Auteur/autrice : clubalfa

  • Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Dans le panthéon des designers automobiles italiens, Enrico Fumia occupe une place singulière. Né à Turin en 1948, cet ingénieur aéronautique de formation — diplômé du Politecnico de Turin en 1976 avec une thèse expérimentale sur l’aérodynamique validée dans la soufflerie Pininfarina — a marqué d’une empreinte indélébile le style d’Alfa Romeo.

    Bien qu’il ait mené une brillante carrière managériale chez Pininfarina (dont il est devenu Vice-Directeur Général) plutôt que d’y être un styliste officiel, sa liberté créative lui a permis de signer quelques-uns des plus grands chefs-d’œuvre de la marque milanaise. Du renouveau de la 164 au coup de génie du duo GTV/Spider 916, retour sur le parcours d’un homme qui a su lier la rigueur de l’air à la beauté du métal.

    La connexion secrète avec l’Alfa Montreal dès 1966

    La vocation d’Enrico Fumia pour le dessin automobile remonte à sa plus tendre enfance. Dès l’âge de 15 ans, il fait évaluer ses dessins par la maison Pininfarina. C’est là qu’il rencontre Franco Martinengo, alors directeur du centre de style de Grugliasco, qui lui conseille de s’orienter vers des études universitaires plutôt que vers les écoles de design de l’époque.

    En 1966, le jeune Fumia se fait remarquer en remportant le prestigieux concours Grifo d’Oro Bertone (dans la catégorie Juniors) grâce à son projet futuriste baptisé « Linea 18 ». Un triomphe inattendu face à une concurrence féroce (seuls 1 069 projets furent admis sur plus de 5 000 inscrits). Ce n’est que bien plus tard que l’étudiant découvrira un détail fascinant : les gabarits techniques imposés par Bertone pour le concours étaient en réalité ceux de la future Alfa Romeo Montreal, qui ne sera révélée au public qu’en 1967.

    De l’« Albertina » à la 164 : La berline qui devait être une BMW

    Après son embauche chez Pininfarina en juillet 1976, Fumia propose régulièrement ses idées sous l’œil bienveillant de Leonardo Fioravanti. Son premier projet d’envergure, mené à 100 %, est l’Audi Quartz (présentée au Salon de Genève 1981). Ce concept-car révolutionnaire sur base d’Ur-Quattro fait appel à des matériaux d’avant-garde (Kevlar, carbone, plexiglas) et introduit pour la première fois des projecteurs polyellipsoïdaux totalement inédits développés avec Carello.

        [ Projet interne Pininfarina "Alberto" ] ──► Propulsion (Annulé)
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             [ Projet "Albertina" / Code 154 ] ──► Transposé sur plateforme "Tipo 4"
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                           ▼
                 [ ALFA ROMEO 164 ] (1987)
    

    Cette expérience technique va directement servir la création de l’Alfa Romeo 164. À l’origine, Pininfarina travaillait sur deux projets internes de berlines à propulsion : « Alberto » et sa déclinaison plus petite « Albertina » (portant le code interne 154). Enrico Fumia révèle d’ailleurs une anecdote surprenante : avant de devenir une Alfa, ce dessin avait été initialement proposé à BMW pour un projet de berline resté sans suite.

    Lorsque Alfa Romeo décide de s’associer au projet de plateforme commune « Tipo 4 » (qui donnera naissance aux Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000 dessinées par Giugiaro), la direction du Biscione demande à Pininfarina d’adapter le projet de l’« Albertina 154 » sur ce nouveau châssis à traction avant. Après quelques ajustements validés par Fioravanti, le dessin final réinterprété par Fumia est choisi pour devenir la prestigieuse Alfa Romeo 164.

    Le sauvetage esthétique du Duetto (Série 4)

    À la fin des années 1980, le mythique Spider Alfa Romeo (dérivé du Duetto) est en fin de course, lourdement pénalisé sur le plan esthétique par les contraintes réglementaires américaines. Enrico Fumia ne cache pas son aversion pour les versions de l’époque :

    « La dernière version jusqu’alors ne m’avait jamais plu : alourdie et enlaidie par ces pare-chocs « USA » et le spoiler noir. »

    Chargé de réaliser un ultime restylage pour prolonger la production à l’usine de Grugliasco, Fumia s’inspire de la stratégie de Porsche pour le marché américain. Il dessine des boucliers entièrement intégrés et peints de la même couleur que la carrosserie. Ce coup de pinceau salvateur redonne de l’homogénéité et de la pureté à la silhouette du Spider Série 4, lui permettant de finir sa longue carrière en beauté en revenant visuellement à la pureté de ses origines.

    GTV et Spider 916 : L’art du design intemporel

    Le chef-d’œuvre absolu d’Enrico Fumia pour Alfa Romeo reste sans conteste le duo GTV et Spider (génération 916). Pour ce projet mené sous l’égide de Fiat, l’objectif de Fumia était de recréer le célèbre binôme historique Giulietta Spider et Sprint.

