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  • Revue de presse / L’Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio adoubé par les Britanniques : « Plus palpitant que la plupart de ses rivaux »

    Revue de presse / L’Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio adoubé par les Britanniques : « Plus palpitant que la plupart de ses rivaux »

    Malgré les années qui passent, l’Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio refuse obstinément de rentrer dans le rang. C’est le constat implacable dressé par les journalistes britanniques d’Auto Express, qui ont choisi de réévaluer le SUV hautes performances du Biscione.

    Face à une industrie automobile obnubilée par les écrans géants et l’électrification lourde, le verdict du journaliste Jordan Katsianis est un immense compliment pour l’ingénierie italienne : si le Stelvio accuse un certain retard technologique à bord, il reste un chef-d’œuvre mécanique absolu.

    La pureté mécanique face à l’obsession digitale

    Pour Auto Express, reprendre le volant du Stelvio Quadrifoglio en 2026 permet de mesurer ce que la production automobile moderne a parfois perdu en route : la cohérence technique. Le SUV italien a été développé en interne par une équipe d’ingénieurs restreinte et passionnée. Cette approche « artisanale » se ressent immédiatement dans l’accord parfait entre le châssis, la direction et le moteur.

    Le cœur de la bête reste le fantastique V6 biturbo de 2,9 litres développant 520 chevaux, associé à une boîte automatique ZF ultra-réactive et à la transmission intégrale Q4. Mais au-delà des chiffres bruts, c’est l’agilité du Stelvio qui continue de terrasser la concurrence.

    Le combat des graisses : L’insolente légèreté italienne

    L’un des points forts mis en avant par l’essai britannique réside dans la formidable maîtrise de la masse du Stelvio par rapport aux monstres sacrés du segment, souvent alourdis par leurs technologies hybrides ou électriques :

    ModèleComparatif de poids par rapport au Stelvio Quadrifoglio
    Mercedes-AMG GLC 53L’Alfa Romeo est environ 300 kg plus léger
    Porsche Macan TurboL’Alfa Romeo est carrément 600 kg plus léger

    Cette cure de jouvence par la légèreté garantit au Stelvio un comportement routier vif, incisif et infiniment plus communicatif que celui de ses rivaux directs.

    Un habitacle daté, mais terriblement authentique

    Le poids des ans se fait indéniablement sentir sur l’infotainment et la modernité des interfaces de bord. Pourtant, Auto Express souligne que cette « vieillesse » se transforme en qualité pour les puristes :

    • L’ergonomie physique : Les commandes réelles pour le climatiseur et le sélecteur rotatif DNA sont un bonheur à utiliser au quotidien.
    • Le poste de pilotage : Le dessin du volant et les immenses palettes fixes en aluminium restent inégalés sur le marché.
    • L’instrumentation : Les compteurs au parfum vintage offrent une lisibilité et un caractère bien plus forts qu’une simple dalle numérique impersonnelle.

    Le verdict d’Auto Express

    Passer d’une production électrique moderne et aseptisée au Stelvio Quadrifoglio s’apparente à un voyage dans le temps, mais pour les meilleures raisons du monde.

    « Sa valeur réside précisément là : il donne l’impression d’être un SUV développé par des experts de la conduite, et non pas un véhicule assemblé à la va-vite pour remplir une niche marketing. »

    Jordan Katsianis, Auto Express

    Alors que la marque prépare activement la relève de son grand SUV, attendue pour le mois de décembre prochain, ce test rappelle que le Stelvio actuel quitte la scène par la grande porte, en demeurant l’une des interprétations les plus pures et viscérales du plaisir de conduire signé Alfa Romeo.

  • Spettacolo Sportivo 2026 : L’Alfa Romeo 33 Stradale et un musée pop-up inédit débarquent à Zandvoort !

    Spettacolo Sportivo 2026 : L’Alfa Romeo 33 Stradale et un musée pop-up inédit débarquent à Zandvoort !

    Le week-end des 27 et 28 juin 2026, le mythique circuit de Zandvoort aux Pays-Bas s’apprête à devenir le centre de gravité de la passion automobile européenne. L’arène ashaltée accueillera la nouvelle édition du Spettacolo Sportivo, le plus grand rassemblement annuel de clubs Alfa Romeo en Europe, organisé par la SCARB (Stichting Club van Alfa Romeo Bezitters).

    Pour cette édition 2026, Alfa Romeo s’associe officiellement aux festivités pour offrir aux milliers de fans attendus un rendez-vous historique mêlant design d’avant-garde, émotion pure et célébration du patrimoine.

