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  • 24 juin 1910 : La naissance d’A.L.F.A. et l’aube d’une légende mécanique à Milan

    24 juin 1910 : La naissance d’A.L.F.A. et l’aube d’une légende mécanique à Milan

    Le 24 juin 1910, dans l’effervescence industrielle de la plaine lombarde, un acte notarié scelle la création d’une nouvelle société à Milan : l’Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, rapidement abrégée sous l’acronyme A.L.F.A..

    En reprenant les installations désertées du constructeur français Darracq dans le quartier du Portello, une poignée d’entrepreneurs et d’ingénieurs visionnaires ne fondent pas seulement une marque de voitures : ils posent la première pierre d’un mythe séculaire associant design d’avant-garde, rigueur mécanique et passion de la vitesse.

    Des déboires de Darracq à l’élan du Portello

    L’histoire commence en réalité par un échec commercial. En 1906, l’industriel français Pierre Alexandre Darracq s’associe à des investisseurs italiens menés par le cavalier Ugo Stella pour assembler des voiturettes populaires à Naples, puis au Portello, en banlieue nord de Milan. Mal adaptées aux routes accidentées de la péninsule et pénalisées par une mise au point précaire, les Darracq ne trouvent pas leur public.

    Refusant de voir l’outil industriel péricliter, Ugo Stella prend les rênes du projet. Avec le soutien de financiers lombards, il rachète les parts de Darracq fin 1909 et constitue officiellement l’A.L.F.A. le 24 juin 1910. L’objectif est limpide : concevoir des automobiles pensées dès l’origine pour le marché italien, alliant fiabilité, puissance et élégance.

    Giuseppe Merosi et le coup de maître de la 24 HP

    Pour diriger le bureau d’études, Ugo Stella recrute un jeune géomètre piémontais autodidacte et ingénieur de génie : Giuseppe Merosi.

    Avant même la signature officielle des statuts, Merosi planche sur les plans de la toute première création de la maison : l’A.L.F.A. 24 HP. Dévoilée à l’automne 1910, l’auto surprend par son niveau technique exceptionnel :

    • Un bloc monobloc moderne : Un 4-cylindres en ligne de 4 084 cm³ coulé d’un seul tenant (une architecture d’avant-garde pour l’époque), délivrant 42 ch à 2 200 tr/min.
    • Des performances de pointe : Capable d’atteindre 100 km/h dans sa version Torpedo, la 24 HP brille par sa tenue de route, son châssis rigide à longerons en acier embouti et sa boîte manuelle à 4 rapports.
    • Un succès immédiat : Déclinée en carrosseries Torpedo ou Limousine par des carrossiers milanais de renom (Castagna, Sala), la 24 HP s’écoule à plus de 200 exemplaires et assoit la réputation de robustesse d’A.L.F.A.

    L’invention de l’emblème : La croix rouge et le Biscione

    1910 marque également la naissance de l’un des logos les plus célèbres de l’art industriel. Chargé d’imaginer l’identité visuelle de la nouvelle marque, le dessinateur Romano Cattaneo s’inspire de deux symboles majeurs de la ville de Milan :

    • La croix rouge sur fond blanc : L’étendard de la municipalité milanaise, hérité de la première croisade.
    • Le Biscione : Le serpent héraldique avalant un homme, symbole historique de la famille régnante des Visconti.

    Entourés d’une couronne bleue où s’inscrivent en lettres d’or les mots « ALFA » et « MILANO », séparés par deux nœuds de Savoie (nodi sabaudi) en hommage à la monarchie italienne, ces deux éléments forment l’écusson rond qui ornera la calandre de toutes les productions de l’usine du Portello.

    Les prémices de l’ADN course dès 1911

    Dès cette première année fondatrice, Giuseppe Merosi comprend que la notoriété d’une grande marque se forge sur la piste. En 1911, deux A.L.F.A. 24 HP préparées prennent le départ de la redoutable Targa Florio en Sicile, pilotées par Nino Franchini et Ugo Ronzoni. Si un incident de course prive Franchini d’une victoire promise, la démonstration est faite : le virus de la compétition est inoculé.

