Étiquette : 2026

  • Série Spéciale : Alfa Romeo Spider Niki Lauda Edition (1978), l’hommage américain à la Formule 1

    Série Spéciale : Alfa Romeo Spider Niki Lauda Edition (1978), l’hommage américain à la Formule 1

    À la fin des années 1970, l’engagement d’Alfa Romeo en Formule 1 franchit une étape spectaculaire. Fournisseur du mythique moteur 12-cylindres à plat pour l’écurie Brabham, le constructeur milanais réussit un coup d’éclat magistral pour la saison 1978 en recrutant le double champion du monde en titre : Niki Lauda.

    Pour célébrer l’arrivée du champion autrichien au sein de l’écurie Brabham-Alfa Romeo et séduire le marché nord-américain, la marque dévoile au printemps 1978 une série ultra-exclusive : l’Alfa Romeo Spider Niki Lauda Special Edition.

    350 exemplaires numérotés pour le marché américain

    Produite à seulement 350 unités, cette édition commémorative était strictement réservée aux États-Unis.

    Présentée lors du Grand Prix des États-Unis Ouest à Long Beach en 1978 — où Niki Lauda lui-même fit une apparition promotionnelle au volant du cabriolet —, cette déclinaison transformait l’élégante ligne Coda Tronca de la Série 2 en une monture résolument inspirée par l’univers des circuits :

    • Livrée de course exclusive : Peinte en livrée argentée métallisée (Grigio Chiaro), la carrosserie arborait une bande tricolore rouge, blanche et bleue traversant le capot, les flancs et la malle arrière, rappelant les couleurs de l’écurie Brabham-Alfa Romeo et de son sponsor titre Parmalat.
    • Aérodynamisme précurseur : La poupe recevait un imposant becquet arrière en queue de canard (ducktail spoiler), un appendice stylistique spectaculaire qui préfigurait avec quatre ans d’avance le look de la future Série 3 Aerodinamica.
    • Détails extérieurs : Des stickers latéraux « Niki Lauda F1 » sur les ailes avant et des rétroviseurs sport spécifiques soulignaient son appartenance à la catégorie reine.

    Un habitacle commémoratif signé par le champion

    À l’intérieur, l’Alfa Spider Niki Lauda conservait l’agencement sportif de la Série 2 tout en intégrant des éléments de personnalisation exclusifs :

    • Plaque numérotée sur la planche de bord : Chaque exemplaire recevait une plaque émaillée spécifique fixée face au passager, portant le numéro de châssis de la série (de 001 à 350) et la signature gravée de Niki Lauda.
    • Ambiance grand tourisme : Sièges baquets garnis de vinyle noir, volant sport en bois à trois branches ajourées et cadrans ronds logés sous leurs célèbres casquettes orientées vers le conducteur.

    Fiche technique : Le Bialbero 2.0 sous spécification US

    Sous le capot, l’édition Niki Lauda reprenait le bloc mécanique haut de gamme du Spider 2000 Veloce adapté aux strictes normes environnementales américaines :

    • Moteur : 4-cylindres en ligne Bialbero Nord tout alu, 1 962 cm³
    • Alimentation : Injection mécanique SPICA (Società Pompe Iniezione Cassani & Affini)
    • Puissance : ~115 à 120 ch SAE
    • Transmission : Propulsion, boîte manuelle à 5 rapports
    • Sécurité US : Gros boucliers de protection absorbants en caoutchouc

    De la controverse à la pièce de collection majeure

    À son lancement en 1978, la livrée voyante et l’aileron proéminent de l’édition Niki Lauda n’avaient pas fait l’unanimité auprès des puristes de la première heure attachés à la pureté originelle de Pininfarina.

    Aujourd’hui, le statut de cette série limitée s’est totalement inversé. Avec seulement 350 unités produites et une poignée de survivantes répertoriées dans le monde, l’Alfa Romeo Spider Niki Lauda Edition est devenue l’une des versions les plus rares et recherchées de la dynastie 105/115. Elle incarne le témoignage flamboyant d’une époque dorée où la passion de la Formule 1 s’invitait directement sur la route.

  • Alfa Romeo Edizione Luna Rossa : Tout savoir sur les nouveautés de la série spéciale coiffant la gamme

    Alfa Romeo Edizione Luna Rossa : Tout savoir sur les nouveautés de la série spéciale coiffant la gamme

    Dévoilée dans le décor spectaculaire du golfe de Naples, la nouvelle série spéciale Edizione Luna Rossa vient s’installer au sommet du catalogue d’Alfa Romeo. Déclinée sur les quatre piliers de la marque — Junior, Tonale, Giulia et Stelvio —, cette finition exclusive transpose les codes esthétiques, les matériaux de pointe et l’esprit d’innovation de l’équipe italienne d’America’s Cup sur la route. Si l’ensemble des modèles partage un logo Alfa Romeo rouge exclusif ainsi qu’une palette inspirée de l’univers nautique, le constructeur milanais a développé deux approches produits distinctes selon les segments.

    Junior et Tonale : Première mondiale pour le textile 3D Knit et esprit voile

    Sur les deux SUV compacts de la gamme, l’Edizione Luna Rossa mise sur une alliance entre modernité technique et clins d’œil maritimes. Extérieurement, les deux modèles inaugurent une livrée grise inédite inspirée des équipements de flottabilité de l’équipage, également proposée en blanc ou en noir. Cette teinte est rehaussée par le fameux liseré rouge Luna Rossa qui court sur les flancs et par des éléments de carrosserie peints en noir brillant Glossy Black. La monte pneumatique repose sur des jantes spécifiques « Fori » de 18 pouces sur le Junior et de 20 pouces sur le Tonale.

