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  • Walter de Silva dans Quattroruote : Pourquoi Alfa Romeo et BMW sont si proches et ce qui les sépare

    Walter de Silva dans Quattroruote : Pourquoi Alfa Romeo et BMW sont si proches et ce qui les sépare

    Dans le numéro de septembre 2026 du célèbre mensuel italien Quattroruote, une signature prestigieuse livre une réflexion passionnante sur l’automobile européenne : celle de Walter de Silva. L’ancien directeur du Centro Stile Alfa Romeo, père des inoubliables 156 et 147 avant de diriger le design du groupe Volkswagen, signe une chronique intitulée « Quanto son vicine Alfa e BMW » (Combien Alfa et BMW sont proches). Avec le regard affûté d’un maître du style et la liberté de parole d’un grand témoin de l’industrie, le designer ausculte le destin croisé de deux marques légendaires, unies par la force de leurs symboles mais séparées par un gouffre managérial.

    Le Trilobo face au double haricot : la signature du visage automobile

    Walter de Silva ouvre son analyse par ce qui constitue le premier contact émotionnel entre un conducteur et une automobile : la face avant. D’un côté, le double haricot vertical de BMW, complété de son hélice blanche et bleue sur le capot ; de l’autre, le mythique Trilobo milanais, orchestré autour du Scudetto central et de ses deux prises d’air latérales. Pour le designer italien, s’approprier un tel territoire sémantique représente une valeur inestimable : c’est un pacte de loyauté absolue scellé entre la marque et ses fidèles.

    Pourtant, de Silva ne cache pas sa préférence viscérale pour l’âme d’Arese. Tout en saluant la rigueur bavaroise, il rappelle que la marque italienne possède une histoire plus intime et une personnalité bien plus bouleversante, une passion qui prend aux tripes. C’est l’automobile aimée par Enzo Ferrari comme on ne peut aimer qu’une mère, vêtue d’un rouge incandescent et gardienne d’un héritage chevaleresque qui dépasse la simple industrie.

    Deux cultures managériales : le drame de la finance face au culte du produit

    Pour Walter de Silva, si les deux constructeurs ont connu des trajectoires commerciales si contrastées au fil des trois dernières décennies, la faute n’incombe ni au talent des ingénieurs, ni au génie des designers, ni à la qualité intrinsèque des produits. Le véritable clivage réside dans la vision stratégique des dynasties propriétaires.

    D’un côté, Munich a bénéficié de la constance et de la discrétion des familles Quandt et Klatten. BMW a toujours accordé une confiance totale à ses dirigeants, préservant l’autonomie et la responsabilité de chaque label (BMW, Mini, Rolls-Royce, Motorrad) avec un unique mot d’ordre : régner par l’excellence du produit.

    À l’inverse, Turin a infligé à Alfa Romeo un traitement brutal dès son acquisition. Selon de Silva, le groupe FIAT a considéré la marque milanaise comme une simple terre de conquête, exportant une gestion purement financière dictée par la famille Agnelli et focalisée sur la réduction drastique des coûts. Cette fuite vers la rentabilité à court terme a fini par dissoudre l’âge d’or incarné autrefois par de grands capitaines d’industrie comme Vittorio Valletta et Vittorio Ghidella, menant le constructeur dans les méandres de Stellantis après avoir asphyxié sa dynamique créative.

    Le piège de l’IA et la tentation de l’uniformisation asiatique

    Observant les errements actuels du secteur automobile mondial, Walter de Silva met en garde contre une crise de confiance qui frappe l’Europe. Aujourd’hui, l’industrie semble frappée d’insécurité, s’abandonnant aveuglément à ce qu’il nomme le « nouvel âge du design par intelligence artificielle ».

    Cette paresse créative pousse Alfa Romeo comme BMW vers un écueil mortifère : s’aligner sur les canons esthétiques imposés par les nouveaux constructeurs asiatiques, multiplier les gadgets technologiques sans fondement et diluer leur identité dans des silhouettes génériques. Pour le maestro italien, le véritable courage n’est pas de suivre la mode des écrans et des lignes sans âme, mais de tenter une « fuite en avant » en puisant dans la force brute de sa propre histoire. Seule une vérité stylistique authentique peut encore faire naître des rêves durables.

  • Nouvelle Giulietta : Santo Ficili confirme officiellement l’arrivée d’une compacte qui « ne sera pas un SUV »

    Nouvelle Giulietta : Santo Ficili confirme officiellement l’arrivée d’une compacte qui « ne sera pas un SUV »

    Dans les colonnes du numéro de septembre 2026 de Quattroruote, la rubrique du courrier des lecteurs réserve une surprise de taille aux Alfisti. Interpellé par la lettre poignante d’un propriétaire fidèle, le nouveau patron d’Alfa Romeo et Maserati, Santo Ficili, a choisi de répondre personnellement pour clarifier la feuille de route d’Arese. Sa déclaration marque un tournant stratégique majeur : Alfa Romeo prépare bel et bien une nouvelle berline compacte du segment C pour succéder dignement aux illustres 147 et Giulietta, en refusant catégoriquement de céder à la mode des carrosseries surélevées.