    Cinq ans plus tard, en 1915, l’ingénieur napolitain Nicola Romeo prendra le contrôle de l’entreprise pour lui donner son nom définitif, mais l’âme, le blason et le caractère mécanique de la légende étaient bel et bien nés en ce mois de juin 1910 au Portello.

  • Jeu, Set et Match : Alfa Romeo Belux s’allie à l’excellence de Justine Henin

    Jeu, Set et Match : Alfa Romeo Belux s’allie à l’excellence de Justine Henin

    Il y a des rencontres qui semblent écrites d’avance. Celle entre Alfa Romeo Belux et la Justine Henin Tennis Academy en est le parfait exemple. Il ne s’agit pas d’un simple contrat de sponsoring, mais d’une alliance naturelle entre deux univers où l’exigence, l’élégance et la passion sont les maîtres-mots.

    Sur un court de tennis comme sur le bitume, tout est une question de millimètres : le geste juste, le timing parfait et une maîtrise de chaque instant.


    L’innovation au service de la performance

    À l’image d’un match de haut niveau, chaque trajet en Alfa Romeo est pensé comme une expérience sensorielle. Ce partenariat met en avant deux piliers de la gamme actuelle :

    • Alfa Romeo Junior : Ce modèle compact réinterprète l’esprit du Biscione pour une nouvelle génération d’Alfisti. Accessible et durable, il propose l’offre la plus complète de son segment avec des motorisations Ibrida (hybride) et 100 % électriques. La version Junior Veloce trône au sommet de la gamme avec une puissance de 280 ch.
    • Alfa Romeo Tonale : Le premier SUV compact de la marque, qui parvient à équilibrer sportivité, technologie et efficience.

    Une mission de transmission

    Au-delà de la performance mécanique, cette collaboration est une histoire de valeurs humaines. Justine Henin, icône du sport belge et ancienne numéro 1 mondiale, insuffle à son académie une vision faite de rigueur et d’authenticité. En s’associant à elle, Alfa Romeo Belux s’engage à accompagner les talents de demain pour les aider à se dépasser, sur le terrain comme dans la vie.

    Ce partenariat prendra vie à travers une présence lors de tournois majeurs, des rencontres inspirantes et des expériences exclusives destinées à rapprocher les deux communautés.


    Les mots des protagonistes

    « C’est une grande fierté de voir Alfa Romeo s’engager à nos côtés en Belgique. Ensemble, nous souhaitons inspirer et faire grandir une nouvelle génération de sportifs. » — Justine Henin

    « Nous partageons une même culture de la performance, du détail et de l’émotion. Soutenir les talents de demain tout en créant des expériences fortes et authentiques est au cœur de notre démarche. » — Yann Chabert, Directeur Général Alfa Romeo Belgique

  • Nicola Romeo : 150 ans de l’homme qui a donné son nom et son âme au Biscione

    Nicola Romeo : 150 ans de l’homme qui a donné son nom et son âme au Biscione

    Le 28 avril est une date sacrée pour tout Alfiste. Aujourd’hui, nous célébrons le 150e anniversaire de la naissance de Nicola Romeo (1876-1938). Si la marque A.L.F.A. est née en 1910, c’est cet ingénieur napolitain au tempérament de feu qui, en y apposant son nom, a transformé une entreprise en difficulté en une légende mondiale du sport automobile.


    De Naples à Milan : L’ascension d’un visionnaire

    Né à Sant’Antimo en 1876 dans une famille modeste, rien ne prédestinait Nicola Romeo à devenir le géant de l’industrie milanaise. Ingénieur civil et électricien diplômé à Naples puis à Liège, il parcourt l’Europe avant de fonder sa propre entreprise de machines industrielles en 1906.

