Auteur/autrice : clubalfa

  • Revue de Presse : L’Alfa Romeo GTV (916) sacrée parmi les 50 meilleures voitures des années 90 par Top Gear

    Revue de Presse : L’Alfa Romeo GTV (916) sacrée parmi les 50 meilleures voitures des années 90 par Top Gear

    Le magazine britannique Top Gear, dans son édition de juin 2026, vient de publier un dossier exceptionnel : le classement des 50 meilleures voitures des années 1990. Dans cette décennie dorée pour l’automobile, où les sensations de conduite primaient encore sur les écrans tactiles, une italienne au charme magnétique ne pouvait manquer à l’appel.

    C’est avec une immense fierté que nous retrouvons l’Alfa Romeo GTV (type 916) en bonne position dans ce top 50, confirmant son statut de futur classique incontournable.

    Une 38e place devant des icônes

    L’Alfa Romeo GTV se hisse à la 38e place de ce classement prestigieux. Pour mesurer la performance, il faut regarder qui elle devance : le coupé milanais finit devant l’Audi S8 (#50), l’Aston Martin DB7 (#49), sa cousine la Fiat Coupé (#47) ou encore la BMW Z3 (#40).

    « Mamma Mia » : Le verdict de Top Gear

    Le texte accompagnant le choix de la rédaction est sans équivoque sur le caractère émotionnel de la voiture. Top Gear résume l’expérience GTV avec cet humour britannique teinté d’admiration :

    « On ne fait pas plus Alfa que cela. Le GTV était d’une beauté stupéfiante, génial à conduire et… disons, pas spécialement porté sur le fait de fonctionner correctement en permanence. »

    Le magazine s’amuse à rappeler l’image d’Épinal du propriétaire sur le bas-côté, maudissant Jeremy Clarkson de l’avoir convaincu d’en acheter une. Mais la conclusion est imparable : « Mais quand elle fonctionne ? Mamma mia. »

    Un design qui ne vieillit pas

    Vingt-cinq ans plus tard, le coup de crayon d’Enrico Fumia (Pininfarina) reste l’un des points forts soulignés par le magazine. Avec son profil en coin, ses optiques circulaires minimalistes et sa ligne de caractère ascendante, le GTV 916 incarne cette « beauté fatale » que seule Alfa Romeo sait produire.

    La cote monte

    Côté finances, Top Gear note une évolution intéressante des prix. Proposée aux alentours de 20 000 £ lors de sa sortie au Royaume-Uni, une belle unité s’échange aujourd’hui contre deux fois moins cher (pour des versions soignées, notamment les V6 « Busso »). Un investissement plaisir qui, selon le classement, ne risque pas de dévaluer tant la voiture devient rare sur nos routes.

    Le podium des années 90

    Pour rappel, ce classement dominé par la passion place la McLaren F1 sur la première marche du podium, suivie de la Ferrari F50 et de la BMW M5 (E39). Voir notre GTV figurer dans une liste incluant de tels monstres sacrés prouve que le style et l’âme d’une Alfa Romeo traversent les époques sans prendre une ride.

    Alfistes, à vos garages : votre GTV est officiellement l’un des « Greatest » de l’histoire !

  • Alfa Romeo Giulia SWB Zagato : Le chaînon manquant de la nouvelle « Bottega Fuoriserie »

    Alfa Romeo Giulia SWB Zagato : Le chaînon manquant de la nouvelle « Bottega Fuoriserie »

    En ce début d’année 2026, Alfa Romeo a franchi une étape historique en officialisant la naissance de BOTTEGAFUORISERIE. Ce département d’exception, fruit d’une alliance stratégique avec Maserati, ne se contente pas de regarder vers l’avenir avec la spectaculaire 33 Stradale ; il intègre également dans son ADN des chefs-d’œuvre récents qui ont redéfini la notion de « sur mesure » chez le Biscione. Parmi eux, l’Alfa Romeo Giulia SWB Zagato de 2022 s’impose désormais comme le pilier spirituel de cette nouvelle ère.


