Auteur/autrice : clubalfa

  • Alfa Revival Cup 2026 : Le Mugello lance la saison sous le signe de l’intensité

    Alfa Revival Cup 2026 : Le Mugello lance la saison sous le signe de l’intensité

    Le rideau s’est levé sur la saison 2026 de l’Alfa Revival Cup au Mugello Circuit. Pour ce premier round orchestré par Canossa Events, le spectacle a été total : stratégies bouleversées, duels au sommet et deux courses en une, confirmant le niveau exceptionnel de ce plateau de passionnés.

    Raggruppamento G/H/I : L’Alfetta GT Turbodelta impose son rythme

    La pole position de Salomone sur sa 1750 GTAm laissait présager une domination, mais le départ lancé a immédiatement redistribué les cartes. Salomone a perdu du terrain dès les premiers hectomètres, laissant le champ libre à l’Alfetta GT Turbodelta de Lorenzo Moramarco, qui a pris les commandes avec autorité.

    Le tournant de la course est survenu au 9ème tour. L’entrée en piste de la Safety Car (due à une crevaison de Perfetti) a coïncidé avec l’ouverture de la fenêtre des arrêts aux stands. Un coup du sort qui a forcé les équipes à réagir dans l’instant.

    Au final, après une remontée spectaculaire, le duo Alessandro Morteo et Lorenzo Moramarco s’impose au classement général de la catégorie G/H/I. Davide Bertinelli (1750 GTAm) assure une solide deuxième place, suivi de Franco Monguzzi qui complète le podium.


    Raggruppamento E/F : Précision et ténacité

    Dans la catégorie regroupant les modèles plus anciens, la lutte a été tout aussi serrée. Giampaolo Benedini et Bruno Ferrari ont signé une performance magistrale, décrochant la victoire tout en s’offrant le record du tour de leur période en 2’26”711.

    Les podiums du Round 1 :

    Catégorie1ère Place2ème Place3ème Place
    G / H / IMorteo / Moramarco (Alfetta GT Turbodelta)Bertinelli (1750 GTAm)Monguzzi (1750 GTAm)
    E / FBenedini / FerrariE. Morteo / A. MorteoSerio / Mischis

    À noter : Giovanni Serio et Franco Mischis ont réussi à sauver leur 3ème place malgré une casse de boîte de vitesses à seulement quelques minutes du drapeau à damier.


    Les visages de la course : de Merzario à la résilience de Lonardi

    Comme toujours, l’Alfa Revival Cup brille par ses protagonistes. L’inoxydable Arturo Merzario, associé à Fabrizio Zamuner sur une Giulia Sprint GTA (Team Alfa Delta OKP), a une nouvelle fois régalé le public par son pilotage.

    On retiendra également la détermination de Roberto Lonardi. Malgré trois passages par les stands pour des problèmes électriques, il a tenu à mener sa Giulietta Spider Veloce jusqu’à la ligne d’arrivée. Une preuve supplémentaire que dans cette compétition, la passion l’emporte souvent sur les aléas techniques.

    Conclusion : une hiérarchie encore fragile

    Si le Mugello a révélé les premières forces en présence, rien n’est encore figé pour la suite de la saison 2026. La diversité des modèles engagés et les écarts réduits promettent un championnat ouvert et indécis jusqu’au bout.

  • Quand le surréalisme rencontre le Biscione : L’œuvre oubliée de René Magritte pour Alfa Romeo

    Quand le surréalisme rencontre le Biscione : L’œuvre oubliée de René Magritte pour Alfa Romeo

    René Magritte est aujourd’hui une icône mondiale, un nom qui fait s’envoler les enchères (souvenez-vous de la vente de « L’empire des lumières » pour 121 millions de dollars il y a deux ans). Mais avant de devenir le maître du surréalisme que nous connaissons tous, l’artiste belge a dû, comme beaucoup, se battre pour « nourrir son homme ». Et c’est cette période de vaches maigres qui a donné naissance à une collaboration inattendue avec Alfa Romeo.