    Le cri du cœur d’un Alfista face au tout-SUV

    À l’origine de cet échange, on trouve le témoignage de Filippo M. Piatti, un lecteur passionné confronté au dilemme du renouvellement de sa Giulietta de 2014, affichant désormais plus de 200 000 kilomètres au compteur. Amer devant le vide laissé par les constructeurs italiens sur le segment des berlines compactes traditionnelles, cet amateur refuse de se tourner vers un SUV et déplore de devoir lorgner vers la concurrence d’outre-Rhin. Son message sonne comme une supplique : concevoir une nouvelle Giulietta agressive, racée et fidèle aux sensations d’antan pour offrir une véritable alternative aux berlines allemandes.

    Transmise directement à la direction du Biscione par le journaliste Mirco Magni, cette lettre a trouvé un écho immédiat auprès du dirigeant transalpin.

    Une promesse claire : l’héritière directe des 147 et Giulietta

    Loin des réponses corporatistes habituelles, Santo Ficili entame sa réplique en rappelant son attachement intime au modèle, précisant avoir lui-même possédé plusieurs générations de Giulietta au cours de sa vie. S’il rappelle la complexité des défis industriels actuels et confirme le lancement programmé d’un C-SUV en 2027 taillé pour conjuguer rigueur de fabrication et agrément de conduite, le directeur général lève surtout le voile sur un projet très attendu.

    « Arrivera également une nouvelle voiture du segment C qui recueillera idéalement l’héritage de modèles comme la 147 et la Giulietta, affirme sans détour Santo Ficili. Ce ne sera pas un SUV. Ce sera une réinterprétation moderne de ce concept d’automobile qui a contribué à bâtir le lien si particulier entre Alfa Romeo et des générations de passionnés. »

    « Sans émotion, nous ne serions que de simples constructeurs d’automobiles »

    Tout en concédant qu’il est encore prématuré de dévoiler la fiche technique ou les caractéristiques mécaniques de cette future berline — imaginée dans le cadre du plan industriel FASTlane 2030 du groupe Stellantis —, Santo Ficili tient à rassurer les puristes sur la philosophie du développement. Les équipes chargées du projet mesurent pleinement le poids patrimonial d’un tel patronyme et l’exigence qu’il impose.

    « Ce sera une vraie Alfa Romeo : belle, innovante, enthousiasmante à conduire et fidèle aux valeurs qui ont rendu notre marque unique au monde, conclut le dirigeant. Parce que les plateformes, la technologie et les performances sont fondamentales. Mais sans cœur, sans émotion et sans la passion de personnes comme votre lecteur, nous ne serions que de simples constructeurs d’automobiles. Grâce aux Alfisti, l’Alfa continue de regarder vers l’avant sans jamais oublier ses propres racines. »

  • Insolite : Evocopter dévoile le « Quadrifoglio Helikopter », un engin volant aux couleurs d’Alfa Romeo

    Insolite : Evocopter dévoile le « Quadrifoglio Helikopter », un engin volant aux couleurs d’Alfa Romeo

    Lors de l’édition 2026 du rassemblement Pista & Piloti sur le circuit d’essais TRIWO de Pferdsfeld, les passionnés du Biscione ont découvert un invité surprise au milieu des 240 sportives historiques : un hélicoptère ultraléger arborant la célèbre livrée Rosso Alfa, les logos au trèfle à quatre feuilles et le lettrage historique de la marque. Conçu par l’entreprise bavaroise Evocopter, cet appareil baptisé ClassiX pousse le souci du détail jusqu’à s’inspirer directement de la berline sportive de référence d’Arese : l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio.

    La passion d’un entrepreneur et propriétaire d’Alfa Romeo

    À l’origine de ce projet singulier se trouve Paul Ressle, fondateur d’Evocopter basé à Schongau, près de Munich. Passionné d’Alfa Romeo depuis l’enfance et propriétaire de plusieurs modèles de collection ainsi que d’une Giulia Quadrifoglio au quotidien, l’entrepreneur allemand a voulu marier son amour de la marque italienne à son expertise aéronautique.

    « Mon objectif était de mettre sur patins un hélicoptère ultraléger extrêmement sûr. Pour le tout premier prototype de ce modèle, il était évident pour moi de m’inspirer de mon Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio. De la peinture extérieure à l’habitacle en cuir et Alcantara, en passant par les emblèmes Quadrifoglio, toute ma passion pour Alfa Romeo a guidé la conception de cet appareil. »

    — Paul Ressle, fondateur d’Evocopter

    Le projet a immédiatement reçu le soutien d’Alfa Romeo Allemagne, qui a invité le constructeur à présenter sa machine lors du rassemblement annuel d’outre-Rhin.