    Bottega Fuoriserie : Plus qu’un département, une philosophie

    Basé à Modène mais rayonnant sur tout le cœur de la Motor Valley (aussi à Turin et Arese), BOTTEGAFUORISERIE s’articule autour de quatre « âmes » distinctes :

    • Bottega : Dédiée aux créations ultra-limitées (les « few-offs »), dont la 33 Stradale est le fer de lance.
    • Fuoriserie : Programme de personnalisation poussé pour les modèles de série.
    • Corse : Le transfert de la technologie de compétition vers la route.
    • Storia : La préservation et la certification du patrimoine historique.

    C’est dans cette vision globale que la Giulia SWB Zagato trouve sa place naturelle, illustrant parfaitement la volonté d’Alfa Romeo de collaborer avec les plus grands carrossiers italiens pour créer des objets d’art roulants.


    Giulia SWB Zagato : L’essence du « Fuoriserie »

    Réalisée pour célébrer les 100 ans de collaboration entre Alfa Romeo et l’atelier milanais Zagato, cette pièce unique — ou one-off — est bien plus qu’une simple Giulia recarrossée. Elle incarne l’esprit même du département Bottega avant l’heure :

    • Une base technique radicale : Elle repose sur la plateforme Giorgio de la Giulia Quadrifoglio, mais avec un empattement raccourci (SWB pour Short Wheelbase) pour une agilité décuplée.
    • Le cœur du Biscione : Sous le capot, on retrouve le V6 2,9 L biturbo poussé à 540 ch (spécifications de la GTAm), associé à une rareté absolue : une boîte de vitesses manuelle à 6 rapports.
    • Design néo-rétro : Sa carrosserie entièrement en fibre de carbone rend hommage aux Zagato du passé (comme la SZ) avec sa signature lumineuse « 3+3 » et son arrière tronqué, tout en préfigurant le regard des modèles actuels comme le Tonale ou le Junior.

    De Zagato à la 33 Stradale : La continuité du rêve

    L’intégration de la Giulia SWB Zagato dans l’histoire de la Bottega Fuoriserie souligne une stratégie claire : renouer avec la tradition des carrossiers indépendants (Touring, Zagato, Pininfarina) pour offrir à une clientèle d’élite des véhicules impossibles à produire sur une ligne de montage classique.

    Si la 33 Stradale représente aujourd’hui le sommet de cette pyramide avec ses 33 exemplaires déjà tous vendus, la Giulia SWB Zagato reste le manifeste technique qui a prouvé qu’Alfa Romeo pouvait encore oser l’exclusivité absolue. Elle est la preuve que chez Alfa, la performance n’est pas seulement une affaire de chiffres, mais un « acte culturel ».


    Selon vous, quelle sera la prochaine légende du passé qu’Alfa Romeo devrait ressusciter à travers le programme Bottega Fuoriserie après la 33 Stradale ?

  • Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Certaines voitures sont faites pour aller vite, d’autres sont faites pour vivre. L’Alfa Romeo Spider, lancé en 1966, est l’incarnation même de la joie de vivre à l’italienne. Pendant près de trois décennies, ce cabriolet a traversé les époques sans jamais prendre une ride, devenant l’archétype du roadster indémodable.

    Mais tout a commencé avec une forme étrange et un surnom trouvé par le public.

    L’Os de Seiche de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève 1966, le Spider remplace la Giulietta Spider. Son design est signé par la maison Pininfarina. C’est d’ailleurs le tout dernier projet supervisé personnellement par le fondateur, Battista « Pinin » Farina, avant sa mort.

    La ligne est surprenante pour l’époque. L’avant est arrondi, les flancs sont convexes, et surtout, l’arrière se termine en pointe douce, comme un galet poli par la mer. Les Italiens lui donneront très vite un surnom affectueux : « Osso di Seppia » (Os de seiche). Quant au nom officiel « Duetto », il est issu d’un grand concours public organisé par Alfa Romeo. Il évoque le plaisir de rouler à deux, en duo, en harmonie avec la machine.

    Mrs. Robinson et la gloire américaine

    Si le Duetto est devenu une icône mondiale, il le doit à un jeune acteur inconnu et à une bande originale de Simon & Garfunkel. En 1967 sort le film « Le Lauréat » (The Graduate). On y voit Dustin Hoffman, alias Benjamin Braddock, traverser la Californie au volant d’un Spider 1600 rouge. L’impact est colossal. L’Amérique tombe amoureuse de cette petite voiture italienne nerveuse et élégante. Aux États-Unis, le Spider ne s’appelle plus le Duetto, il devient « la voiture du Lauréat ». Les ventes explosent outre-Atlantique.