    1925 : Magritte, graphiste pour Alfa Romeo

    Il y a un peu plus d’un siècle, le jeune Magritte cherchait encore sa voie. Entre deux expérimentations cubistes et un job de dessinateur dans une fabrique de papier peint, il acceptait des commandes publicitaires pour joindre les deux bouts. C’est ainsi qu’en 1925, il imagine une affiche publicitaire haute en couleur et abstraite pour Alfa Romeo.

    Cette œuvre, loin des pipes et des chapeaux melons, a trouvé refuge dans les pages du magazine automobile belge « Englebert ». Le saviez-vous ? Cette revue, nommée d’après la célèbre marque de pneus (qui fusionnera plus tard avec Uniroyal), a publié la campagne de Magritte à deux reprises, dans ses numéros 59-60 et 61-62.


    Une résonance troublante en 2026

    Relire ces archives centenaires aujourd’hui provoque un étrange sentiment de déjà-vu. En 1938, peu avant la Seconde Guerre mondiale, Magritte déclarait au Musée des Beaux-Arts d’Anvers :

    « Le monde entier autour de nous est surréaliste, comme par exemple cet armement massif… en vue de la paix ».

    En cette année 2026, ses mots résonnent avec une actualité frappante. Mais au-delà du contexte géopolitique, c’est l’esthétique de cette époque qui fascine : un mélange de schémas techniques dignes de manuels de physique et de publicités artistiques d’une audace folle. On en viendrait presque à se demander si le « progrès » n’a pas parfois un goût de régression.

    Alfa Romeo : La marque la plus surréaliste ?

    Il y a une certaine poésie à imaginer une œuvre de Magritte accrochée au mur d’un bureau de passionné d’automobile. Après tout, n’y a-t-il pas de marque plus surréaliste qu’Alfa Romeo ?

    • Le paradoxe passionnel : Tout amateur d’octane rêve (ou devrait rêver) d’avoir une Alfa dans son garage.
    • La réalité des chiffres : Malgré cet amour universel, la marque n’a écoulé que 73 000 exemplaires dans le monde l’an dernier.

    C’est là tout le génie et la tragédie d’Alfa : une aura immense pour une diffusion confidentielle. Un pur produit de l’esprit Magritte, où l’image et l’objet ne semblent jamais tout à fait dire la même chose.

  • L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    Il y a soixante ans, au Salon de Genève 1966, Alfa Romeo présentait celle qui allait devenir l’icône absolue de la « dolce vita » mécanique : la 1600 Spider. Plus connue sous son surnom immortel de « Duetto », elle fête en 2026 ses six décennies d’existence. Avec 28 ans de carrière ininterrompue et plus de 124 000 exemplaires produits, elle demeure le modèle le plus longuement fabriqué et le plus diffusé de l’histoire du Biscione.

    Pour célébrer cet anniversaire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a lancé les festivités le dimanche 19 avril dernier avec une parade spectaculaire et une exposition inédite.


    Arese devient le temple du Spider jusqu’en décembre 2026

    Le Musée d’Arese a inauguré l’exposition temporaire « Spider est Alfa Romeo ». Ce projet unique, intégré au nouveau pôle d’excellence BOTTEGAFUORISERIE, permet aux Alfisti d’exposer leurs propres véhicules aux côtés de la collection officielle.

    L’exposition évoluera au fil de l’année 2026 en quatre phases thématiques :

    • Avril – Juin : Focus sur la 1ère série dite « os de seiche ».
    • Juillet – Août : Honneur à la « coda tronca » (2ème série).
    • Septembre – Octobre : Place à la version « aérodynamique » (3ème série).
    • Novembre – Décembre : Clôture avec la 4ème série (le restylage de 1990).

    La genèse d’un chef-d’œuvre signé Pininfarina

    Succéder à la Giulietta Spider n’était pas une mince affaire. Alfa Romeo a confié cette mission au crayon magistral de Pininfarina. Basée sur la mécanique de la Giulia Sprint GT (avec un empattement réduit à 2 250 mm), la Spider héritait de solutions de pointe : propulsion, boîte cinq rapports et quatre freins à disque.

    Avec seulement 990 kg sur la balance, elle affichait une vitesse de pointe de 185 km/h, propulsée par le mythique quatre cylindres double arbre décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000.

