Auteur/autrice : clubalfa

  • Légende : Alfa Romeo Giulietta Sprint, la « Fiancée de l’Italie »

    Légende : Alfa Romeo Giulietta Sprint, la « Fiancée de l’Italie »

    Il est rare qu’une voiture devienne le symbole d’un pays tout entier. En 1954, l’Italie se relève de la guerre et rêve de modernité, de vitesse et d’élégance. Alfa Romeo va lui offrir tout cela dans une seule voiture : la Giulietta.

    Surnommée « la fidanzata d’Italia » (la fiancée de l’Italie), elle n’est pas seulement une automobile. C’est le symbole du miracle économique italien, la preuve que le rêve est accessible.

    Une naissance à l’envers : Le Coupé avant la Berline

    L’histoire de la Giulietta commence par une anecdote incroyable. Pour financer son développement, Alfa Romeo avait lancé une souscription publique (une sorte de loterie nationale). Les gagnants devaient recevoir la nouvelle voiture. Mais le développement de la version berline prend du retard. Pour ne pas décevoir le public et honorer les billets de loterie, la direction prend une décision inédite dans l’histoire automobile : lancer le coupé sportif avant la voiture familiale.

    C’est ainsi qu’au Salon de Turin 1954, la Giulietta Sprint est dévoilée. Dessinée par la carrosserie Bertone (et le coup de crayon de Franco Scaglione), elle coupe le souffle du public. Elle est petite, pure, sans fioritures, d’une élégance intemporelle.

    Un cœur de course dans une voiture de série

    Si la ligne séduit, c’est la fiche technique qui va créer la légende. À l’époque, une voiture de cette taille (1300 cm³) a souvent un moteur en fonte poussif de 40 chevaux. L’ingénieur Giuseppe Busso et ses équipes vont installer sous le capot de la Giulietta un bijou de technologie : un moteur tout en aluminium à double arbre à cames en tête (le fameux Bialbero).

    Ce petit 1.3L développe 65 chevaux, puis 80 chevaux dans les versions Veloce. Grâce à un poids plume de 850 kg, la Giulietta Sprint file à 165 km/h. Elle laisse sur place des voitures bien plus grosses et plus chères. C’était une véritable voiture de course vendue au prix d’une voiture bourgeoise.

    La démocratisation du « Virus Alfa »

    Avec la Giulietta Sprint, Alfa Romeo change de dimension. On ne fabrique plus quelques centaines de voitures par an, mais des milliers. L’usine du Portello tourne à plein régime. La Giulietta devient la star du cinéma (on la voit dans les films de Fellini), la voiture des jeunes premiers et des pilotes amateurs. Elle invente la catégorie des petites GT abordables.

    Pour beaucoup d’Alfistes, c’est avec elle que tout a commencé. Elle a défini la recette qui sera reprise par la Giulia, l’Alfetta et toutes les compactes sportives qui suivront : un moteur brillant, un style à tomber par terre et un plaisir de conduite absolu.

    L’Héritage

    Produite pendant plus de 10 ans, la Giulietta (dans toutes ses versions : Sprint, Spider, Berline, SZ) sera vendue à près de 177 000 exemplaires. Un record pour l’époque. Aujourd’hui, une belle Giulietta Sprint des années 50 est une pièce de collection très prisée, incarnant à jamais la Dolce Vita sur quatre roues.

  • Le Scudetto libéré : Pourquoi la plaque d’immatriculation est le pire ennemi du style Alfa Romeo

    Le Scudetto libéré : Pourquoi la plaque d’immatriculation est le pire ennemi du style Alfa Romeo

    Pour un Alfiste, la face avant d’une voiture n’est pas qu’un simple assemblage de plastique et de métal : c’est un visage. Et au centre de ce visage se trouve le Scudetto, cette calandre triangulaire qui bat comme le cœur de la marque depuis des décennies.

    Cependant, un intrus vient souvent gâcher la fête : la plaque d’immatriculation. Entre les nouvelles normes européennes et la chance insolente de nos cousins d’Amérique du Nord, faisons le point sur ce détail qui change tout.