    C’est en 1915, en pleine Première Guerre mondiale, qu’il rachète l’Anonima Lombarda Fabbrica Automobili (A.L.F.A.). Son génie ? Avoir su convertir l’usine pour l’effort de guerre avant de pivoter, dès 1919, vers ce qui deviendra sa véritable passion : les voitures de tourisme à hautes performances.


    La naissance du « Sport Touring »

    Nicola Romeo n’était pas seulement un industriel ; c’était un stratège qui avait compris, avant tout le monde, que la piste était le meilleur laboratoire technique et le meilleur outil marketing. Sous sa direction, Alfa Romeo adopte une mission claire : concevoir des voitures capables de gagner le dimanche et d’emmener les clients avec élégance le lundi.

    Les dates clés de l’ère Nicola Romeo :

    AnnéeÉvénement MajeurImpact
    1915Rachat de l’A.L.F.A.Début de l’ère industrielle moderne.
    1918Changement de nomL’entreprise devient officiellement Alfa Romeo.
    1923Victoire à la Targa FlorioPremière grande victoire internationale du Biscione.
    1925Premier Championnat du MondeTriomphe de la mythique P2 conçue par Vittorio Jano.

    L’homme qui savait s’entourer des meilleurs

    L’une des plus grandes forces de Nicola Romeo fut son flair pour le talent. C’est sous son impulsion, et avec l’aide d’un certain Enzo Ferrari, qu’il débauche l’ingénieur Vittorio Jano chez Fiat.

    Ce trio de génies va donner naissance à des chefs-d’œuvre mécaniques comme la P2, puis les séries 6C et 8C, des voitures qui ont littéralement défini les standards de l’ingénierie automobile de l’entre-deux-guerres.

    Un héritage immortel

    Nicola Romeo quitte la direction de l’entreprise en 1928, avant d’être nommé Sénateur du Royaume d’Italie en 1929. Il s’éteint en 1938 sur les rives du lac de Côme, laissant derrière lui une marque qui, 150 ans après sa naissance, continue de faire vibrer les passionnés par son « vroom » caractéristique et ses lignes sculpturales.

    Aujourd’hui, que ce soit au Musée d’Arese ou sur les routes du monde entier, chaque fois qu’un moteur Alfa Romeo rugit, c’est un peu du rêve de cet ingénieur napolitain qui reprend vie.

  • Rosso Festival 2026 : Le cœur d’Alfa Romeo a vibré au Mas du Clos

    Rosso Festival 2026 : Le cœur d’Alfa Romeo a vibré au Mas du Clos

    Le week-end des 25 et 26 avril 2026 restera gravé dans la mémoire des Alfistes. Pour sa deuxième édition, le Rosso Festival a posé ses valises sur l’un des tracés les plus techniques et chargés d’histoire de France : le légendaire circuit du Mas du Clos, au cœur de la Creuse.

    Pendant deux jours, la passion s’est déclinée en toutes les nuances de rouge, réunissant un plateau exceptionnel de 200 véhicules couvrant plus de 70 ans d’ingénierie et de design milanais.


    Un voyage temporel de 1955 à 2026

    Après une première édition remarquée à Charade en 2025, le festival a franchi un nouveau cap cette année. Le spectacle était partout, du paddock à la piste, illustrant la généalogie unique du Biscione :

    • Les icônes historiques : Des modèles des années 1960, symboles de l’âge d’or du design italien.
    • Les sportives de légende : Coupés caractériels et berlines survitaminées qui ont forgé la réputation de la marque sur circuit.
    • Le renouveau contemporain : Les derniers modèles de la gamme actuelle, prouvant que l’ADN Alfa Romeo sait se conjuguer au futur.

    Au total, 400 passionnés et une dizaine de clubs ont partagé cette expérience immersive, faisant du Mas du Clos un véritable sanctuaire de l’automobile.


