Auteur/autrice : clubalfa

  • Alfa Romeo au Salon de New York 2026 : Le Nouveau Tonale et le Stelvio à l’honneur

    Alfa Romeo au Salon de New York 2026 : Le Nouveau Tonale et le Stelvio à l’honneur

    Alfa Romeo a une nouvelle fois marqué de son empreinte le Salon International de l’Auto de New York (NYIAS) 2026, réaffirmant sa place sur la scène automobile mondiale lors de cet événement historique. Organisé du 3 au 12 avril 2026, ce salon, qui célèbre sa 124e édition, a servi d’écrin à la marque pour présenter une gamme alliant design italien, innovation et performances dynamiques.

    Le Nouveau Tonale : Une présence affirmée

    La véritable vedette du stand était le Nouveau Tonale, qui renforce la position d’Alfa Romeo dans le segment des SUV compacts haut de gamme. Fidèle à la philosophie de la « beauté nécessaire », ce modèle se distingue par plusieurs évolutions notables :

    • Design extérieur : Il affiche une posture plus imposante avec une voie élargie et une face avant redessinée. La calandre « scudetto » concave s’inspire directement de l’emblématique 33 Stradale.
    • Motorisation : Sous le capot, on retrouve un moteur quatre cylindres en ligne de 2,0 litres turbocompressé développant 268 chevaux et 400 Nm de couple.
    • Transmission : Ce bloc est associé à une boîte automatique à neuf rapports et à la transmission intégrale Q4 de série, garantissant des performances optimales en toutes conditions.

    Stelvio et Giulia : La passion jusqu’en 2027

    Aux côtés du Tonale, le Stelvio continue de représenter l’esprit sportif de la marque. Véritable référence en matière de plaisir de conduite dans son segment, le SUV italien propose :

    • Performance : Un moteur turbo de 2,0 litres offrant 280 chevaux et 415 Nm de couple.
    • Expérience de conduite : Une expérience raffinée et équilibrée, fruit de l’excellence du design et de l’ingénierie italienne.
    • Pérennité : Alfa Romeo a confirmé que le Stelvio, tout comme la Giulia, resteront disponibles au catalogue jusqu’en 2027.

    Avec cette participation au salon de New York, Alfa Romeo prouve que son héritage centenaire continue de se conjuguer au futur, en offrant une expérience de conduite authentique et émotionnelle à travers une ingénierie de pointe.

  • 24H du Mans 1932 : L’homme de fer, la fièvre et l’Alfa Romeo 8C

    24H du Mans 1932 : L’homme de fer, la fièvre et l’Alfa Romeo 8C

    Gagner les 24 Heures du Mans une fois peut être un coup de chance. Gagner deux fois de suite, c’est une domination. En 1932, Alfa Romeo revient au Mans avec un statut de favori, mais l’histoire qui va s’écrire les 18 et 19 juin dépasse le simple cadre sportif. C’est la naissance d’une légende : celle de l’Alfa Romeo 8C 2300 comme machine indestructible, et celle de Raymond Sommer comme « Cœur de Lion ».

    David contre Goliath (en interne)

    Cette année-là, l’opposition est affaiblie (Bentley n’est plus là, Mercedes non plus). Le danger vient de l’intérieur. Trois Alfa Romeo officielles sont engagées, pilotées par des pointures comme Caracciola.

    Face à cette armada d’usine, une 8C 2300 privée se présente. Elle appartient à un jeune français fortuné, Raymond Sommer, qui l’a achetée de sa poche. Pour l’épauler, il fait appel à un Italien talentueux qui deviendra une figure clé de l’histoire automobile : Luigi Chinetti.

    20 heures au volant : La naissance d’un mythe

    La course démarre et très vite, la 8C privée de Sommer et Chinetti se bat en tête. Mais le drame survient dans la soirée. Luigi Chinetti tombe malade (selon la légende, intoxiqué par les vapeurs d’échappement ou victime d’une fièvre soudaine). Il est incapable de tenir son relais normalement.