    L’innovation majeure se situe dans l’habitacle avec l’introduction des revêtements de sièges conçus en technologie 3D Knit, une première absolue à l’échelle du groupe Stellantis. Issu de l’univers de l’activewear, ce procédé de tissage tridimensionnel en fil continu permet de fabriquer l’intégralité de la housse d’un seul tenant, optimisant le maintien tout en éliminant les chutes de matière lors de la production.

    Le traitement de bord varie selon la personnalité des deux véhicules. Le Junior reçoit des panneaux de porte et une assise mariant matières nobles et inserts gris, complétés par des graphismes inspirés de la structure des voiles sur la planche de bord et la console centrale. Le Tonale préfère un garnissage en tissu rehaussé de surpiqûres grises ton sur ton et un éclairage d’ambiance exclusif dont la trame géométrique évoque le gréement des monocoques de course. Les deux modèles profitent en série de pédaliers et de seuils de porte en aluminium, de l’instrumentation numérique Cannocchiale et d’une dotation technologique complète incluant les aides à la conduite de niveau 2.

    Sous le capot, le Junior Edizione Luna Rossa laisse le choix entre le bloc Hybride 1,2 litre turbo de 145 chevaux associé à la boîte eDCT à six rapports (en traction ou transmission intégrale Q4) et la motorisation 100 % électrique de 156 chevaux alimentée par sa batterie de 54 kWh. De son côté, le Tonale propose l’ensemble de ses mécaniques : le Diesel 1.6 de 130 chevaux, l’Hybride 1.5 de 175 chevaux à boîte double embrayage à sept rapports, ainsi que la variante hybride rechargeable Plug-In Hybrid Q4 cumulant 270 chevaux.

    Giulia et Stelvio : Carbone apparent et sellerie haute couture en nylon recyclé ECONYL®

    Pour la berline Giulia et le grand SUV Stelvio, Alfa Romeo a privilégié l’expression la plus sportive et statutaire de l’Edizione Luna Rossa. Proposés en blanc de série ainsi qu’en noir ou rouge Etna, les deux fleurons d’Arese se reconnaissent immédiatement à leurs pièces aérodynamiques en fibre de carbone apparente. Le bouclier avant reçoit une lame spécifique en carbone, tout comme les coques de rétroviseurs qui arborent le monogramme Luna Rossa. La Giulia pousse l’agressivité encore plus loin en reprenant les jupes latérales et le béquet arrière directement dérivés de la déclinaison Quadrifoglio. L’ensemble est campé sur des jantes sombres de 19 pouces sur la berline et de 21 pouces sur le Stelvio, laissant entrevoir des étriers de freins Brembo peints en rouge.

    Dans l’habitacle, l’ambiance sportive atteint un niveau de finition d’exception. La planche de bord et les contre-portes sont tendues de cuir noir surpiqué, entourant de larges placages en véritable fibre de carbone sur la console centrale et les portes. Pour la sellerie, les designers ont marié le cuir naturel au tissu technique ECONYL®, un fil de nylon 100 % régénéré fabriqué à partir du recyclage de filets de pêche récupérés dans les fonds marins. La signature rouge Luna Rossa traverse les assises et vient souligner l’insert en carbone de la planche de bord, complétée par le logo rouge au centre du volant sport.

    La dotation de série de ces versions haut de gamme intègre sans surcoût le toit ouvrant panoramique électrique, le système audio haute fidélité Harman Kardon ainsi que la suspension pilotée à contrôle électronique Alfa Active Suspension.

    Côté motorisations, Giulia et Stelvio Edizione Luna Rossa se concentrent sur le bloc quatre cylindres turbodiesel 2,2 litres accouplé à la transmission automatique ZF à huit rapports. Les clients peuvent opter pour la configuration de 160 chevaux transmise aux seules roues arrière ou pour la variante de 210 chevaux dotée de la transmission intégrale Q4.

  • Alfa Romeo renouvelle son partenariat avec le C2C Festival 2026 à Turin sous le signe de l’avant-pop

    Alfa Romeo renouvelle son partenariat avec le C2C Festival 2026 à Turin sous le signe de l’avant-pop

    Du 29 octobre au 1ᵉʳ novembre 2026, Turin vibrera au rythme de la 25ᵉ édition du C2C Festival, l’un des rendez-vous les plus influents de la scène musicale avant-pop et électronique en Europe. Fidèle à son ancrage dans la capitale piémontaise et à sa volonté de dialoguer avec les nouvelles générations, Alfa Romeo confirme son statut de Mobility Partner officiel de l’événement, pérennisant une collaboration historique qui figure parmi les plus durables du festival.

    Des années « Alfa MiTo Club to Club » aux retrouvailles contemporaines

    L’histoire entre le constructeur au trèfle et le festival turinois ne date pas d’hier. Alfa Romeo a été la toute première marque automobile à s’engager aux côtés de la manifestation en tant que sponsor principal durant sept éditions consécutives, de 2008 à 2014. À cette époque, l’événement portait le nom d’« Alfa MiTo Club to Club », faisant de la citadine sportive d’Arese la véritable machine à énergie d’un rassemblement qui réunissait alors plus de 30 000 passionnés en quête d’expériences sonores alternatives.