    L’émotion en piste : bien plus qu’un simple rassemblement

    Le Mas du Clos n’est pas un circuit comme les autres. Son tracé exigeant a permis aux participants de tester la sportivité de leurs montures dans un cadre sécurisé et convivial. Entre deux sessions de roulage, les échanges entre collectionneurs et néophytes ont témoigné d’une transmission de savoir et d’une ferveur intacte.

    « Le Rosso Festival illustre parfaitement l’ADN d’Alfa Romeo : une passion sincère, partagée et transmise. Voir 200 Alfa Romeo évoluer sur le circuit du Mas du Clos est une grande fierté. » — Alain Descat, Directeur d’Alfa Romeo France.


    Un rendez-vous désormais incontournable

    Avec le succès de cette édition 2026, le Rosso Festival s’installe durablement comme la référence des événements Alfa Romeo en France. Soutenu par la marque et porté par une communauté soudée, l’événement a prouvé que le lien entre Alfa Romeo et ses clients est plus fort que jamais, fondé sur l’émotion pure et le plaisir de conduire.

  • Mai 1985 : Le lancement de l’Alfa 75, l’ultime berline propulsion 100 % Arese

    Mai 1985 : Le lancement de l’Alfa 75, l’ultime berline propulsion 100 % Arese

    En mai 1985, pour célébrer en grande pompe les trois-quarts de siècle de sa fondation (1910–1985), Alfa Romeo dévoile à la presse internationale celle qui porte fièrement le nom de cet anniversaire : l’Alfa Romeo 75 (nom de code interne Tipo 162B).

    Remplaçante de la Giulietta (Type 116), la 75 ne se contente pas d’incarner le renouveau stylistique de la marque sous la plume acérée d’Ermanno Cressoni : elle reste à jamais dans le cœur des Alfistes comme la toute dernière berline sportive conçue et développée de manière 100 % indépendante par l’usine d’Arese avant le rachat par le groupe Fiat en novembre 1986.

    Le coup de crayon d’Ermanno Cressoni : L’art du profil en coin

    Dessinée par le Centro Stile Alfa Romeo sous la direction du visionnaire Ermanno Cressoni, l’Alfa 75 pousse à l’extrême le style en coin (cuneo) cher à la marque :

    • Une silhouette taillée à la serpe : Une ligne de caisse plongeante vers l’avant, un capot bas, une malle arrière surélevée et un discret bandeau plastique noir courant le long de la ceinture de caisse qui intègre avec malice le bossage de la malle.
    • Un habitacle décalé et ergonomique : La 75 surprend par son frein à main en étrier (la célèbre « poignée en U » intégrant le cendrier), ses commandes de lève-vitres électriques situées sur la console de pavillon au-dessus du rétroviseur, et son module électronique de diagnostic centralisé, l’Alfa Control.

    L’apogée de l’architecture Transaxle

    Sur le plan dynamique, l’Alfa 75 représente l’aboutissement absolu du schéma mécanique Transaxle, hérité de l’Alfetta de 1972 et poussé à son paroxysme :

    • Répartition des masses 50/50 : Moteur longitudinal à l’avant, mais ensemble embrayage-boîte de vitesses-différentiel rejeté sur l’essieu arrière.
    • Train arrière De Dion : Essieu rigide De Dion avec parallélogramme de Watt pour guider parfaitement les roues motrices sans variation de carrossage.
    • Freins arrière « inboard » : Disques de frein arrière accolés à la boîte de vitesses en sortie de différentiel afin de réduire drastiquement les masses non suspendues.

    Ce châssis garantissait une agilité, un pouvoir directionnel et une motricité qui reléguaient la concurrence de l’époque (BMW Série 3 E30, Mercedes 190) au rang de berlines conventionnelles.