    Une mécanique brillante

    Sous cette robe de star se cache une mécanique sérieuse, dérivée de la Giulia. Le moteur est le fameux 1600 cm³ double arbre tout alu de 109 chevaux, couplé à une boîte 5 vitesses (rare à l’époque) et quatre freins à disques. Le Spider n’est pas un monstre de puissance, mais il est vif, sonore et incroyablement communicatif. C’est la voiture parfaite pour flâner sur la Riviera ou la Pacific Coast Highway.

    Une longévité record

    Le concept du Spider était si réussi qu’Alfa Romeo l’a gardé au catalogue pendant 27 ans (de 1966 à 1993) ! Il a connu quatre évolutions majeures :

    1. L’Osso di Seppia (1966-1969) : L’original avec l’arrière rond.
    2. Coda Tronca (1970-1982) : L’arrière est coupé net (Kamm tail) pour l’aérodynamisme.
    3. Aerodinamica (1983-1989) : L’époque des spoilers et ailerons en caoutchouc (moins aimée des puristes).
    4. Série 4 (1990-1993) : Le retour aux sources avec une ligne épurée, dessinée pour clore la saga en beauté.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le Duetto « Osso di Seppia » est le plus recherché des collectionneurs pour sa pureté originelle. Il représente une époque insouciante, où le seul but d’un trajet en voiture était de sentir le soleil sur son visage et d’écouter le double arbre chanter.

  • Duetto Day : Monterey 2026 célèbre les 60 ans de l’icône Alfa Romeo

    Duetto Day : Monterey 2026 célèbre les 60 ans de l’icône Alfa Romeo

    Le samedi 15 août 2026, la péninsule de Monterey en Californie deviendra l’épicentre de la passion automobile italienne. À l’occasion de la célèbre Monterey Car Week, un événement unique baptisé Duetto Day rendra hommage aux six décennies de l’Alfa Romeo Spider « Duetto », l’une des créations les plus emblématiques signées Pininfarina.

    Organisée par Pininfarina en collaboration avec le Concorso Italiano et le Monterey Motorsports Festival (MMF), cette journée rassemblera collectionneurs et passionnés du monde entier pour célébrer l’élégance intemporelle de ce roadster mythique.


    Le programme de la journée du 15 août 2026

    Le Duetto Day proposera un parcours exclusif mêlant expositions prestigieuses et conduite sur les routes côtières :

    • Matinée au Concorso Italiano : Les Duetto seront exposés dans une zone dédiée célébrant les 60 ans du modèle. À la mi-journée, le Concorso Italiano Duetto Award récompensera un exemplaire exceptionnel présent sur la pelouse.
    • Après-midi en convoi : Les participants quitteront le Concorso en convoi pour rejoindre le Monterey Motorsports Festival. Les voitures y seront présentées lors d’une exposition festive au milieu de milliers de spectateurs.
    • Soirée à Cannery Row : La journée se clôturera face à la baie de Monterey avec un événement exclusif Pininfarina. Durant la soirée, Paolo Dellachà, CEO de Pininfarina, remettra le Pininfarina Duetto Award au propriétaire de l’exemplaire le mieux préservé.

    L’Alfa Romeo Duetto : Une icône du design et du cinéma

    Lancée en 1966, l’Alfa Romeo Spider a été produite jusqu’en 1994 à travers quatre séries distinctes. Son design révolutionnaire, caractérisé par une forme lenticulaire et surnommé « osso di seppia » (os de seiche), reste l’un des plus grands succès de distribution mondiale pour la marque au Biscione à l’époque de l’après-guerre.

    Bien que le nom « Duetto » soit issu d’un concours et n’ait jamais été officiellement adopté pour des raisons légales, il est resté gravé dans la mémoire collective comme le synonyme même du Spider. La voiture est devenue une star internationale grâce au film Le Lauréat (The Graduate), où elle était conduite par Dustin Hoffman sur les routes de Californie, immortalisant ainsi son image de liberté et d’élégance à l’italienne.


    Comment participer ?

    Tous les propriétaires d’Alfa Romeo Duetto sont invités à s’inscrire pour participer à ce rassemblement historique.