    Après plus d’une décennie de parenthèse, la flamme s’est ravivée en 2025 avec un retour remarqué de la marque lors d’une édition record ayant rassemblé 42 000 spectateurs, dont 40 % venus de l’étranger. La reconduction de cet engagement en 2026 confirme la volonté du Biscione de s’inscrire dans la durée au cœur de la création musicale contemporaine.

    Un 25ᵉ anniversaire spectaculaire entre Lingotto, OGR et Teatro Carignano

    Pour célébrer ce quart de siècle, le festival déploie une programmation ambitieuse de plus de vingt concerts répartis sur plusieurs sites emblématiques de Turin. Les festivaliers investiront les vastes halles post-industrielles des OGR Torino et du Lingotto Fiere, ainsi que le somptueux cadre baroque du Teatro Carignano, qui renoue avec l’événement pour la première fois depuis onze ans.

    Les festivités débuteront officiellement le 29 octobre avec le « C2C Festival Grand Opening presented by Alfa Romeo », une soirée d’ouverture orchestrée au Teatro Carignano qui donnera le coup d’envoi de quatre jours d’immersion sonore.

    La musique comme vecteur d’émotions viscérales

    Ce rapprochement avec le C2C Festival s’intègre dans une stratégie globale de communication culturelle menée tambour battant par Alfa Romeo. Ces derniers mois, la marque a multiplié les passerelles avec l’univers musical, qu’il s’agisse de son statut de partenaire mobilité officiel du groupe turinois Subsonica, de son engagement comme partenaire premium du Kappa FuturFestival ou de ses collaborations avec m2o Morning Club. Autant d’initiatives qui partagent un même cap : transformer la recherche stylistique et l’audace technique en émotions brutes, aussi intenses sur scène que volant en main.

  • L’art du voyage à l’italienne : Alfa Romeo s’associe à Anantara pour réinventer le Grand Tour d’Europe

    L’art du voyage à l’italienne : Alfa Romeo s’associe à Anantara pour réinventer le Grand Tour d’Europe

    Traverser le Vieux Continent non pas pour simplement rallier une destination, mais pour laisser les paysages, l’art et l’architecture façonner le voyageur : telle était la quintessence du Grand Tour initié par l’aristocratie européenne au XVIIIᵉ siècle. C’est précisément cette philosophie d’un luxe apaisé et contemplatif qu’Alfa Romeo fait renaître à la rentrée 2026 en s’associant au groupe hôtelier Anantara Hotels & Resorts. Désignée partenaire automobile officiel de l’Anantara Grand Tour of Europe, la marque au Biscione invite les esthètes du volant à redécouvrir le plaisir de la grande route au sein d’itinéraires exclusifs reliant plusieurs des adresses les plus raffinées du continent.

    L’esprit du Grand Tour revisité entre haute hôtellerie et sensations mécaniques

    Loin de la frénésie des déplacements modernes, cette collaboration scelle la rencontre naturelle entre deux maisons guidées par le culte du détail, l’hospitalité d’exception et la passion du voyage. Pour Anantara comme pour Alfa Romeo, chaque étape doit raconter une histoire où la beauté du cadre répond à la pureté des sensations de conduite. Le projet mise sur une approche holistique de l’escapade routière, mariant le confort feutré de demeures historiques et le tempérament dynamique des créations d’Arese.

    Cap au sud : un premier périple sur la côte amalfitaine dès septembre

    Le programme s’ouvre dès ce mois de septembre 2026 avec une première partition baptisée Dolce Vita Tour. Pensé sur trois jours, ce voyage inaugural prend son envol depuis l’Anantara Palazzo Naiadi Rome Hotel, sublime palais néoclassique posé au cœur de la capitale italienne.

    Le convoi quitte ensuite la Ville Éternelle pour s’enfoncer dans les paysages vallonnés des Castelli Romani, avant de rejoindre les hauteurs panoramiques de Ravello. Le clou du spectacle se joue le long des lacets spectaculaires de la côte amalfitaine, suspendus entre mer tyrrhénienne et falaises de calcaire, pour s’achever dans le cadre spectaculaire de l’Anantara Convento di Amalfi Grand Hotel, un ancien monastère du XIIIᵉ siècle perché au-dessus des flots.

    Du V6 Quadrifoglio à la Giulietta des années 1950

    Pour sublimer ces tracés d’exception, les participants disposent d’un garage de choix. La flotte contemporaine s’appuie sur la berline Giulia et le SUV Stelvio, également mobilisés dans leurs redoutables déclinaisons Quadrifoglio, dont les vocalises du V6 biturbo et la rigueur du châssis transcendent chaque enchaînement de virages.

    L’expérience fait également la part belle à la mémoire vivante de la marque. Les amateurs d’authenticité peuvent ainsi prendre le volant de modèles historiques majeurs issus du patrimoine du Biscione, au premier rang desquels figure l’inoubliable Giulietta des années 1950, incarnation absolue de l’élégance transalpine et compagne idéale d’une Dolce Vita retrouvée.

    De Vienne à Budapest : de nouveaux horizons tracés pour 2027

    Cette odyssée ne s’arrêtera pas aux frontières italiennes. Dès 2027, l’Anantara Grand Tour of Europe prendra une envergure transfrontalière en ouvrant de nouveaux parcours, depuis les grands cols alpins jusqu’aux rivages méditerranéens.

