Auteur/autrice : clubalfa

  • Carabinieri et Alfa Romeo : 75 ans d’histoire italienne réunis dans un ouvrage d’exception

    Carabinieri et Alfa Romeo : 75 ans d’histoire italienne réunis dans un ouvrage d’exception

    Le Musée Alfa Romeo d’Arese a accueilli aujourd’hui un événement mémorable : le lancement du livre Carabinieri and Alfa Romeo – for Italy. Cet ouvrage retrace soixante-quinze ans d’une collaboration institutionnelle et passionnée entre la marque au Biscione et l’Arme des Carabinieri, deux piliers de l’identité nationale italienne.

    L’événement s’est déroulé en présence du général Salvatore Luongo, commandant général des Carabinieri, de Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo, et de Lorenzo Ardizio, conservateur du Musée et co-auteur de l’œuvre.


    Un logo commémoratif pour un jubilé de platine

    À l’occasion de ce 75e anniversaire, un logo spécial a été dévoilé. Véritable synthèse symbolique, il intègre le chiffre 75 aux emblèmes iconiques des deux institutions : le Biscione d’Alfa Romeo et la Flamme des Carabinieri. Ce visuel accompagnera toutes les initiatives liées aux célébrations, illustrant des valeurs partagées telles que le courage, la discipline et le dévouement au bien commun.


    Cinq chapitres, une seule nation

    Publié par Giunti et Giorgio Nada Editore, le livre est structuré en cinq chapitres qui font correspondre l’évolution des modèles automobiles aux grandes étapes de l’histoire de la République italienne :

    • Chapitre 1 : Reconstruction et après-guerre – Inauguré par la 1900 M « Matta » de 1951, le premier tout-terrain Alfa Romeo à revêtir la livrée des Carabinieri.
    • Chapitre 2 : Le miracle économique – Porté par la Giulia Super de 1968, symbole d’élégance et de rapidité, qui a donné naissance au surnom mythique de « Gazzella ».
    • Chapitre 3 : Les Années de Plomb – Illustré par l’Alfetta 2.0 « Protetta » de 1979, une berline blindée utilisée pour les services d’escorte durant une période de conflits internes intenses.
    • Chapitre 4 : La lutte contre le crime organisé – Avec les Alfa 90 (1987) et Alfa 75 (1992), marquant une présence forte de l’État sur le territoire.
    • Chapitre 5 : Un horizon mondial – Couvrant les dernières décennies avec les 156, 159, Giulietta, Giulia, jusqu’aux récents Tonale (2023) et Stelvio (2025).

    Le témoignage des dirigeants

    « Alfa Romeo fait partie de l’inconscient collectif italien, tout comme les Carabinieri. Ce livre rend hommage à une alliance de longue date faite de confiance et de respect mutuel. » — Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo.

    Le général Salvatore Luongo a souligné que cette relation dépasse largement le cadre commercial : « Pour les citoyens, voir une « gazzelle » approcher signifie savoir qu’ils ne sont pas seuls. Ces véhicules incarnent visuellement la proximité de l’État avec la communauté ».


    L’exposition « Alfa Romeo en uniforme »

    Pour les passionnés de passage en Italie, le Musée d’Arese propose une section permanente intitulée « Alfa Romeo in Uniform ». Inaugurée en 2020, elle expose de nombreux modèles historiques mentionnés dans l’ouvrage, de la robuste « Matta » à la très haute performance Giulia Quadrifoglio actuellement utilisée pour les services spéciaux.

  • Alfa Romeo face au tournant Stellantis : Vers une stratégie de « sélectivité » accrue

    Alfa Romeo face au tournant Stellantis : Vers une stratégie de « sélectivité » accrue

    Le 21 mai 2026 à Détroit, Antonio Filosa présentera le nouveau plan industriel de Stellantis, un rendez-vous qui s’annonce décisif pour l’avenir d’Alfa Romeo au sein du groupe. Selon les informations rapportées, le groupe s’apprête à modifier la répartition de ses ressources entre ses 14 marques, privilégiant désormais une sélection plus nette des enseignes jugées prioritaires.

