport Auto pour son impitoyable verdict du « Supertest », la berline milanaise — parée de sa spectaculaire robe Vert Montréal — a affronté le chrono sur l’anneau de vitesse de Mortefontaine avant de s’en remettre au coup de volant du pilote Christophe Tinseau sur le sélectif circuit du Val de Vienne.

    Le différentiel mécanique : la vraie métamorphose dynamique

    Si l’évolution esthétique issue du restylage reste mesurée avec l’adoption des projecteurs Matrix LED et du combiné numérique cannocchiale de 12,3 pouces, la vraie révolution se cache sous la tôle. Pour canaliser les 520 ch (+10 ch) de son V6 2.9 Bi-Turbo tout aluminium, Alfa Romeo a abandonné l’ancien système de vectorisation de couple électronique au profit d’un véritable différentiel mécanique à glissement limité.

    Ce choix technique métamorphose le comportement routier en mode Race. Alors que le système précédent pouvait parfois déconcerter le conducteur par des interventions électroniques parasites, ce pont autobloquant classique redonne à la Giulia une progressivité et une authenticité exemplaires. L’angle de dérive se calibre désormais au millimètre avec la pédale d’accélérateur, faisant de la berline italienne une redoutable machine à sculpter des travers sans mauvaise surprise.

    « Ses mises à jour techniques corrigent les précédents couacs, et son nouveau différentiel à glissement limité rend ses réactions plus naturelles. La seule propulsion de la catégorie distille une authenticité rafraîchissante et des plaisirs qui feraient presque regretter l’évolution des choses. »

    — Jacques Warnery, Sport Auto

    Sur l’asphalte du Vigeant : l’analyse de Christophe Tinseau

    Sur les 3 729 mètres du circuit du Val de Vienne, le pilote aux douze participations aux 24 Heures du Mans a signé un temps de référence de 1’50″37. Bien que distancée par une BMW M4 Competition (1’48″34) chaussée de pneus plus agressifs, la Giulia devance des sportives pures comme l’Audi R8 V10 Performance RWD (1’50″48).

    Au-delà du simple chrono, c’est le plaisir de pilotage qui a séduit l’essayeur :

    « J’ai un petit coup de cœur pour les Alfa car elles sont typées, et cette Giulia ressemble à une vraie sportive. Le train avant est un petit peu paresseux en entrée, mais une fois stabilisé et lorsqu’on reprend les gaz, l’auto devient plus légère de l’arrière. Le sous-virage initial est alors effacé et la voiture pivote à l’accélérateur, puis se gère au pied droit. »

    — Christophe Tinseau

    Le pilote ne tarit pas d’éloges sur le moteur et la boîte ZF8 : « Le V6 est bien plein et a du couple. Je fais les mêmes chronos en deuxième ou en troisième dans les épingles, et la boîte est irréprochable en mode manuel. La voiture est une propulsion dont on apprécie la légèreté grâce à un poids encore raisonnable. Elle est vivante et demande beaucoup d’attention quand tu roules vite, surtout après avoir mis en sommeil l’ESP. J’ai pris énormément de plaisir à son volant. »

    Seul bémol relevé lors de cet essai intensif sur piste : les garnitures de freins en acier de série ont souffert de la chaleur après quelques tours lancés, rappelant que l’option freins carbone-céramique à 7 500 euros (ou des plaquettes compétition) demeure indispensable pour les sorties régulières sur circuit.

    Les mesures à Mortefontaine : la pureté face au chronomètre

    Sur les pistes de mesures de Mortefontaine, la Giulia Quadrifoglio a fait parler la poudre :

    • Poids vérifié sur la bascule : 1 719 kg avec les pleins (répartition 53/47 %), une masse particulièrement bien contenue face aux rivales modernes qui flirtent désormais avec les deux tonnes.
    • 0 à 100 km/h : Réalisé en 4,8 secondes, un temps tributaire de l’absence de système Launch Control et de l’adhérence précaire au décollage sur les seules roues arrière.
    • 0 à 200 km/h : Abattu en 13,4 secondes, avec un 1 000 mètres départ arrêté franchi en 22,3 secondes à 245 km/h.
    • Vitesse maximale : Donnée pour 308 km/h en pointe.

    La dernière ballerine du segment

    Face aux sportives aseptisées bardées d’écrans tactiles complexes, la Giulia va droit au but : une molette DNA, quatre modes de conduite, une direction directe et une propulsion pure sans béquille électrique. Comme le conclut la rédaction de Sport Auto, la Giulia Quadrifoglio reste aujourd’hui « la dernière familiale sportive aux talents de danseuse étoile ».

  • Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Ce dimanche 30 août, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld accueille le point d’orgue de l’édition 2026 de Pista & Piloti : le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Pour les passionnés qui n’ont pas fait le déplacement en Rhénanie-Palatinat, l’événement est retransmis en direct vidéo tout au long de la journée.

    À noter : la retransmission ainsi que l’ensemble des commentaires en direct sont intégralement en allemand.

    Plus de 240 bêtes de course en piste

    Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides historiques et sportives d’exception prennent la piste par sessions de trente minutes, entre 9 h 00 et 13 h 00, puis de 14 h 00 à 17 h 00.

    Le plateau fait la part belle aux gloires de la compétition d’Arese :

    • La rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960.
    • Les redoutables Giulia GTA et GTAm du championnat européen de tourisme.
    • L’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca signée Zagato.
    • Les rivales historiques d’époque venues ferrailler face aux Alfa Romeo, dans l’esprit des grandes courses du Nürburgring, de Spa-Francorchamps ou de Monza.

    Deux anniversaires majeurs à l’honneur

    L’édition 2026 célèbre deux grandes étapes du patrimoine Alfa Romeo :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : né en 1966 sous le crayon de Battista « Pinin » Farina, le cabriolet défile à travers ses quatre générations, de la proue arrondie du premier « Duetto » 1.6 jusqu’aux lignes de la quatrième génération achevée en 1994, sans oublier la « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica ».
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : lancée en 1976, cette coupe monotype pionnière en Europe a révélé des talents comme Gerhard Berger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer — Alfasud TI préparées de 115 à 130 ch, coupés Alfasud Sprint et Alfa 33 — se rassemblent pour une parade commémorative.

    Exclusivités modernes : Luna Rossa et Quadrifoglio Oro

    Outre le spectacle en piste, l’événement présente deux nouveautés majeures :

    • La Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa », fabriquée à seulement dix exemplaires pour célébrer le défi italien dans la 38ᵉ Coupe de l’America, avec sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron en carbone (140 kg d’appui) et ses inserts intégrant des fragments de voile de course.
    • La Giulia Quadrifoglio Oro, série dédiée au marché allemand, parée de badges dorés, d’étriers assortis et d’une sellerie cuir exclusive aux surpiqûres or.

    Installez-vous confortablement pour suivre ces démonstrations mécaniques en direct sur le circuit de quatre kilomètres.

  • L’histoire secrète du nom « Giulietta » : Quand Roméo trouva enfin sa Juliette

    L’histoire secrète du nom « Giulietta » : Quand Roméo trouva enfin sa Juliette

    Au printemps 1954, lorsque la sculpturale Giulietta Sprint fait sa première apparition publique au Salon de Turin, Alfa Romeo s’apprête à vivre un tournant industriel décisif. En délaissant les appellations techniques en chiffres et en lettres qui rythmaient la production du Portello depuis des décennies, le constructeur milanais choisit d’humaniser sa future berline populaire avec un prénom féminin chargé de poésie.

    Une soirée parisienne et la réplique d’un prince

    L’anecdote la plus célèbre prend racine à l’automne 1950, en marge du Salon de l’Automobile de Paris. Une délégation de dirigeants et de techniciens d’Arese, comprenant le pilote d’essai Consalvo Sanesi et l’ingénieur-poète Leonardo Sinisgalli, alors conseiller artistique de la marque, se retrouve attablée dans un cabaret de la capitale pour fêter les récents succès de la berline 1900. Intrigué par cette tablée exclusivement masculine venue d’Italie, un noble russe en exil s’approche des convives et lance une boutade qui traversera les décennies : « Vous êtes là, huit Roméos attablés, et vous n’avez pas une seule Juliette avec vous ? »

    L’étincelle littéraire de Leonardo Sinisgalli

    La formule shakespearienne marque profondément les esprits, et en particulier celui de Sinisgalli. Homme de lettres autant que scientifique, il garde ce trait d’esprit en réserve jusqu’au moment où la direction milanaise cherche à baptiser le projet Tipo 750. Face à une voiture pensée pour devenir la « fiancée de l’Italie » et séduire les foyers en plein essor économique, l’évidence s’impose : la marque au trèfle a trouvé sa compagne idéale. Certains historiens rappellent également que l’épouse de Sinisgalli, Giorgina De Rincón, se faisait elle-même appeler Giulietta dans leurs cercles artistiques romains, renforçant encore la portée affective de cette proposition.