    Grande première hollandaise pour l’Alfa Romeo 33 Stradale

    Le clou de l’événement sera sans conteste la toute première présentation aux Pays-Bas de la nouvelle et ultra-exclusive Alfa Romeo 33 Stradale. La supercar ne se contentera pas d’une traditionnelle exposition statique dans le paddock : elle s’élancera en dynamique sur le tracé de Zandvoort, permettant au public de voir et surtout d’entendre sa mécanique en action.

    Cette première nationale aura une résonance toute particulière puisque le designer néerlandais Bob Romkes, Chief Exterior Design chez Alfa Romeo et principal responsable du style extérieur de la 33 Stradale, fera le déplacement à domicile. Il partagera l’affiche avec Alejandro Mesonero-Romanos, directeur du design de la marque au Biscione, offrant un éclairage unique sur la conception de ce chef-d’œuvre artisanal.

    Une première historique : Le musée d’Arese crée son « Pop-up Museum »

    Autre immense privilège accordé aux visiteurs : le Musée Historique Alfa Romeo d’Arese va s’exporter pour la toute première fois hors de ses bases italiennes sous la forme d’un musée éphémère officiel (Pop-up Museum).

    Le conservateur du musée, Lorenzo Ardizio, fera personnellement le voyage à Zandvoort en apportant dans ses bagages plusieurs concept-cars d’exception, des modèles classiques jalousement gardés et du matériel de présentation officiel.

    Ce pèlerinage historique sera également l’occasion de célébrer deux anniversaires majeurs pour la communauté des Alfistes :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider, la mythique et intemporelle Duetto.
    • Les 50 ans de l’Alfasud Sprint, icône des années 1970.

    La SCARB : Le cœur battant de la passion néerlandaise

    Derrière la démesure de ce festival se cache la SCARB, reconnue comme le club Alfa Romeo le plus grand et le plus actif des Pays-Bas. Fondée en 1978, l’association compte aujourd’hui près de 2 600 membres qui font vivre le mythe au quotidien, qu’il s’agisse de restaurer des anciennes, de participer à des rallyes touristiques en modèles modernes ou de collectionner des miniatures.

    En près de trente ans d’existence, ce qui n’était à l’origine qu’une simple journée nationale de club s’est transformé en un festival de dimension internationale, s’imposant comme l’un des plus grands rassemblements d’Alfistes au monde. Rendez-vous est pris le week-end prochain sur la côte néerlandaise pour célébrer l’histoire et l’avenir de la marque italienne.

  • Double anniversaire historique à Arese : Le Musée Alfa Romeo fête ses 50 ans au cœur des 116 ans de la marque

    Double anniversaire historique à Arese : Le Musée Alfa Romeo fête ses 50 ans au cœur des 116 ans de la marque

    L’émotion, la fierté et une ferveur sans frontières s’étaient donné rendez-vous ce dimanche 21 juin 2026 au Musée Alfa Romeo d’Arese. Le temple historique du Biscione a été le théâtre d’une célébration hors norme, marquant un double anniversaire hautement symbolique : les 116 ans de la marque Alfa Romeo, fondée à Milan en 1910, et les 50 ans du musée d’Arese (inauguré en 1976), véritable gardien de ce patrimoine mondial.

    Des milliers de passionnés et les représentants de plus de 300 clubs officiels venus des quatre coins de la planète se sont rassemblés pour honorer le statut unique d’Alfa Romeo en tant que véritable « love brand ».

    Les stars de la Bottega Fuoriserie mènent la danse

    Au centre de toutes les attentions, les dernières créations ultra-exclusives de la marque incarnaient à la perfection le lien indéfectible entre l’héritage d’hier et l’ingénierie contemporaine.

    En tête du cortège impérial, on retrouvait la nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale, le fabuleux coupé artisanal produit à seulement 33 unités, escorté par le majestueux motorhome officiel Alfa Romeo Luna Rossa (fraîchement arrivé de la Preliminary Regatta Sardinia).

    À leurs côtés, la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa effectuait une apparition très remarquée. Cette série limitée de 10 exemplaires — tous déjà vendus — concrétise le partenariat d’excellence avec le célèbre équipage de voile en vue du défi de la 38e America’s Cup Louis Vuitton qui se tiendra en 2027 dans la baie de Naples. Pour couronner cette synergie, Vittorio Ferro (Head of Marketing de Luna Rossa) a animé une conférence exclusive captivante intitulée « A Day at the Luna Rossa Base in Cagliari ».

    Un plateau d’exception : Entre F1 historique et légendes de la piste

    De nombreux partenaires et clubs d’élite ont répondu à l’appel d’Arese pour faire de cette journée un jalon mémorable dans l’histoire de la marque.