    Une architecture de pointe : carbone et moteur d’aviation

    L’Evocopter ClassiX appartient à la catégorie des hélicoptères ultralégers (UL), soumis à une masse maximale au décollage (MTOM) fixée à 600 kg (pilote, passager et carburant inclus).

    Pour concilier légèreté extrême et rigidité structurelle, l’appareil repose sur un treillis tubulaire en acier chrome-molybdène et fait un usage massif de la fibre de carbone :

    • Composants en carbone : Le fuselage, la cellule de cabine et les pales du rotor principal (7,61 m de diamètre) sont intégralement fabriqués en matériaux composites.
    • Motorisation certifiée : Contrairement à de nombreux appareils ultralégers qui adaptent des blocs automobiles, le ClassiX utilise un authentique moteur d’aviation Lycoming O-360 J2A de 5,9 litres, délivrant 160 ch et un couple de 500 Nm.
    • Sécurité de type compétition : À la manière des monoplaces de course, le réservoir de carburant de 105 litres est constitué d’une vessie en caoutchouc anti-déflagration avec mousse technique interne.

    Deux visions de la performance et de la légèreté

    Si la Giulia Quadrifoglio s’exprime sur le bitume grâce à son V6 Bi-Turbo de 520 ch et ses composants allégés (toit, capot et arbre de transmission en carbone), l’hélicoptère applique une rigueur technique équivalente dans les airs.

    CaractéristiquesEvocopter ClassiX « Quadrifoglio »Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio
    Type d’enginHélicoptère ultraléger (UL)Berline sportive (Propulsion)
    MotorisationLycoming O-360 J2A (4-cyl. à plat)2.9 V6 Bi-Turbo (90°)
    Puissance160 ch (500 Nm)520 ch (600 Nm)
    Structure & MatériauxChâssis tubulaire acier CrMo, composite carbonePlateforme Giorgio, aluminium et carbone
    Masse / Poids367 kg à vide (MTOM : 600 kg)1 660 kg (DIN)
    Vitesse maximale185 km/h (100 kts Vne)308 km/h
    Vitesse de croisière / 0-100130 à 150 km/h (70–80 kts)0 à 100 km/h en 3,9 s
    ConsommationEnv. 27 l/heure à 75 kts10,5 l/100 km (mixte WLTP)
    Tarif de baseÀ partir de 290 000 € HTÀ partir de 100 700 € TTC
  • Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Une météo estivale parfaite, des spécialités italiennes, plus de 240 sportives historiques en piste et près de 3 000 visiteurs venus de toute l’Europe : la neuvième édition de Pista & Piloti a tenu toutes ses promesses les 29 et 30 août sur le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld. Soutenu officiellement par Alfa Romeo, l’événement s’est affirmé comme l’un des temps forts de la saison pour la communauté des Alfisti.

    Deux anniversaires mythiques célébrés en piste

    Le dimanche a été marqué par les démonstrations dynamiques du Gran Premio Alfa Romeo, réunissant plus de 240 voitures de course et de collection réparties en plateaux thématiques.

    Le public a assisté à une grande parade d’honneur célébrant deux jalons de l’histoire milanaise :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : plus de 50 cabriolets de toutes les générations (du Duetto 1966 jusqu’à la 4ᵉ série des années 1990) ont pris la piste pour rendre hommage au chef-d’œuvre de Pininfarina.
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : une vingtaine de modèles historiques à motorisation Boxer (Alfasud TI de course, Alfasud Sprint et Alfa 33) ont fait rugir leurs 4-cylindres à plat pour commémorer la coupe monotype lancée en 1976.

    Première allemande pour la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa

    Pour guider cette parade historique, Alfa Romeo a dévoilé pour la toute première fois au public allemand la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ».

    Développée en collaboration avec l’équipe engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America et limitée à seulement dix exemplaires pour le monde entier (tous déjà vendus), cette version de 520 ch a fait forte impression avec sa robe effet métal liquide, son aileron en fibre de carbone générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant une véritable toile de voile de compétition.

    Piste pour les clients et surprise dans les airs

    Dès le samedi, plus de 100 propriétaires d’Alfa Romeo modernes avaient pu investir le tracé de quatre kilomètres dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, profitant des conseils d’instructeurs professionnels pour exploiter leur véhicule en toute sécurité.

    L’événement a également réservé une surprise de taille venue du ciel : la présentation d’un hélicoptère ultraléger ClassiX signé par Paul Ressle, fondateur d’Evocopter. Construit en grande partie en fibre de carbone, ce prototype unique arborait pour l’occasion une teinte intégrale Rosso Alfa et les célèbres emblèmes du Quadrifoglio.