                                      [ Concept Audi Quartz (1981) ]
                                                    │
                              (Optiques circulaires polyellitiques)
                                                    │
                                                    ▼
       [ Gouttière inclinée 164 ] ──► [ ALFA ROMEO GTV & SPIDER (916) ] ◄── [ Bandeau arrière continu 164 ]
    

    Pour façonner cette ligne agressive et acérée, Fumia conçoit d’abord le Spider, puis le Coupé. Il intègre plusieurs éléments stylistiques forts :

    • Les phares « goutte d’eau » : Il réutilise l’idée des optiques polyellitiques de l’Audi Quartz, logées sous deux petites ouvertures circulaires sur le capot.
    • La ligne de flanc : Il sculpte une profonde nervure plongeante, directement inspirée de la « gouttière » de la 164, qui vient mourir de manière fonctionnelle pour délimiter le couvre-capote du Spider.
    • Le bandeau lumineux arrière : Fumia avait initialement dessiné deux feux traditionnels aux extrémités. C’est la direction d’Alfa Romeo qui lui a demandé d’intégrer un bandeau optique traversant et un écusson avant profondément enfoncé à l’image de la 164, afin d’unifier la signature visuelle de la marque.

    Le résultat est une silhouette d’une modernité telle qu’elle n’a pas pris une ride aujourd’hui, Fumia lui-même qualifiant le duo 916 d’« intemporel » par rapport à la 164.

    Après avoir signé la célèbre Ferrari F90 pour le Sultan de Brunei en 1988, Enrico Fumia quittera Pininfarina pour prendre la direction du Centro Stile Lancia, où il dessinera l’une des citadines italiennes les plus vendues de l’histoire, la Ypsilon, avant de concevoir l’intérieur de la Maserati 3200 GT. Mais pour les Alfistes, il restera à jamais l’homme qui a su redonner au Biscione sa posture de prédateur de la route.

  • Légende : Alfa Romeo 75, « L’Ultima Vera » (La Dernière Vraie)

    Légende : Alfa Romeo 75, « L’Ultima Vera » (La Dernière Vraie)

    Il y a des voitures qu’on aime pour leur beauté, et d’autres qu’on aime pour ce qu’elles représentent. L’Alfa Romeo 75 n’a jamais gagné de concours de beauté. Elle est anguleuse, un peu étrange, avec une ligne de ceinture qui casse bizarrement. Et pourtant, pour les Alfistes du monde entier, elle est sacrée. On l’appelle « L’Ultima Vera » (La Dernière Vraie).

    Lancée en mai 1985 pour célébrer le 75ème anniversaire de la marque, elle est le dernier modèle conçu, développé et produit par Alfa Romeo en tant que constructeur indépendant, juste avant le rachat par le groupe Fiat en 1986. Elle est le chant du cygne d’une certaine idée de l’automobile.

    Le testament technique d’Arese

    La 75 reprend la plateforme de l’Alfetta et de la Giulietta (116). Ce qui signifie qu’elle possède l’architecture noble que Fiat abandonnera par la suite pour des raisons de coûts : le schéma Transaxle. Le moteur est à l’avant, mais la boîte de vitesses est rejetée à l’arrière, accolée au différentiel. Les freins arrière sont « in-board » (collés au différentiel et non dans les roues) pour réduire les masses non suspendues. Le résultat ? Une répartition des masses parfaite de 50/50. Sur la route, la 75 est une propulsion joueuse, vive, qui demande à être pilotée avec engagement. C’est une voiture d’ingénieurs, pas de comptables.

    Une ergonomie… créative

    Si vous montez dans une 75 pour la première fois, vous chercherez les commandes. L’intérieur est un monument d’ergonomie « à l’italienne » des années 80 :

    • Le frein à main est une immense poignée en forme de « U » (style aviation).
    • Les commandes de vitres électriques sont situées… au plafond, près du rétroviseur !
    • L’ordinateur de bord (Alfa Control) clignote souvent comme un sapin de Noël, même quand tout va bien. C’est tout cela qui fait son charme. C’est une voiture avec du caractère, des défauts attachants et une position de conduite inimitable.

    Twin Spark et V6 : Le feu sous la glace

    La 75 a introduit une innovation majeure : le moteur 2.0 Twin Spark. Pour la première fois sur une voiture de grande série, Alfa utilise un double allumage (deux bougies par cylindre) et un variateur de phase. Ce 4 cylindres de 148 chevaux est rageur, brillant et increvable.

    Mais le sommet de la gamme, c’est la 75 V6 3.0 America (puis QV). Le V6 Busso y trouve l’un de ses meilleurs écrins. Avec 192 chevaux sur les roues arrière et un différentiel autobloquant, c’est une machine à drifter, une berline capable de donner des sueurs froides aux BMW Série 3 de l’époque.

    La fin d’un monde

    En 1992, la production de la 75 s’arrête pour laisser place à la 155 (une traction avant sur base Fiat Tipo). Les Alfistes entrent alors dans une période de deuil de la propulsion qui durera… 23 ans, jusqu’à l’arrivée de la Giulia en 2015.