    Le pragmatisme avant tout : Les marques « piliers » favorisées

    Dans ce nouveau scénario, la majeure partie des investissements de Stellantis devrait se concentrer sur les marques générant les plus gros volumes et la plus forte rentabilité : Jeep, Ram, Peugeot et Fiat. Ces marques sont considérées comme les moteurs de la transition industrielle du groupe, capables de financer le développement des nouvelles technologies.

    Pour Alfa Romeo, cela ne signifie pas une fermeture ou une cession, mais une gestion beaucoup plus ciblée :

    • Focus géographique : Le Biscione abandonnerait la course à la présence globale pour se concentrer uniquement sur les marchés où il bénéficie d’une forte reconnaissance et d’un potentiel de marge élevé.
    • Objectif rentabilité : La marque doit désormais transformer son immense patrimoine historique en résultats économiques concrets.
    • Soutenabilité : L’ambition est de ramener Alfa Romeo à une dimension plus claire et cohérente avec son identité réelle.

    Synergies techniques : Entre économies et identité

    Pour réduire les coûts de recherche et développement, Alfa Romeo s’appuiera davantage sur les plateformes et technologies communes développées pour les marques principales du groupe. Toutefois, le défi sera de préserver l’âme de la marque. Pour éviter de devenir une simple « variante stylistique » de modèles existants, Alfa Romeo devra impérativement se différencier par :

    1. Un design exclusif et iconique.
    2. Des réglages dynamiques spécifiques.
    3. Une qualité perçue supérieure.

    « Le public du Biscione est particulièrement sensible à l’autenticité du produit et accepterait difficilement des modèles dépourvus d’une vraie empreinte sportive. »

    L’épreuve de maturité

    Le plan Filosa place Alfa Romeo devant un véritable test de maturité. Le futur de la marque ne dépendra plus seulement de son charme historique, mais de sa capacité à générer de la valeur au sein du portefeuille Stellantis grâce à une gamme plus efficiente et des investissements mieux ciblés.

  • Alfa Romeo Giulia et Stelvio : Un nouveau « Pack Performance » pour affûter le plaisir de conduire

    Alfa Romeo Giulia et Stelvio : Un nouveau « Pack Performance » pour affûter le plaisir de conduire

    Le Biscione continue de peaufiner ses modèles iconiques. Alfa Romeo vient d’annoncer l’introduction du nouveau « Pack Performance » pour la Giulia et le Stelvio. Ce programme, qui mise sur une synergie entre design exclusif, haute technologie et dynamique de conduite de pointe, est actuellement déployé à l’échelle européenne selon les marchés. Nous attendons désormais avec impatience les confirmations spécifiques et les tarifs pour le marché français.

    Une ambiance intérieure typée « Racing »

    L’habitacle de la Giulia et du Stelvio gagne en caractère avec ce pack. L’accent est mis sur une sportivité sophistiquée grâce à plusieurs éléments de design distinctifs :

    • Sellerie : Des sièges en cuir noir ornés de surpiqûres rouges.
    • Finitions : Des inserts en fibre de carbone et des détails rouges sur le tableau de bord, les panneaux de portes et l’accoudoir.

    Technologie sonore : L’immersion Harman Kardon

    Le Pack Performance ne se contente pas de flatter la vue ; il s’adresse aussi à l’ouïe avec un système audio Premium développé par Harman Kardon. Ce système de 900 watts s’appuie sur un amplificateur Classe D à 12 canaux et la technologie Logic 7® Surround pour une distribution sonore tridimensionnelle.

    La configuration matérielle est impressionnante :

    • 1 subwoofer pour des basses profondes (224 mm sur Stelvio, 180 x 270 mm sur Giulia).
    • 4 woofers de 160 mm pour un son corsé.
    • 5 haut-parleurs médiums de 80 mm pour une clarté naturelle des voix.
    • 4 tweeters de 25 mm pour des hautes fréquences cristallines.