    Raymond Sommer prend alors une décision insensée : il ne s’arrêtera pas. Ou presque. Sur les 24 heures de course, le Français va conduire pendant près de 20 heures. Une performance physique inimaginable aujourd’hui, d’autant plus que le châssis court de sa 8C (contrairement aux châssis longs de 1931) rend la voiture nerveuse et épuisante à piloter sur les bosses du Mans.

    Le doublé du Biscione

    Pendant que Sommer lutte contre la fatigue, la mécanique de Vittorio Jano, elle, ne bronche pas. Le 8 cylindres suralimenté chante sans la moindre ratée. La principale menace vient d’une autre Alfa, celle de Cortese et Guidotti. Mais ils ne parviendront jamais à rattraper le « privé » héroïque.

    Au drapeau à damier, l’Alfa Romeo n°8 franchit la ligne en vainqueur après avoir couvert 2 954 km. La deuxième place revient à l’Alfa de Cortese. C’est un doublé retentissant.

    La consécration

    Cette victoire de 1932 a une saveur particulière. Elle prouve qu’une Alfa Romeo « sortie d’usine », achetée par un client, est capable de battre les voitures officielles sur la plus grande course du monde. Elle scelle aussi l’amitié franco-italienne autour de la marque.

    Raymond Sommer a prouvé qu’il avait un cœur de lion, mais il n’aurait rien pu faire sans le cœur d’acier de son Alfa 8C.

  • Simola Hillclimb 2026 : Alfa Romeo entre en piste avec le trèfle et l’électrique

    Simola Hillclimb 2026 : Alfa Romeo entre en piste avec le trèfle et l’électrique

    Le constructeur au Biscione s’apprête à faire vibrer les virages de Knysna. Stellantis Afrique du Sud a officiellement confirmé le retour d’Alfa Romeo à la Simola Hillclimb, qui se déroulera du 30 avril au 3 mai 2026. Pour cette édition, la marque engage trois modèles d’usine, illustrant parfaitement la transition entre son héritage sportif thermique et ses ambitions électriques.

    Le retour des reines Quadrifoglio

    Le moteur thermique reste à l’honneur avec les deux fers de lance de la performance italienne :

    • Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio : Engagée en catégorie A3, elle sera pilotée par Art Denisov, remarqué pour ses performances lors de la Speed Classic Cape Town 2025.
    • Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio : Grand favori de la catégorie B9, il sera conduit par Janus Janse van Rensburg. Ce dernier n’est autre que le vainqueur en titre et détenteur du record de sa classe en 2025.

    L’audace électrique : Le baptême du feu pour la Junior

    La grande nouveauté de cette année est l’engagement de l’Alfa Romeo Junior Elettrica Veloce dans la catégorie A8. Ce modèle, déjà finaliste pour l’élection de la voiture de l’année (COTY) 2026 en Afrique du Sud, sera entre les mains expertes de Trevor Tuck, un « Alfiste » de longue date habitué des courses historiques.

    Ce choix symbolise la volonté de la marque de prouver que l’ADN sportif d’Alfa Romeo se transmet intact à travers les nouvelles technologies de propulsion électrique.


    Une ferveur communautaire intacte

    Au-delà des voitures d’usine, la Simola Hillclimb 2026 sera le théâtre d’un véritable rassemblement de passionnés. De nombreux modèles privés, allant des classiques historiques aux versions modernes, sont attendus pour le Classic Car Friday et le programme King of the Hill.

    « Lorsque des voitures de course historiques s’alignent aux côtés de nos derniers modèles Quadrifoglio et de la Junior Elettrica Veloce, cela montre la continuité de l’esprit de performance d’Alfa Romeo à travers les générations. » — Janus Janse van Rensburg, responsable marketing et ventes pour Alfa Romeo Afrique du Sud.

  • Rallye cartographique : quand l’intelligence prend le volant de l’Alfa Romeo Junior Veloce

    Rallye cartographique : quand l’intelligence prend le volant de l’Alfa Romeo Junior Veloce

    Oubliez un instant les vocalises des moteurs thermiques et les trajectoires au millimètre sur circuit. Dans l’univers du rallye cartographique, la performance ne se mesure pas en chevaux-vapeur ou en dixièmes de seconde, mais en capacité d’observation, en lecture de carte et en finesse de navigation.