    Pourquoi « Duetto » ?

    Bien que ce nom ne soit jamais devenu officiel en raison de problèmes de droits de marque, il a été choisi par le public lors d’un concours au lancement. Le surnom est resté gravé dans la mémoire collective, porté par un lancement hollywoodien : une croisière sur le paquebot Raffaello entre Gênes et New York en 1966, avec des essais en mer pour les VIP. Sa carrière cinématographique, notamment dans Le Lauréat, a achevé de la transformer en star mondiale.


    Quatre séries, une seule âme

    SériePériodeSurnom / Particularité
    1ère1966–1969« Os de seiche » : Formes arrondies, la plus recherchée.
    2ème1969–1982« Coda tronca » : Arrière coupé, la plus vendue (près de 50 000 unités).
    3ème1983–1989« Aérodynamique » : Influence de la soufflerie, pare-chocs intégrés.
    4ème1989–1994« Série IV » : Retour aux lignes fluides et épurées.

    Alfa Romeo Classiche : Faire revivre la légende

    Aujourd’hui, la Duetto est la reine des Officine Classiche de Turin. Pour les propriétaires souhaitant préserver ce patrimoine, Alfa Romeo propose trois services d’excellence :

    1. Certificat d’Origine : Vérification de la configuration d’usine via le numéro de châssis.
    2. Certification d’Authenticité : Inspection technique rigoureuse pour garantir l’originalité des composants.
    3. Restauration : Entretien ou remise à neuf complète selon les spécifications d’origine par les mains qui ont conçu ces voitures.

    Le Spider Duetto n’est pas seulement un souvenir ; c’est une source d’inspiration active pour les futurs modèles du Biscione.

  • Alfa Romeo Driving Academy : Maîtrisez le Biscione au cœur de la Motor Valley

    Alfa Romeo Driving Academy : Maîtrisez le Biscione au cœur de la Motor Valley

    La performance n’est rien sans la maîtrise. Fort de ce constat, Alfa Romeo renouvelle et intensifie son partenariat historique avec la Scuderia de Adamich pour donner naissance à la toute nouvelle Alfa Romeo Driving Academy.

    Opérationnelle depuis l’Autodrome de Varano de’ Melegari, cette académie s’appuie sur une collaboration née en 1991 pour offrir aux particuliers et aux entreprises une immersion totale dans l’univers du pilotage haute performance.


    Un partenariat historique tourné vers l’avenir

    Fondée par Andrea de Adamich, ancien pilote de Formule 1 intimement lié à l’histoire d’Alfa Romeo en compétition, la Scuderia est aujourd’hui une référence européenne. Ce nouveau chapitre s’inscrit dans l’écosystème BOTTEGAFUORISERIE, projet d’excellence qui unit les savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati pour créer des expériences sur mesure.

    Installée au cœur de la Motor Valley italienne, l’académie bénéficie d’un tracé technique exigeant, idéal pour apprendre à « ressentir » l’équilibre d’un châssis et l’adhérence des pneumatiques sous la supervision d’instructeurs professionnels issus du circuit et du rallye.


    Quatre niveaux pour sculpter votre pilotage

    L’académie propose un parcours progressif adapté à tous les profils, du conducteur souhaitant affiner ses réflexes au pilote en quête de perfection technique.

    ProgrammeObjectif principal
    Conduite SécuriséeAffiner les réflexes et gérer les situations critiques avec sang-froid.
    Conduite ÉvoluéeApprofondir la connaissance du véhicule et repousser ses limites en sécurité.
    Conduite SportiveExplorer les capacités dynamiques de la voiture à haute intensité.
    Conduite AvancéeNiveau ultime pour porter sa technique de pilotage vers l’excellence.

    Une flotte multi-énergies sur le bitume

    Pour la première fois, l’académie met à disposition l’intégralité de la gamme du Biscione, permettant de tester les différentes architectures et motorisations développées par la marque :

    • Junior (incluant la version 100 % électrique).
    • Tonale (Hybride).
    • Giulia et Stelvio (Turbo essence et diesel).