    L’Europe et la fin de l’asymétrie

    Pendant des années, posséder une Alfa Romeo en Europe signifiait arborer fièrement une plaque décentrée. De la 156 à la Giulia actuelle, cette asymétrie était devenue une signature stylistique. Elle permettait de laisser le Scudetto respirer et de ne pas briser la ligne plongeante du capot.

    Malheureusement, les temps changent. Avec les nouvelles réglementations de l’Union européenne sur la sécurité des piétons et l’homologation des capteurs (GSR2), le vent a tourné. Sur les nouveaux modèles comme le Junior, la plaque a dû être recentrée. Un choix pragmatique qui, avouons-le, fait grincer quelques dents chez les puristes pour qui la symétrie est ici un sacrifice.

    Le « Rêve Américain » : Le visage pur

    De l’autre côté de l’Atlantique, la situation est bien différente. Dans de nombreux États américains (comme la Floride ou l’Arizona) et certaines provinces canadiennes, la plaque avant n’est pas obligatoire.

    Le résultat ? Les Alfa Romeo Giulia et Stelvio y circulent dans leur forme la plus pure. Sans ce rectangle de métal ou de plastique pour barrer le passage, le design de la plateforme Giorgio prend une tout autre dimension. On redécouvre alors le travail des designers sur les flux d’air et la profondeur de la grille.


    Un luxe réservé à quelques-uns

    Si en Europe, nous devons composer avec les contraintes légales, ces images nous rappellent pourquoi Alfa Romeo reste le maître absolu du design automobile. La plaque est peut-être obligatoire pour l’administration, mais pour l’œil, elle restera toujours de trop.

    En attendant, nous pouvons toujours nous consoler en nous disant que même avec une plaque, une Alfa reste la plus belle voiture du parking.

  • Alfa Romeo et Subsonica : Une collaboration électrisante pour les 30 ans du groupe à Turin

    Alfa Romeo et Subsonica : Une collaboration électrisante pour les 30 ans du groupe à Turin

    Alfa Romeo continue de tisser des liens étroits avec l’univers de la musique et de l’innovation. La marque vient d’annoncer qu’elle sera l’Official Mobility Partner du tour de concerts « Cieli su Torino 96 26 » du célèbre groupe italien Subsonica.

    Cette série d’événements, qui se déroulera du 31 mars au 4 avril aux OGR (Officine Grandi Riparazioni) de Turin, célèbre les 30 ans de carrière de cette formation pionnière de la scène électronique italienne.

    L’Alfa Romeo Junior en « Hero Car »

    Au cœur de ce partenariat, la nouvelle Alfa Romeo Junior occupera une place de choix. Désignée comme la « Hero Car » de l’événement, la compacte sportive sera exposée de manière permanente dans la cour des OGR durant toute la durée des concerts.

    L’objectif pour Alfa Romeo est clair : présenter la Junior comme la porte d’entrée vers l’univers de la marque pour une nouvelle génération de conducteurs en quête d’émotions et de style italien. Sa présence lors de ces concerts — déjà tous sold out — assure une visibilité maximale auprès d’un public passionné et tourné vers l’innovation.

    Subsonica : L’innovation « Made in Torino »

    Le choix de s’associer aux Subsonica ne doit rien au hasard. Véritables pionniers du son numérique en Italie, les membres du groupe ont su fusionner rock, dance et trip-hop pour créer un style unique, synonyme de courage artistique.

    • Identité : Un groupe « avant-pop » qui a redéfini les règles de la musique électronique italienne.
    • Héritage : 30 ans d’activité marqués par une capacité unique à transformer l’énergie électrique en émotion pure lors de chaque live.

    Une stratégie musicale affirmée

    Cette collaboration s’inscrit dans un parcours de plus en plus marqué d’Alfa Romeo vers le monde de la musique. Le constructeur multiplie les initiatives pour toucher des audiences variées :

    • C2C Festival 2025 : Alfa Romeo était déjà partenaire de cet événement majeur de la scène avant-pop à Turin.
    • M2O Morning Club : La marque est le sponsor principal de ce nouveau format de « soft clubbing » matinal à Milan, une alternative contemporaine à la vie nocturne traditionnelle.