    Aujourd’hui, la cote de la 75 explose. On ne la regarde plus comme une « vieille occasion », mais comme le dernier vestige d’une époque où Alfa Romeo ne faisait de compromis ni sur la technique, ni sur la passion.

  • Alfa Revival Cup 2026 : Le cap de la mi-saison se joue ce week-end à Vallelunga

    Alfa Revival Cup 2026 : Le cap de la mi-saison se joue ce week-end à Vallelunga

    La passion des Alfa Romeo historiques reprend ses droits ce week-end des 18 et 19 juillet 2026. L’Alfa Revival Cup, la célèbre série dédiée aux gloires du Biscione et promue par Canossa Events, pose ses valises sur l’Autodromo « Piero Taruffi » de Vallelunga, près de Rome. Après les joutes du Mugello e de Varano de’ Melegari, ce troisième round marque le virage de la mi-saison et s’annonce crucial pour dessiner le profil des futurs champions juste avant la trêve estivale.

    Avec ses 4 085 mètres alternant longues lignes droites, grandes courbes rapides et freinages appuyés, Vallelunga est l’un des tracés les plus techniques d’Italie. Ici, la gestion de la course et la régularité des équipages priment souvent sur la pure vitesse au tour.

    Période E/F : Des absents de marque et des opportunités à saisir

    Le plateau des catégories d’avant 1965 (Période E/F) va être bousculé par deux forfaits majeurs. Les frères Emanuele et Alessandro Morteo, actuels leaders du championnat sur leur Giulietta TI, ne seront pas au départ, tout comme la Giulia Sprint GTA du duo Giampaolo Benedini / Bruno Ferrari (3es du général).

    La voie est donc libre pour leurs dauphins au championnat, Giovanni Serio et Franco Mischis, qui endossent le costume de favoris ce week-end. Le public assistera également au retour de Roberto Lonardi sur la Giulietta Spider Veloce de la Scuderia Nuvolari et aux grands débuts de Luigi Orestano au volant d’une Giulia Sprint GTA du Carrera Team.

    Période G/H/I : Bertinelli étrenne sa nouvelle arme face à une meute de GTA

    Le spectacle s’annonce total dans le regroupement des périodes plus récentes (G/H/I). Actuel leader du classement général avec 30 points, Davide Bertinelli (Gatti Team) défendra sa position en apportant une nouveauté majeure : une toute nouvelle 1750 GTAm.

    Il aura fort à faire face à une concurrence particulièrement affûtée :

    • Massimo et Marco Guerra (Carrera Team) : Boostés par leur récente victoire à Varano sur leur monstrueuse Giulia Sprint GTA Groupe 5.
    • Fred Arve Monsen (Alfa Delta OKP) : Actuel deuxième du championnat, caractérisé par un début de saison d’une régularité métronomique.

    La structure Alfa Delta OKP déploiera une armada impressionnante pour conserver la tête du classement par équipe, avec notamment les duos Bachofen/Inhelder (revanchards après leur abandon à Varano), Siccardi, Sordi, Salomone/Barri ou encore Zamuner/Restelli, ce dernier effectuant ses débuts sur une 1750 GTAm.

    À noter également le retour très attendu d’Alessandro Morteo et Lorenzo Moramarco au volant de la spectaculaire Alfetta GT Turbodelta de l’écurie Irpinia Northwest Jolly, après des soucis moteurs à Varano. Le Formula GT fera aussi son retour avec ses pilotes Bernhard Laber, Lukas Stojetz et Hans Luginbühl.

    Le point sur les championnats avant Vallelunga

    • Période E/F : E. & A. Morteo (1ers) ──► G. Serio / F. Mischis (2es) ──► G. Benedini / B. Ferrari (3es)
    • Période G/H/I : Davide Bertinelli (30 pts / 1er) ──► Fred Arve Monsen (2e) ──► M. & M. Guerra (3es)
    • Classement Équipes : Alfa Delta OKP (1er) ──► Carrera Team (2e) ──► Formula GT (3e)

    Le programme du week-end

    Les mécaniques vont chanter dès le samedi avec deux séances de essais libres (09h25 et 13h55) avant la séance de qualifications programmée à 16h55. La course de 60 minutes, qui s’annonce thermique et disputée, s’élancera le dimanche 19 juillet à 12h10.

    À l’issue de ce week-end romain, les concurrents s’accorderont un repos bien mérité avant d’aborder le sprint final de la saison 2026 sur les tracés sélectifs de Spa-Francorchamps et de Misano.

  • Bilan du premier semestre 2026 : Alfa Romeo consolide sa croissance mondiale portée par le Junior et des événements majeurs

    Bilan du premier semestre 2026 : Alfa Romeo consolide sa croissance mondiale portée par le Junior et des événements majeurs

    Le premier semestre 2026 sourit à Alfa Romeo. Grâce au lancement réussi du nouveau Junior, à son expansion géographique et à un calendrier d’événements particulièrement riche, la marque au Biscione consolide sa présence internationale. Dans un marché global pourtant très concurrentiel, le constructeur italien enregistre des résultats commerciaux extrêmement positifs et s’affirme plus que jamais comme une véritable « marque d’amour » (love brand) capable de rassembler les passionnés du monde entier.