    Dynamique de conduite : La suspension Synaptic Dynamic Control

    C’est sur le plan de la liaison au sol que ce pack révèle tout son intérêt technique. Il introduit la suspension électronique Synaptic Dynamic Control (SDC). Ce système ajuste la réponse des amortisseurs en temps réel via des valves électro-hydrauliques, modulant la force d’amortissement selon les conditions de route et le style de conduite.

    Le système est parfaitement intégré au sélecteur Alfa DNA :

    • Mode Dynamic : Priorité à la précision maximale avec un tarage plus ferme (modifiable d’une simple pression sur un bouton dédié).
    • Modes Natural et Advanced Efficiency : Calibration plus souple pour favoriser le confort et la fluidité au quotidien.

    L’ensemble de ces dispositifs est coordonné par le Chassis Domain Control (CDC), une unité centrale qui agit comme un « superviseur » pour harmoniser les systèmes de stabilité, la suspension adaptative et le différentiel autobloquant, garantissant ainsi un comportement toujours prévisible, sûr et engageant.


  • 24H du Mans 1933 : Nuvolari, sans freins, remporte le duel du siècle sur le fil

    24H du Mans 1933 : Nuvolari, sans freins, remporte le duel du siècle sur le fil

    En 1933, Alfa Romeo n’a plus besoin de battre les autres constructeurs. La marque est devenue si dominatrice qu’elle ne se bat plus que contre elle-même. Mais cette édition des 24 Heures du Mans va offrir au public le scénario le plus incroyable de l’histoire de l’avant-guerre, un duel fratricide qui se terminera par un écart infime de 401 mètres après 3 000 km de course !

    Le « Dream Team » face au tenant du titre

    Sur la grille de départ, une voiture attire tous les regards : l’Alfa Romeo 8C 2300 n°11. Son équipage est tout simplement royal. D’un côté, Raymond Sommer, le héros de l’édition 1932 (le fameux « Cœur de Lion »). De l’autre, la légende vivante, le « Mantouan Volant », Tazio Nuvolari. C’est sa première participation au Mans, et il compte bien ajouter ce trophée à son palmarès.

    Face à eux, dans l’Alfa n°8, on retrouve Luigi Chinetti (l’ancien coéquipier de Sommer !) associé à Philippe de Gunzbourg. La guerre psychologique est déclarée.

    Une course poursuite infernale

    La course se résume vite à un duel acharné entre la n°11 et la n°8. Les deux équipages battent le record du tour à la chaîne. Mais la mécanique s’en mêle. L’Alfa de Nuvolari et Sommer est victime d’une fuite de réservoir d’essence. Le règlement interdit de ravitailler trop souvent. L’équipe doit colmater la fuite avec les moyens du bord (du savon et du chewing-gum, dit la légende !) à chaque arrêt, faisant perdre un temps précieux.

    À chaque fois que la n°11 repart, Nuvolari et Sommer doivent cravacher comme des fous pour rattraper le retard sur Chinetti, qui gère sa course en tête.

    Le dernier tour sans freins

    Nous sommes dans la dernière heure. Tazio Nuvolari est au volant. Il a rattrapé Chinetti. Les deux Alfa Romeo roulent pare-chocs contre pare-chocs à plus de 200 km/h dans les Hunaudières.

    C’est là que le mythe s’écrit. Nuvolari s’aperçoit que ses freins lâchent. La pédale va au plancher. N’importe qui aurait levé le pied pour assurer la deuxième place. Pas Nuvolari. Il compense l’absence de freins par des rétrogradages violents et des glissades contrôlées.

    Dans le tout dernier tour, Chinetti commet une petite erreur (gêné par un retardataire ou fatigué par la pression). Il n’en faut pas plus. Nuvolari plonge, le double, et franchit la ligne d’arrivée avec seulement 9 secondes d’avance (environ 400 mètres) sur son rival.