    Parmi les tracés déjà annoncés, une traversée culturelle d’Europe centrale reliera l’Anantara Palais Hansen à Vienne jusqu’à l’Anantara New York Palace à Budapest, offrant une plongée architecturale au cœur des anciennes capitales impériales.

    Comme le souligne Eugenio Franzetti, directeur du marketing mondial d’Alfa Romeo, cette alliance célèbre l’essence la plus pure de la marque, faite d’émotion, de style et de dynamisme. Qu’elle se vive au volant d’une sportive moderne ou au rythme tranquille d’une gloire du passé, chaque boucle ambitionne de transformer la route en un souvenir impérissable.

  • 75 Alfa Romeo Montreal réunies en Touraine : Le spectaculaire retour du rassemblement européen après douze ans d’absence

    75 Alfa Romeo Montreal réunies en Touraine : Le spectaculaire retour du rassemblement européen après douze ans d’absence

    Réunir plus de soixante-dix exemplaires d’une sportive d’Arese produite à moins de 4 000 unités relève de l’exploit logistique et de la pure féerie mécanique. C’est pourtant le décor exceptionnel qu’ont pu admirer les riverains et les visiteurs de Touraine du 3 au 6 septembre 2026. Comme le rapporte le quotidien régional La Nouvelle République sous la plume de Jean-Marie Millasseau, soixante-quinze Alfa Romeo Montreal venues d’une dizaine de pays européens ont investi la région pour leur traditionnel rendez-vous international annuel, qui n’avait pas posé ses roues sur le sol français depuis maintenant douze ans.

    Le château royal d’Amboise transformé en musée à ciel ouvert

    C’est au pied des remparts du château royal d’Amboise que ce cortège hors du commun a entamé son périple le jeudi 3 septembre. Sous les yeux ébahis des passants, les coupés dessinés par Marcello Gandini pour Bertone ont transformé l’esplanade historique en une galerie d’art mécanique grandeur nature, alignant leurs célèbres calandres à paupières ajourées et leurs teintes caractéristiques des années 1970, du vert métallisé à l’orange vif en passant par le gris argent.

    Après avoir garé leurs montures dans ce cadre somptueux, les équipages venus d’Allemagne, de Suisse, d’Italie, des Pays-Bas ou de Grande-Bretagne ont partagé un cocktail dînatoire au sein même de la salle du conseil du château, scellant des retrouvailles très attendues sur le territoire national.

    Un tour de force associatif orchestré par des passionnés

    L’organisation d’une telle parade européenne repose sur la dévotion de passionnés de longue date. Conduite par l’amateur Philippe Cauche, cette édition française a nécessité des mois de préparation pour coordonner le voyage et l’accueil de soixante-quinze autos capricieuses dotées de l’exigeant V8 à injection mécanique Spica.

    Rappelons que chaque année, la communauté européenne des propriétaires de Montreal confie l’accueil de son rassemblement itinérant à un pays différent. Voir revenir ce peloton en France après plus d’une décennie d’attente représentait un événement majeur pour les amoureux du modèle, concentrant en un seul lieu près de 2 % de la production mondiale totale survivante.

    De Chenonceau à Chinon : la symphonie du V8 sur les routes du Val de Loire

    Tout au long du week-end, le convoi a sillonné les routes pittoresques de Touraine, reliant plusieurs des plus beaux joyaux du patrimoine architectural français. De Chenonceau à Chinon, la musique rauque et métallique du V8 2,6 litres dérivé de la légendaire Tipo 33 de compétition a résonné le long des coteaux et des bords de Loire.

    Entre patrimoine fluvial, châteaux Renaissance et haltes gastronomiques, cette grande boucle a offert aux participants comme aux spectateurs une parenthèse enchantée, prouvant que plus de cinquante ans après sa genèse à l’Exposition universelle de 1967, le grand tourisme milanais conserve un pouvoir de séduction absolument intact.

  • Haute Couture : Quand Garage Italia réinvente Alfa Romeo en œuvres d’art roulantes

    Haute Couture : Quand Garage Italia réinvente Alfa Romeo en œuvres d’art roulantes

    Fondé à Milan par Lapo Elkann au sein de l’ancienne station-service Agip de Piazzale Accursio restaurée par Michele De Lucchi, Garage Italia s’est imposé comme le temple absolu de la personnalisation transalpine.

    À mi-chemin entre atelier de haute couture, carrosserie d’art et studio de design d’avant-garde, l’officine milanaise a fait d’Alfa Romeo son terrain de jeu privilégié. Des 4C ultra-exclusives à la poésie de la Giulia « Grand Tour », retour sur les créations les plus spectaculaires nées de cette union entre le Biscione et le sur-mesure italien.