    Avec ce nouveau partenariat, Alfa Romeo réaffirme son identité de marque audacieuse, capable d’unir l’excellence de l’ingénierie automobile à l’énergie créative de la scène musicale italienne.

  • 25e Rallye des Princesses Richard Mille : Alfa Romeo partenaire d’une échappée belle au féminin

    25e Rallye des Princesses Richard Mille : Alfa Romeo partenaire d’une échappée belle au féminin

    Le calendrier automobile de l’année 2026 s’apprête à célébrer un anniversaire de prestige. Du 23 au 28 mai prochain, le Rallye des Princesses Richard Mille fêtera son quart de siècle. Ce rendez-vous 100 % féminin, devenu une signature incontournable du calendrier Peter Auto, pourra compter sur le soutien d’Alfa Romeo, partenaire de cette aventure qui marie avec grâce l’audace, l’élégance et la passion mécanique.

    Un quart de siècle d’élégance et de sportivité

    Né au tournant des années 2000 et intégré depuis 2022 aux événements de Peter Auto (aux côtés du Tour Auto ou du Mans Classic), ce rallye est bien plus qu’une simple épreuve routière. C’est une célébration de la liberté et du dépassement de soi, portée par des femmes qui conjuguent esprit sportif et art de vivre. Durant cinq jours, une centaine d’équipages privilégieront la régularité à la vitesse, prouvant que la précision et la complicité entre pilote et copilote sont les véritables clés du succès.

    Le parcours 2026 : De la Place Vendôme à la Place des Lices

    Pour ce 25e anniversaire, l’itinéraire promet une traversée spectaculaire du patrimoine français sur environ 1 800 km :

    • Samedi 23 mai : Journée de vérifications techniques sur la mythique Place Vendôme à Paris, véritable écrin de la haute joaillerie automobile.
    • Dimanche 24 mai : Départ officiel vers Troyes, avec une halte raffinée en Champagne chez Perrier-Jouët.
    • Lundi 25 mai : Traversée du centre de la France pour rejoindre la ville thermale de Vichy.
    • Mardi 26 mai : Cap sur le Beaujolais et les Alpes pour une arrivée élégante à Aix-les-Bains, au bord du lac du Bourget.
    • Mercredi 27 mai : Direction le sud via le Parc Naturel Régional du Vercors pour rejoindre Nîmes et ses vestiges romains.
    • Jeudi 28 mai : L’étape finale à travers la Provence et la garrigue, pour une arrivée mythique sur la Place des Lices à Saint-Tropez.

    Alfa Romeo : Les modèles éligibles

    L’épreuve est ouverte aux véhicules produits entre 1946 et 1991, une période dorée pour le Biscione. Les modèles Alfa Romeo sont les candidats naturels pour briller sur ce parcours touristico-sportif. Qu’il s’agisse de l’élégance intemporelle d’une Giulietta Spider, du tempérament d’une Giulia, du charme d’un coupé Bertone ou d’un Spider « Coda Tronca », les voitures de la marque sauront sublimer chaque étape par leur design sculptural et leur caractère moteur.

    Une expérience singulière

    Au-delà du défi personnel, les participantes savoureront une logistique haut de gamme : déjeuners gourmands dans des châteaux (Prye, Corcelles, Oliviers de Salettes), hébergements en hôtels 4 et 5 étoiles, et assistance mécanique dédiée. Cette 25e édition s’annonce comme une parenthèse hors du temps, où la passion automobile se vit avec raffinement et convivialité.