    Le triplé et la gloire

    Ce final éblouissant offre à Alfa Romeo son troisième succès consécutif dans la Sarthe. Pour parachever le triomphe, la troisième marche du podium est aussi occupée par une 8C (celle de Lewis et Rose-Richards).

    Tazio Nuvolari a prouvé ce jour-là qu’il n’était pas seulement un sprinter de Grand Prix, mais un guerrier capable de gérer l’impossible sur 24 heures. Quant à l’Alfa 8C 2300, elle entre définitivement au panthéon des voitures invincibles.

  • L’Alfa Romeo Junior Veloce défie l’Enfer Vert : entre grip diabolique et sobriété forcée

    L’Alfa Romeo Junior Veloce défie l’Enfer Vert : entre grip diabolique et sobriété forcée

    Le Nürburgring n’est pas seulement le temple de la vitesse pure ; c’est aussi devenu, depuis la rentrée 2025, un laboratoire d’efficience pour les véhicules électriques. Nos confrères de L’argus se sont prêtés à un exercice insolite : engager l’Alfa Romeo Junior Veloce de 280 ch dans le « Green Challenge », une épreuve de régularité et de consommation au cœur du célèbre championnat RCN.

    Voici ce qu’il faut retenir de cette expérience où le « Cuore Sportivo » a dû composer avec la rigueur des kilowattheures.


    Le défi : Courir vite, mais « boire » peu

    L’objectif du Green Challenge est paradoxal. Il ne suffit pas de boucler six tours de la Nordschleife (20,8 km par tour) le plus rapidement possible ; il faut surtout ne pas dépasser une consommation totale de 27 kWh, soit une moyenne de 21,7 kWh/100 km.

    Pour le Junior Veloce et sa batterie de 51 kWh utiles, cela signifiait ne pas descendre sous les 27 % de jauge à l’arrivée.

    ParamètreDétails de l’épreuve
    VéhiculeAlfa Romeo Junior Veloce (100 % électrique, 280 ch)
    CircuitNürburgring Nordschleife (Boucle Nord)
    Consommation cible21,7 kWh/100 km (équivalent à 3 l/100 km en thermique)
    Contrainte batterieConsommation maximale de 53 % de la capacité totale

    Le Junior Veloce en piste : Un châssis qui en redemande

    Si la gestion de l’énergie a forcé le pilote, Mathieu Sentis, à brider sa vitesse de pointe (parfois seulement 105 km/h en montée pour rester dans la zone « éco »), le Junior Veloce a révélé son véritable tempérament dans les portions sinueuses.

    • Un grip impressionnant : Pour ne pas perdre d’élan et limiter les relances énergivores, l’équipage a dû maintenir une vitesse de passage en courbe élevée. À ce jeu, le SUV compact a montré un « sacré grip », permettant de doubler des petites GTI dans les virages… avant d’être inévitablement rattrapé en ligne droite.
    • Une gestion millimétrée : Accompagné de sa coéquipière Géraldine Gaudy, le pilote a dû jongler entre le chronomètre et le « power-mètre » pour stabiliser la consommation autour de 21 kWh/100 km.

    Le verdict : La tortue a eu raison du lièvre

    Malgré une exploitation parfaite de l’énergie disponible (arrivée au stand avec exactement 27 % de batterie restants), le Junior Veloce termine à la 5ème place.

    Le podium a finalement donné raison à des modèles plus sobres, notamment une Tesla Model 3 et une Volkswagen e-Golf. Fait notable pour les Alfistes : une Alfa Romeo Junior Elettrica de 156 ch, moins gourmande et équipée de pneus moins larges, a réussi à se hisser devant sa grande sœur de 280 ch.