    Les Alfa Romeo 4C : Le carbone comme toile de maître

    Grâce à son châssis monocoque en carbone et ses lignes pures signées par le Centro Stile, l’Alfa Romeo 4C s’est prêtée à des métamorphoses artistiques radicales :

    • Alfa Romeo 4C « La Furiosa » (2015)
      Dévoilée au Salon de Dubaï, cette création arbore une spectaculaire peinture dégradée artisanale (sfumato) passant d’un noir mat profond sur le pavillon à un rouge bonbon opalescent satiné baptisé « Rosso Accursio » sur les flancs. À bord, l’habitacle est intégralement tendu d’Alcantara bicolore rouge et noir avec un toucher velours exclusif, des montants de pare-brise jusqu’au tableau de bord.
    • Alfa Romeo 4C « Hokusai » (2016)
      Véritable passerelle entre l’artisanat milanais et la culture nippone, cet exemplaire unique reproduit sur sa carrosserie en carbone blanc nacré la célèbre estampe La Grande Vague de Kanagawa du maître Katsushika Hokusai, peinte à la main à l’aérographe. L’habitacle pousse le raffinement jusqu’à associer du véritable denim brut japonais Kurabo à du cuir blanc pleine fleur Foglizzo.
    • Alfa Romeo 4C « Deadly Snake » by Adidas (2016)
      Née d’une collaboration avec la division football d’Adidas pour le lancement du Deadly Focus Pack, cette 4C se pare d’une livrée intégrale imitant la peau d’un serpent venimeux, réalisée grâce à une technique d’impression texturée exclusive. Le motif reptile se prolonge dans l’habitacle sur les assises et les contre-portes en Alcantara.

    Alfa Romeo Stelvio « Merope » : L’élégance céleste

    Présenté lors du Salon du Meuble de Milan, le Stelvio Merope tire son nom de l’une des sept étoiles de la constellation des Pléiades :

    • Livrée dégradée stellaire : La carrosserie bénéficie d’une technique de peinture complexe simulant le ciel nocturne, passant d’un bleu nuit presque noir sur la partie inférieure à un argent métallique scintillant sur le toit et les montants.
    • Habitacle haute maroquinerie : L’intérieur associe un cuir bleu profond à un ciel de toit en Alcantara perforé à rétroéclairage étoilé, rappelant les constellations astronomiques italiennes.

    Alfa Romeo Giulia « Grand Tour » : La Renaissance italienne sur quatre roues

    Chef-d’œuvre absolu de Garage Italia, la Giulia Grand Tour célèbre la tradition aristocratique des voyages initiatiques à travers l’Italie des XVIe et XVIIIe siècles :

    • Le ciel de pavillon Renaissance : La pièce maîtresse de cette création réside dans son ciel de toit en Alcantara, sur lequel est imprimée en haute définition la fresque baroque Apollon entouré du Soleil peinte par les frères Zuccari au XVIe siècle pour le Palais Farnèse de Caprarola.
    • Harmonie extérieure et matériaux nobles : La carrosserie s’habille d’un bleu profond exclusif aux reflets nacrés, souligné par des détails extérieurs en laiton brossé. L’habitacle mêle du cuir couleur sable, de la laine peignée et des boiseries précieuses rappelant les salons d’époque.

    Récapitulatif des créations Garage Italia x Alfa Romeo

    CréationModèle de baseThématique / Particularité majeureMatériaux intérieurs
    La FuriosaAlfa Romeo 4C CoupéDégradé noir mat vers rouge velours Rosso AccursioAlcantara intégral bicolore rouge & noir
    HokusaiAlfa Romeo 4C SpiderEstampe de la Grande Vague peinte à la mainDenim japonais Kurabo & Cuir Foglizzo
    Deadly SnakeAlfa Romeo 4C CoupéCollaboration Adidas Football / Motif serpent venimeuxCuir & Alcantara à texture reptile
    MeropeAlfa Romeo StelvioHommage céleste / Peinture dégradée nuit étoiléeCuir bleu marine & ciel de toit étoilé
    Grand TourAlfa Romeo GiuliaFresque Renaissance d’Apollon (Palais Farnèse)Ciel Alcantara baroque, finitions laiton

    Ces créations démontrent qu’au-delà de la performance mécanique pure, l’Alfa Romeo moderne demeure un objet d’art plastique et un symbole du luxe sur-mesure à l’italienne.

  • Le moteur 4-cylindres Bialbero « Nord » (1954–1994) : Quarante ans d’hégémonie mécanique

    Le moteur 4-cylindres Bialbero « Nord » (1954–1994) : Quarante ans d’hégémonie mécanique

    Inauguré en 1954 sous le capot de la sublime Giulietta Sprint, le moteur 4-cylindres Bialbero « Nord » d’Alfa Romeo est l’un des groupes motopropulseurs les plus célèbres et durables de l’histoire automobile. Conçu par Giuseppe Busso et produit pendant quatre décennies sans interruption jusqu’au milieu des années 1990, ce bloc tout aluminium à double arbre à cames en tête a défini la signature sonore, le tempérament rageur et la supériorité technique des Alfa Romeo d’après-guerre.

    Contexte & Genèse du projet

    • L’époque : Au début des années 1950, Alfa Romeo prépare sa révolution industrielle avec le projet Tipo 750 (la future Giulietta). Après avoir validé le principe du double arbre à cames en tête sur la grande 1900, la direction d’Arese veut transposer cette technologie de compétition sur une cylindrée plus accessible de 1,3 litre.
    • Les acteurs clés : La conception mécanique est confiée à Giuseppe Busso, sous la supervision du directeur technique Orazio Satta Puliga. Busso imagine un bloc compact, léger, capable d’atteindre des régimes de rotation élevés sans faiblir, tout en restant facilement industrialisable en grande série.
    • L’appellation « Nord » : Le surnom Nord est apparu rétroactivement au début des années 1970 lors du lancement de l’Alfasud, pour distinguer ce moteur assemblé dans l’usine historique d’Arese (au nord de Milan) du nouveau moteur Flat-4 Boxer produit dans l’usine méridionale de Pomigliano d’Arco (au sud).