    À l’occasion des Boucles Ferronoises 2026, manche du Challenge Cartographique des Hauts-de-France, la rédaction de ClubAlfa.fr a le plaisir de vous annoncer sa participation à cette épreuve hors du commun. Nous prendrons le départ au volant d’une Alfa Romeo Junior Veloce.


    Le rallye sans chronomètre : l’art de ne pas se perdre

    Le rallye cartographique est une discipline qui redéfinit totalement la notion de compétition automobile. Ici, le tracé n’est jamais donné à l’avance. Les équipages doivent reconstituer l’itinéraire imposé à l’aide de documents variés :

    • Cartes IGN complexes.
    • Schémas et notes parfois volontairement ambigus.
    • Contrôles de passage (CP) cachés qu’il faut pointer sans erreur.

    L’objectif est simple : respecter scrupuleusement le chemin voulu par l’organisateur en évitant les nombreux pièges (routes interdites, carrefours trompeurs) disséminés sur le parcours.

    Le rôle crucial du copilote

    Dans cette configuration, le copilote quitte son rôle de donneur de rythme pour devenir un véritable navigateur. C’est lui qui interprète les échelles, identifie les détails topographiques et déjoue les erreurs d’interprétation qui pourraient faire s’effondrer toute la logique du parcours. C’est un exercice de rigueur absolue où l’alchimie entre le pilote et son navigateur fait toute la différence.

    La Junior Veloce : un allié silencieux et précis

    Si Alfa Romeo est historiquement synonyme de sportivité pure et de rugissements mécaniques, l’Alfa Romeo Junior Veloce apporte une dimension nouvelle à cet exercice.

    • Silence et concentration : La motorisation électrique permet de s’isoler des bruits mécaniques pour se concentrer pleinement sur la lecture de la route et les échanges dans l’habitacle.
    • Réactivité instantanée : Ses reprises immédiates sont un atout précieux pour relancer avec fluidité après une hésitation à un carrefour ou lors des portions de régularité où il faut maintenir une vitesse moyenne constante.

    Un terrain de jeu exigeant dans les Hauts-de-France

    Les routes de campagne et les villages du réseau routier des Hauts-de-France constituent un terrain idéal pour tester l’attention des équipages. Chaque panneau mal interprété ou chaque bifurcation oubliée se traduit immédiatement par des pénalités à l’arrivée.

    C’est une discipline accessible à tous avec une voiture de série, mais qui cache une véritable exigence intellectuelle. Il s’agit de transformer un environnement familier en un immense casse-tête mécanique et logique.


    Toute l’équipe de ClubAlfa.fr a hâte de vous faire vivre cette immersion où, pour une fois, ce n’est pas le pied lourd mais l’esprit vif qui l’emporte !

  • Légende : Alfa Romeo 6C 1750, la reine invincible de l’avant-guerre

    Légende : Alfa Romeo 6C 1750, la reine invincible de l’avant-guerre

    Il y a des voitures qui marquent une année, et d’autres qui marquent une ère. L’Alfa Romeo 6C 1750, lancée en 1929, appartient à la noblesse automobile. À la fin des années 20, les voitures de sport sont souvent des engins énormes, lourds, dotés de moteurs gigantesques (comme les Bentley ou les Mercedes de 7 litres).

    Mais à Milan, un homme pense différemment. L’ingénieur Vittorio Jano a une conviction : « Le poids est l’ennemi. » Il va concevoir une voiture compacte, légère et nerveuse qui va ridiculiser les géants de l’époque.

    Le Chef-d’œuvre de Jano

    La 6C 1750 est une évolution de la précédente 1500, mais sublimée. Son nom vient de son architecture : 6 Cylindres en ligne de 1 750 cm³. Dans ses versions les plus affûtées (Gran Sport ou Super Sport), ce moteur est gavé par un compresseur volumétrique (Roots). Il développe entre 85 et 102 chevaux. Cela peut sembler peu aujourd’hui, mais la voiture ne pesait que 840 kg ! Vitesse de pointe ? Plus de 170 km/h sur les routes défoncées de 1930. Une fusée.