  • Revue de presse : L’Alfa Romeo Giulia Diesel, une « espèce en voie de disparition » selon L’Équipe

    Revue de presse : L’Alfa Romeo Giulia Diesel, une « espèce en voie de disparition » selon L’Équipe

    Dans un paysage automobile désormais dominé par les SUV et l’électrification à outrance, la Giulia Diesel fait figure d’exception culturelle. Pour Fabrice Bosset, journaliste à L’Équipe, cette berline incarne un mélange de nostalgie et de dynamisme qui se raréfie. Entre passion de la conduite et défauts d’un autre temps, voici ce qu’il faut retenir de son analyse.

    Un choix atypique en 2026

    Le constat de départ est sans appel : le segment des berlines classiques s’effondre, marqué par les disparitions récentes de la Renault Talisman ou de la Peugeot 508. Plus frappant encore, le diesel ne représentait plus que 5 % des parts de marché en 2025.

    Dans ce contexte, la Giulia Diesel de 210 chevaux apparaît comme une auto « atypique », presque un acte de résistance pour ceux qui refusent de céder à la mode des « grosses boîtes » surélevées.

    Le plaisir de conduire : l’éternel point fort

    Malgré une carrière entamée en 2016, la Giulia n’a rien perdu de sa superbe sur la route. L’Équipe souligne plusieurs points de satisfaction :

    • Une ligne intemporelle : Toujours « fluide, élégante et agressive », elle continue de se démarquer dans le trafic.
    • Un châssis d’exception : Le plaisir de conduite est jugé « largement au-dessus de la moyenne » grâce à un châssis précis et une transmission intégrale typée propulsion qui incite à enchaîner les virages.
    • L’effet cockpit : La position de conduite basse et le maintien des sièges donnent au conducteur l’impression d’être « blotti dans un cockpit ».

    Des rides de plus en plus visibles

    Si le charme opère, Fabrice Bosset ne cache pas que la Giulia « regorge aussi de défauts » qui pèsent sur ses ambitions commerciales face aux rivales allemandes :

    • Un habitacle étroit : On s’y sent « engoncé », et les passagers arrière manquent cruellement de place.
    • Une technologie dépassée : Le système multimédia accuse le poids des ans. Pour le journaliste, conduire une Giulia, c’est faire un « saut de dix ans en arrière » à une époque où l’ergonomie physique l’emportait sur le tout-digital.
    • Un moteur « brut » : Le bloc diesel est décrit comme bruyant, vibrant et handicapé par une absence totale d’hybridation.

    Le verdict : Le prix de la passion

    Affichée à 55 600 euros pour le modèle d’essai, la Giulia se retrouve en confrontation directe avec des berlines plus modernes et mieux électrifiées. Mais pour l’amateur de sensations pures, ce côté « vintage » et cette efficacité routière restent des arguments qui ne se retrouvent plus ailleurs.

  • Portrait : Giuseppe Busso, le Maestro qui a donné sa voix à Alfa Romeo

    Portrait : Giuseppe Busso, le Maestro qui a donné sa voix à Alfa Romeo

    Si vous demandez à un Alfiste pourquoi il a acheté sa voiture, il vous parlera de la ligne. Mais si vous lui demandez pourquoi il l’aime, il vous parlera du son. Ce timbre rauque, métallique, qui monte dans les tours comme un ténor à la Scala. Ce frisson auditif a un créateur, un véritable luthier de la mécanique : Giuseppe Busso (1913-2006).

    Designer, ingénieur, artiste : il est l’homme qui a prouvé qu’un moteur pouvait avoir une âme.

    L’ombre des géants

    Comme beaucoup de grands de cette époque, Busso a fait ses armes à l’école de la rigueur. Passé par Fiat, il rejoint Alfa Romeo en 1937 sous les ordres de Vittorio Jano. Il fera une infidélité à la marque après la guerre pour travailler chez Ferrari (sur la 125 S), mais l’appel du Portello sera plus fort.

    En 1948, il revient chez Alfa pour devenir le bras droit d’Orazio Satta Puliga. Ensemble, ils forment un duo redoutable. Si Satta Puliga a la vision industrielle globale, Busso est le génie technique qui trouve les solutions. On lui doit le développement du fameux « double arbre » 4 cylindres de la 1900 et de la Giulietta, mais aussi la mécanique sophistiquée de l’Alfetta (le système Transaxle).