    « Pista & Piloti est un moment fort chaque année. Voir la ferveur des Alfisti pour nos modèles d’hier et d’aujourd’hui reste une expérience formidable. Les parades des 60 ans du Spider et du Trofeo Alfasud ont démontré à quel point notre communauté s’identifie à la marque. C’est l’occasion idéale de vivre ensemble l’esprit Alfa Romeo. »

    — Veit Liebing, directeur marketing d’Alfa Romeo Allemagne

    Face au succès de cette édition, Marco Wimmer, fondateur de l’agence APPIA et organisateur de l’événement, a d’ores et déjà confirmé la tenue de la 10ᵉ édition anniversaire, programmée pour le dernier week-end d’août 2027.

  • Alfa Romeo devient la Voiture Officielle du 66ᵉ Salon Nautique International de Gênes

    Alfa Romeo devient la Voiture Officielle du 66ᵉ Salon Nautique International de Gênes

    Du 1ᵉʳ au 6 octobre 2026, la ville de Gênes accueillera la 66ᵉ édition de son prestigieux Salon Nautique International, l’un des trois plus grands rendez-vous maritimes au monde par son envergure industrielle et son audience mondiale. Installé au cœur du Waterfront di Levante, le complexe avant-gardiste imaginé par l’architecte Renzo Piano, l’événement verra Alfa Romeo s’installer comme Voiture Officielle. La marque milanaise mettra à disposition une flotte exclusive dédiée au service de courtoisie de l’organisation tout en exposant ses créations dans les différents espaces stratégiques du salon.

    Le mariage de l’excellence et du style italien

    Ce rapprochement entre la marque au trèfle et le salon ligure repose sur une passerelle naturelle entre deux univers d’élite. L’ingénierie automobile italienne et les chantiers navals de la péninsule partagent depuis toujours une même quête du détail, un sens aigu de la beauté sculpturale et une recherche intransigeante de la performance. Qu’il s’agisse de tracer une trajectoire idéale sur l’asphalte ou de fendre les vagues en mer, cette vision commune de la technologie et de l’art de vivre trouve ici une résonance toute particulière.

    Toute la gamme 2026 mobilisée au Waterfront di Levante

    Pendant les six journées de l’événement, Alfa Romeo déploiera l’ensemble de son catalogue 2026. Les visiteurs et invités pourront approcher le nouveau Junior, le Tonale ainsi que les berlines et SUV Giulia et Stelvio. Les modèles seront visibles aussi bien en exposition statique au sein des différents univers du salon — notamment les espaces Yacht & Superyacht, Sailing World ou Boating Discovery — qu’en service dynamique pour assurer les transferts officiels des personnalités et des délégations internationales.

    L’édition 2026 entend d’ailleurs franchir un nouveau cap après une année 2025 record qui avait attiré 125 000 passionnés, plus de 1 000 bateaux et 90 premières mondiales venues de 45 pays.

    Un partenariat institutionnel sur deux ans avec Confindustria Nautica

    La présence du Biscione à Gênes ne se limitera pas à ce seul rendez-vous d’automne. Cet engagement s’inscrit dans le cadre d’un accord stratégique de deux ans conclu avec Confindustria Nautica, la fédération patronale de l’industrie maritime italienne. Tout au long des années 2026 et 2027, Alfa Romeo accompagnera les temps forts du secteur, à l’image des prestigieux Design Innovation Awards, de la cérémonie du Velista dell’Anno FIV récompensant les meilleurs marins de l’année, ou encore de la Convention SATEC. Une démarche cohérente qui renforce l’ancrage de la marque d’Arese auprès des plus beaux fleurons industriels de la péninsule.

  • Supertest : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio 520 ch poussée dans ses derniers retranchements par SportAuto

    Supertest : Que vaut l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio 520 ch poussée dans ses derniers retranchements par SportAuto

    Face à une concurrence allemande désormais convertie aux transmissions intégrales lourdes et aux usines à gaz hybrides, l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio fait figure d’irréductible gardienne du temple. Passée entre les mains expertes du magazine Sport Auto pour son impitoyable verdict du « Supertest », la berline milanaise — parée de sa spectaculaire robe Vert Montréal — a affronté le chrono sur l’anneau de vitesse de Mortefontaine avant de s’en remettre au coup de volant du pilote Christophe Tinseau sur le sélectif circuit du Val de Vienne.

    Le différentiel mécanique : la vraie métamorphose dynamique

    Si l’évolution esthétique issue du restylage reste mesurée avec l’adoption des projecteurs Matrix LED et du combiné numérique cannocchiale de 12,3 pouces, la vraie révolution se cache sous la tôle. Pour canaliser les 520 ch (+10 ch) de son V6 2.9 Bi-Turbo tout aluminium, Alfa Romeo a abandonné l’ancien système de vectorisation de couple électronique au profit d’un véritable différentiel mécanique à glissement limité.