    La star des Mille Miglia

    La 6C 1750 est indissociable de la plus belle course du monde : les Mille Miglia. En 1930, Alfa Romeo réalise un exploit retentissant. La marque place quatre 6C 1750 aux quatre premières places ! C’est lors de cette course que s’est déroulé le duel légendaire entre Achille Varzi et Tazio Nuvolari. Au volant de sa 6C 1750 GS Spider Zagato, Nuvolari a éteint ses phares dans la nuit pour surprendre Varzi et le doubler juste avant l’arrivée à Brescia. Cette victoire a prouvé que la 6C n’était pas seulement rapide, elle était une extension du corps du pilote, capable de danser d’un virage à l’autre avec une grâce féline.

    L’art de la carrosserie : Zagato et Touring

    À cette époque, Alfa Romeo vendait le châssis et le moteur, et le client choisissait son carrossier. La 6C 1750 a été habillée par les plus grands maîtres italiens.

    • Zagato a créé les versions « Spider » minimalistes pour la course, d’une beauté brute et fonctionnelle.
    • Touring a créé la fameuse carrosserie « Flying Star », d’une élégance blanche immaculée, qui a gagné des concours d’élégance autant que des courses.

    L’Héritage

    Produite jusqu’en 1933, la 6C 1750 a tout gagné : Targa Florio, Mille Miglia, 24 Heures de Spa, Grand Prix… Elle a posé les fondations du mythe Alfa Romeo : l’excellence mécanique (double arbre à cames, compresseur) au service du plaisir de pilotage.

    Aujourd’hui, c’est l’une des voitures de collection les plus chères au monde. Voir une 6C 1750 démarrer, c’est entendre le son rauque et précis de l’histoire qui se met en marche.

  • Sbarro Issima : Quand le génie de Franco Sbarro redonnait vie au mythe « Bimotore » d’Alfa Romeo

    Sbarro Issima : Quand le génie de Franco Sbarro redonnait vie au mythe « Bimotore » d’Alfa Romeo

    Dans le panorama automobile, il existe des créations qui ne répondent à aucune logique industrielle, mais qui s’affirment comme de purs gestes théoriques. La Sbarro Issima, conçue par l’inventeur autodidacte Franco Sbarro dans son atelier de Grandson, est de celles-là. Plus qu’une supercar des années 90, elle demeure une preuve de liberté créative absolue, née d’une collaboration étroite avec le Centro Stile Alfa Romeo.

    L’héritage de la Bimotore de 1935

    L’idée de l’Issima n’est pas née par hasard. C’est en observant la célèbre Alfa Romeo Bimotore de 1935 au Musée d’Arese que Franco Sbarro a trouvé son inspiration. Il a voulu s’inscrire dans cette tradition milanaise où l’audace technique — ici, la multiplication des moteurs — servait de réponse aux limites de la technologie de l’époque.

    Un « V12 » né de la fusion de deux V6 Busso

    Le cœur de l’Issima est un chef-d’œuvre de synchronisation mécanique. Sbarro a choisi d’accoupler deux moteurs V6 3.0L 24 soupapes d’origine Alfa Romeo, montés en ligne sous un capot interminable.

    • Puissance totale : Environ 500 chevaux.
    • Architecture : Un système de courroies et de poulies rendait les deux blocs solidaires de l’arbre de transmission.
    • Équilibre : Pour compenser la masse imposante à l’avant, Sbarro a adopté un schéma Transaxle avec une boîte automatique à quatre rapports (issue de la Porsche 928) placée à l’arrière.
    • Poids : Un poids contenu de 1 200 kg, avec une répartition des masses idéale de 50-50.

    La « Beauté Nécessaire » selon Walter de Silva

    Le projet n’était pas l’œuvre d’un homme seul. Le Centro Stile Alfa Romeo, alors dirigé par Walter de Silva, a activement participé au développement, épaulé par les ingénieurs Jacoponi et Di Giusto.

    De Silva décrivait l’Issima non pas comme une sculpture gratuite, mais comme une « beauté nécessaire » : une forme dictée par la complexité mécanique sous-jacente. Le design se caractérise par :

    • Une ligne en coin : Rendue possible par une légère inclinaison vers l’avant des deux moteurs.
    • Des portes à ouverture en élytre : Pour un spectacle visuel à la hauteur de la fiche technique.
    • Un cockpit minimaliste : Un simple compte-tours face au conducteur, le reste des commandes étant déporté sur la console centrale.