    • Inscription : Contactez l’organisation par email à info@internationalcarweek.com.
    • Privilège : Les 15 premiers propriétaires inscrits recevront un cadeau commémoratif spécial offert par Pininfarina.

    Pensez-vous que le design du Spider Duetto reste, même 60 ans plus tard, le plus beau jamais réalisé pour un cabriolet italien ?

  • Alfa Romeo GTV Conrero Challenge : La licorne oubliée de la lignée 916

    Alfa Romeo GTV Conrero Challenge : La licorne oubliée de la lignée 916

    Dans le monde des collectionneurs de 916, certains noms font frissonner : Cup, Edicola, Motus… Mais il existe une version si rare qu’elle en devient presque mythique, une véritable « licorne » dont l’existence même est ignorée par la majorité des Alfistes : la GTV Conrero Challenge.

    Construite par le sorcier italien du sport automobile Conrero, cette édition spéciale a été développée exclusivement pour le marché japonais. Avec seulement cinq ou six exemplaires produits au total (dont seuls trois subsisteraient aujourd’hui), elle représente peut-être le Graal ultime pour les amateurs du GTV.


    Le Busso atmosphérique le plus puissant de l’histoire

    Le véritable cœur de cette machine ne se trouve pas dans son esthétique, mais sous son capot. Alors que le 3.0L V6 24V de série développe 220 ch, Conrero a réussi à en extraire 280 ch à 7 300 tr/min. Cela en fait le moteur Busso atmosphérique le plus puissant jamais proposé sur une Alfa Romeo de route.

    Pour atteindre de tels sommets, les ingénieurs italiens n’ont pas fait les choses à moitié :

    • Arbres à cames spécifiques et admission retravaillée.
    • Échappement en inox de plus gros diamètre avec quatre sorties distinctives.
    • Gestion électronique (ECU) optimisée et corps de papillon modifié.
    • Visuellement, le moteur se distingue par des cache-soupapes jaune vif, remplaçant le rouge traditionnel.

    Un style signé Carlo Gaino qui ne laisse personne indifférent

    Si la mécanique fait l’unanimité, le style extérieur est, lui, plus clivant. Le kit carrosserie a été dessiné par Carlo Gaino (Synthesis Design), l’homme derrière la Maserati Barchetta et l’Alfa 155 GTA.

    Ce kit « gonfle » les lignes ciselées du 916 avec une agressivité assumée : pare-chocs massifs, bas de caisse proéminents et un aileron arrière imposant. Johnny Cartlidge, propriétaire de l’exemplaire numéro 5 (en Grigio Chiaro), admet que si certaines lignes sont étranges en photo, le kit fonctionne bien mieux en réel, surtout avec la lumière du jour qui vient adoucir les volumes.


    Un habitacle « High-Tech » à l’italienne

    À l’intérieur, Conrero a poussé la personnalisation encore plus loin que les finitions cuir rouge classiques d’Alfa :

    • Les compteurs principaux arborent un fond jaune éclatant.
    • La sellerie mélange le cuir rouge et des panneaux de portes blanc cassé.
    • On y trouve un pommeau de levier de vitesses griffé Conrero et une plaque numérotée sur le tableau de bord.

    Une ingénierie de haut vol

    Au-delà du moteur, le châssis a été sérieusement revu pour offrir un comportement plus rigide et incisif :

    • Suspensions : Ressorts Eibach et amortisseurs Koni réglables.
    • Freinage : Disques Brembo de 305 mm à l’avant et AP Racing de 280 mm à l’arrière.
    • Roues : Jantes de 17 pouces ultra-légères (probablement des OZ) avec une conversion goujons/écrous pour un look racing.

    L’anecdote de l’enchère japonaise

    L’histoire de l’acquisition de cet exemplaire par Johnny Cartlidge est presque aussi incroyable que la voiture elle-même. Repérée lors d’une vente aux enchères au Japon, il a perdu la première bataille face à un enchérisseur trop zélé. Quelques jours plus tard, la voiture est réapparue sous le nom de « Alfa GTV unknown« . Johnny l’a alors remportée pour une somme dérisoire, étant pratiquement le seul à savoir ce qui se cachait derrière cette description mystérieuse.

    Bien que la voiture ait été une source de tracas mécaniques dès son arrivée au port, elle reste une pièce d’histoire inestimable. Pour les passionnés, il existe même une miniature au 1/43e éditée par Tron Models, en couleur Giallo Conrero, pour ceux qui n’auront jamais la chance de croiser l’une des trois survivantes.