    Le Chef-d’œuvre : Le « V6 Busso »

    Mais son nom est entré dans la légende au début des années 70. Alfa Romeo a besoin d’un moteur noble pour son haut de gamme. Busso s’enferme dans son bureau et dessine un V6 à 60 degrés. Lorsqu’il apparaît en 1979 sous le capot de l’Alfa 6, c’est un choc. Souple, rageur, mélodieux.

    Ce moteur va connaître une longévité exceptionnelle, traversant les décennies et les modèles :

    • De la GTV6 (où il devient une icône de rallye),
    • À la 75 et la 164,
    • Jusqu’à son apogée dans les 156 GTA et 147 GTA avec la version 3.2L de 250 chevaux.

    Ce n’était pas le moteur le plus puissant du monde, ni le plus économe. Mais c’était (et c’est toujours) le plus beau. Avec ses pipes d’admission chromées brillantes sous le capot, le « Busso » est souvent qualifié de « Violon d’Arese ». C’est l’un des rares moteurs que l’on a envie d’exposer dans son salon.

    Une fin digne d’un opéra

    L’histoire de Giuseppe Busso se termine par une coïncidence troublante, qui nourrit la légende. Le 31 décembre 2005, la production du V6 historique s’arrête définitivement à l’usine d’Arese, tuée par les normes de pollution Euro 4. Trois jours plus tard, le 3 janvier 2006, Giuseppe Busso s’éteint à l’âge de 92 ans.

    Les Alfistes aiment à dire que le père n’a pas supporté de survivre à son fils. Lors de ses funérailles, une foule de passionnés s’est rassemblée. À la sortie du cercueil, pas de minute de silence. Juste le démarrage simultané de dizaines de V6 qui ont fait rugir leur « Musica » vers le ciel. Un dernier adieu au Maestro.

    L’héritage

    Aujourd’hui, une Alfa Romeo équipée d’un moteur Busso est un collector (la cote des GTA s’envole). Giuseppe Busso nous a laissé une leçon : la performance chiffrée est oubliable, l’émotion, elle, est éternelle.

  • R33 par Automotive Artisans : Un hommage « analogique » à la légendaire Alfa Romeo 33 Stradale

    R33 par Automotive Artisans : Un hommage « analogique » à la légendaire Alfa Romeo 33 Stradale

    Alors que la nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale fait vibrer le cœur des passionnés, une autre « 33 » pointe le bout de son capot depuis l’Angleterre. Ne vous y trompez pas, malgré l’aspect immaculé que l’on pourrait prêter à une miniature de collection, la R33 signée Automotive Artisans est bel et bien une bête de route à l’échelle 1:1, conçue pour les puristes les plus exigeants.

    Ce projet, né de la passion de David Hutchinson et réalisé par les mains expertes de PPW (Pristine Panel Work) à Worcester, est une célébration artisanale de l’icône de 1968.

    Un cœur de Modène sous une robe d’aluminium

    Contrairement à la version originale, la R33 opte pour une noblesse mécanique tout aussi italienne. On retrouve sous le capot arrière le V8 4.2L dérivé de l’Alfa Romeo 8C Competizione (que l’on voit aussi chez Ferrari et Maserati (le bloc F136 M139). Ce moteur atmosphérique, le dernier de sa lignée à être sorti des usines de Maranello, développe ici 376 ch.

    Pour sublimer cette mécanique, Automotive Artisans a fait le choix du « vrai » :

    • Une boîte manuelle à six rapports avec grille en H.
    • Une carrosserie en aluminium formée à la main sur un châssis en acier.
    • Des portes « papillon » emblématiques qui s’ouvrent sur un intérieur en cuir tan somptueux.