    Une palette mécanique d’anthologie dès le lancement

    Dès sa commercialisation au printemps 1985, l’Alfa 75 offre un choix de motorisations d’une grande noblesse :

    • Le Bialbero Nord à carburateurs : Décliné en 1.6 (110 ch), 1.8 (120 ch) et 2.0 (128 ch), alimenté par deux généreux carburateurs double-corps Weber ou Dell’Orto à la sonorité caverneuse.
    • Le légendaire V6 Busso 2.5 Quadrifoglio Verde : Coiffant la gamme à son lancement, le V6 à 60° tout alu de 2 492 cm³ à injection électronique Bosch L-Jetronic délivre 156 ch dans un timbre lyrique inimitable, propulsant la 75 à plus de 210 km/h.
    • Le Turbodiesel VM : Un bloc 2.0 litres de 95 ch, performant pour l’époque.

    Cette base magistrale permettra à Alfa Romeo d’introduire dès les années suivantes la redoutable 75 Turbo (1986), puis la révolutionnaire 75 2.0 Twin Spark (1987) et son différentiel autobloquant à 25 %.

    Le symbole d’une époque dorée

    Produite à plus de 387 000 exemplaires jusqu’en 1992, l’Alfa 75 de 1985 demeure un monument d’ingénierie et de tempérament. Elle clôt avec panache l’ère glorieuse des berlines propulsion nées à Milan, alliant une tenue de route affûtée à la musique viscérale des doubles arbres et du V6 Busso.

  • Quand le surréalisme rencontre le Biscione : L’œuvre oubliée de René Magritte pour Alfa Romeo

    Quand le surréalisme rencontre le Biscione : L’œuvre oubliée de René Magritte pour Alfa Romeo

    René Magritte est aujourd’hui une icône mondiale, un nom qui fait s’envoler les enchères (souvenez-vous de la vente de « L’empire des lumières » pour 121 millions de dollars il y a deux ans). Mais avant de devenir le maître du surréalisme que nous connaissons tous, l’artiste belge a dû, comme beaucoup, se battre pour « nourrir son homme ». Et c’est cette période de vaches maigres qui a donné naissance à une collaboration inattendue avec Alfa Romeo.

    1925 : Magritte, graphiste pour Alfa Romeo

    Il y a un peu plus d’un siècle, le jeune Magritte cherchait encore sa voie. Entre deux expérimentations cubistes et un job de dessinateur dans une fabrique de papier peint, il acceptait des commandes publicitaires pour joindre les deux bouts. C’est ainsi qu’en 1925, il imagine une affiche publicitaire haute en couleur et abstraite pour Alfa Romeo.

    Cette œuvre, loin des pipes et des chapeaux melons, a trouvé refuge dans les pages du magazine automobile belge « Englebert ». Le saviez-vous ? Cette revue, nommée d’après la célèbre marque de pneus (qui fusionnera plus tard avec Uniroyal), a publié la campagne de Magritte à deux reprises, dans ses numéros 59-60 et 61-62.


    Une résonance troublante en 2026

    Relire ces archives centenaires aujourd’hui provoque un étrange sentiment de déjà-vu. En 1938, peu avant la Seconde Guerre mondiale, Magritte déclarait au Musée des Beaux-Arts d’Anvers :

    « Le monde entier autour de nous est surréaliste, comme par exemple cet armement massif… en vue de la paix ».

    En cette année 2026, ses mots résonnent avec une actualité frappante. Mais au-delà du contexte géopolitique, c’est l’esthétique de cette époque qui fascine : un mélange de schémas techniques dignes de manuels de physique et de publicités artistiques d’une audace folle. On en viendrait presque à se demander si le « progrès » n’a pas parfois un goût de régression.

    Alfa Romeo : La marque la plus surréaliste ?

    Il y a une certaine poésie à imaginer une œuvre de Magritte accrochée au mur d’un bureau de passionné d’automobile. Après tout, n’y a-t-il pas de marque plus surréaliste qu’Alfa Romeo ?