    Le récapitulatif des joyaux mécaniques déployés à Arese

    Entité / PartenaireModèles mis à l’honneurType d’exposition / Animation
    Bottega FuoriserieNouvelle 33 Stradale & Giulia Quadrifoglio Luna RossaTêtes d’affiche du cortège officiel
    Scuderia del PortelloMonoplace de F1 183T, GTAm & Giulietta Spider « Sebring »Exposition statique, démos dynamiques et flashmob
    RIAR (Registro Italiano)Trois déclinaisons emblématiques de SpiderHommage au plaisir de la conduite à ciel ouvert
    Alfa Romeo Driving AcademyGiulia Quadrifoglio (livrée spéciale) & Alfa Romeo 75 3.0 V6Démonstration du lien viscéral entre passé et présent

    La présence conjointe de la très moderne Giulia Quadrifoglio de l’école de pilotage (propulsée par la Scuderia de Adamich) et de l’iconique Alfa Romeo 75 3.0 V6 issue des réserves du musée a particulièrement fait vibrer la corde sensible des Alfistes, symbolisant l’ADN de la propulsion et de la sportivité brute au quotidien.

    Arese : Un lieu vivant, en constante évolution

    Profondément rénové en 2015, le Musée d’Arese s’impose comme l’un des pôles automobiles les plus importants d’Europe, accueillant chaque année plus de 100 000 visiteurs issus de 120 pays.

    Son exposition permanente s’articule autour de trois piliers fondamentaux :

    • Timeline : La continuité industrielle, de la première A.L.F.A. 24 HP aux berlines modernes.
    • Beauty : L’élégance intemporelle des carrosseries et des chefs-d’œuvre de design.
    • Speed : L’épopée Autodelta, les victoires à la Mille Miglia et les monoplaces de Formule 1 de Juan Manuel Fangio.

    Au-delà des salles d’exposition : Le site abrite également la zone « Collection » (riche de plus de 200 véhicules, prototypes et moteurs habituellement cachés du grand public) ainsi qu’un Centre de documentation exceptionnel abritant plus de six kilomètres linéaires d’archives historiques.

    Pour marquer concrètement le dialogue entre l’histoire et le présent, une boutique éphémère exclusive a été inaugurée au cœur du musée. Elle permet aux visiteurs et aux collectionneurs de découvrir l’intégralité de la gamme actuelle (Junior, Tonale, Giulia, Stelvio) et d’échanger avec des conseillers dédiés, prouvant que chez Alfa Romeo, le passé n’est pas une nostalgie, mais le carburant qui dessine l’avenir.

  • Alfa Romeo GTV (916) : La flèche d’Enrico Fumia ou l’apogée du « Wedge Design » chez Pininfarina

    Alfa Romeo GTV (916) : La flèche d’Enrico Fumia ou l’apogée du « Wedge Design » chez Pininfarina

    Alors que le projet 916 fête ses 30 ans, le regard porté sur le duo GTV/Spider évolue. Pour les membres de ClubAlfa, il ne s’agit pas seulement du dernier coupé produit à Arese, mais d’un manifeste stylistique où Enrico Fumia a réussi à transposer l’héritage radical des concept-cars des années 70 dans une réalité industrielle complexe.

    Enrico Fumia : Le refus du consensus

    Au début des années 90, Alfa Romeo doit remplacer les mythiques Sprint et GTV (116). Le cahier des charges est ardu : utiliser la plateforme Tipo 2 (partagée avec la Fiat Coupé, mais avec un train arrière spécifique) tout en offrant une identité visuelle capable de traverser les décennies.

    Enrico Fumia, alors chez Pininfarina, opte pour une rupture totale avec les lignes bio-design alors en vogue. Il dessine une « flèche » : une ligne de ceinture de caisse ascendante et ultra-marquée qui découpe le flanc de la voiture, créant une posture dynamique inédite. L’avant, caractérisé par ces quatre blocs optiques circulaires lenticulaires de petit diamètre, confère au GTV un regard « techno » qui semblait tout droit sorti d’un laboratoire de design en 1995.

    Le défi industriel du capot « Klam »

    L’un des points les plus remarquables de la 916, souvent méconnu des néophytes, est son capot moteur. Appelé « Klam », c’était l’une des pièces composites les plus vastes et complexes jamais intégrées à une voiture de série à l’époque.

    Réalisé en KRELO (un composite de résine polyester et de fibres de verre), ce capot intègre non seulement les ailes avant mais aussi les logements des phares. Ce choix technique, coûteux et complexe à ajuster en usine, permettait de conserver un profil avant extrêmement bas tout en répondant aux normes de sécurité, une prouesse impossible avec de l’acier conventionnel.

    Train arrière Multibras : L’exception technique

    Si la plateforme est dérivée du groupe Fiat, Alfa Romeo a exigé une architecture de suspension arrière spécifique pour garantir le cuore sportivo. Le schéma à bras multiples (Multilink) en aluminium, avec son cadre auxiliaire, offrait un effet autodirectionnel passif.