    « Ce qui nous a manqué était en premier lieu… une auto plus sobre. »

    Cette immersion prouve que si le badge « Veloce » garantit un comportement routier de premier ordre sur le Ring, la victoire dans le monde de l’électrique de demain se jouera aussi sur le terrain de la finesse énergétique.


    Pensez-vous que ce type d’épreuve de régularité est le futur de la compétition client pour les modèles électriques de la marque ?

  • Jeu, Set et Match : Alfa Romeo Belux s’allie à l’excellence de Justine Henin

    Jeu, Set et Match : Alfa Romeo Belux s’allie à l’excellence de Justine Henin

    Il y a des rencontres qui semblent écrites d’avance. Celle entre Alfa Romeo Belux et la Justine Henin Tennis Academy en est le parfait exemple. Il ne s’agit pas d’un simple contrat de sponsoring, mais d’une alliance naturelle entre deux univers où l’exigence, l’élégance et la passion sont les maîtres-mots.

    Sur un court de tennis comme sur le bitume, tout est une question de millimètres : le geste juste, le timing parfait et une maîtrise de chaque instant.


    L’innovation au service de la performance

    À l’image d’un match de haut niveau, chaque trajet en Alfa Romeo est pensé comme une expérience sensorielle. Ce partenariat met en avant deux piliers de la gamme actuelle :

    • Alfa Romeo Junior : Ce modèle compact réinterprète l’esprit du Biscione pour une nouvelle génération d’Alfisti. Accessible et durable, il propose l’offre la plus complète de son segment avec des motorisations Ibrida (hybride) et 100 % électriques. La version Junior Veloce trône au sommet de la gamme avec une puissance de 280 ch.
    • Alfa Romeo Tonale : Le premier SUV compact de la marque, qui parvient à équilibrer sportivité, technologie et efficience.

    Une mission de transmission

    Au-delà de la performance mécanique, cette collaboration est une histoire de valeurs humaines. Justine Henin, icône du sport belge et ancienne numéro 1 mondiale, insuffle à son académie une vision faite de rigueur et d’authenticité. En s’associant à elle, Alfa Romeo Belux s’engage à accompagner les talents de demain pour les aider à se dépasser, sur le terrain comme dans la vie.

    Ce partenariat prendra vie à travers une présence lors de tournois majeurs, des rencontres inspirantes et des expériences exclusives destinées à rapprocher les deux communautés.


    Les mots des protagonistes

    « C’est une grande fierté de voir Alfa Romeo s’engager à nos côtés en Belgique. Ensemble, nous souhaitons inspirer et faire grandir une nouvelle génération de sportifs. » — Justine Henin

    « Nous partageons une même culture de la performance, du détail et de l’émotion. Soutenir les talents de demain tout en créant des expériences fortes et authentiques est au cœur de notre démarche. » — Yann Chabert, Directeur Général Alfa Romeo Belgique

  • Nicola Romeo : 150 ans de l’homme qui a donné son nom et son âme au Biscione

    Nicola Romeo : 150 ans de l’homme qui a donné son nom et son âme au Biscione

    Le 28 avril est une date sacrée pour tout Alfiste. Aujourd’hui, nous célébrons le 150e anniversaire de la naissance de Nicola Romeo (1876-1938). Si la marque A.L.F.A. est née en 1910, c’est cet ingénieur napolitain au tempérament de feu qui, en y apposant son nom, a transformé une entreprise en difficulté en une légende mondiale du sport automobile.


    De Naples à Milan : L’ascension d’un visionnaire

    Né à Sant’Antimo en 1876 dans une famille modeste, rien ne prédestinait Nicola Romeo à devenir le géant de l’industrie milanaise. Ingénieur civil et électricien diplômé à Naples puis à Liège, il parcourt l’Europe avant de fonder sa propre entreprise de machines industrielles en 1906.

    C’est en 1915, en pleine Première Guerre mondiale, qu’il rachète l’Anonima Lombarda Fabbrica Automobili (A.L.F.A.). Son génie ? Avoir su convertir l’usine pour l’effort de guerre avant de pivoter, dès 1919, vers ce qui deviendra sa véritable passion : les voitures de tourisme à hautes performances.