    • Le paradoxe passionnel : Tout amateur d’octane rêve (ou devrait rêver) d’avoir une Alfa dans son garage.
    • La réalité des chiffres : Malgré cet amour universel, la marque n’a écoulé que 73 000 exemplaires dans le monde l’an dernier.

    C’est là tout le génie et la tragédie d’Alfa : une aura immense pour une diffusion confidentielle. Un pur produit de l’esprit Magritte, où l’image et l’objet ne semblent jamais tout à fait dire la même chose.

  • L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    Il y a soixante ans, au Salon de Genève 1966, Alfa Romeo présentait celle qui allait devenir l’icône absolue de la « dolce vita » mécanique : la 1600 Spider. Plus connue sous son surnom immortel de « Duetto », elle fête en 2026 ses six décennies d’existence. Avec 28 ans de carrière ininterrompue et plus de 124 000 exemplaires produits, elle demeure le modèle le plus longuement fabriqué et le plus diffusé de l’histoire du Biscione.

    Pour célébrer cet anniversaire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a lancé les festivités le dimanche 19 avril dernier avec une parade spectaculaire et une exposition inédite.


    Arese devient le temple du Spider jusqu’en décembre 2026

    Le Musée d’Arese a inauguré l’exposition temporaire « Spider est Alfa Romeo ». Ce projet unique, intégré au nouveau pôle d’excellence BOTTEGAFUORISERIE, permet aux Alfisti d’exposer leurs propres véhicules aux côtés de la collection officielle.

    L’exposition évoluera au fil de l’année 2026 en quatre phases thématiques :

    • Avril – Juin : Focus sur la 1ère série dite « os de seiche ».
    • Juillet – Août : Honneur à la « coda tronca » (2ème série).
    • Septembre – Octobre : Place à la version « aérodynamique » (3ème série).
    • Novembre – Décembre : Clôture avec la 4ème série (le restylage de 1990).

    La genèse d’un chef-d’œuvre signé Pininfarina

    Succéder à la Giulietta Spider n’était pas une mince affaire. Alfa Romeo a confié cette mission au crayon magistral de Pininfarina. Basée sur la mécanique de la Giulia Sprint GT (avec un empattement réduit à 2 250 mm), la Spider héritait de solutions de pointe : propulsion, boîte cinq rapports et quatre freins à disque.

    Avec seulement 990 kg sur la balance, elle affichait une vitesse de pointe de 185 km/h, propulsée par le mythique quatre cylindres double arbre décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000.

    Pourquoi « Duetto » ?

    Bien que ce nom ne soit jamais devenu officiel en raison de problèmes de droits de marque, il a été choisi par le public lors d’un concours au lancement. Le surnom est resté gravé dans la mémoire collective, porté par un lancement hollywoodien : une croisière sur le paquebot Raffaello entre Gênes et New York en 1966, avec des essais en mer pour les VIP. Sa carrière cinématographique, notamment dans Le Lauréat, a achevé de la transformer en star mondiale.


    Quatre séries, une seule âme

    SériePériodeSurnom / Particularité
    1ère1966–1969« Os de seiche » : Formes arrondies, la plus recherchée.
    2ème1969–1982« Coda tronca » : Arrière coupé, la plus vendue (près de 50 000 unités).
    3ème1983–1989« Aérodynamique » : Influence de la soufflerie, pare-chocs intégrés.
    4ème1989–1994« Série IV » : Retour aux lignes fluides et épurées.

    Alfa Romeo Classiche : Faire revivre la légende

    Aujourd’hui, la Duetto est la reine des Officine Classiche de Turin. Pour les propriétaires souhaitant préserver ce patrimoine, Alfa Romeo propose trois services d’excellence :

    1. Certificat d’Origine : Vérification de la configuration d’usine via le numéro de châssis.
    2. Certification d’Authenticité : Inspection technique rigoureuse pour garantir l’originalité des composants.
    3. Restauration : Entretien ou remise à neuf complète selon les spécifications d’origine par les mains qui ont conçu ces voitures.