    L’idée est de démontrer que, peu importe l’énergie (électrique ou thermique), l’ADN Alfa Romeo — cette connexion homme-machine viscérale — reste intact.

    « Les Alfa Romeo sont conçues pour être conduites avec une passion viscérale. Avec l’Alfa Romeo Driving Academy, nous transformons la vitesse en une expérience de contrôle absolu et de plaisir intense. »

    Santo Ficili, Directeur général d’Alfa Romeo.


    Informations pratiques

    • Lieu : Autodrome de Varano de’ Melegari (Parme, Italie).
    • Public : Particuliers et entreprises (Team building, formation).
    • Réservations : guidasicura.it.
  • Portrait : Tazio Nuvolari, le « Mantouan Volant » qui a défié les lois de la physique

    Portrait : Tazio Nuvolari, le « Mantouan Volant » qui a défié les lois de la physique

    Ferdinand Porsche disait de lui qu’il était « le plus grand pilote du passé, du présent et de l’avenir ». Enzo Ferrari avouait qu’il était le seul homme dont il avait peur sur la piste. Tazio Nuvolari (1892-1953) n’était pas un pilote, c’était une force de la nature. Petit, sec, le visage souvent masqué par les fumées d’échappement, il a incarné le courage absolu au volant des Alfa Romeo de l’entre-deux-guerres.

    L’inventeur du dérapage contrôlé

    Avant Nuvolari, on conduisait proprement. Nuvolari, lui, a compris qu’avec les pneus étroits et les freins précaires de l’époque, il fallait brutaliser la physique. Il est crédité de l’invention du « dérapage aux quatre roues ». Il jetait son Alfa Romeo en travers bien avant le virage, accélérait à fond, et contrôlait la glisse jusqu’à la sortie. Ce style spectaculaire, couplé à une volonté de fer (il a couru avec des côtes cassées, plâtré !), en a fait l’idole de toute l’Italie.

    L’homme qui éteignait ses phares

    Sa légende est pavée d’exploits, mais celui des Mille Miglia 1930 est éternel. Au volant de son Alfa Romeo 6C 1750 GS, il chasse son grand rival Achille Varzi dans la nuit noire. Pour ne pas être repéré dans les rétroviseurs de Varzi, Nuvolari éteint ses phares à plus de 150 km/h sur des routes de campagne. Il surgit du néant, le double par surprise, et rallume ses lumières une fois devant. Varzi ne s’en remettra jamais.

    La victoire impossible : Nürburgring 1935

    Mais son chef-d’œuvre absolu reste le Grand Prix d’Allemagne 1935. Face aux neuf « Flèches d’Argent » allemandes (Mercedes et Auto Union) soutenues par le régime nazi et disposant de 400 chevaux, Nuvolari aligne une vieille Alfa Romeo P3 qui rend 100 chevaux à ses rivales. Tout le monde le donne perdant. Pourtant, dans le brouillard de l’Enfer Vert, Nuvolari conduit comme un possédé. Il remonte, double les monstres allemands un par un, et gagne devant une tribune officielle nazie médusée. C’est « La Victoire Impossible ».

    Tazio Nuvolari est mort dans son lit, ce qui, pour un homme ayant vécu à 200 km/h toute sa vie, fut son ultime pied de nez au destin.

  • Giorgia Meloni à l’Élysée : Le « Rouge Alfa » du Stelvio éclipse la grisaille diplomatique

    Giorgia Meloni à l’Élysée : Le « Rouge Alfa » du Stelvio éclipse la grisaille diplomatique

    C’est une image qui n’est pas passée inaperçue dans la cour d’honneur du Palais de l’Élysée. Ce vendredi 17 avril 2026, à l’occasion d’une conférence internationale sur la sécurisation du Détroit d’Ormuz, la présidente du Conseil des ministres italienne, Giorgia Meloni, a fait une arrivée remarquée pour sa rencontre avec Emmanuel Macron.

    Loin de la discrétion habituelle des berlines noires blindées, la dirigeante a choisi de porter haut les couleurs de l’industrie transalpine en s’affichant à bord d’un Alfa Romeo Stelvio d’un rouge éclatant.