    Une expansion commerciale marquée par des hausses spectaculaires

    La présence mondiale d’Alfa Romeo s’étend désormais à 70 pays. Si l’Italie, la France et l’Allemagne confirment sans surprise leur statut de trio de tête pour les volumes de vente, plusieurs marchés clés affichent des progressions remarquables :

    Pays / RégionÉvolution des ventes (H1 2026)Principal levier de croissance
    Royaume-Uni+24 %Dynamique générale de la gamme
    Japon+95 %Succès des berlines et SUV
    Région Asie+50 %Performance globale tirée par le Japon
    Mexique+90 %Arrivée très remarquée du nouveau Junior

    Le Junior s’impose comme le nouveau best-seller

    Commercialisé dans 45 pays, le compact sportif Alfa Romeo Junior est devenu en quelques mois le modèle le plus vendu de la gamme. Disponible en versions hybride et 100 % électrique, il enregistre déjà un mix de vente électrique (BEV) très encourageant de 16 %. Le Junior poursuit également sa conquête internationale en faisant ses grands débuts sur des marchés stratégiques comme le Mexique, Singapour et Taïwan.

    Juste derrière le Junior, les autres piliers de la gamme confirment leur solidité :

    • Alfa Romeo Tonale : Il séduit par sa polyvalence mécanique, la motorisation favorite des acheteurs restant le bloc 1.5 Hybrid de 160 ch, suivie du moteur diesel 1.6 de 130 ch.
    • Giulia & Stelvio : Confirmés au catalogue jusqu’en 2027, la berline et le SUV maintiennent une aura exceptionnelle. Les déclinaisons sportives haut de gamme Quadrifoglio représentent à elles seules environ 7 % du mix total de leurs ventes.

    BOTTEGAFUORISERIE : Le très haut de gamme s’arrache

    Sous l’égide du nouveau département de personnalisation exclusif BOTTEGAFUORISERIE (qui unit le savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati), la marque fait carton plein auprès des collectionneurs :

    • Les 10 exemplaires de la très exclusive Giulia Quadrifoglio Luna Rossa se sont vendus en un temps record après leur révélation mondiale au Salon de Bruxelles en janvier dernier.
    • Du côté de la supercar 33 Stradale (limitée à 33 unités, toutes vendues), les premières livraisons aux clients se déroulent conformément au calendrier en Europe et aux États-Unis.

    « Ce premier semestre 2026 confirme la force du chemin parcouru par Alfa Romeo. Le succès du Junior, la croissance sur nos marchés clés et l’engouement pour nos séries spéciales démontrent notre capacité à attirer de nouveaux clients tout en restant fidèles à nos valeurs de design italien, de sportivité et d’innovation. »

    Santo Ficili, nouveau Directeur Général d’Alfa Romeo et de Maserati

    Un semestre d’événements, d’histoire et de passion

    Sur le plan de l’image et de l’engagement communautaire, les six premiers mois de l’année ont été d’une intensité rare :

    • Rendez-vous internationaux : Après Bruxelles en janvier, BOTTEGAFUORISERIE a fait ses débuts physiques à l’Ultimate Supercar Garage de Paris en février, avant qu’Alfa Romeo ne s’illustre en avril au Salon de New York.
    • Sport et partenariats : En février, Alfa Romeo a accompagné les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Milan Cortina 2026 en tant que partenaire automobile premium. La marque a également lancé son Alfa Romeo Driving Academy avec la Scuderia de Adamich.
    • Victoires et nautisme : En juin, Alfa Romeo a triomphé sur la mythique course historique des 1000 Miglia grâce à la victoire de l’Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport de 1931. Côté mer, le constructeur a accompagné le voilier Luna Rossa lors de la Preliminary Regatta Sardinia en mai (début du voyage « Road to Naples 2027 ») et a soutenu début juillet la célèbre Foiling Week sur le lac de Garde.
    • Célébrations à Arese : Le Musée historique d’Arese a été le cœur battant du patrimoine de la marque. En mai, Alfa Romeo y a lancé un ouvrage célébrant les 75 ans de collaboration avec les Carabinieri. Puis, le 21 juin, le musée a fêté ses 50 ans en même temps que les 116 ans de la marque. Ce semestre a également permis de célébrer le 150e anniversaire de la naissance du fondateur Nicola Romeo et les 60 ans du mythique cabriolet « Duetto ».
  • Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Après sa présentation statique et ses apparitions exclusives au sein de la « Bottega », l’Alfa Romeo 33 Stradale est enfin passée à l’étape de vérité : l’épreuve de la piste. C’est sur le tracé d’essais historique de Balocco, entre Milan et Turin, que les journalistes britanniques d’Autocar / Auto Express ont pu prendre le volant du « châssis zéro » — l’unique prototype de développement de cette supercar facturée environ 2 millions.