    Le Spider Duetto n’est pas seulement un souvenir ; c’est une source d’inspiration active pour les futurs modèles du Biscione.

  • Alfa Romeo Driving Academy : Maîtrisez le Biscione au cœur de la Motor Valley

    Alfa Romeo Driving Academy : Maîtrisez le Biscione au cœur de la Motor Valley

    La performance n’est rien sans la maîtrise. Fort de ce constat, Alfa Romeo renouvelle et intensifie son partenariat historique avec la Scuderia de Adamich pour donner naissance à la toute nouvelle Alfa Romeo Driving Academy.

    Opérationnelle depuis l’Autodrome de Varano de’ Melegari, cette académie s’appuie sur une collaboration née en 1991 pour offrir aux particuliers et aux entreprises une immersion totale dans l’univers du pilotage haute performance.


    Un partenariat historique tourné vers l’avenir

    Fondée par Andrea de Adamich, ancien pilote de Formule 1 intimement lié à l’histoire d’Alfa Romeo en compétition, la Scuderia est aujourd’hui une référence européenne. Ce nouveau chapitre s’inscrit dans l’écosystème BOTTEGAFUORISERIE, projet d’excellence qui unit les savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati pour créer des expériences sur mesure.

    Installée au cœur de la Motor Valley italienne, l’académie bénéficie d’un tracé technique exigeant, idéal pour apprendre à « ressentir » l’équilibre d’un châssis et l’adhérence des pneumatiques sous la supervision d’instructeurs professionnels issus du circuit et du rallye.


    Quatre niveaux pour sculpter votre pilotage

    L’académie propose un parcours progressif adapté à tous les profils, du conducteur souhaitant affiner ses réflexes au pilote en quête de perfection technique.

    ProgrammeObjectif principal
    Conduite SécuriséeAffiner les réflexes et gérer les situations critiques avec sang-froid.
    Conduite ÉvoluéeApprofondir la connaissance du véhicule et repousser ses limites en sécurité.
    Conduite SportiveExplorer les capacités dynamiques de la voiture à haute intensité.
    Conduite AvancéeNiveau ultime pour porter sa technique de pilotage vers l’excellence.

    Une flotte multi-énergies sur le bitume

    Pour la première fois, l’académie met à disposition l’intégralité de la gamme du Biscione, permettant de tester les différentes architectures et motorisations développées par la marque :

    • Junior (incluant la version 100 % électrique).
    • Tonale (Hybride).
    • Giulia et Stelvio (Turbo essence et diesel).

    L’idée est de démontrer que, peu importe l’énergie (électrique ou thermique), l’ADN Alfa Romeo — cette connexion homme-machine viscérale — reste intact.

    « Les Alfa Romeo sont conçues pour être conduites avec une passion viscérale. Avec l’Alfa Romeo Driving Academy, nous transformons la vitesse en une expérience de contrôle absolu et de plaisir intense. »

    — Santo Ficili, Directeur général d’Alfa Romeo.


    Informations pratiques

    • Lieu : Autodrome de Varano de’ Melegari (Parme, Italie).
    • Public : Particuliers et entreprises (Team building, formation).
    • Réservations : guidasicura.it.
  • Giorgia Meloni à l’Élysée : Le « Rouge Alfa » du Stelvio éclipse la grisaille diplomatique

    Giorgia Meloni à l’Élysée : Le « Rouge Alfa » du Stelvio éclipse la grisaille diplomatique

    C’est une image qui n’est pas passée inaperçue dans la cour d’honneur du Palais de l’Élysée. Ce vendredi 17 avril 2026, à l’occasion d’une conférence internationale sur la sécurisation du Détroit d’Ormuz, la présidente du Conseil des ministres italienne, Giorgia Meloni, a fait une arrivée remarquée pour sa rencontre avec Emmanuel Macron.