    Ce choix technique métamorphose le comportement routier en mode Race. Alors que le système précédent pouvait parfois déconcerter le conducteur par des interventions électroniques parasites, ce pont autobloquant classique redonne à la Giulia une progressivité et une authenticité exemplaires. L’angle de dérive se calibre désormais au millimètre avec la pédale d’accélérateur, faisant de la berline italienne une redoutable machine à sculpter des travers sans mauvaise surprise.

    « Ses mises à jour techniques corrigent les précédents couacs, et son nouveau différentiel à glissement limité rend ses réactions plus naturelles. La seule propulsion de la catégorie distille une authenticité rafraîchissante et des plaisirs qui feraient presque regretter l’évolution des choses. »

    — Jacques Warnery, Sport Auto

    Sur l’asphalte du Vigeant : l’analyse de Christophe Tinseau

    Sur les 3 729 mètres du circuit du Val de Vienne, le pilote aux douze participations aux 24 Heures du Mans a signé un temps de référence de 1’50″37. Bien que distancée par une BMW M4 Competition (1’48″34) chaussée de pneus plus agressifs, la Giulia devance des sportives pures comme l’Audi R8 V10 Performance RWD (1’50″48).

    Au-delà du simple chrono, c’est le plaisir de pilotage qui a séduit l’essayeur :

    « J’ai un petit coup de cœur pour les Alfa car elles sont typées, et cette Giulia ressemble à une vraie sportive. Le train avant est un petit peu paresseux en entrée, mais une fois stabilisé et lorsqu’on reprend les gaz, l’auto devient plus légère de l’arrière. Le sous-virage initial est alors effacé et la voiture pivote à l’accélérateur, puis se gère au pied droit. »

    — Christophe Tinseau

    Le pilote ne tarit pas d’éloges sur le moteur et la boîte ZF8 : « Le V6 est bien plein et a du couple. Je fais les mêmes chronos en deuxième ou en troisième dans les épingles, et la boîte est irréprochable en mode manuel. La voiture est une propulsion dont on apprécie la légèreté grâce à un poids encore raisonnable. Elle est vivante et demande beaucoup d’attention quand tu roules vite, surtout après avoir mis en sommeil l’ESP. J’ai pris énormément de plaisir à son volant. »

    Seul bémol relevé lors de cet essai intensif sur piste : les garnitures de freins en acier de série ont souffert de la chaleur après quelques tours lancés, rappelant que l’option freins carbone-céramique à 7 500 euros (ou des plaquettes compétition) demeure indispensable pour les sorties régulières sur circuit.

    Les mesures à Mortefontaine : la pureté face au chronomètre

    Sur les pistes de mesures de Mortefontaine, la Giulia Quadrifoglio a fait parler la poudre :

    • Poids vérifié sur la bascule : 1 719 kg avec les pleins (répartition 53/47 %), une masse particulièrement bien contenue face aux rivales modernes qui flirtent désormais avec les deux tonnes.
    • 0 à 100 km/h : Réalisé en 4,8 secondes, un temps tributaire de l’absence de système Launch Control et de l’adhérence précaire au décollage sur les seules roues arrière.
    • 0 à 200 km/h : Abattu en 13,4 secondes, avec un 1 000 mètres départ arrêté franchi en 22,3 secondes à 245 km/h.
    • Vitesse maximale : Donnée pour 308 km/h en pointe.

    La dernière ballerine du segment

    Face aux sportives aseptisées bardées d’écrans tactiles complexes, la Giulia va droit au but : une molette DNA, quatre modes de conduite, une direction directe et une propulsion pure sans béquille électrique. Comme le conclut la rédaction de Sport Auto, la Giulia Quadrifoglio reste aujourd’hui « la dernière familiale sportive aux talents de danseuse étoile ».

  • Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Ce dimanche 30 août, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld accueille le point d’orgue de l’édition 2026 de Pista & Piloti : le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Pour les passionnés qui n’ont pas fait le déplacement en Rhénanie-Palatinat, l’événement est retransmis en direct vidéo tout au long de la journée.

    À noter : la retransmission ainsi que l’ensemble des commentaires en direct sont intégralement en allemand.

    Plus de 240 bêtes de course en piste

    Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides historiques et sportives d’exception prennent la piste par sessions de trente minutes, entre 9 h 00 et 13 h 00, puis de 14 h 00 à 17 h 00.

    Le plateau fait la part belle aux gloires de la compétition d’Arese :

    • La rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960.
    • Les redoutables Giulia GTA et GTAm du championnat européen de tourisme.
    • L’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca signée Zagato.
    • Les rivales historiques d’époque venues ferrailler face aux Alfa Romeo, dans l’esprit des grandes courses du Nürburgring, de Spa-Francorchamps ou de Monza.