    Une genèse ultra-rapide née de la « Bottega »

    L’histoire de cette 33 Stradale moderne relève du miracle industriel. Les premiers croquis ont été montrés aux clients en 2022, et la voiture a été entièrement vendue avant même d’être officiellement dessinée ou validée par les instances de Stellantis. Pour piloter ce projet exclusif limité à seulement 33 exemplaires, Alfa Romeo a créé une division dédiée baptisée la Bottega, dirigée par Camilla Rostagno.

    Sous la houlette de l’ingénieur en chef Jean-Philippe Delaire (ancien cadre de Citroën Racing en WRC et concepteur de la Peugeot 508 PSE), l’équipe a dû relever un défi de taille : développer une supercar d’exception dans un temps record.

    Sous la robe : L’art du sur-mesure et l’apport de Stellantis

    Pour réussir ce pari, Camilla Rostagno explique que la force du groupe Stellantis a été d’offrir une base matérielle de premier ordre. La 33 Stradale repose ainsi sur la cellule monocoque en fibre de carbone de la Maserati MC20 Cielo, surmontée d’une structure en X en aluminium conçue par Alfa Romeo pour soutenir le toit et rigidifier l’ouverture des portes en élytre.

    Fiche technique de la bête

    • Moteur : V6 biturbo de 3,0 litres développant 621 chevaux à 7 500 tr/min.
    • Transmission : Boîte automatique à double embrayage à 8 rapports, propulsion arrière avec différentiel à glissement limité électronique.
    • Performances : 0 à 100 km/h en 3,0 secondes et une vitesse maximale de 333 km/h.
    • Poids : Environ 1 600 kg.
    • Châssis : Suspensions à double triangulation issues de la Giulia GTA, réglées spécifiquement pour la 33.
    • Freins : Disques en carbone-céramique de 390 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière, gérés par un système by-wire.

    L’assemblage, entièrement artisanal, est actuellement en cours chez le célèbre carrossier Carrozzeria Touring Superleggera, et les dernières livraisons s’étaleront jusqu’à la fin de l’année prochaine.

    La vie à bord : Pureté et noblesse des matériaux

    En s’installant à bord, le journaliste salue immédiatement l’atmosphère lumineuse offerte par les larges surfaces vitrées des portières. Les équipes ont corrigé les petits défauts de jeunesse du prototype (comme la fixation des sangles de tirage de portes en cuir ou la cinématique de l’écran d’infotainment escamotable) pour offrir un niveau de finition digne des plus grands artisans.

    Le grand coup de cœur ergonomique revient au volant à trois branches en aluminium, totalement vierge de tout bouton ou commande tactile. Les commandes essentielles se concentrent sur la console centrale et sur un pavillon de toit garni de commutateurs rotatifs et de basculeurs en aluminium d’une qualité tactile exceptionnelle.

    Sur la piste de Balocco : Une véritable voiture de sport

    Loin de la course à l’armement des hypercars de 1 000 chevaux, l’Alfa Romeo 33 Stradale séduit par son approche directe et honnête. Dépourvue de toute assistance électrique ou d’artifices aérodynamiques excessifs (les appendices aérodynamiques visent uniquement la neutralité de l’appui à haute vitesse pour éviter toute portance), elle se conduit avec une facilité déconcertante au quotidien.

    À Balocco, le V6 biturbo se montre extrêmement disponible et rageur dans les tours, même si les filtres à particules obligatoires étouffent légèrement sa sonorité par rapport au V8 atmosphérique d’une ancienne 8C. La direction s’avère nette, communicative et relativement légère. Le comportement routier offre une confiance totale, se calant sur un léger sous-virage à la limite avant que le différentiel électronique ne vienne catapulter l’auto en sortie de courbe. Le ressenti de la pédale de frein, extrêmement ferme, demande quant à lui une vraie implication physique du conducteur.

    Et pour la France ? Rendez-vous sur vos écrans à la rentrée !

    Que les passionnés français se rassurent : ils n’auront pas à se contenter des essais de la presse britannique pour admirer la belle italienne en action. Alfa Romeo France a également organisé une session d’essais exclusive de la 33 Stradale.

    Pour découvrir les images de cette supercar d’exception sur route et sur piste, ainsi que les retours des essayeurs français, il faudra patienter jusqu’à la rentrée prochaine. Les reportages complets seront diffusés au sein des émissions automobiles phares de TF1 (Automoto) et M6 (Turbo). Préparez vos enregistreurs !

  • Futur C-SUV Alfa Romeo (2027) : Stellantis publie un premier teaser officiel !

    Futur C-SUV Alfa Romeo (2027) : Stellantis publie un premier teaser officiel !

    La stratégie produit d’Alfa Romeo s’accélère et se précise pour la fin de la décennie. À l’occasion de la Table ronde nationale de l’Industrie automobile organisée par le Ministère italien des Entreprises et du Made in Italy (MIMIT), Emanuele Cappellano, Chief Operating Officer de Stellantis Enlarged Europe, a créé la surprise en dévoilant une première image teaser officielle du futur SUV compact du Biscione. Cette illustration donne un premier aperçu exclusif d’un détail du design arrière de ce modèle très attendu.