    Un manifeste contre la rationalisation

    Dans une époque qui tendait déjà vers la rationalisation des plateformes, l’Issima affirmait que l’automobile pouvait encore être un dispositif capable d’exprimer une idée pure avant de satisfaire une demande du marché.

    Bien qu’elle ne soit jamais entrée en production, elle reste un épisode précieux de l’histoire du Biscione : la démonstration que la mécanique, libérée des contraintes industrielles, redevenait une matière à penser.

  • Alfa Romeo et Subsonica : Turin vibre au rythme de la Junior et de l’électro

    Alfa Romeo et Subsonica : Turin vibre au rythme de la Junior et de l’électro

    Le coup d’envoi a été donné le 31 mars 2026 aux OGR de Turin. Le groupe emblématique Subsonica y a lancé sa tournée « Cieli su Torino 96 26 » pour célébrer trente ans d’une carrière visionnaire. Pour accompagner cet événement sold-out, Alfa Romeo s’est imposé comme l’Official Mobility Partner, scellant une union naturelle entre l’innovation sonore et le design automobile.

    La Junior : L’invitée d’honneur des OGR

    Au cœur du cortège des OGR, l’Alfa Romeo Junior trône en tant qu’« Hero Car » de la manifestation. Ce modèle, qui incarne l’accès au monde sportif du Biscione, rencontre un succès fulgurant sur le marché :

    • Performance commerciale : La Junior représente désormais 50 % des ventes totales de la marque.
    • Leader premium : Elle s’affirme comme l’un des modèles les plus vendus de son segment.
    • Polyvalence : Sa gamme est la plus complète de sa catégorie, proposant des versions 100 % électriques, hybrides et la transmission intégrale Q4.

    Une fusion entre technologie et émotion

    Pionniers du son numérique en Italie, les Subsonica partagent avec Alfa Romeo un ADN fait de style et de courage. Leurs concerts, véritables rites collectifs mêlant beats électro et textes visionnaires, transforment l’énergie électrique en émotion pure. Les deux premières soirées des 31 mars et 1er avril ont déjà fait vibrer Turin, en attendant les répliques prévues les 3 et 4 avril.

    Alfa Romeo et la musique : un dialogue stratégique

    Cette collaboration n’est pas isolée. Le Biscione multiplie les ponts avec les communautés créatives et les nouvelles générations :

    • Samuel (Subsonica) : Le chanteur du groupe avait déjà signé un DJ set remarqué en mars dernier pour le m2o Morning Club à Milan, sous l’égide d’Alfa Romeo.
    • C2C Festival 2025 : La marque était déjà partenaire de cet événement majeur de la musique avant-pop à Turin quelques mois plus tôt.
    • Junior Milano Cortina 2026 : Une édition spéciale avait également été mise en avant pour illustrer cette nouvelle manière de vivre l’énergie urbaine.

    « Les marques qui durent, comme les grands groupes, savent toujours où elles vont. »

  • Bertone et Alfa Romeo : un lien historique à l’honneur

    Bertone et Alfa Romeo : un lien historique à l’honneur

    Le parcours de l’exposition s’ouvre symboliquement sur une pièce maîtresse : l’Alfa Romeo Giulia Sprint de 1963. Ce modèle incarne parfaitement la double identité de Bertone : le génie du Centre de Style et la force de frappe industrielle de la carrosserie, qui a géré pendant des années des lignes de montage dédiées.

    Parmi les 66 exemplaires exposés (allant des années 60 au début des années 2000), les Alfistes pourront également admirer l’Alfa Romeo Bella de 1999, un coupé Grand Tourisme qui témoigne de la recherche esthétique constante de la fin du siècle dernier.