    En tant que passionné du Biscione, seriez-vous prêt à accepter ce kit carrosserie controversé en échange des 280 ch hurlants de ce Busso préparé ?

  • Alfa Romeo Tonale au Japon : Le retour (gagnant) de la plaque décentrée !

    Alfa Romeo Tonale au Japon : Le retour (gagnant) de la plaque décentrée !

    C’est un détail qui n’en est pas un pour les puristes. Alors que la réglementation européenne impose désormais la symétrie et la plaque d’immatriculation centrale en Europe, le Japon semble faire de la résistance… pour notre plus grand plaisir visuel !

    À l’occasion du lancement de la version restylée du Tonale sur l’archipel nippon en ce début d’année 2026, une surprise de taille attendait les observateurs : contrairement au modèle européen, le Tonale japonais conserve sa plaque d’immatriculation décentrée sur le côté.

    Le « Scudetto » préservé par la contrainte technique

    Pourquoi ce traitement de faveur pour le pays du Soleil-Levant ? La raison n’est pas uniquement esthétique, elle est avant tout mécanique et réglementaire :

    1. Le format des plaques : Les plaques minéralogiques japonaises sont plus hautes que nos formats européens longilignes.
    2. Le casse-tête des capteurs ADAS : Sur le Tonale (et le nouveau Junior), placer une plaque japonaise au centre du bouclier reviendrait à obstruer les capteurs du système d’aide à la conduite (ADAS) situés dans la partie basse du Scudetto.

    Plutôt que de sacrifier la technologie ou de dénaturer le bas de la calandre, les ingénieurs ont donc choisi de maintenir l’emplacement latéral historique, né en 1955 avec la Giulietta Spider.

    Un privilège que l’Europe envie

    En Europe, les normes de sécurité piétonne et le désir de symétrie ont eu raison de cette « fantaisie » stylistique. Désormais, seul le Japon (ainsi que l’Australie) semble autorisé à porter fièrement ce trait distinctif de l’ADN Alfa Romeo sur les nouveaux modèles de la gamme.

    Ce décalage crée une situation presque surréaliste (Magritte ne nous contredirait pas !) : alors que la marque cherche à s’unifier mondialement, ce sont les contraintes techniques locales qui sauvent l’un des symboles les plus chers aux Alfistes.


    Fiche Technique : Tonale « JDM Spec » 2026

    • Emplacement plaque : Latéral (côté passager).
    • Raison technique : Préservation du champ de vision des capteurs ADAS.
    • Modèles concernés : Tonale 2026 et Junior (y compris l’édition limitée Edizione Bianco).

    Et vous, seriez-vous prêt à importer un Tonale du Japon juste pour retrouver cette fameuse plaque sur le côté, ou trouvez-vous que la symétrie européenne lui va finalement mieux au teint ?

  • Portrait : Nicola Romeo, l’ingénieur napolitain qui a sauvé le Biscione

    Portrait : Nicola Romeo, l’ingénieur napolitain qui a sauvé le Biscione

    Sans lui, nous ne serions pas ici à parler d’Alfa Romeo. Nous parlerions peut-être d’A.L.F.A. comme d’une obscure marque milanaise disparue en 1915. Nicola Romeo (1876-1938) est l’homme qui a donné son nom de famille à la marque, mais il lui a surtout donné une envergure industrielle.

    Le Napolitain à Milan

    Originaire de Sant’Antimo près de Naples, Nicola Romeo est un ingénieur brillant, spécialisé dans les machines minières et l’air comprimé. Ce n’est pas un homme de voiture au départ, c’est un capitaine d’industrie. En 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, l’A.L.F.A. (Anonima Lombarda Fabbrica Automobili) est en faillite. La banque confie l’usine du Portello à Nicola Romeo pour la convertir à l’effort de guerre. Sous sa direction, l’usine produit des munitions, des moteurs d’avion et des compresseurs. L’entreprise passe de quelques centaines à des milliers d’ouvriers. Romeo a transformé l’atelier artisanal en géant industriel.