    STLA Medium et multiénergie au cœur du marché

    Ce futur C-SUV s’inscrit directement dans la feuille de route stratégique « Fastlane 2030 » du constructeur, dont les grandes lignes avaient été présentées le 21 mai dernier lors du Stellantis Investor Day 2026. Pour batailler au centre du marché de manière compétitive, ce nouveau véhicule reposera sur la moderne plateforme STLA Medium du groupe. Fidèle à une approche technique flexible, il bénéficiera de motorisations multi-énergies afin de répondre précisément aux attentes des conducteurs.

    Un pur produit « Made in Italy » attendu pour 2027

    Que les passionnés se rassurent, l’ADN de la marque sera pleinement préservé. L’esthétique et les lignes de ce nouveau SUV compact sont entièrement dessinées par les équipes du Centro Stile Alfa Romeo de Turin. Côté production, le véhicule sera assemblé en Italie, au sein de l’usine Stellantis de Melfi.

    Il faudra toutefois s’armer d’encore un peu de patience pour le découvrir sous toutes ses coutures : la présentation officielle de ce nouveau modèle au Biscione est programmée pour le quatrième trimestre 2027.

  • Leasing social 2026 : S’offrir l’Alfa Romeo Junior pour seulement 199 € par mois !

    Leasing social 2026 : S’offrir l’Alfa Romeo Junior pour seulement 199 € par mois !

    La troisième édition du très attendu dispositif de leasing social en France s’apprête à ouvrir ses portes le 16 juillet 2026. Limité à 50 000 dossiers pour cette année, ce programme gouvernemental permet aux ménages éligibles d’accéder à la mobilité électrique pour un loyer mensuel inférieur à 200 € (hors assurance, entretien et recharge) sur une durée minimale de trois ans.

    Si la majorité des offres du groupe Stellantis se concentre sur des modèles d’entrée de gamme, deux propositions nettement plus exclusives et flatteuses tirent leur épingle du jeu : l’Alfa Romeo Junior et sa cousine la Lancia Ypsilon.

    Leasing Social 2026 : Les critères d’éligibilité

    Pour pouvoir prétendre à ces offres exceptionnelles sans apport personnel (le premier loyer majoré de 7 000 € étant intégralement pris en charge par l’État), les candidats doivent remplir les critères suivants :

    • Avoir un revenu fiscal de référence (RFR) par part inférieur ou égal à 16 880 €.
    • Utiliser le véhicule électrique pour son trajet domicile-travail, avec une distance supérieure à 15 km.
    • S’engager sur un contrat de location de 36 mois et 45 000 km au total (soit 15 000 km/an).

    L’Alfa Romeo Junior Sprint à 199 € / mois : Le sport au quotidien

    Le grand point fort de cette édition 2026 réside dans le choix d’Alfa Romeo de ne pas brader son image. Pour 199 € par mois, vous ne repartez pas au volant d’une version dépouillée, mais bien avec la finition intermédiaire Sprint, particulièrement soignée et dynamique.

    Le ramage et le plumage

    Esthétiquement, cette déclinaison en impose avec ses jantes en alliage de 18 pouces, ses détails extérieurs noir laqué et une très belle sellerie bi-ton mêlant le noir et le bleu. La dotation de série se montre particulièrement généreuse pour la catégorie :

    • Projecteurs LED et présentation sportive.
    • Caméra de recul et caméra à 360°.
    • Hayon mains libres (une rareté à ce niveau de loyer).
    • Climatisation automatique et chargeur de smartphone par induction.

    Sur le plan technique, le SUV électrique milanais embarque le moteur de 156 ch alimenté par une batterie de 54 kWh. Cette configuration éprouvée lui assure des performances toniques et une autonomie théorique de 400 km (cycle WLTP).

    Pourquoi hésiter ?

    Bien que des modèles plus économiques soient disponibles au catalogue Stellantis cette année, l’opportunité de s’offrir un SUV premium au caractère bien trempé comme l’Alfa Romeo Junior pour moins de 200 € par mois est une aubaine rare. Si vous remplissez les critères, préparez votre dossier dès le 16 juillet pour ne pas laisser passer votre chance.

  • Encan d’exception à Pebble Beach : Une rarissime Alfa Romeo 6C 1500 ‘Testa Fissa’ sous le marteau

    Encan d’exception à Pebble Beach : Une rarissime Alfa Romeo 6C 1500 ‘Testa Fissa’ sous le marteau

    La prestigieuse scène de Pebble Beach s’apprête à vibrer à la mi-août 2026 lors d’une vente aux enchères hautement exclusive orchestrée par la maison Gooding & Christie’s. Parmi les pièces maîtresses d’une collection privée américaine vouée à l’amour du Biscione, les acheteurs du monde entier pourront s’affronter pour acquérir des lots exceptionnels comme une Alfa Romeo 8C 2300 et une 8C 2300 Passo Lungo Spider. Toutefois, le véritable joyau historique de cette dispersion est sans conteste une Alfa Romeo 6C 1500 Serie III Super Sport ‘Testa Fissa’ de 1929.