    Pour les puristes, c’est ce train arrière qui sauve le passage à la traction. Il confère au GTV une agilité et une précision en entrée de courbe qui, alliées à une direction très directe ($2.2$ tours de volant), permettent d’oublier l’architecture moteur transversale.

    Du Twin Spark au Busso : L’âme mécanique

    Bien sûr, sur ClubAlfa, l’esthétique ne va pas sans la musique. Si le 2.0 Twin Spark offre un équilibre des masses idéal pour l’attaque en col, le V6 24v « Busso » transforme le GTV en une petite supercar. Avec ses collecteurs d’admission chromés et sa sonorité unique, il reste l’un des moteurs les plus charismatiques de l’histoire, ici dans sa version la plus aboutie techniquement avant les normes Euro 4.

    Pourquoi la 916 est-elle un futur « Instant Classic » ?

    Aujourd’hui, alors que les cotes du GTV 916 commencent à s’envoler, on réalise que Marcello Gandini n’était pas le seul maître de la ligne tranchante. Enrico Fumia a su, avec le GTV, clore le XXe siècle d’Alfa Romeo avec une voiture qui ne ressemble à aucune autre. C’est une auto qui demande des soins, un entretien rigoureux de ses trains roulants, mais qui offre en retour une expérience visuelle et sensorielle que l’on ne retrouvera plus.


    Fiche technique : Saviez-vous que la rigidité torsionnelle du GTV 916 était supérieure à celle de bon nombre de ses contemporaines grâce à l’utilisation massive d’acier à haute résistance dans les zones critiques du châssis, compensant l’absence de toit structurel sur la version Spider ?

  • L’Alfa Romeo 8C 2900B de Ralph Lauren : Un chef-d’œuvre sculptural au format 1/8e

    L’Alfa Romeo 8C 2900B de Ralph Lauren : Un chef-d’œuvre sculptural au format 1/8e

    Certaines automobiles transcendent leur simple fonction de transport pour devenir des reliques historiques. C’est précisément le cas de l’Alfa Romeo 8C 2900B, considérée par beaucoup comme l’une des plus belles créations du Biscione. Aujourd’hui, le prestigieux atelier Amalgam Collection propose une réplique à l’échelle 1/8e si parfaite qu’elle semble presque prête à s’élancer sur la piste.

    Une icône née pour la Mille Miglia

    L’histoire de cette voiture remonte à 1938. Conçue spécifiquement pour la mythique course de la Mille Miglia, seuls quatre exemplaires de ce type furent produits.

    Le modèle reproduit ici porte le châssis n°412030 et appartient aujourd’hui à la collection privée du célèbre styliste Ralph Lauren. Lors de l’édition de 1938, l’équipage Carlo Pintacuda et Paride Mambelli a mené cette machine à la deuxième place du podium, malgré un arrêt forcé de 40 minutes pour un problème de freins. Sans cet incident, la victoire leur était promise.


    Fiche Technique de la Légende (Modèle 1938)

    CaractéristiqueDétails
    IngénierieSignée Vittorio Jano
    DesignCarrosserie par Touring
    Moteur8 cylindres en ligne de 2,9 litres
    AlimentationDouble compresseur volumétrique et carburateurs Weber
    Puissance225 chevaux (exceptionnel pour l’époque)

    La précision Amalgam : Une scansion numérique parfaite

    Pour réaliser cette réplique d’exception, les artisans d’Amalgam Collection n’ont laissé aucune place au hasard. Travaillant en étroite collaboration avec Alfa Romeo, l’atelier a utilisé des scans numériques extrêmement précis de la voiture réelle de Ralph Lauren, ainsi que des dessins d’archives et des données CAD originales.

    • Fidélité absolue : Le prototype a été soumis à l’analyse des ingénieurs et designers de Milan pour garantir une conformité totale.
    • Matériaux : Chaque finition et chaque matériau imitent parfaitement les « alchimies » du modèle restauré par Paul Russell & Company.
    • Artisanat : Chaque modèle est assemblé et fini à la main dans les laboratoires d’Amalgam.

    Une exclusivité pour collectionneurs avertis

    Disponible exclusivement dans les boutiques Ralph Lauren, cette Alfa Romeo 8C 2900B miniature affiche un prix en rapport avec son prestige. Elle s’adresse aux passionnés dont le budget ne connaît pas les limites imposées au commun des mortels, justifié par la qualité de construction et l’exclusivité de l’œuvre.

    Plus qu’un simple objet de décoration, cette petite sculpture rend hommage à l’époque où l’automobile était un art pur, fusionnant une puissance brutale et une élégance intemporelle.