    Deux anniversaires majeurs à l’honneur

    L’édition 2026 célèbre deux grandes étapes du patrimoine Alfa Romeo :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : né en 1966 sous le crayon de Battista « Pinin » Farina, le cabriolet défile à travers ses quatre générations, de la proue arrondie du premier « Duetto » 1.6 jusqu’aux lignes de la quatrième génération achevée en 1994, sans oublier la « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica ».
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : lancée en 1976, cette coupe monotype pionnière en Europe a révélé des talents comme Gerhard Berger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer — Alfasud TI préparées de 115 à 130 ch, coupés Alfasud Sprint et Alfa 33 — se rassemblent pour une parade commémorative.

    Exclusivités modernes : Luna Rossa et Quadrifoglio Oro

    Outre le spectacle en piste, l’événement présente deux nouveautés majeures :

    • La Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa », fabriquée à seulement dix exemplaires pour célébrer le défi italien dans la 38ᵉ Coupe de l’America, avec sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron en carbone (140 kg d’appui) et ses inserts intégrant des fragments de voile de course.
    • La Giulia Quadrifoglio Oro, série dédiée au marché allemand, parée de badges dorés, d’étriers assortis et d’une sellerie cuir exclusive aux surpiqûres or.

    Installez-vous confortablement pour suivre ces démonstrations mécaniques en direct sur le circuit de quatre kilomètres.

  • Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Depuis près d’une décennie, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld, aménagé sur un ancien aérodrome militaire près de Bingen en Rhénanie-Palatinat, s’est imposé comme le point de ralliement incontournable des passionnés du Biscione d’outre-Rhin et des pays frontaliers. Pour son édition 2026, organisée ces 29 et 30 août, l’événement Pista & Piloti confirme son statut de plus grand rassemblement dynamique dédié aux sportives italiennes historiques en Allemagne, orchestrant une spectaculaire passerelle entre glorieux passé en compétition et projets très exclusifs d’aujourd’hui.

    Plus de 240 bêtes de course pour le Gran Premio Alfa Romeo

    Le point d’orgue du week-end se tiendra le dimanche 30 août avec le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides de course et sportives d’exception prendront la piste par sessions de trente minutes tout au long de la journée. Le plateau fera la part belle aux joyaux de compétition d’Arese, à commencer par la rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960, les redoutables Giulia GTA et GTAm qui régnaient sur le tourisme européen, ou encore l’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca façonnée par Zagato. Fidèle à l’esprit du sport automobile d’antan, l’épreuve accueillera également les rivales historiques qui ferraillaient contre les Alfa Romeo sur le Nürburgring, à Spa-Francorchamps ou à Monza.

    Dès le samedi, la piste de quatre kilomètres ouvrira ses virages à une centaine de propriétaires d’Alfa Romeo contemporaines dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, encadrés par des instructeurs professionnels pour exploiter le potentiel dynamique de leur monture en toute sécurité.

    Deux anniversaires majeurs : 60 ans de Spider et un demi-siècle de Trofeo Alfasud

    L’édition 2026 met à l’honneur deux piliers emblématiques du patrimoine de la marque milanaise.

    Le public célébrera tout d’abord les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider, né en 1966 sous le coup de crayon magistral de Battista « Pinin » Farina. De la proue arrondie du premier « Duetto » à moteur Bialbero 1.6 jusqu’à l’épure de la quatrième génération disparue en 1994, en passant par la fameuse « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica », les quatre générations du cabriolet le plus célèbre d’Italie défileront en piste pour commémorer une carrière écoulée à plus de 124 000 exemplaires.

    L’autre grand moment d’émotion sera consacré aux 50 ans du Trofeo Alfasud, lancé en 1976. Véritable matrice des coupes monotypes modernes en Europe, cette formule de promotion disputée sur des Alfasud TI affûtées de 115 à 130 ch a fait vibrer les foules tout en servant de tremplin à de futurs pilotes de Formule 1 tels que Gerhard Berger ou Karl Wendlinger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer historiques, incluant des Alfasud TI de course, des coupés Alfasud Sprint et des Alfa 33, se réuniront sur l’asphalte pour une parade commémorative exceptionnelle.

    Luna Rossa et Quadrifoglio Oro : l’exclusivité moderne en première ligne

    Sur le plan des nouveautés, le constructeur italien profite de l’événement pour dévoiler en première allemande la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ». Façonnée à la main en seulement dix exemplaires en hommage à l’équipe italienne engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America, cette berline d’exception exhibe sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron arrière générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant un authentique morceau de voile de compétition.

    Les visiteurs pourront également découvrir la Giulia Quadrifoglio Oro, une édition spécifiquement réservée au marché allemand qui ressuscite la célèbre appellation des années 1970 et 1980. Cette version se distingue par ses badges dorés exclusifs, ses étriers de frein assortis et une sellerie en cuir haut de gamme ornée de surpiqûres or sur la planche de bord et les contre-portes.