    Les pépites de la collection en un coup d’œil

    DécennieModèles emblématiques
    Années 60Alfa Romeo Giulia Sprint (1963), Lamborghini Miura S (1967)
    Années 70Lancia Stratos (1975), Ferrari 308 GT4 (1978)
    Années 90Bertone Z.E.R (électrique), Alfa Romeo Bella (1999)
    Années 2000Cadillac Villa (2005), Jaguar B99 TT (2011)

    L’Heritage Hub : un sanctuaire de 15 000 m²

    Installée dans l’ancienne Officina 81 du complexe de Mirafiori à Turin, la collection Bertone rejoint un ensemble déjà impressionnant de plus de 300 véhicules issus des marques du Groupe (Fiat, Lancia, Abarth et bien sûr Alfa Romeo).

    Le parcours est organisé autour de huit zones thématiques, dont :

    • Concepts and Fuoriserie : pour les pièces uniques et prototypes rares.
    • Style Marks : les voitures ayant révolutionné le design.
    • Records and Races : les reines des circuits.

    Une section spéciale est également dédiée aux motorisations historiques, incluant des prototypes électriques et à turbine, témoignant d’un siècle d’ingéniosité italienne.


    Infos pratiques pour votre visite

    Depuis mars 2026, l’Heritage Hub a optimisé ses modalités d’accueil pour répondre à une demande croissante (+6 % de visiteurs en 2025) :

    • Ouverture : Tous les jours sauf le lundi.
    • Modalités : Visite libre en semaine, visites guidées le week-end.
    • Réservation : Uniquement en ligne via le site officiel de l’Heritage Hub.
  • Portrait : Carlo Chiti, l’âme volcanique d’Autodelta

    Portrait : Carlo Chiti, l’âme volcanique d’Autodelta

    Dans la mythologie Alfa Romeo, il y a un mot qui résonne comme un cri de guerre : Autodelta. Ce département course, installé à Settimo Milanese, était le temple de la performance dans les années 60 et 70. Et ce temple avait un grand prêtre : l’ingénieur Carlo Chiti (1924-1994).

    Personnage rabelaisien, connu pour son physique imposant et son habitude de promener ses chiens jusque dans les ateliers de F1, Chiti a incarné la passion brute, celle qui ne s’embarrasse pas de compromis.

    De Ferrari à l’indépendance

    Comme beaucoup de génies italiens, Chiti a commencé chez Ferrari (il est le père de la 156 « Sharknose » championne du monde de F1 en 1961). Mais après la célèbre « révolution de palais » où il quitte le Commendatore, il fonde ATS, puis rejoint Alfa Romeo en 1963 pour diriger sa nouvelle structure de compétition : Autodelta.

    Sa mission est simple : faire gagner Alfa Romeo partout. Et il va le faire avec une voracité incroyable.

    La Terreur des circuits : La Giulia GTA

    Sous son impulsion, la paisible Giulia de série va se transformer en bête de course. Chiti supervise la création de la Giulia GTA (Gran Turismo Alleggerita). Il applique une recette radicale : on remplace l’acier par du Peraluman (alliage d’aluminium), on prépare le double arbre avec un double allumage (Twin Spark avant l’heure), et on lâche le tout sur les circuits. Le résultat ? La GTA devient imbattable en Championnat d’Europe de Tourisme, écrasant les Ford et les BMW pendant des années. Chiti avait compris que le rapport poids/puissance était la clé.

    Le rêve du prototype : La Tipo 33

    Mais Carlo Chiti ne se contente pas des voitures de tourisme. Il veut battre Porsche et Ferrari au plus haut niveau. Il lance le projet Tipo 33. C’est sous sa direction que naissent ces prototypes aux moteurs V8 hurlants qui vont tout gagner. L’apogée arrive en 1975 et 1977, quand l’Alfa Romeo 33 TT 12 remporte le Championnat du Monde des Voitures de Sport.

    C’était l’époque glorieuse où les ingénieurs dessinaient les moteurs sur des nappes de restaurant (littéralement, Chiti l’a fait !) et où les victoires se fêtaient avec du Lambrusco dans les stands.

    L’homme derrière la légende

    Carlo Chiti était un ingénieur brillant, mais aussi un homme complexe. On raconte qu’il travaillait la nuit, qu’il était capable de colères homériques suivies de grands éclats de rire. Il aimait ses pilotes comme ses enfants, mais pouvait être impitoyable techniquement.