    Zéro assistance, 100 % émotion

    Ici, pas d’écrans géants ni de béquilles électroniques. La R33 se veut entièrement analogique : pas d’ABS, pas de contrôle de traction, pas de direction assistée. Le freinage est confié à un système Wilwood non assisté et la liaison au sol est assurée par une suspension Gaz. Comme le précise son créateur, elle est littéralement « construite pour les puristes ».

    Un blason plein de clins d’œil

    Si vous regardez de près, ce n’est pas le logo Alfa Romeo classique qui trône sur le nez de la voiture. Automotive Artisans a créé un badge spécifique rendant hommage à sa région d’origine (Worcestershire) : on y retrouve les poires noires du drapeau de Worcester et une silhouette de la Broadway Tower des Cotswolds.

    Exclusivité et prix

    Seuls 33 exemplaires seront produits. Pour s’offrir ce rêve analogique, il faudra débourser environ 645 000 €. Certes, c’est une somme, mais c’est une fraction du prix d’une 33 Stradale originale de 1968, dont la valeur dépasse aujourd’hui les 10 millions d’euros.

    La R33 n’est pas une simple réplique ; c’est une lettre d’amour mécanique à l’une des plus belles voitures du monde, avec une touche de caractère britannique.

  • Consumer Reports 2026 : Alfa Romeo, le choix du cœur face à la raison (et à Subaru)

    Consumer Reports 2026 : Alfa Romeo, le choix du cœur face à la raison (et à Subaru)

    Le célèbre magazine américain de défense des consommateurs, Consumer Reports, vient de publier son immense dossier annuel de 116 pages passant au crible le marché automobile. Si la marque japonaise Subaru décroche la première place du classement général (le choix de la raison), Alfa Romeo confirme son statut de marque à part : celle du plaisir de conduite et de l’attachement émotionnel.

    Aux États-Unis, Consumer Reports est une institution. Leurs tests sont impitoyables et privilégient souvent le pragmatisme (ergonomie, silence, confort moelleux) à la pure passion automobile. Pourtant, à la lecture des résultats pour Alfa Romeo, une tendance claire se dessine : malgré des critères de notation sévères, les Alfa Romeo continuent de séduire là où ça compte le plus : sur la route et dans le cœur de leurs propriétaires.

    Giulia et Stelvio : La dynamique avant tout

    Les résultats de la Giulia et du Stelvio valident ce que nous savons déjà : ce sont des machines à sensations.

    • Alfa Romeo Stelvio : Avec un Score Essai Routier de 77/100, le SUV italien impressionne les testeurs américains. Le verdict est sans appel : « Sa maniabilité fantastique le rend amusant à conduire sur une route sinueuse. » Le moteur 2.0 Turbo de 280 ch est salué pour sa sonorité satisfaisante et son punch. Si la suspension est jugée ferme, elle absorbe bien les irrégularités.
      • Le point fort : Une Satisfaction Propriétaire de 4/5. Malgré quelques critiques sur l’infotainment, ceux qui l’achètent l’adorent.
      • Sécurité : 4/5.
    • Alfa Romeo Giulia : La berline confirme son ADN avec un commentaire élogieux : « Elle vire et se dirige comme une voiture de sport. »Consumer Reports salue également sa consommation « digne d’éloges » (27 mpg, soit environ 8,7 L/100km) et la qualité de ses matériaux intérieurs (bois mat, surfaces texturées). Comme son frère SUV, elle récolte une Satisfaction Propriétaire de 4/5.
      • Le détail apprécié : À l’heure du tout-tactile, le magazine félicite Alfa Romeo pour avoir conservé des commandes physiques pour la climatisation.

    Le cas du Tonale (Spécificité US)

    Le Tonale obtient un score plus mitigé (49/100 au global), mais il faut remettre les choses dans leur contexte. Le modèle testé est une version spécifique au marché américain : un 2.0 Turbo essence de 268 ch (non hybride) avec transmission intégrale classique, une configuration très différente de nos versions hybrides européennes. Si le magazine a trouvé la conduite plus « fade » que sur ses grands frères et l’amortissement ferme, il souligne tout de même la santé du moteur à mi-régime et un score de sécurité solide de 4/5.