    Accès et retransmission en direct

    Pour les passionnés souhaitant faire le déplacement, le site d’essais TRIWO ouvrira ses portes le dimanche dès 8 h 00, les démonstrations sur piste se déroulant de 9 h 00 à 13 h 00 puis de 14 h 00 à 17 h 00. Les billets d’entrée sont proposés au tarif de 15 euros uniquement via la billetterie en ligne officielle de Pista & Piloti, donnant un accès libre au paddock (gratuité pour les moins de 16 ans). Pour ceux qui ne peuvent rejoindre la Rhénanie-Palatinat, l’intégralité du spectacle mécanique des samedi et dimanche sera retransmise en direct vidéo sur YouTube.

  • Revue de presse : Que vaut l’ultra-exclusive Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa selon Auto Express ?

    Revue de presse : Que vaut l’ultra-exclusive Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa selon Auto Express ?

    Limitée à seulement dix exemplaires dans le monde — tous déjà vendus à un tarif resté secret —, l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa » célèbre l’engagement de la marque au côté du défi italien engagé dans la 38ᵉ Coupe de l’America. Le magazine britannique Auto Express a pu prendre le volant de cette série ultra-confidentielle. Entre hommage nautique, livrée spectaculaire et dynamisme intact de la plateforme Giorgio, voici ce qu’il faut en retenir.

    Un look démonstratif inspiré des voiliers de course

    Visuellement, cette édition spéciale ne passe pas inaperçue :

    • Peinture argent mat « métal liquide » : Une teinte exclusive contrastée par des sections noires sur le capot et la malle arrière.
    • Kit aérodynamique spécifique : Lame avant, ailettes de bouclier (dive planes), jupes latérales élargies, aileron arrière au dessin spécifique et ligne d’échappement signée Akrapovič avec sorties en fibre de carbone.
    • Ambiance intérieure marine : Les sièges baquets Sparco à coque carbone s’habillent d’un textile technique façon néoprène perforé rappelant les gilets de sauvetage. La planche de bord intègre quant à elle un véritable fragment de voile issue du voilier de course engagé dans l’America’s Cup.

    Pas une GTAm mécanique, mais la magie Giorgio toujours intacte

    Contrairement à la radicale Giulia GTAm de 2020, cette version Luna Rossa ne bénéficie pas de modifications de voies élargies ni d’allègement extrême de caisse :

    • Moteur & Transmission : Le V6 2.9 Bi-Turbo développe 520 ch et 600 Nm de couple, associé à la boîte automatique ZF à 8 rapports, au différentiel autobloquant mécanique et aux freins carbone-céramique.
    • Le choc sur la balance en 2026 : C’est sur la route que la berline milanaise rappelle sa supériorité dynamique. Avec ses 1 660 kg, la Giulia accuse environ 200 kg de moins qu’une BMW M3 contemporaine et près de 695 kg de moins que la dernière Audi RS 5.
    • Toucher de route : Auto Express salue une direction incisive comme un scalpel et une fluidité de suspension en mode Dynamic qui survolent les irrégularités de l’asphalte là où ses rivales actuelles réagissent avec la lourdeur de brise-glaces.

    « Il y a dans la réponse de la Giulia une spontanéité totalement unique en 2026. Même si elle n’a pas le traitement châssis d’une GTAm, aucune berline moderne n’est aussi engageante à piloter. »

    — Jordan Katsianis, Auto Express

    Le verdict d’Auto Express : 4,5 / 5

    Le bilan de la rédaction anglaise est très élogieux :

    • Points forts : Comportement routier viscéral, agilité et légèreté incomparables face aux productions actuelles, finition soignée des détails nautiques, présence visuelle unique.
    • Points faibles : Système d’infodivertissement qui accuse le poids des années, aileron arrière clivant, absence d’évolution moteur ou châssis par rapport à une Quadrifoglio standard.

    En résumé, si les artifices stylistiques peuvent sembler tape-à-l’œil pour une auto vendue à un tarif très supérieur à la version classique, la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa reste une célébration magistrale du plaisir de conduire thermique et analogique à l’état pur.

  • Alfa Romeo 6C 2500 d’après-guerre : Les trois visages de la renaissance du Portello

    Alfa Romeo 6C 2500 d’après-guerre : Les trois visages de la renaissance du Portello

    Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’usine milanaise du Portello n’est plus qu’un champ de ruines sous les bombardements alliés. Pourtant, dès 1945, une poignée d’ingénieurs et d’ouvriers relève un défi insensé : faire renaître la marque au trèfle en réassemblant les stocks de pièces mécaniques miraculeusement préservés des décombres.

    Dernière représentante de la prestigieuse lignée des six-cylindres conçue avant-guerre, l’Alfa Romeo 6C 2500 est devenue l’artisan majeur de cette reconstruction. Entre 1946 et 1953, elle a incarné la passerelle technique et stylistique reliant l’artisanat des maîtres carrossiers à l’ère industrielle moderne. Retour sur les trois déclinaisons majeures qui ont sauvé et sublimé le mythe Alfa Romeo.