  • Patrimoine : L’Alfa Blue Team crée sa Fondation culturelle pour sauvegarder la mémoire d’Alfa Romeo

    Patrimoine : L’Alfa Blue Team crée sa Fondation culturelle pour sauvegarder la mémoire d’Alfa Romeo

    Le projet était dans l’air depuis un long moment, et il est désormais pleinement concrétisé. Depuis le 4 juin, la Fondation culturelle de l’Alfa Blue Team est officiellement opérationnelle, marquant une évolution historique pour le célèbre club milanais né en février 1972.

    Plus de 50 ans d’histoire et un trésor de 10 000 volumes

    Depuis plus d’un demi-siècle, les membres et les passionnés de l’association ont accumulé un patrimoine d’une valeur inestimable. La grande nouveauté de cette fondation réside dans le partage et la préservation d’une bibliothèque d’une richesse exceptionnelle, forte de plus de 10 000 volumes. Ce trésor documentaire comprend notamment :

    • Des textes historiques et des livres techniques indispensables.
    • De la documentation commerciale d’époque.
    • Des collections de revues spécialisées du secteur automobile.

    L’objectif principal de la fondation est de conserver pour les générations futures ce patrimoine écrit d’une pertinence absolue au niveau mondial. Ce projet est né d’une philosophie claire : celle de ceux qui croient fermement que « les voitures de papier » ont autant d’importance, si ce n’est plus, que les véritables véhicules de métal.

    Une collection unique qui dépasse l’automobile

    Si la collection historique se focalise principalement sur la production automobile d’Alfa Romeo comprise entre l’après-guerre et la fin des années 1980, elle embrasse également l’intégralité de l’activité industrielle et technique du Biscione. Le fonds de la fondation intègre ainsi :

    • Des moteurs diesel et des productions liées à l’aviation (Avio).
    • Des camions légers ainsi que des poids lourds de la marque.
    • Une grande variété d’objets d’automobilia et d’authentiques raretés.

    Une gouvernance de passionnés

    La direction de la Fondation Alfa Blue Team est confiée à des visages bien connus du milieu des collectionneurs d’Alfa Romeo :

    • Président : Claudio Bonfioli. Né en 1950 à Novara mais Milanais d’adoption, ce médecin radiologue de profession est l’un des pères fondateurs de l’Alfa Blue Team en 1972.
    • Vice-présidents : Gippo Salvetti et son frère Stefano Salvetti.

    Cette fondation ne constitue en aucun cas un point d’arrivée, mais bien un nouveau point de départ. Elle est appelée à se développer et à grandir au fil des années grâce aux futures acquisitions et aux donations de passionnés du monde entier désireux de faire vivre la mémoire d’Alfa Romeo.

    Pour plus d’informations : fondazioneabt.it

  • Alfa Revival Cup 2026 : Coup de théâtre et cartes rebattues à Varano !

    Alfa Revival Cup 2026 : Coup de théâtre et cartes rebattues à Varano !

    Le deuxième rendez-vous de l’Alfa Revival Cup 2026 sur l’Autodromo « Riccardo Paletti » de Varano de’ Melegari a tenu toutes ses promesses. Sur ce tracé technique et sinueux, bien différent des grandes courbes du Mugello, les qualités de gestion de course et la précision de pilotage ont totalement redistribué les cartes, couronnant la famille Guerra en catégorie G/H/I et un impérial Francesco Pantaleo en E/F.

    Catégorie G/H/I : Le triomphe de la famille Guerra

    La course des montures les plus affûtées (GTAm, Turbodelta, Groupe 5) a été marquée par un duel somptueux dès l’extinction des feux. Parti en pole position au volant de sa 1750 GTAm d’Alfa Delta OKP, Davide Bertinelli a imprimé le rythme en début d’épreuve. Mais c’était sans compter sur la remontée incisive de Marco Guerra (Carrera Team), qui a progressivement pris les commandes de la course de soixante minutes.

    Après la fenêtre obligatoire de changement de pilote, son père, Massimo Guerra, a consolidé cette avance pour mener leur Giulia Sprint GTA jusqu’au drapeau à damier. Bertinelli assure une très précieuse deuxième place pour le championnat, tandis que le duo Mathias et Fabian Körber complète le podium après une superbe course d’attente.

    Le tournant du match : Le coup de théâtre est survenu au 36e passage avec l’abandon cruel de la 1750 GTAm de Peter Bachofen et Dario Inhelder alors qu’ils occupaient confortablement la troisième marche du podium. Autre déception notable : les vainqueurs du Mugello, Lorenzo Moramarco et Alessandro Morteo, n’ont même pas pu prendre le départ en raison d’un problème moteur sur leur Alfetta GT Turbodelta.