    Née à la fin des années 1920, cette version de compétition se présente dans une forme remarquable, incarnant à elle seule l’âge d’or de l’ingénierie milanaise.

    Vittorio Jano et la genèse du mythe 6C

    La lignée des Alfa Romeo 6C représente l’une des pages les plus glorieuses de l’histoire automobile, un chef-d’œuvre né du génie de l’ingénieur Vittorio Jano. Sa mission, parfaitement accomplie, consistait à concevoir une machine légère, agile et polyvalente, capable de s’illustrer aussi bien dans les déplacements quotidiens que de terrasser la concurrence sur les circuits européens.

    Si la grande famille des 6C a vu sa cylindrée grimper au fil des ans à 1 750, 1 900, 2 300 et 2 500 cm³, c’est bien la configuration initiale de 1,5 litre qui a allumé la mèche de cette dynastie mécanique. Dévoilée officiellement en avril 1925 au Salone dell’Auto di Milano, la 6C 1500 a pourtant fait patienter ses premiers clients jusqu’en 1927 en raison de retards logistiques dans la mise en fonction de la mythique usine du Portello.

    De la version ‘Normale’ aux monstres sacrés de la piste

    La version d’accès, baptisée 6C 1500 Normale, reposait sur un robuste châssis en acier à longherons et traverses, disponible en empattement court (2 900 mm) ou long (3 100 mm). Cette architecture permettait aux plus grands carrossiers de l’époque de façonner des silhouettes ouvertes ou fermées sur mesure. Sous le capot, le 6-cylindres en ligne de 1 587 cm³ développait initialement 44 chevaux à 4 200 tr/min via une boîte à 4 rapports, offrant un comportement déjà très brillant grâce à un excellent équilibre des masses.

    Pour répondre aux exigences de la compétition, Alfa Romeo a progressivement fait grimper l’indice d’octane et la puissance de son bloc :

    • Version Sport : Poussée à 54 chevaux à 4 400 tr/min.
    • Version Super Sport : Forte de 60 chevaux pour une vitesse de pointe de 135 km/h.
    • Version Super Sport Compressore : Une déclinaison à compresseur développant 76 chevaux et atteignant 155 km/h.
    • Version ‘Testa Fissa’ : Le summum de la performance en piste, poussé à 84 chevaux à un régime impressionnant de 5 500 tr/min, propulsant l’auto à 155 km/h.

    Cette pluie de déclinaisons sportives et de victoires sur piste a définitivement installé le mythe 6C avant l’arrivée des motorisations de plus forte cylindrée. Preuve de l’avant-gardisme de la plateforme, environ dix ans après son lancement, le châssis de la 6C abandonnera ses essieux rigides d’origine pour adopter des suspensions à quatre roues indépendantes, une première absolue pour l’industrie automobile européenne qui scellera la suprématie technique d’Arese.

    Les détails précis du lot et les estimations financières de cette exceptionnelle version ‘Testa Fissa’ seront affinés par la maison de vente à l’approche de la semaine automobile de Monterey, mais les enchères s’annoncent d’ores et déjà stratosphériques.

  • Portrait : Nino Farina, le premier Roi de la Formule 1

    Portrait : Nino Farina, le premier Roi de la Formule 1

    Pour parler de F1, il faut revenir au commencement. Le tout premier nom gravé sur le trophée de la Formule 1 n’est pas Fangio, ni Schumacher, ni Senna. C’est Giuseppe « Nino » Farina (1906-1966). Et il conduisait une Alfa Romeo.

    L’Aristocrate du volant

    Neveu du célèbre carrossier Pinin Farina, Nino est un docteur en droit, un homme cultivé, arrogant et immensément riche. Sur la piste, c’est un guerrier. Il impose un style de conduite unique : bras tendus, buste loin du volant. Une posture altière qui sera copiée par Stirling Moss et bien d’autres (et que l’on retrouve dans les voitures modernes).

    Silverstone 1950 : L’Histoire en marche

    Le 13 mai 1950, lors du tout premier Grand Prix de l’histoire du Championnat du Monde à Silverstone, c’est lui qui gagne. Il réalise le « Hat Trick » : Pole position, victoire et meilleur tour en course. Il remportera le titre mondial cette année-là au volant de l’Alfetta 158, battant son illustre coéquipier Fangio lors de la finale à Monza, sur ses terres.

    Nino Farina était l’archétype du pilote des années 50 : brave jusqu’à l’inconscience, survivant à des accidents terribles (il a brûlé vif dans sa voiture à deux reprises sans mourir), pour finalement périr… dans un accident de la route, en se rendant au Grand Prix de France 1966. Il reste à jamais le « Premier Champion ».

  • Revue de presse / « Géniale ou décevante ? » : L’avis très tranché de POA sur l’Alfa Romeo Junior Veloce

    Revue de presse / « Géniale ou décevante ? » : L’avis très tranché de POA sur l’Alfa Romeo Junior Veloce

    Le célèbre collectif de Petites Observations Automobiles (POA) vient de publier son essai complet de l’Alfa Romeo Junior Veloce. L’équipe s’est penchée sur le très haut de gamme électrique du nouveau petit SUV milanais. Avec son moteur de 280 chevaux, son différentiel Torsen et son châssis retravaillé, le Junior Veloce promet sur le papier de retrouver l’authentique esprit « GTI ».