    De la loterie nationale au parrainage de Giulietta Masina

    Au-delà de la poésie, le choix du nom répond aussi à un besoin d’incarnation très pragmatique. Pour financer le nouvel outillage industriel nécessaire à la grande série, Alfa Romeo organise en 1952 un emprunt national assorti d’une loterie dont les gagnants recevront les premiers exemplaires sortis d’usine. Donner un nom familier et chaleureux à l’auto permet de faire patienter les souscripteurs face aux inévitables retards de développement de la berline. L’officialisation définitive intervient le 19 avril 1954 au Salon de Turin, où l’actrice Giulietta Masina, épouse de Federico Fellini et vedette du chef-d’œuvre La Strada, accepte de parrainer le modèle en coupant le ruban inaugural aux côtés des dirigeants.

    Une lignée devenue éternelle

    La suite appartient à la grande histoire automobile. Le coupé Sprint, bientôt suivi par la berline et le spider, installe définitivement Alfa Romeo dans le paysage des grands constructeurs européens avec près de 177 000 unités produites. Le patronyme traversera ensuite les générations, réapparu en 1977 sur la berline cunéiforme Tipo 116 à architecture Transaxle, puis réincarné en 2010 sous les traits de la compacte moderne du centenaire, prouvant qu’une simple boutade de comptoir parisienne peut parfois forger l’âme d’une marque pour plus d’un demi-siècle.

  • Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Depuis près d’une décennie, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld, aménagé sur un ancien aérodrome militaire près de Bingen en Rhénanie-Palatinat, s’est imposé comme le point de ralliement incontournable des passionnés du Biscione d’outre-Rhin et des pays frontaliers. Pour son édition 2026, organisée ces 29 et 30 août, l’événement Pista & Piloti confirme son statut de plus grand rassemblement dynamique dédié aux sportives italiennes historiques en Allemagne, orchestrant une spectaculaire passerelle entre glorieux passé en compétition et projets très exclusifs d’aujourd’hui.

    Plus de 240 bêtes de course pour le Gran Premio Alfa Romeo

    Le point d’orgue du week-end se tiendra le dimanche 30 août avec le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides de course et sportives d’exception prendront la piste par sessions de trente minutes tout au long de la journée. Le plateau fera la part belle aux joyaux de compétition d’Arese, à commencer par la rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960, les redoutables Giulia GTA et GTAm qui régnaient sur le tourisme européen, ou encore l’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca façonnée par Zagato. Fidèle à l’esprit du sport automobile d’antan, l’épreuve accueillera également les rivales historiques qui ferraillaient contre les Alfa Romeo sur le Nürburgring, à Spa-Francorchamps ou à Monza.

    Dès le samedi, la piste de quatre kilomètres ouvrira ses virages à une centaine de propriétaires d’Alfa Romeo contemporaines dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, encadrés par des instructeurs professionnels pour exploiter le potentiel dynamique de leur monture en toute sécurité.

    Deux anniversaires majeurs : 60 ans de Spider et un demi-siècle de Trofeo Alfasud

    L’édition 2026 met à l’honneur deux piliers emblématiques du patrimoine de la marque milanaise.

    Le public célébrera tout d’abord les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider, né en 1966 sous le coup de crayon magistral de Battista « Pinin » Farina. De la proue arrondie du premier « Duetto » à moteur Bialbero 1.6 jusqu’à l’épure de la quatrième génération disparue en 1994, en passant par la fameuse « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica », les quatre générations du cabriolet le plus célèbre d’Italie défileront en piste pour commémorer une carrière écoulée à plus de 124 000 exemplaires.

    L’autre grand moment d’émotion sera consacré aux 50 ans du Trofeo Alfasud, lancé en 1976. Véritable matrice des coupes monotypes modernes en Europe, cette formule de promotion disputée sur des Alfasud TI affûtées de 115 à 130 ch a fait vibrer les foules tout en servant de tremplin à de futurs pilotes de Formule 1 tels que Gerhard Berger ou Karl Wendlinger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer historiques, incluant des Alfasud TI de course, des coupés Alfasud Sprint et des Alfa 33, se réuniront sur l’asphalte pour une parade commémorative exceptionnelle.

    Luna Rossa et Quadrifoglio Oro : l’exclusivité moderne en première ligne

    Sur le plan des nouveautés, le constructeur italien profite de l’événement pour dévoiler en première allemande la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ». Façonnée à la main en seulement dix exemplaires en hommage à l’équipe italienne engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America, cette berline d’exception exhibe sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron arrière générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant un authentique morceau de voile de compétition.