    Catégorie E/F : Francesco Pantaleo en solitaire

    Dans la catégorie célébrant les origines du sport automobile du Biscione, Francesco Pantaleo a livré une véritable démonstration de force. Au volant de la Giulia Sprint GTA du Carrera Team, il a contrôlé la course de bout en bout, ne laissant que des miettes à ses poursuivants.

    Derrière lui, Giovanni Serio et Franco Mischis confirment leur excellent niveau de forme après leurs déboires du Mugello en s’emparant d’une magnifique deuxième place. Les frères Emanuele et Alessandro Morteo complètent quant à eux le podium à bord de leur agile Giulietta TI, leur permettant de réaliser une excellente opération comptable.

    Les podiums du week-end à Varano

    Classement Général G/H/I

    1. Massimo Guerra / Marco Guerra – Giulia Sprint GTA (Carrera Team)
    2. Davide Bertinelli – 1750 GTAm (Alfa Delta OKP)
    3. Mathias Körber / Fabian Körber – 1750 GTAm (Alfa Delta OKP)

    Classement Général E/F

    1. Francesco Pantaleo – Giulia Sprint GTA (Carrera Team)
    2. Giovanni Serio / Franco Mischis – Giulia Sprint GTA (Carrera Team)
    3. Emanuele Morteo / Alessandro Morteo – Giulietta TI (Irpinia Northwest Jolly)

    Le point sur les championnats

    Grâce à sa régularité et sa deuxième place émilienne, Davide Bertinelli creuse l’écart en tête de la période G/H/I avec 30 points, suivi par Fred Arve Monsen (17 points) et le duo Guerra (15 points). Du côté de la période E/F, les frères Morteo s’installent solidement aux commandes du classement général devant l’équipage Serio / Mischis. Chez les constructeurs et écuries, la structure Alfa Delta OKP conserve d’une courte tête l’avantage sur le Carrera Team.

    La caravane de l’Alfa Revival Cup s’accorde désormais quelques semaines de repos avant le troisième acte de la saison, prévu les 18 et 19 juillet 2026 sur le tracé historique de l’Autodromo « Piero Taruffi » de Vallelunga. La bataille s’annonce déjà grandiose !

  • SGT Automobili 55-SGT : Une monstrueuse réinterprétation en carbone de la Giulia Quadrifoglio

    SGT Automobili 55-SGT : Une monstrueuse réinterprétation en carbone de la Giulia Quadrifoglio

    Le monde du carrossage haut de gamme vient d’accoucher d’un des projets les plus excitants et radicaux de cette année 2026. Prenez l’une des meilleures berlines sportives de la décennie, la Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio, débarrassez-la de sa carrosserie d’origine, offrez-lui une robe intégrale en fibre de carbone digne d’un prototype d’endurance, et vous obtenez la 55-SGT signée par le mystérieux atelier SGT Automobili.

    Basse, ultra-large, campée sur des jantes blanches à écrou central et surmontée d’un aileron arrière gargantuesque, la 55-SGT troque la polyvalence de la berline pour une attitude visuelle qui ferait passer n’importe quelle supercar moderne pour un choix douloureusement consensuel.

    Un look de monstre du DTM moderne

    La Giulia Quadrifoglio est unanimement saluée pour son équilibre parfait entre agressivité et élégance italienne. La 55-SGT rompt brutalement avec cette subtilité. L’engin se présente comme un véritable fantasme issu du championnat DTM des années 90, mixé avec les exigences de la haute couture automobile.

    • Face avant : Basse, taillée à la serpe, flanquée d’optiques minimalistes acérées, d’immenses prises d’air et d’un splitter proéminent.
    • Profil : Des lignes étirées, épurées, presque rétro-futuristes, sublimées par une teinte blanche immaculée.
    • Poupe : Un diffuseur béant, un bandeau lumineux qui traverse toute la largeur et, bien sûr, cet aileron massif qui dicte la loi aérodynamique.
    • Habitacle : Oubliez les sorties en famille. La 55-SGT devient une stricte deux places équipée d’un arceau de sécurité. On bascule ici dans l’obsession de la piste.

    4×4 et boîte auto : Le choix de l’efficacité moderne

    Là où les préparateurs basculent souvent dans le cliché nostalgique (propulsion, boîte manuelle, stricte réduction de poids), SGT Automobili prend le contre-pied pour proposer une GT moderne, exploitable et d’une efficacité redoutable grâce à une transmission intégrale.

    CaractéristiqueSpécification de la 55-SGT
    Châssis donneurAlfa Romeo Giulia Quadrifoglio
    Matériau carrosserieFibre de carbone intégrale
    MotorisationV6 Biturbo de 2,9 litres
    TransmissionIntégrale (4×4)
    Boîte de vitessesAutomatique ZF

    Bien que les chiffres officiels de puissance n’aient pas encore été totalement dévoilés, la présence d’un V6 biturbo couplé aux quatre roues motrices promet des accélérations foudroyantes et une motricité sans faille, s’éloignant du comportement joueur mais parfois pointu de la Giulia Q d’origine.