    Bilan : La passion résiste aux chiffres

    Si Subaru termine numéro 1 de ce dossier grâce à son homogénéité et sa fiabilité légendaire (le choix rationnel par excellence), Alfa Romeo ne joue pas sur le même terrain. Les notes de fiabilité (2/5 pour les trois modèles, une sévérité habituelle chez CR pour les marques premium européennes) sont largement contrebalancées par les notes de Satisfaction Propriétaire.

    En résumé, Consumer Reports nous dit ce que tout Alfiste sait déjà : on n’achète pas une Alfa Romeo pour avoir la voiture la plus techno du marché. On l’achète pour son âme, sa direction incisive et le sourire qu’elle procure à chaque virage. Et sur ce point, les propriétaires américains sont unanimes : le plaisir est au rendez-vous.

  • Occasion : Auto Plus plébiscite les Alfa Romeo Giulia et Stelvio !

    Occasion : Auto Plus plébiscite les Alfa Romeo Giulia et Stelvio !

    Dans un marché automobile où les prix du neuf s’envolent, le marché de la seconde main devient un refuge incontournable pour les passionnés. Dans son dernier dossier consacré aux meilleures affaires du moment, le magazine Auto Plus met à l’honneur deux figures de proue du Biscione : la Giulia et le Stelvio.

    Selon l’hebdomadaire, ces deux modèles représentent aujourd’hui des opportunités en or pour rouler « différent » et « premium » sans se ruiner. Voici leur verdict.

    Alfa Romeo Giulia : L’élégance à « prix doux » (Budget ~18 000 €)

    Pour Auto Plus, la berline italienne est une aubaine. Si elle a souffert commercialement face à l’hégémonie allemande, c’est paradoxalement une excellente nouvelle pour l’acheteur en seconde main qui profite d’une décote plus prononcée.

    Le magazine recommande spécifiquement le 2.2 Diesel de 160 ch (disponible depuis 2018), jugé plus performant que le 136 ch tout en restant sobre (6,6 l/100 km).

    « Elle a beau afficher une ligne séduisante et procurer un bel agrément de conduite, la Giulia n’a pas réussi à s’imposer face à la concurrence allemande… Tant mieux pour l’acheteur, qui peut s’offrir l’italienne à prix doux. » — Auto Plus.

    Le conseil d’achat : Viser une finition Super. L’écart de prix avec l’entrée de gamme est minime, mais elle offre l’essentiel : phares au xénon, GPS, jantes alliage 17″ et sellerie cuir/tissu. Exemple repéré : Une Giulia Super de 2019 avec 107 000 km à 17 990 €.

    Alfa Romeo Stelvio : Le SUV qui défie les Allemands (Budget ~30 000 €)

    Dans la catégorie supérieure, le Stelvio est salué pour sa capacité à offrir des prestations haut de gamme pour parfois « la moitié du prix » du neuf. Le choix de la rédaction se porte sur le puissant 2.2 Diesel de 210 ch, obligatoirement couplé à la transmission intégrale Q4.

    Auto Plus souligne la robustesse du bloc moteur « maison » et son agrément :

    « Tonique, pas plus gourmand que ses petits frères et discret sur autoroute […]. Avec ce tonique 2.2 diesel de 210 ch […], le Stelvio vient clairement marcher sur les plates-bandes allemandes. »

    Côté vie à bord, le magazine apprécie la qualité de présentation, l’espace aux places arrière et la modularité des dossiers (40/20/40), même si le volume de coffre est jugé « juste » pour la catégorie. Exemple repéré : Un Stelvio Ti de 2020 avec 76 000 km à 30 900 €.

    Le Bilan ClubAlfa

    Cette mise en avant par la presse généraliste confirme ce que les Alfistes savent déjà : la plateforme Giorgio offre un rapport plaisir/prix imbattable sur le marché de l’occasion actuel. Fiabilisés et dotés d’un comportement routier de premier plan, Giulia et Stelvio sont des achats « plaisir » qui savent aussi être raisonnables.