    La naissance du « Sport Touring »

    Nicola Romeo n’était pas seulement un industriel ; c’était un stratège qui avait compris, avant tout le monde, que la piste était le meilleur laboratoire technique et le meilleur outil marketing. Sous sa direction, Alfa Romeo adopte une mission claire : concevoir des voitures capables de gagner le dimanche et d’emmener les clients avec élégance le lundi.

    Les dates clés de l’ère Nicola Romeo :

    AnnéeÉvénement MajeurImpact
    1915Rachat de l’A.L.F.A.Début de l’ère industrielle moderne.
    1918Changement de nomL’entreprise devient officiellement Alfa Romeo.
    1923Victoire à la Targa FlorioPremière grande victoire internationale du Biscione.
    1925Premier Championnat du MondeTriomphe de la mythique P2 conçue par Vittorio Jano.

    L’homme qui savait s’entourer des meilleurs

    L’une des plus grandes forces de Nicola Romeo fut son flair pour le talent. C’est sous son impulsion, et avec l’aide d’un certain Enzo Ferrari, qu’il débauche l’ingénieur Vittorio Jano chez Fiat.

    Ce trio de génies va donner naissance à des chefs-d’œuvre mécaniques comme la P2, puis les séries 6C et 8C, des voitures qui ont littéralement défini les standards de l’ingénierie automobile de l’entre-deux-guerres.

    Un héritage immortel

    Nicola Romeo quitte la direction de l’entreprise en 1928, avant d’être nommé Sénateur du Royaume d’Italie en 1929. Il s’éteint en 1938 sur les rives du lac de Côme, laissant derrière lui une marque qui, 150 ans après sa naissance, continue de faire vibrer les passionnés par son « vroom » caractéristique et ses lignes sculpturales.

    Aujourd’hui, que ce soit au Musée d’Arese ou sur les routes du monde entier, chaque fois qu’un moteur Alfa Romeo rugit, c’est un peu du rêve de cet ingénieur napolitain qui reprend vie.

  • Rosso Festival 2026 : Le cœur d’Alfa Romeo a vibré au Mas du Clos

    Rosso Festival 2026 : Le cœur d’Alfa Romeo a vibré au Mas du Clos

    Le week-end des 25 et 26 avril 2026 restera gravé dans la mémoire des Alfistes. Pour sa deuxième édition, le Rosso Festival a posé ses valises sur l’un des tracés les plus techniques et chargés d’histoire de France : le légendaire circuit du Mas du Clos, au cœur de la Creuse.

    Pendant deux jours, la passion s’est déclinée en toutes les nuances de rouge, réunissant un plateau exceptionnel de 200 véhicules couvrant plus de 70 ans d’ingénierie et de design milanais.


    Un voyage temporel de 1955 à 2026

    Après une première édition remarquée à Charade en 2025, le festival a franchi un nouveau cap cette année. Le spectacle était partout, du paddock à la piste, illustrant la généalogie unique du Biscione :

    • Les icônes historiques : Des modèles des années 1960, symboles de l’âge d’or du design italien.
    • Les sportives de légende : Coupés caractériels et berlines survitaminées qui ont forgé la réputation de la marque sur circuit.
    • Le renouveau contemporain : Les derniers modèles de la gamme actuelle, prouvant que l’ADN Alfa Romeo sait se conjuguer au futur.

    Au total, 400 passionnés et une dizaine de clubs ont partagé cette expérience immersive, faisant du Mas du Clos un véritable sanctuaire de l’automobile.


    L’émotion en piste : bien plus qu’un simple rassemblement

    Le Mas du Clos n’est pas un circuit comme les autres. Son tracé exigeant a permis aux participants de tester la sportivité de leurs montures dans un cadre sécurisé et convivial. Entre deux sessions de roulage, les échanges entre collectionneurs et néophytes ont témoigné d’une transmission de savoir et d’une ferveur intacte.