    Le « Made in Italy » comme message diplomatique

    Le choix de ce véhicule n’a rien d’anecdotique. Pour une dirigeante de ce rang, la voiture de fonction est un outil de communication puissant. En optant pour le SUV du Biscione, Giorgia Meloni réaffirme son soutien indéfectible à l’excellence mécanique de son pays.

    Le détail qui a particulièrement retenu l’attention des photographes ? Une coordination parfaite entre le véhicule et sa passagère : Giorgia Meloni arborait une tenue assortie au célèbre Rouge « Alfa » de son Stelvio.

    Une supériorité thermique face au parc français

    L’audace ne s’arrête pas à la couleur. Les observateurs n’ont pas manqué de souligner le contraste avec la flotte présidentielle française :

    • Puissance : Le Stelvio utilisé par la dirigeante italienne dispose d’une motorisation thermique bien plus musclée que les véhicules hybrides ou électriques souvent mis à disposition de la présidence française.
    • Caractère : Là où l’Élysée privilégie la sobriété du gris ou du noir, l’Italie s’impose avec une monture vibrante et passionnée.

    Un SUV toujours au sommet de sa forme

    Pour rappel, l’Alfa Romeo Stelvio reste l’un des piliers de la gamme, avec un prix d’appel débutant aux alentours de 55 800 € (en version diesel 160 ch finition Sprint). Ce passage remarqué sous les ors de la République française offre au SUV italien une exposition médiatique exceptionnelle, prouvant que même après plusieurs années de carrière, son design reste une référence absolue en termes de prestance.

  • L’Alfa Romeo GTA sacrée « Classique de l’Année » 2026 en Allemagne

    L’Alfa Romeo GTA sacrée « Classique de l’Année » 2026 en Allemagne

    Le mythe de la « Lecciso » ne prend pas une ride. Pour la deuxième année consécutive, la légendaire Alfa Romeo Giulia Sprint 1600 GTA a été élue « Classique de l’Année » par les lecteurs du prestigieux magazine allemand Motor Klassik.

    Dans la catégorie très disputée des « Classiques Italiennes », le coupé d’Arese a littéralement surclassé ses concurrents, dont des modèles de chez Ferrari et Lamborghini, en récoltant 34,2 % des voix sur les 17 000 participants au vote.


    Le « A » de l’excellence : Alleggerita

    Présentée pour la première fois en 1965, la GTA (pour Gran Turismo Alleggerita) n’était pas qu’une simple Giulia Sprint GT améliorée. C’était une véritable bête de course déguisée en voiture de série, conçue pour l’homologation en compétition.

    • Poids plume : Grâce à une carrosserie en Peraluman (alliage d’aluminium, magnésium, zinc et manganèse) et l’utilisation de Plexiglas pour les vitres, Alfa Romeo avait réussi à gagner plus de 200 kg sur la balance.
    • Cœur mécanique : Le moteur 1,6 litre à double arbre à cames en tête bénéficiait d’un double allumage (Twin Spark). Il développait 115 ch en version route et plus de 170 ch en version de course préparée par Autodelta.
    • Détails iconiques : Jantes magnésium Campagnolo, poignées de portes en forme de boucles d’aluminium et, bien sûr, le célèbre trèfle à quatre feuilles (Quadrifoglio).

    Une reine des circuits indétrônable

    Si la GTA passionne autant en 2026, c’est aussi pour son palmarès qui a fait trembler l’Europe du sport automobile dans les années 60 :

    • Championnat d’Europe de Tourisme : Titres pilotes en 1966 et 1967 avec le grand Andrea de Adamich, puis en 1969 avec Spartaco Dini.
    • Domination totale : La marque a remporté le titre constructeur durant ces mêmes années, s’imposant sur des circuits mythiques comme le Nürburgring ou Monza.

    Une rareté qui s’arrache à prix d’or

    Produite à seulement 500 exemplaires environ, la GTA est aujourd’hui l’un des trophées les plus convoités par les collectionneurs internationaux.