    La naissance d’Alfa Romeo

    La guerre finie, Romeo aurait pu faire des trains. Mais il décide de revenir à l’automobile. Il fusionne ses sociétés et, en 1920, la première voiture portant le badge Alfa Romeo (la Torpedo 20-30 HP) sort des chaînes. C’est lui qui comprend l’importance de la course pour l’image. Il finance la création de la mythique P2 et embauche Vittorio Jano. C’est sous son règne qu’Alfa Romeo remporte le premier Championnat du Monde en 1925.

    Une fin amère

    L’histoire d’amour finit mal. En 1928, acculé par les difficultés financières de sa banque partenaire, Nicola Romeo est évincé de sa propre entreprise. Il partira aigri, mais il laisse derrière lui un héritage colossal : une marque mondiale, une usine moderne, et un nom, « Romeo », qui sonne aujourd’hui comme synonyme de passion automobile.

  • Santo Ficili lève le pied sur l’électrique : « Le monde n’est pas encore prêt »

    Santo Ficili lève le pied sur l’électrique : « Le monde n’est pas encore prêt »

    Alfa Romeo revoit sa copie. Alors que le constructeur milanais semblait s’engager vers une transition « tout électrique » sans retour en arrière, son nouveau CEO, Santo Ficili, vient de confirmer un virage stratégique vers plus de flexibilité. Ce changement de cap répond à une réalité de marché contrastée, où la demande pour l’électrique ne progresse pas au rythme espéré partout sur la planète.

    La flexibilité comme nouveau dogme

    Dans une interview accordée à Autocar, Santo Ficili a été on ne peut plus clair : « Le monde n’est pas encore prêt partout pour les voitures électriques ». Loin d’être un renoncement, cette déclaration marque l’adoption d’une stratégie multi-énergies capable de s’adapter aux infrastructures et aux habitudes de consommation de chaque marché.

    Ce réalisme industriel va directement influencer le développement des futures générations des fers de lance de la marque : la Giulia et le Stelvio.


    Giulia et Stelvio 2027 : Le pouvoir du choix

    Attendus autour de 2027, les remplaçants des modèles actuels reposeront sur la plateforme STLA Large de Stellantis. Conçue à l’origine pour l’électrique, cette architecture est suffisamment polyvalente pour accueillir des motorisations thermiques et hybrides.

    Selon les premières informations, la gamme devrait s’articuler autour de trois piliers technologiques :

    • Entrée de gamme : Motorisation quatre cylindres 2.0 litres turbo avec technologie Mild Hybrid.
    • Cœur de gamme : Système Hybride Rechargeable (PHEV) combinant un moteur thermique 1.6 litre et une unité électrique sur l’essieu arrière.
    • Haut de gamme : Versions 100 % électriques pour les marchés et les clients prêts pour la transition totale.

    En plus de cette variété mécanique, les deux modèles devraient monter en gamme avec des dimensions revues à la hausse pour asseoir le positionnement premium d’Alfa Romeo.


    Le Quadrifoglio sauvé par l’hybride

    Que les puristes se rassurent : le trèfle à quatre feuilles ne disparaîtra pas. Les versions Quadrifoglio, symboles de la performance absolue du Biscione, resteront au catalogue. Elles suivront la même logique de flexibilité en proposant des versions PHEV de haute performance aux côtés des variantes entièrement électriques.

    En choisissant la voie de la raison plutôt que celle de l’idéologie, Alfa Romeo s’assure de ne pas laisser sur le bord de la route ses clients les plus fidèles, tout en continuant à préparer l’avenir.

  • L’Alfa Romeo Junior conquiert le monde : plus de 70 000 commandes et des lancements stratégiques

    L’Alfa Romeo Junior conquiert le monde : plus de 70 000 commandes et des lancements stratégiques

    Le succès de l’Alfa Romeo Junior ne se dément pas et s’accélère désormais sur la scène internationale. Depuis son lancement, la compacte du Biscione a déjà franchi le cap symbolique des 70 000 commandes à travers le monde. Ce chiffre confirme l’intérêt massif pour ce modèle, qui représente l’un des paris les plus stratégiques pour l’avenir de la marque italienne.