    Loin de la discrétion habituelle des berlines noires blindées, la dirigeante a choisi de porter haut les couleurs de l’industrie transalpine en s’affichant à bord d’un Alfa Romeo Stelvio d’un rouge éclatant.

    Le « Made in Italy » comme message diplomatique

    Le choix de ce véhicule n’a rien d’anecdotique. Pour une dirigeante de ce rang, la voiture de fonction est un outil de communication puissant. En optant pour le SUV du Biscione, Giorgia Meloni réaffirme son soutien indéfectible à l’excellence mécanique de son pays.

    Le détail qui a particulièrement retenu l’attention des photographes ? Une coordination parfaite entre le véhicule et sa passagère : Giorgia Meloni arborait une tenue assortie au célèbre Rouge « Alfa » de son Stelvio.

    Une supériorité thermique face au parc français

    L’audace ne s’arrête pas à la couleur. Les observateurs n’ont pas manqué de souligner le contraste avec la flotte présidentielle française :

    • Puissance : Le Stelvio utilisé par la dirigeante italienne dispose d’une motorisation thermique bien plus musclée que les véhicules hybrides ou électriques souvent mis à disposition de la présidence française.
    • Caractère : Là où l’Élysée privilégie la sobriété du gris ou du noir, l’Italie s’impose avec une monture vibrante et passionnée.

    Un SUV toujours au sommet de sa forme

    Pour rappel, l’Alfa Romeo Stelvio reste l’un des piliers de la gamme, avec un prix d’appel débutant aux alentours de 55 800 € (en version diesel 160 ch finition Sprint). Ce passage remarqué sous les ors de la République française offre au SUV italien une exposition médiatique exceptionnelle, prouvant que même après plusieurs années de carrière, son design reste une référence absolue en termes de prestance.

  • Triplé historique pour Alfa Romeo : Le design italien sacré par les lecteurs d’Auto Bild en 2026

    Triplé historique pour Alfa Romeo : Le design italien sacré par les lecteurs d’Auto Bild en 2026

    Le design italien continue de faire chavirer les cœurs, même de l’autre côté du Rhin. Pour cette édition 2026 du prestigieux concours « Die besten Marken in allen Klassen » (Les meilleures marques dans toutes les catégories) organisé par le magazine allemand AUTO BILD, Alfa Romeo a réalisé un véritable coup de maître en raflant trois distinctions majeures.


    Le Design comme fer de lance

    Ce n’est pas la première fois que le Biscione brille dans cette compétition, mais cette année, la victoire a une saveur particulière avec un record de participation dépassant les 50 000 votes. Les lecteurs ont placé le style Alfa Romeo au sommet dans trois classements distincts :

    • Catégorie « Berlines intermédiaires » : Un titre porté par l’indémodable élégance de l’Alfa Romeo Giulia.
    • Catégorie « SUV Moyens » : Où l’Alfa Romeo Tonale a su imposer ses lignes modernes et dynamiques.
    • Classement Général Design : Une victoire globale qui couronne l’ensemble de la gamme, incluant le nouveau Junior et le Stelvio.

    Une reconnaissance du « Centro Stile »

    Pour Christine Schulze Tergeist, directrice de Stellantis Premium Brands Germany, ce résultat confirme que l’esthétique italienne reste une valeur refuge pour les passionnés d’automobile les plus exigeants :

    « Ce succès dans les catégories design montre que le style typiquement italien et la sportivité marquée de nos modèles sont toujours très bien accueillis par les fans de voitures allemands. Ce compliment s’adresse avant tout aux équipes du Centro Stile Alfa Romeo en Italie. »

    Avec 52 marques en compétition réparties dans 14 catégories, voir Alfa Romeo s’imposer ainsi pour la 15e édition de ce concours témoigne de la force émotionnelle intacte du constructeur milanais.