    À son lancement en 1965, elle coûtait 21 500 Marks (l’une des voitures les plus chères de l’époque). Aujourd’hui, un exemplaire d’origine en parfait état change de main pour des sommes dépassant allègrement les 200 000 euros. Comme le souligne Christine Schulze Tergeist (Stellantis Germany), ce prix est le reflet d’une passion qui ne faiblit pas : les fans allemands, pourtant entourés de marques locales prestigieuses, continuent de placer le design et l’audace technique d’Alfa Romeo au-dessus de tout.

  • Triplé historique pour Alfa Romeo : Le design italien sacré par les lecteurs d’Auto Bild en 2026

    Triplé historique pour Alfa Romeo : Le design italien sacré par les lecteurs d’Auto Bild en 2026

    Le design italien continue de faire chavirer les cœurs, même de l’autre côté du Rhin. Pour cette édition 2026 du prestigieux concours « Die besten Marken in allen Klassen » (Les meilleures marques dans toutes les catégories) organisé par le magazine allemand AUTO BILD, Alfa Romeo a réalisé un véritable coup de maître en raflant trois distinctions majeures.


    Le Design comme fer de lance

    Ce n’est pas la première fois que le Biscione brille dans cette compétition, mais cette année, la victoire a une saveur particulière avec un record de participation dépassant les 50 000 votes. Les lecteurs ont placé le style Alfa Romeo au sommet dans trois classements distincts :

    • Catégorie « Berlines intermédiaires » : Un titre porté par l’indémodable élégance de l’Alfa Romeo Giulia.
    • Catégorie « SUV Moyens » : Où l’Alfa Romeo Tonale a su imposer ses lignes modernes et dynamiques.
    • Classement Général Design : Une victoire globale qui couronne l’ensemble de la gamme, incluant le nouveau Junior et le Stelvio.

    Une reconnaissance du « Centro Stile »

    Pour Christine Schulze Tergeist, directrice de Stellantis Premium Brands Germany, ce résultat confirme que l’esthétique italienne reste une valeur refuge pour les passionnés d’automobile les plus exigeants :

    « Ce succès dans les catégories design montre que le style typiquement italien et la sportivité marquée de nos modèles sont toujours très bien accueillis par les fans de voitures allemands. Ce compliment s’adresse avant tout aux équipes du Centro Stile Alfa Romeo en Italie. »

    Avec 52 marques en compétition réparties dans 14 catégories, voir Alfa Romeo s’imposer ainsi pour la 15e édition de ce concours témoigne de la force émotionnelle intacte du constructeur milanais.

  • Boucles Ferronnoises 2026 : Le Biscione à l’épreuve des cartes et des méninges

    Boucles Ferronnoises 2026 : Le Biscione à l’épreuve des cartes et des méninges

    Il existe mille façons de vivre sa passion pour Alfa Romeo. On pense souvent aux trajectoires millimétrées sur circuit ou aux montées de cols à pleine charge. Mais aux Boucles Ferronnoises, première manche du Challenge Cartographique des Hauts-de-France, nous avons découvert une autre facette du Cuore Sportivo : celle de l’intelligence, de la patience et de la précision pure.

    Prendre le départ d’un rallye cartographique, c’est accepter de transformer sa monture en laboratoire et la route en un immense casse-tête. Pour cette aventure, ClubAlfa.fr ne s’est pas contenté de suivre : nous étions au cœur de l’action.


    L’Alfa Romeo Junior Veloce : La complice idéale

    Pour affronter les 67 équipages engagés, nous avons choisi l’Alfa Romeo Junior Veloce. Un choix audacieux face aux modèles historiques souvent privilégiés dans la discipline, mais qui s’est avéré être un atout stratégique.

    Dans un exercice où chaque son de cloche, chaque murmure du copilote et chaque détail de l’environnement comptent, le silence de l’électrique et la précision chirurgicale du châssis Veloce offrent un confort de concentration inégalé. La Junior ne se conduit pas, elle s’utilise comme un scalpel pour déjouer les pièges des organisateurs.