    Une expansion mondiale : Singapour et le Mexique à l’honneur

    Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo, a récemment souligné cette dynamique via un post LinkedIn, mettant en avant l’accueil exceptionnel réservé au véhicule lors de ses débuts sur deux marchés clés :

    • À Singapour : C’est la Junior Elettrica qui a tenu le haut de l’affiche. Les premières livraisons y sont attendues vers la fin du deuxième trimestre 2026. La présentation a eu lieu au sein du tout nouvel Alfa Romeo Experience Centre, un espace conçu pour immerger la communauté des Alfisti dans l’univers de la marque.
    • Au Mexique : Le lancement a été orchestré à Mexico sous l’égide de Daniel Gonzalez, CEO de Stellantis México. Pour démontrer les qualités dynamiques de la compacte, un voyage médiatique de 400 km a été organisé vers San Miguel Allende, mettant à l’épreuve le caractère sportif du châssis italien.

    Un pilier stratégique malgré les débats

    L’Alfa Romeo Junior s’impose comme une pièce maîtresse de la croissance globale du Biscione. Bien que l’accueil initial d’une partie des Alfisti puristes ait pu paraître réservé, les résultats commerciaux prouvent que le modèle remplit sa mission : conquérir de nouveaux clients tout en préservant l’identité premium et le plaisir de conduire propre à Alfa Romeo.

    Compacte, technologique et dotée d’un fort caractère, elle réussit le tour de force de séduire des publics aux attentes très variées, de l’Asie à l’Amérique latine. Ce succès international est une excellente nouvelle pour la santé financière et le rayonnement de la maison milanaise.

  • Alfa Romeo Junior & Pedro Alonso : Le cœur a ses raisons que la raison ignore

    Alfa Romeo Junior & Pedro Alonso : Le cœur a ses raisons que la raison ignore

    La saga publicitaire « Learn to Love Again » touche à sa fin avec un troisième et dernier acte riche en tension. Pedro Alonso, l’icône mondiale révélée par La Casa de Papel et bientôt de retour sur Netflix dans la saison 2 de Berlin (prévue pour le 15 mai), reprend son rôle d’ambassadeur pour l’Alfa Romeo Junior.

    Après avoir brisé les codes de la vente rationnelle et s’être laissé porter par la musique, l’acteur espagnol passe désormais sur le gril dans un épisode intitulé « Interrogation ».


    Le détecteur de mensonges face au Biscione

    Dans ce court-métrage cinématographique, Pedro Alonso est soumis à un test polygraphique. Face à l’interrogatoire, l’homme reste de marbre, son rythme cardiaque est d’une stabilité insolente… jusqu’à ce qu’une clé d’Alfa Romeo Junior soit posée sur la table.

    Le verdict de la machine est sans appel : le pouls s’accélère, l’émotion transperce l’écran. La conclusion de la campagne est limpide : le cœur ne ment jamais. Ce final apporte également une réponse au mystère qui entourait la femme fatale des précédents épisodes : elle se révèle être une agente infiltrée qui traquait Alonso depuis des années, bouclant ainsi la trilogie avec un twist digne des meilleurs thrillers.

    Une trilogie dédiée au plaisir pur

    Cette campagne en trois étapes a permis de repositionner l’Alfa Romeo Junior comme bien plus qu’un simple SUV compact électrique ou hybride :

    • Épisode 1 « Salesman » : Alonso y abandonne la logique pure pour écouter son intuition.
    • Épisode 2 « Cuore Matto » : Une célébration de la passion italienne sur fond de musique culte, où le design et le rythme se confondent.
    • Épisode 3 « Interrogation » : La preuve scientifique que l’émotion reste le moteur principal de l’expérience Alfa Romeo.

    L’Alfa Romeo Junior : La porte d’entrée émotionnelle

    Le Junior n’est pas seulement un nouveau modèle dans la gamme ; c’est le catalyseur d’une nouvelle génération d’Alfisti. Compact, sportif et audacieux, il s’adresse à ceux qui cherchent une voiture capable de parler au cœur autant qu’à la raison. Avec cette série de films, le Biscione rappelle que, malgré l’évolution des technologies, l’émotion de conduite reste le pilier central de son identité.

    Alors que Pedro Alonso s’apprête à faire vrombir les audiences sur Netflix avec la suite de Berlin, Alfa Romeo réussit son pari : transformer une campagne de communication en une véritable expérience narrative.


    Avez-vous suivi les trois épisodes de cette saga ? Trouvez-vous que Pedro Alonso incarne bien le renouveau et l’élégance rebelle d’Alfa Romeo ?