    Il est aussi l’homme qui a ramené Alfa Romeo en Formule 1 à la fin des années 70, avec le moteur 12 cylindres à plat (le fameux « Boxer » de F1) qui a propulsé les Brabham de Niki Lauda.

    L’Héritage

    Carlo Chiti a quitté Autodelta en 1984, mais son esprit n’est jamais parti. Si aujourd’hui la Giulia GTAm moderne porte ce nom, c’est grâce à lui. Si le trèfle (Quadrifoglio) est synonyme de course, c’est parce que Chiti l’a fait briller sur tous les continents pendant 20 ans.

    Il nous rappelle qu’une Alfa Romeo de course n’est pas faite par des robots, mais par des hommes avec du cambouis sous les ongles et du feu dans les veines.

  • Targa Florio 1971 : Le sacre sicilien de la Tipo 33 et du « Professeur » Vaccarella

    Targa Florio 1971 : Le sacre sicilien de la Tipo 33 et du « Professeur » Vaccarella

    Imaginez une course de 72 kilomètres… par tour. Imaginez 900 virages, des routes de montagne défoncées, des traversées de villages où les spectateurs peuvent toucher les voitures, et une chaleur étouffante. Bienvenue à la Targa Florio, la course la plus ancienne, la plus dangereuse et la plus romantique du monde.

    En 1971, c’est sur ce terrain hostile que l’Alfa Romeo Tipo 33 a écrit l’une de ses plus belles pages, portée par un peuple sicilien en transe.

    Le duel : Alfa Romeo vs Porsche

    Au début des années 70, la Targa Florio est devenue la chasse gardée de Porsche. Les Allemands ont construit une voiture spécifiquement pour ce tracé tortueux : la 908/3. Une sorte de karting ultra-léger, sans puissance mais agile comme un vélo. Face à elle, Alfa Romeo débarque avec la Tipo 33/3. Plus lourde, plus puissante avec son V8 3.0L de 420 chevaux, elle a longtemps été considérée comme trop fragile pour la Sicile. Mais en 1971, Autodelta a revu sa copie. La 33 est devenue robuste. La guerre est déclarée.

    L’idole locale : « Il Preside Volante »

    Si Alfa Romeo a une arme secrète, ce n’est pas seulement son moteur V8. C’est un homme : Nino Vaccarella. Natif de Palerme, Vaccarella n’est pas un pilote comme les autres. Dans la vie civile, il est directeur d’école (d’où son surnom « Il Preside Volante », le Proviseur Volant). Il connaît chaque pierre, chaque virage, chaque nid-de-poule du circuit des Madonie. Pour les 700 000 spectateurs siciliens massés sur les bords des routes, il est un Dieu vivant. Il doit gagner.

    La course : La furie rouge

    Le 16 mai 1971, la bataille s’engage. Vaccarella, associé au Néerlandais Toine Hezemans sur l’Alfa n°5, prend les commandes. La foule hurle à chaque passage du V8 italien. Les Porsche 908 souffrent : elles crèvent, elles cassent, elles sortent de la route, incapables de suivre le rythme imposé par les Alfa.

    Mais le spectacle vient aussi de la deuxième Alfa Romeo (n°2), pilotée par un certain Helmut Marko (oui, l’actuel dirigeant de Red Bull Racing !) et Gijs van Lennep. Marko est déchaîné. Pour rattraper le temps perdu après un début de course difficile, il se lance dans une remontée suicidaire. Il bat le record du tour à plusieurs reprises. Il signe un temps de 33 minutes et 41 secondes, un record absolu qui ne sera jamais battu (la course disparaîtra du calendrier mondial peu après).

    Le doublé historique

    Au terme de 11 tours et plus de 6 heures de course, la délivrance arrive. Nino Vaccarella franchit la ligne en vainqueur. Helmut Marko termine deuxième, assurant un doublé retentissant pour Alfa Romeo.

    La Sicile explose de joie. Les murs des villages sont peints en rouge, les pilotes sont portés en triomphe. Cette victoire de 1971 est symbolique car elle marque la fin de l’hégémonie Porsche sur leur terrain de prédilection. Elle offre à Alfa Romeo sa 10ème victoire à la Targa Florio, un record inégalé qui fait du Biscione le Roi éternel de la Sicile.