    Quand 120 km se transforment en odyssée

    Sur le papier, le parcours de la catégorie Expert affichait 120 kilomètres. Dans la réalité, notre Junior Veloce en a parcouru plus de 200. C’est toute la magie (et la cruauté) du carto :

    • Le doute permanent : Chaque carrefour est une énigme.
    • La chorégraphie du doute : Voir des dizaines de voitures ralentir, hésiter, faire demi-tour (dans le bon sens !) crée un ballet mécanique unique.
    • L’interdiction absolue : Malgré l’hésitation, une règle d’or — ne jamais prendre de contre-sens, sous peine de sanction immédiate.

    L’un des moments les plus marquants fut sans doute le passage en code binaire. Une suite de 0 et de 1 à traduire instantanément en directions. Sous la pression, même la logique la plus simple devient un défi psychologique. Nous avons dû faire des choix : abandonner certaines zones trop complexes pour préserver la cohérence du reste du parcours.


    Une présence Alfa Romeo remarquée

    Le Biscione était venu en force pour cette édition. Outre notre 8e place décrochée de haute lutte en catégorie Expert (une performance de premier plan compte tenu du niveau des spécialistes présents), une autre représentante de la marque s’est illustrée.

    En catégorie Touring (le niveau juste en dessous), une magnifique Alfa Romeo Giulietta de 2020 a porté fièrement nos couleurs. Elle termine à la 4e place, échouant au pied du podium après une navigation d’une grande régularité. Preuve s’il en fallait que, quelle que soit la génération ou la catégorie, rouler en Alfa insuffle toujours ce supplément d’âme et de ténacité.


    Le plaisir de conduire autrement

    Le classement final, dominé par une Twingo R.S. et une Toyota Corolla GT de 1980 et une Volvo 480 Turbo de 1989, rappelle l’essence même de la discipline : ici, ce n’est pas la puissance qui gagne, c’est l’alchimie entre le cerveau du navigateur et la précision du pilote.

    Participer à un rallye cartographique en Alfa Romeo, c’est redécouvrir le plaisir de comprendre la route plutôt que de simplement la subir. Se perdre, douter, faire demi-tour et finalement trouver le bon point de contrôle procure une satisfaction presque aussi intense qu’un virage pris à la corde.

  • L’électrique en pole position : Alfa Romeo France franchit un cap historique

    L’électrique en pole position : Alfa Romeo France franchit un cap historique

    Le virage vers l’électromobilité s’accélère brutalement pour le Biscione sur le marché français. Depuis le début du mois d’avril 2026, près d’une commande sur deux concerne une motorisation 100 % électrique. Un succès porté par la nouvelle gamme Junior, qui semble avoir trouvé son public au-delà de toutes les espérances.


    Des chiffres qui parlent d’eux-mêmes

    L’adoption de l’électrique chez Alfa Romeo ne se contente plus de progresser, elle explose. Voici les chiffres clés enregistrés depuis le début du mois d’avril :

    • 46 % des commandes globales concernent les versions 100 % électriques de l’Alfa Romeo Junior.
    • 65 % des commandes des clients particuliers se portent sur les motorisations Elettrica ou Veloce.
    • 39 % du mix total d’immatriculations depuis le début de l’année 2026 est 100 % électrique, contre seulement 17 % au premier trimestre 2025.

    À titre de comparaison, sur l’ensemble de l’année 2025, la part de l’électrique ne représentait que 21 % des ventes de la marque en France.


    Le plaisir de conduire comme argument n°1

    Pour Alain Descat, directeur d’Alfa Romeo France, cette tendance lourde s’explique par une conjoncture économique particulière mais aussi par les qualités intrinsèques des nouveaux modèles.

    « L’augmentation du prix des carburants semble accélérer la transition vers les solutions 100 % électriques. Avec nos Alfa Romeo Junior Elettrica 156 chevaux et Veloce de 280 chevaux, nous attirons une clientèle à la recherche d’une marque qui sait retranscrire le plaisir de conduire quelle que soit la motorisation. »

    Le travail du réseau national sur les essais dynamiques semble également porter ses fruits, démontrant que le plaisir de conduite Alfa Romeo et l’amélioration du TCO (Coût total de possession) sont désormais parfaitement compatibles avec l’électrique.