    Une rareté au prix fort

    Une telle débauche de carbone et d’ingénierie exclusive a évidemment un coût, et il est élitiste : environ 500 000 €. À ce tarif, la 55-SGT ne boxe pas dans la catégorie des berlines tunées, mais bien dans celle des pièces de collection ultra-limitées.

    La production sera distillée au compte-gouttes :

    1. Une série de lancement baptisée Opening Edition limitée à seulement 10 exemplaires.
    2. Une production régulière de 55 unités supplémentaires, qui s’afficheront à un tarif encore plus élevé.

    L’avis de ClubAlfa : Payer un demi-million d’euros pour une base de Giulia peut sembler irrationnel. Mais dans ce cercle très fermé de l’automobile, la logique n’a pas sa place. Les acheteurs ne s’offrent pas une Giulia plus rapide ; ils achètent de la rareté, un coup de crayon spectaculaire et le privilège absolu de posséder un morceau d’art mécanique que presque personne d’autre ne verra jamais en vrai. SGT Automobili redonne à la plateforme Giorgio le grain de folie et l’exotisme qu’elle méritait.

  • Triomphe total à Brescia : Alfa Romeo remporte la 1000 Miglia 2026 !

    Triomphe total à Brescia : Alfa Romeo remporte la 1000 Miglia 2026 !

    L’histoire d’amour fusionnelle entre Alfa Romeo et la Freccia Rossa (la Flèche Rouge) vient d’écrire un nouveau chapitre glorieux. Ce samedi 13 juin 2026 après-midi, sur la mythique Viale Venezia à Brescia, l’Alfa Romeo 6C 1750 Gran Sport de 1931 (n°61), magistralement menée par le duo Juan et Margarita Tonconogy, a franchi la ligne d’arrivée en grande victorieuse de la 44e édition de la réédition historique de la 1000 Miglia.

    Une victoire éclatante qui confirme la suprématie technique et sportive du Biscione sur « la plus belle course du monde ». Au total, Alfa Romeo s’est imposé comme le constructeur le plus représenté de l’événement avec un convoi exceptionnel de 50 voitures au départ, dont 27 modèles construits avant la Seconde Guerre mondiale.

    Le mythe de la 6C et le record imbattable d’Arese

    Cette victoire sur un tracé de régularité de près de 2 000 kilomètres rappelle qu’Alfa Romeo demeure le roi incontesté de la Flèche Rouge. Entre 1927 et 1957, époque où la 1000 Miglia était une course de vitesse pure et impitoyable, la marque italienne a décroché le record absolu de 11 victoires.

    L’histoire retient notamment une série légendaire de 7 succès consécutifs entre 1932 et 1938, inaugurée dès 1928 par Giuseppe Campari et Giulio Ramponi à bord de la mythique 6C 1500 Super Sport signée Vittorio Jano. En 2026, la lignée des 6C continue de faire briller l’ingénierie milanaise au sommet du podium.

    Rock ‘n’ Roll en 1900 Super Sprint avec le groupe Subsonica

    L’une des attractions majeures de ce périple de cinq jours a été l’accueil triomphal réservé à l’Alfa Romeo 1900 Super Sprint de 1956. Sortie exceptionnellement des réserves de la collection Heritage Hub Italy du Musée Historique d’Arese, cette pièce de collection inestimable a été confiée à un équipage de rockeurs : Samuel, Boosta et Ninja, membres éminents du groupe de musique italien Subsonica.

    Habillé par la Carrozzeria Touring Milan — qui célèbre fièrement son centenaire cette année —, ce coupé légendaire des gentlemen drivers des années 1950 a enchaîné les cols et les spéciales au rythme de son bloc 2.0L double arbre à cames de 115 chevaux, consolidant le partenariat entre la marque et le groupe de Turin.

    Bottega Fuoriserie : Les grands débuts de la Giulia Luna Rossa

    Si les spectateurs ont pu apprécier l’efficacité de la gamme contemporaine faisant office de voitures d’assistance (Support Cars) — du compact sportif Junior aux SUV Tonale et Stelvio —, le choc esthétique est venu de la redoutable Giulia Quadrifoglio Luna Rossa.

    Faisant ses grands débuts dynamiques sur route ouverte, cette série ultra-limitée issue de la division d’excellence BOTTEGAFUORISERIE a fait sensation. Produite à seulement 10 exemplaires au monde (tous déjà vendus), cette bête de race associe le V6 2.9L Biturbo de 520 chevaux à un différentiel autobloquant mécanique et un kit aérodynamique extrême en carbone directement inspiré des liaisons maritimes de l’équipe de voile Luna Rossa.