    « Le Rosso Festival illustre parfaitement l’ADN d’Alfa Romeo : une passion sincère, partagée et transmise. Voir 200 Alfa Romeo évoluer sur le circuit du Mas du Clos est une grande fierté. » — Alain Descat, Directeur d’Alfa Romeo France.


    Un rendez-vous désormais incontournable

    Avec le succès de cette édition 2026, le Rosso Festival s’installe durablement comme la référence des événements Alfa Romeo en France. Soutenu par la marque et porté par une communauté soudée, l’événement a prouvé que le lien entre Alfa Romeo et ses clients est plus fort que jamais, fondé sur l’émotion pure et le plaisir de conduire.

  • Légende : Alfa Romeo Montreal, le « Rêve V8 » brisé par l’histoire

    Légende : Alfa Romeo Montreal, le « Rêve V8 » brisé par l’histoire

    Il est des voitures qui naissent sous une bonne étoile, et d’autres qui doivent affronter la tempête. L’Alfa Romeo Montreal appartient à la seconde catégorie. Son histoire commence comme un conte de fées : en 1967, les organisateurs de l’Exposition Universelle de Montréal demandent à Alfa Romeo de créer un concept-car qui incarnerait « la plus haute aspiration de l’homme en matière d’automobile ». Rien que ça.

    Le carrossier Bertone (et son génial designer Marcello Gandini, père de la Lamborghini Miura) dessine deux prototypes blancs immaculés. Le public est conquis. La demande est telle qu’Alfa Romeo décide de la produire en série. Mais entre le rêve de 1967 et la réalité de la sortie en 1970, le monde a changé.

    Un style unique signé Gandini

    La Montreal est une sculpture. Gandini lui a donné une « gueule » inoubliable avec une caractéristique unique au monde : les paupières de phares. À l’arrêt, les quatre phares sont partiellement masqués par des grilles rétractables (les fameuses paupières). Lorsque l’on allume les feux, elles s’abaissent pneumatiquement. C’est du pur spectacle. On retrouve aussi la touche Gandini dans la prise d’air NACA sur le capot (en réalité factice sur le modèle de série !) et les six ouïes d’aération derrière les portières. Initialement prévues pour refroidir un moteur central arrière, elles sont restées purement esthétiques quand le moteur a finalement été placé à l’avant.

    Le cœur de la 33 Stradale

    Si la Montreal est une légende, c’est parce qu’elle cache un secret de compétition. Sous son long capot avant, on ne trouve pas un banal 4 cylindres, mais un V8 de 2.6 litres à carter sec. Ce moteur est directement dérivé de celui de la mythique 33 Stradale de course. Civilisé pour la route, il développe 200 chevaux et grimpe à 7 000 tr/min avec une sonorité rauque et envoûtante. Couplé à une boîte ZF inversée (première en bas à gauche), il propulse la GT à plus de 220 km/h.

    Victime de la crise pétrolière

    La Montreal avait tout pour elle : la ligne, le moteur, l’image. Mais elle arrive sur le marché au moment où éclate le choc pétrolier de 1973. Soudain, une voiture de sport dotée d’un V8 gourmand (l’injection mécanique SPICA était complexe à régler) devient politiquement incorrecte. Le prix de l’essence explose, et les ventes de la Montreal s’effondrent. Elle sera produite à moins de 4 000 exemplaires jusqu’en 1977, restant longtemps dans l’ombre comme une « supercar maudite ».

    L’Héritage

    Aujourd’hui, la justice est enfin rendue. La cote de la Montreal flambe. Les collectionneurs redécouvrent cette GT exotique qui offre le frisson d’un moteur de course Alfa Romeo dans une robe haute couture signée Bertone. Elle reste le témoignage d’une époque où Alfa Romeo osait tout, même l’excessif.