    L’orfèvrerie mécanique sous la houlette de Satta Puliga et Busso

    Lancée initialement en 1939 comme ultime évolution de la 6C 2300, la 6C 2500 repose sur le chef-d’œuvre d’ingénierie signé par Vittorio Jano : un moteur 6-cylindres en ligne à bloc en fonte et culasse en aluminium à chambres hémisphériques, coiffé d’un double arbre à cames en tête.

    Pour orchestrer la relance d’après-guerre, la direction technique est confiée à Orazio Satta Puliga, épaulé par un jeune ingénieur promis à un destin légendaire : Giuseppe Busso.

    L’autotelaio de la 6C 2500 surclasse alors la quasi-totalité de la production mondiale grâce à un châssis à quatre roues indépendantes particulièrement sophistiqué :

    • Train avant : Quadrilatères oscillants et ressorts hélicoïdaux enfermés dans des boîtiers verticaux spécifiques, dérivés du schéma Dubonnet perfectionné par Jano.
    • Train arrière : Barres de torsion longitudinales inspirées de brevets Ferdinand Porsche et amortisseurs hydrauliques télescopiques.
    • Poste de conduite : Fidèle à la tradition des grandes autos de course italiennes, la 6C 2500 conserve le volant à droite, couplé à une direction à vis et secteur d’une précision chirurgicale à haute vitesse.

    6C 2500 Sport Freccia d’Oro (1947–1950) : Le « Gobbone » d’usine

    Première grande nouveauté d’après-guerre produite à 680 exemplaires, la Freccia d’Oro inaugure une rupture industrielle majeure : sa carrozzeria n’est plus simplement boulonnée mais directement soudée aux longerons et traverses du châssis, préfigurant le concept de caisse autoporteuse.

    Dessinée et assemblée en interne par la Carrozzeria Alfa Romeo (l’ancêtre direct du Centro Stile), elle se distingue par sa ligne fastback très galbée qui lui vaudra le surnom affectueux de « Gobbone » (le bossu).

    Animée par le 6-cylindres 2.5 alimenté par un carburateur simple corps développant 90 puis 93 ch, la Freccia d’Oro file à 155 km/h dans le confort d’un salon milanais.

    Sa robustesse et son équilibre dynamique éclatent aux yeux du monde lors de la toute première édition de la Carrera Panamericana en 1950 : sur les pistes cassantes mexicaines, les deux Freccia d’Oro engagées terminent aux sensationnelles 4e (Piero Taruffi / Isidoro Ceroli) et 8e places du classement général (Felice Bonetto / Bruno Bonini) au milieu des gros V8 américains.

    6C 2500 Super Sport Gran Turismo (1950–1953) : La quintessence de la Série 3

    Remplaçante directe de la Freccia d’Oro au sein de la troisième série, la Super Sport Gran Turismo est un oiseau rare produit à seulement 119 unités entre 1950 et 1953.

    Cette version représente l’apogée mécanique de la gamme civile :

    • Alimentation Super Sport : Elle adopte la configuration la plus affûtée à trois carburateurs monocorps Weber.
    • Adaptation au carburant d’époque : Pour tolérer le faible indice d’octane de l’essence de la reconstruction, le taux de compression est volontairement abaissé à 7,5:1, délivrant une puissance de 105 ch et une vitesse de pointe de 160 km/h.
    • Modernité à bord : Le levier de vitesses migre derrière le volant sur la colonne de direction, une solution moderne inspirée des tendances américaines libérant de l’espace pour les passagers avant.

    Produite en parallèle de la nouvelle berline 1900 à structure autoporteuse lancée en 1950, la 6C 2500 SS Gran Turismo clôturera définitivement le grand livre de la lignée 6C en décembre 1953.

    6C 2500 Super Sport Cabriolet Pinin Farina (1946–1951) : La haute couture en plein air

    Dévoilé lors des Premières Journées d’Élégance de Lausanne à l’automne 1946 pour relancer le rayonnement de la carrosserie transalpine, le cabriolet 2 places carrossé par Pinin Farina est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre du design automobile mondial.

    Établie sur le châssis court Super Sport (empattement réduit à 2 700 mm), la découvrable milanaise sublime les canons esthétiques de l’immédiat après-guerre :

    • Face avant intégrant la calandre trilobée Alfa Romeo encadrée d’optiques profilées dans les ailes.
    • Poignées de portes affleurantes intégrées dans la carrosserie.
    • Pare-brise et capot moteur s’ouvrant en deux parties papillon.

    Adoptée par les grands de ce monde — de Tyrone Power au prince Rainier III de Monaco en passant par Juan et Evita Perón —, cette reine d’élégance capable d’atteindre 165 km/h demeure aujourd’hui l’une des Alfa Romeo les plus cotées et convoitées lors des grands concours internationaux.