    Le carnet de bord de la 1000 Miglia 2026

    Le « musée ambulant » a traversé l’Italie selon un tracé en « huit » inspiré des douze premières éditions de l’histoire :

    ÉtapeDateParcours et points forts du tracé
    Étape 19 juinDépart de Brescia, traversée inédite de Lumezzane, passage le long du Lac de Garde et arrivée à Padoue.
    Étape 210 juinTraversée d’Est en Ouest par Ferrare, Modène, Reggio Emilia, puis l’exigeante montée du Col de l’Abetone vers Montecatini Terme.
    Étape 311 juinDescente au cœur de la Toscane (Lucques, Pise, Sienne et la Piazza del Campo, Val d’Orcia) avant l’arrivée triomphale à Rome.
    Étape 412 juinRemontée vers le Nord via Assise, Gubbio, les vertigineuses Gorges du Furlo, la République de Saint-Marin et étape finale à Rimini.
    Étape 513 juinGrand final à travers Cervia, Mantoue et le retour triomphal des héros sous les applaudissements du public à Brescia.
  • Le Mans 1933 : Le hold-up légendaire de Tazio Nuvolari et l’Alfa Romeo 8C

    Le Mans 1933 : Le hold-up légendaire de Tazio Nuvolari et l’Alfa Romeo 8C

    Dans les annales des 24 Heures du Mans, peu de victoires sont aussi cinématographiques que celle de 1933. C’est l’histoire d’un homme, Tazio Nuvolari, surnommé « Le Mantouan Volant », qui n’est venu qu’une seule fois dans la Sarthe, a vu, et a vaincu. Un record d’invincibilité qu’il partage aujourd’hui avec des noms comme Fernando Alonso ou Nico Hülkenberg.


    Le duo de choc et la monture de légende

    Pour cette édition, Nuvolari fait équipe avec le Français Raymond Sommer, vainqueur en titre. Leur arme ? Une Alfa Romeo 8C 2300 à compresseur, la machine à battre de l’époque. Face à eux, une autre 8C redoutable, celle du futur « père » de Ferrari en Amérique, Luigi Chinetti, associé à « Philippe Varent ».

    CaractéristiqueDétails techniques
    ModèleAlfa Romeo 8C 2300 MM
    Moteur8 cylindres en ligne, $2,3$ litres
    SuralimentationCompresseur Roots
    PerformanceEnviron 180 ch

    Le drame nocturne et le remède… au chewing-gum

    Après six heures de course, Nuvolari et Sommer mènent avec deux tours d’avance. Mais au Mans, rien n’est jamais acquis. À 4 heures du matin, une fuite de carburant sur le réservoir de l’Alfa n°11 oblige l’équipage à s’arrêter pendant 16 longues minutes. Le temps de colmater la brèche, Louis Chiron et Franco Cortese s’emparent de la tête.

    C’est ici que la légende prend le pas sur la réalité : on raconte que les mécaniciens d’Alfa Romeo ont mâché du chewing-gum avec fureur pour improviser un bouchon hermétique et stopper l’hémorragie d’essence.

    La remontée fantastique

    Blessé dans son orgueil, le duo Sommer-Nuvolari entame une chasse effrénée. À tour de rôle, ils battent le record du tour. La pression est telle que Cortese finit par sortir de la route en tentant de résister. À 9 heures du matin, l’Alfa rouge de tête a repris son bien.

    Pourtant, le calvaire n’est pas fini : la fuite réapparaît, et Nuvolari doit composer avec des freins presque inexistants en fin de course.


    Un final à couper le souffle

    Le dernier tour entre dans l’histoire. Nuvolari et Chinetti (sur l’autre 8C) se livrent un duel de gladiateurs, roulant presque roue contre roue. Gêné par un retardataire au virage de Maison Blanche, Chinetti doit céder.

    Tazio Nuvolari franchit la ligne d’arrivée avec seulement 10 secondes et 400 mètres d’avance.

    • Raymond Sommer a conduit pendant 15 heures, réalisant un travail de l’ombre colossal.
    • Tazio Nuvolari a capté toute la lumière, signant une victoire pour l’éternité lors de son unique participation.

    L’héritage en 2026

    Aujourd’hui, alors que nous célébrons ces exploits en 2026, cette victoire reste le symbole de la supériorité technique d’Alfa Romeo dans l’entre-deux-guerres et de la capacité du Biscione à surmonter les imprévus les plus improbables par le génie humain.


    Selon vous, quelle autre victoire d’Alfa Romeo au Mans mériterait d’être adaptée au cinéma tant le scénario semble irréel ?