    « Lorsque nous avons dessiné le Bialbero pour la Giulietta, nous ne voulions pas faire un simple moteur populaire, mais offrir à chaque automobiliste la technologie et les montées en régime d’une mécanique de Grand Prix. »

    — Giuseppe Busso

    Architecture & Innovations Techniques

    • Construction intégrale en alliage léger : Le bloc-moteur et la culasse sont entièrement coulés en aluminium. Les fûts de cylindres reçoivent des chemises humides amovibles en fonte centrifuge, garantissant un refroidissement direct optimal au contact du liquide et une excellente longévité.
    • Distribution par double arbre et chaîne duplex : Deux arbres à cames en tête (DOHC) actionnent directement les soupapes inclinées selon un angle en « V » à 80° (puis resserré sur les versions ultérieures), formant des chambres de combustion hémisphériques. La distribution est entraînée par une double chaîne silencieuse à deux étages (chaîne duplex), réputée pour sa robustesse légendaire.
    • Soupapes d’échappement refroidies au sodium : Afin de dissiper l’intense chaleur générée par les hauts régimes, les tiges des soupapes d’échappement sont creuses et partiellement remplies de sodium métallique. Sous l’effet thermique, le sodium fond et transfère la chaleur de la tête de soupape vers le guide.
    • Carter d’huile cloisonné à ailettes : En fonte d’aluminium nervurée, le carter d’huile intègre des ailettes de refroidissement pour dissiper les calories et un cloisonnement interne évitant tout déjaugeage en appui prononcé.
    • Symboles géométriques d’identification : Pour identifier instantanément la cylindrée sur les chaînes de montage et en atelier, Alfa Romeo gravait un symbole géométrique en relief sur le bossage avant de la culasse :
      • Cercle : 1 300 cm³
      • Triangle : 1 600 cm³
      • Carré : 1 750 cm³
      • Losange / Barre : 2 000 cm³

    Fiche d’identité & Données clés

    CaractéristiquesSpécifications d’usine
    Période de production1954 – 1994 (40 ans de carrière)
    Usine de fabricationPortello puis Arese (Milan, Italie)
    Architecture moteur4-cylindres en ligne, bloc & culasse alu, 2 ACT (DOHC)
    Cylindrées majeures1.3 (1 290 cm³), 1.6 (1 570 cm³), 1.75 (1 779 cm³), 2.0 (1 962 cm³)
    Plage de puissance53 ch (Giulietta Berlina) à 240 ch (75 Turbo IMSA / GTA Corsa)
    Distribution2 soupapes par cylindre commandées par double chaîne
    Systèmes d’alimentationCarburateurs Solex, Weber, Dell’Orto, Injection Spica, Bosch Motronic
    ImplantationLongitudinal avant (propulsion standard et Transaxle)
    Modèles emblématiquesGiulietta (750/101), Giulia (105), Coupé Bertone, Spider Duetto, Alfetta, 75

    Carrière commerciale, Déclinaisons et Évolutions

    • 1954–1965 : L’ère 1300 (Giulietta Série 750/101)D’une cylindrée de 1 290 cm³ (74 × 75 mm), le Bialbero débute à 53 ch sur la berline avant de grimper à 65 ch sur la Giulietta Sprint, 90 ch sur la Sprint Veloce et 100 ch sur la Giulietta Sprint Speciale (SS) et la SZ Zagato.
    • 1962 : L’avènement du 1600 (Giulia Série 105)Pour la berline Giulia TI et le Coupé Sprint GT, la cylindrée passe à 1 570 cm³ (78 × 82 mm). Alimenté par deux carburateurs double-corps Weber 40 DCOE, il développe 92 à 112 ch dans une sonorité métallique devenue culte.
    • 1967 : La maturité du 1750Porté à 1 779 cm³ (80 × 88,5 mm), le 1750 délivre 118 ch sur la 1750 Berlina, le GTV 1750 et le Spider Veloce. Ce bloc est unanimement loué pour son équilibre parfait entre souplesse à mi-régime et hargne dans les tours.
    • 1971 : L’apogée du 2000La cylindrée est augmentée à 1 962 cm³ (84 × 88,5 mm) développant 132 ch sur le 2000 GTV et l’Alfetta.
    • 1986–1987 : Les ultimes évolutions Turbo et Twin Spark
      • 1.8 Turbo (155 à 165 ch) : Greffe d’un turbo Garrett T3 et échangeur sur la Giulietta Turbodelta puis l’Alfa 75 Turbo.
      • 2.0 Twin Spark 8V (148 ch) : Refonte majeure avec culasse à double allumage (2 bougies par cylindre), angle de soupapes réduit à 46° et intégration du premier variateur de phase d’admission (VVT) de série.