    Entre coups de cœur stylistiques et dures réalités économiques, voici ce qu’il faut retenir de leur analyse sans filtre.

    Le design extérieur : L’œil de l’expert, Philippe Net

    Malgré l’utilisation de la plateforme commune du groupe Stellantis, le travail des designers d’Arese a été salué pour sa capacité à rendre le véhicule désirable et bien campé sur ses roues. Philippe Net, l’expert design du collectif, décrypte les astuces visuelles qui font la force du Junior :

    • Une prestance affirmée : Les ingénieurs ont élargi les voies par rapport aux autres modèles de la plateforme, offrant au Junior une excellente assise routière.
    • La vue depuis l’habitacle : Le bosselage marqué du capot est parfaitement visible depuis le poste de conduite, participant grandement au plaisir visuel au quotidien.
    • L’effet « ailes séparées » : Les flancs creusés au niveau des passages de roues renforcent visuellement le grand diamètre des jantes.
    • Un museau radical : Le scudetto proéminent, bien que caricatural, rend la voiture immédiatement identifiable.
    • Les clins d’œil historiques : La signature lumineuse à trois feux fait directement référence au coupé SZ de Zagato, tandis que la poupe s’inspire du style aérodynamique Coda Tronca (queue tronquée) cher à la marque.
    • La vitre arrière en trapèze : Ce choix graphique conserve une section couleur caisse sur l’aile arrière, donnant au SUV un effet dynamique de propulsion.
    • La signature textuelle : L’inscription Alfa Romeo en toutes lettres à l’arrière est saluée comme l’une des plus belles polices de caractères de l’industrie.

    Vie à bord : « Le meilleur et le pire se côtoient »

    À l’intérieur, l’équipe de POA évoque un paradoxe permanent entre des détails de haute voltige et des éléments industriels trop standardisés.

    Du côté des points positifs, le Junior séduit par ses splendides et enveloppants sièges baquets optionnels signés Sabelt, ses touches généreuses d’Alcantara et l’intégration moderne du célèbre combiné d’instrumentation en « longue vue » (Cannocchiale). Un soin tout particulier a été apporté aux aérateurs latéraux rétroéclairés en rouge, arborant fièrement le logo du Biscione.

    Cependant, la déception pointe dès que le regard se pose sur la console centrale, directement partagée avec des modèles plus roturiers comme l’Opel Mokka ou la Citroën C5X. Le collectif regrette également le manque d’intégration de l’écran d’infotainment, dont le contour de la dalle reste trop visible, ainsi qu’un espace particulièrement restreint pour les passagers à l’arrière. Le coffre de 400 litres se rattrape néanmoins avec un astucieux système à triple plancher.

    Sur la route : Une véritable « lame de rasoir »

    Dynamiquement, l’Alfa Romeo Junior Veloce ne triche pas. Capable de signer le 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes, le petit SUV s’avère extrêmement joueur et donne immédiatement le sourire à celui qui en prend le volant.

    « Cette voiture, c’est une lame de rasoir. Ils ont voulu prouver que c’était une Alfa : il y a beaucoup de précision, c’est affûté quand tu tournes. »

    Le train avant, aidé par le différentiel Torsen, encaisse parfaitement la puissance. Mais cette efficacité redoutable dicte sa contrepartie : un amortissement extrêmement ferme. L’équipe qualifie le confort de « noyau de pêche », le véhicule ayant tendance à sautiller sèchement sur chaque rebond de la chaussée.

    Le verdict de POA : Une note de 12/20

    Malgré le capital sympathie indéniable de l’auto, le couperet tombe lors du bilan financier et technologique. Pour POA, le Junior Veloce souffre de lacunes logicielles et d’une autonomie trop faible pour un véhicule à vocation dynamique.

    La petite batterie de 54 kWh (51 kWh utiles) montre très vite ses limites. Sur autoroute, la consommation grimpe rapidement à 20 kWh/100 km, limitant le rayon d’action à peine à 200 kilomètres. En usage mixte, il faut tabler sur une moyenne de 16 kWh/100 km pour espérer parcourir entre 280 et 300 kilomètres. De plus, la puissance de recharge rapide sur borne stagne autour des 80 kW en conditions réelles, malgré les 100 kW théoriques annoncés.

    Le principal point de friction reste son tarif de 54 000 € hors bonus pour le modèle d’essai. Un prix jugé « délirant » par le collectif pour les prestations globales proposées, ce qui lui vaut la note globale de 12/20. L’équipe conclut toutefois sur une note d’espoir pour les passionnés : si l’acheter neuf au prix fort demande une sacrée dose de foi, le Junior Veloce pourrait bien devenir un coup de cœur absolu et hautement désirable sur le marché de l’occasion d’ici quelques années.