L’Alfa Romeo Junior Veloce défie l’Enfer Vert : entre grip diabolique et sobriété forcée

Le Nürburgring n’est pas seulement le temple de la vitesse pure ; c’est aussi devenu, depuis la rentrée 2025, un laboratoire d’efficience pour les véhicules électriques. Nos confrères de L’argus se sont prêtés à un exercice insolite : engager l’Alfa Romeo Junior Veloce de 280 ch dans le « Green Challenge », une épreuve de régularité et de consommation au cœur du célèbre championnat RCN.

Voici ce qu’il faut retenir de cette expérience où le « Cuore Sportivo » a dû composer avec la rigueur des kilowattheures.


Le défi : Courir vite, mais « boire » peu

L’objectif du Green Challenge est paradoxal. Il ne suffit pas de boucler six tours de la Nordschleife (20,8 km par tour) le plus rapidement possible ; il faut surtout ne pas dépasser une consommation totale de 27 kWh, soit une moyenne de 21,7 kWh/100 km.

Pour le Junior Veloce et sa batterie de 51 kWh utiles, cela signifiait ne pas descendre sous les 27 % de jauge à l’arrivée.

ParamètreDétails de l’épreuve
VéhiculeAlfa Romeo Junior Veloce (100 % électrique, 280 ch)
CircuitNürburgring Nordschleife (Boucle Nord)
Consommation cible21,7 kWh/100 km (équivalent à 3 l/100 km en thermique)
Contrainte batterieConsommation maximale de 53 % de la capacité totale

Le Junior Veloce en piste : Un châssis qui en redemande

Si la gestion de l’énergie a forcé le pilote, Mathieu Sentis, à brider sa vitesse de pointe (parfois seulement 105 km/h en montée pour rester dans la zone « éco »), le Junior Veloce a révélé son véritable tempérament dans les portions sinueuses.

  • Un grip impressionnant : Pour ne pas perdre d’élan et limiter les relances énergivores, l’équipage a dû maintenir une vitesse de passage en courbe élevée. À ce jeu, le SUV compact a montré un « sacré grip », permettant de doubler des petites GTI dans les virages… avant d’être inévitablement rattrapé en ligne droite.
  • Une gestion millimétrée : Accompagné de sa coéquipière Géraldine Gaudy, le pilote a dû jongler entre le chronomètre et le « power-mètre » pour stabiliser la consommation autour de 21 kWh/100 km.

Le verdict : La tortue a eu raison du lièvre

Malgré une exploitation parfaite de l’énergie disponible (arrivée au stand avec exactement 27 % de batterie restants), le Junior Veloce termine à la 5ème place.

Le podium a finalement donné raison à des modèles plus sobres, notamment une Tesla Model 3 et une Volkswagen e-Golf. Fait notable pour les Alfistes : une Alfa Romeo Junior Elettrica de 156 ch, moins gourmande et équipée de pneus moins larges, a réussi à se hisser devant sa grande sœur de 280 ch.

« Ce qui nous a manqué était en premier lieu… une auto plus sobre. »

Cette immersion prouve que si le badge « Veloce » garantit un comportement routier de premier ordre sur le Ring, la victoire dans le monde de l’électrique de demain se jouera aussi sur le terrain de la finesse énergétique.


Pensez-vous que ce type d’épreuve de régularité est le futur de la compétition client pour les modèles électriques de la marque ?

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