    L’Héritage et le Regard Collection

    • Le chant du cygne : Le Bialbero Nord tout aluminium achève sa carrière officielle en 1994 avec la fin de production de l’Alfa Romeo Spider Série 4 et des dernières Alfa 155 8V. Il sera remplacé par les moteurs 16V Pratola Serra à bloc en fonte du groupe Fiat.
    • Statut en collection : Véritable légende de l’art mécanique italien, le Bialbero Nord est plébiscité par les restaurateurs et passionnés pour son accessibilité mécanique, la noblesse de ses pièces taillées dans l’aluminium et la disponibilité quasi intégrale des pièces de rechange. Un exemplaire bien réglé à deux carburateurs Weber reste l’une des expériences auditives et sensorielles les plus pures de l’automobile ancienne.
  • Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    L’année 1966 restera gravée dans l’histoire automobile comme le millésime d’or du roadster transalpin. En l’espace de quelques mois, l’Italie dévoilait deux cabriolets appelés à marquer des générations d’amateurs de conduite à ciel ouvert : l’Alfa Romeo Spider 1600 « Duetto » et la Fiat 124 Spider.

    Rivales directes en concession comme sur les routes de vacances pendant plus de deux décennies, ces deux icônes partageaient de nombreux points communs — à commencer par les ateliers de Pininfarina —, tout en cultivant des philosophies de conduite bien distinctes.

    Design : Deux chefs-d’œuvre signés Pininfarina

    Fait remarquable, les deux constructeurs ont confié le dessin de leur découvrable au même maître carrossier turinois. Pourtant, deux stylistes aux inspirations opposées ont forgé leur identité :

    • Alfa Romeo Spider (Franco Martinengo & Battista Pininfarina) : Une silhouette aérodynamique et sensuelle, caractérisée par sa proue plongeante en amande, ses flancs creusés et son arrière galbé en « os de seiche » (Osso di Seppia), avant d’adopter la poupe tronquée Coda Tronca en 1970.
    • Fiat 124 Spider (Tom Tjaarda) : Un dessin plus anguleux et classique, marqué par ses phares ronds légèrement renfoncés, ses hanches élégamment marquées au niveau des ailes arrière et une ligne de caisse tendue.

    Sous le capot : Bialbero Nord contre Twin-Cam Lampredi

    Sur le plan mécanique, le duel oppose deux légendes de l’ingénierie italienne :

    • Le Bialbero Alfa Romeo : Tout en aluminium, avec chambres de combustion hémisphériques et deux arbres à cames en tête entraînés par chaîne double. Décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000 cm³, il se distingue par des montées en régime hargneuses et une sonorité rauque et métallique reconnaissable entre mille.
    • Le Twin-Cam Fiat (conçu par Aurelio Lampredi) : Bloc fonte et culasse alu à double arbre à cames en tête entraînés par courroie crantée. Décliné de 1,4 l à 2,0 l (de 89 à 133 ch), ce moteur brille par sa vivacité, sa souplesse et sa remarquable régularité à haut régime.

    Les deux modèles proposaient de série une boîte manuelle à 5 rapports — une rareté et un luxe absolu au milieu des années 1960 face aux rivales britanniques (MGB, Triumph) limitées à 4 vitesses.

    Tableau comparatif des fiches techniques

    CaractéristiquesFiat 124 Spider (1.8 CS1) PDFAlfa Romeo Spider (2000 Veloce S2 / S4) PDF+ 1
    Période de production1966 – 1985 (200 000 ex.)1966 – 1993 (124 104 ex.)
    Moteur4-cylindres en ligne DOHC (1 756 cm³)4-cylindres en ligne DOHC (1 962 cm³)
    AlimentationCarburateur double-corps WeberDeux carburateurs double-corps / Injection
    Puissance maxi116 ch à 6 000 tr/min120 à 133 ch
    TransmissionPropulsion, boîte 5 rapportsPropulsion, boîte 5 rapports
    Poids à vide1 052 kg1 020 à 1 150 kg
    0 à 100 km/h~11,5 s~9,5 à 10,5 s
    Vitesse de pointe170 km/h190 à 195 km/h

    Comportement routier : Rigueur et grand tourisme vs sportivité pure

    Sur route sinueuse, les deux italiennes dévoilent des tempéraments complémentaires :

    • La Fiat 124 Spider joue la carte de la grande routière accessible et sécurisante. Très rigide grâce à ses bas de caisse épais, elle offre une excellente absorption des inégalités, un habitacle lumineux et une position de conduite plus ergonomique pour les conducteurs de grande taille.
    • L’Alfa Romeo Spider privilégie les sensations brutes. Avec son levier de vitesses émergeant directement de la console sans tringlerie déportée, son train avant précis et son pont arrière vivant qui se cale parfaitement à la remise des gaz, elle distille une émotion mécanique et un plaisir auditif incomparables.

    Le bilan : Deux visions de la Dolce Vita

    Si la Fiat 124 Spider a séduit les foules par sa polyvalence et sa ligne équilibrée, l’Alfa Romeo Spider conserve ce supplément d’âme, de noblesse mécanique et d’héritage sportif qui fait chavirer le cœur des puristes. Deux chefs-d’œuvre incontournables qui continuent de faire rêver les passionnés de roadsters classiques.

  • Mondial de Paris 2026 : Alfa Romeo dévoilera un concept-car manifeste pour sceller son avenir

    Mondial de Paris 2026 : Alfa Romeo dévoilera un concept-car manifeste pour sceller son avenir

    L’attente touche à sa fin pour la communauté des Alfisti. À l’occasion de l’édition 2026 du Mondial de l’Automobile de Paris, qui se tiendra du 12 au 18 octobre à Paris Expo Porte de Versailles, Alfa Romeo frappera un grand coup en levant le voile sur un tout nouveau concept-car. Définie par le constructeur milanais comme un véritable manifeste stylistique et philosophique, cette étude incarne la vision à long terme du Biscione et réaffirme la force créative du pôle sportif premium au sein de Stellantis.