    Les visiteurs pourront également découvrir la Giulia Quadrifoglio Oro, une édition spécifiquement réservée au marché allemand qui ressuscite la célèbre appellation des années 1970 et 1980. Cette version se distingue par ses badges dorés exclusifs, ses étriers de frein assortis et une sellerie en cuir haut de gamme ornée de surpiqûres or sur la planche de bord et les contre-portes.

    Accès et retransmission en direct

    Pour les passionnés souhaitant faire le déplacement, le site d’essais TRIWO ouvrira ses portes le dimanche dès 8 h 00, les démonstrations sur piste se déroulant de 9 h 00 à 13 h 00 puis de 14 h 00 à 17 h 00. Les billets d’entrée sont proposés au tarif de 15 euros uniquement via la billetterie en ligne officielle de Pista & Piloti, donnant un accès libre au paddock (gratuité pour les moins de 16 ans). Pour ceux qui ne peuvent rejoindre la Rhénanie-Palatinat, l’intégralité du spectacle mécanique des samedi et dimanche sera retransmise en direct vidéo sur YouTube.

  • Revue de presse : Que vaut l’ultra-exclusive Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa selon Auto Express ?

    Revue de presse : Que vaut l’ultra-exclusive Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa selon Auto Express ?

    Limitée à seulement dix exemplaires dans le monde — tous déjà vendus à un tarif resté secret —, l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa » célèbre l’engagement de la marque au côté du défi italien engagé dans la 38ᵉ Coupe de l’America. Le magazine britannique Auto Express a pu prendre le volant de cette série ultra-confidentielle. Entre hommage nautique, livrée spectaculaire et dynamisme intact de la plateforme Giorgio, voici ce qu’il faut en retenir.

    Un look démonstratif inspiré des voiliers de course

    Visuellement, cette édition spéciale ne passe pas inaperçue :

    • Peinture argent mat « métal liquide » : Une teinte exclusive contrastée par des sections noires sur le capot et la malle arrière.
    • Kit aérodynamique spécifique : Lame avant, ailettes de bouclier (dive planes), jupes latérales élargies, aileron arrière au dessin spécifique et ligne d’échappement signée Akrapovič avec sorties en fibre de carbone.
    • Ambiance intérieure marine : Les sièges baquets Sparco à coque carbone s’habillent d’un textile technique façon néoprène perforé rappelant les gilets de sauvetage. La planche de bord intègre quant à elle un véritable fragment de voile issue du voilier de course engagé dans l’America’s Cup.

    Pas une GTAm mécanique, mais la magie Giorgio toujours intacte

    Contrairement à la radicale Giulia GTAm de 2020, cette version Luna Rossa ne bénéficie pas de modifications de voies élargies ni d’allègement extrême de caisse :

    • Moteur & Transmission : Le V6 2.9 Bi-Turbo développe 520 ch et 600 Nm de couple, associé à la boîte automatique ZF à 8 rapports, au différentiel autobloquant mécanique et aux freins carbone-céramique.
    • Le choc sur la balance en 2026 : C’est sur la route que la berline milanaise rappelle sa supériorité dynamique. Avec ses 1 660 kg, la Giulia accuse environ 200 kg de moins qu’une BMW M3 contemporaine et près de 695 kg de moins que la dernière Audi RS 5.
    • Toucher de route : Auto Express salue une direction incisive comme un scalpel et une fluidité de suspension en mode Dynamic qui survolent les irrégularités de l’asphalte là où ses rivales actuelles réagissent avec la lourdeur de brise-glaces.

    « Il y a dans la réponse de la Giulia une spontanéité totalement unique en 2026. Même si elle n’a pas le traitement châssis d’une GTAm, aucune berline moderne n’est aussi engageante à piloter. »

    — Jordan Katsianis, Auto Express

    Le verdict d’Auto Express : 4,5 / 5

    Le bilan de la rédaction anglaise est très élogieux :

    • Points forts : Comportement routier viscéral, agilité et légèreté incomparables face aux productions actuelles, finition soignée des détails nautiques, présence visuelle unique.
    • Points faibles : Système d’infodivertissement qui accuse le poids des années, aileron arrière clivant, absence d’évolution moteur ou châssis par rapport à une Quadrifoglio standard.

    En résumé, si les artifices stylistiques peuvent sembler tape-à-l’œil pour une auto vendue à un tarif très supérieur à la version classique, la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa reste une célébration magistrale du plaisir de conduire thermique et analogique à l’état pur.