    Le manifeste émotionnel que les Alfistes espéraient

    Alors que l’industrie automobile mondiale traverse une période de standardisation accélérée, Alfa Romeo entend rappeler ce qui fonde son identité singulière. La marque promet une automobile capable de transcender la simple fonction de transport pour replacer le plaisir de conduite et l’émotion brute au sommet des priorités.

    Ce concept a été imaginé pour célébrer le lien viscéral unissant le conducteur à sa machine, une relation symbiotique que cette création entend pousser vers une intensité inédite. Pensée pour celles et ceux qui cultivent l’amour authentique du pilotage, elle puise sa légitimité dans un siècle d’artisanat mécanique où la rigueur technique s’efface devant la beauté du geste.

    Trois ingrédients sacrés : savoir-faire transalpin, sportivité et rouge viscéral

    Pour donner naissance à ce manifeste, le Centro Stile d’Arese a articulé sa réflexion autour de trois piliers immuables du patrimoine italien. Le projet s’inspire d’abord du savoir-faire artisanal sur mesure, cette approche quasi sartoriale de la conception automobile où chaque courbe et chaque assemblage sont traités avec un sens raffiné de l’esthétique.

    Vient ensuite la recherche permanente du dynamisme et de la sportivité, constitutive de l’histoire en compétition de la marque. Enfin, l’auto s’habille de la couleur rouge, symbole absolu de passion et de ferveur qui accompagne les exploits du Biscione depuis ses origines. La rencontre de ces trois éléments donne corps à une création sans équivoque, résolument tournée vers l’avenir tout en restant fidèle à ses racines les plus pures.

    Rendez-vous le 12 octobre à la Porte de Versailles

    Le public comme les observateurs internationaux pourront approcher ce concept-car tout au long de la semaine du Mondial de l’Automobile, installé au sein du Hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles.

    Le coup d’envoi officiel sera donné lors de la première journée réservée aux médias, le lundi 12 octobre 2026, avec la conférence de presse officielle d’Alfa Romeo programmée précisément à 10 h 55. Un rendez-vous capital qui permettra de découvrir si ce manifeste annonce les lignes d’une future supercar exclusive, d’une grande berline sportive ou de l’héritière très attendue du segment C.

  • Cinéma : Quand Alfa Romeo autorisait le crash de sa 164 dans le chef-d’œuvre « Trois Couleurs : Bleu »

    Cinéma : Quand Alfa Romeo autorisait le crash de sa 164 dans le chef-d’œuvre « Trois Couleurs : Bleu »

    Dans l’histoire des relations entre les constructeurs automobiles et le 7ᵉ Art, les marques imposent généralement des clauses draconiennes : leurs modèles doivent toujours apparaître sous leur meilleur jour, triompher dans les poursuites et surtout ne jamais subir de défaillance mécanique.

    Pourtant, en 1993, Alfa Romeo a fait une entorse spectaculaire et pleine d’élégance à cette règle pour le chef-d’œuvre de Krzysztof Kieślowski, Trois Couleurs : Bleu (Couronné par le Lion d’or à Venise et trois César).

    La 164 : La monture d’un grand artiste au cœur du drame

    Dès les premières minutes du film, la caméra s’attarde sur une somptueuse Alfa Romeo 164 sillonnant une route de campagne brumeuse. À son bord se trouvent un compositeur de renom, son épouse Julie (Juliette Binoche) et leur jeune fille.

    Le choix de l’Alfa 164 pour ce couple d’intellectuels n’a rien d’un hasard : avec sa ligne en coin signée Pininfarina, ses optiques effilées et son habitacle luxueux, la grande berline milanaise incarnait le raffinement, le statut social et la sensibilité esthétique d’un artiste accompli.

    S’ensuit alors la scène charnière qui déclenche toute la quête de liberté du film : la sortie de route brutale du véhicule contre un arbre.

    Un mot d’esprit au générique de fin

    Si voir son fleuron haut de gamme accidenté à l’écran aurait fait fuir la plupart des services marketing, la direction d’Alfa Romeo a fait preuve d’une formidable ouverture d’esprit et d’un profond respect pour le cinéma d’auteur en accordant son autorisation officielle au réalisateur polonais.

    Pour saluer cette marque de confiance et dissiper avec humour toute confusion technique, Krzysztof Kieślowski a glissé une mention unique et savoureuse au générique final :

    « Nous remercions Alfa Romeo qui a autorisé la scène de l’accident à l’Alfa 164 dont la dynamique est bien sûr purement imaginaire. »

    Une confiance absolue dans les qualités de la berline d’Arese

    Cette précision souligne avec malice le décalage entre la fiction dramatique et la réalité technique. Lancée en 1987, l’Alfa 164 était une référence routière de son segment, réputée pour la précision chirurgicale de son train avant, l’endurance de son freinage à disques ventilés avec ABS et la sérénité de son comportement à haute vitesse.

    En acceptant que sa berline phare serve de catalyseur émotionnel à l’une des œuvres les plus poignantes du cinéma contemporain, Alfa Romeo a prouvé qu’elle était bien plus qu’un constructeur : une marque dotée d’une culture artistique et d’une classe incontestables.