Auteur/autrice : clubalfa

  • Sbarro Issima : Quand le génie de Franco Sbarro redonnait vie au mythe « Bimotore » d’Alfa Romeo

    Sbarro Issima : Quand le génie de Franco Sbarro redonnait vie au mythe « Bimotore » d’Alfa Romeo

    Dans le panorama automobile, il existe des créations qui ne répondent à aucune logique industrielle, mais qui s’affirment comme de purs gestes théoriques. La Sbarro Issima, conçue par l’inventeur autodidacte Franco Sbarro dans son atelier de Grandson, est de celles-là. Plus qu’une supercar des années 90, elle demeure une preuve de liberté créative absolue, née d’une collaboration étroite avec le Centro Stile Alfa Romeo.

    L’héritage de la Bimotore de 1935

    L’idée de l’Issima n’est pas née par hasard. C’est en observant la célèbre Alfa Romeo Bimotore de 1935 au Musée d’Arese que Franco Sbarro a trouvé son inspiration. Il a voulu s’inscrire dans cette tradition milanaise où l’audace technique — ici, la multiplication des moteurs — servait de réponse aux limites de la technologie de l’époque.

    Un « V12 » né de la fusion de deux V6 Busso

    Le cœur de l’Issima est un chef-d’œuvre de synchronisation mécanique. Sbarro a choisi d’accoupler deux moteurs V6 3.0L 24 soupapes d’origine Alfa Romeo, montés en ligne sous un capot interminable.

    • Puissance totale : Environ 500 chevaux.
    • Architecture : Un système de courroies et de poulies rendait les deux blocs solidaires de l’arbre de transmission.
    • Équilibre : Pour compenser la masse imposante à l’avant, Sbarro a adopté un schéma Transaxle avec une boîte automatique à quatre rapports (issue de la Porsche 928) placée à l’arrière.
    • Poids : Un poids contenu de 1 200 kg, avec une répartition des masses idéale de 50-50.

    La « Beauté Nécessaire » selon Walter de Silva

    Le projet n’était pas l’œuvre d’un homme seul. Le Centro Stile Alfa Romeo, alors dirigé par Walter de Silva, a activement participé au développement, épaulé par les ingénieurs Jacoponi et Di Giusto.

    De Silva décrivait l’Issima non pas comme une sculpture gratuite, mais comme une « beauté nécessaire » : une forme dictée par la complexité mécanique sous-jacente. Le design se caractérise par :

    • Une ligne en coin : Rendue possible par une légère inclinaison vers l’avant des deux moteurs.
    • Des portes à ouverture en élytre : Pour un spectacle visuel à la hauteur de la fiche technique.
    • Un cockpit minimaliste : Un simple compte-tours face au conducteur, le reste des commandes étant déporté sur la console centrale.

    Un manifeste contre la rationalisation

    Dans une époque qui tendait déjà vers la rationalisation des plateformes, l’Issima affirmait que l’automobile pouvait encore être un dispositif capable d’exprimer une idée pure avant de satisfaire une demande du marché.

    Bien qu’elle ne soit jamais entrée en production, elle reste un épisode précieux de l’histoire du Biscione : la démonstration que la mécanique, libérée des contraintes industrielles, redevenait une matière à penser.

  • Alfa Romeo et Subsonica : Turin vibre au rythme de la Junior et de l’électro

    Alfa Romeo et Subsonica : Turin vibre au rythme de la Junior et de l’électro

    Le coup d’envoi a été donné le 31 mars 2026 aux OGR de Turin. Le groupe emblématique Subsonica y a lancé sa tournée « Cieli su Torino 96 26 » pour célébrer trente ans d’une carrière visionnaire. Pour accompagner cet événement sold-out, Alfa Romeo s’est imposé comme l’Official Mobility Partner, scellant une union naturelle entre l’innovation sonore et le design automobile.

    La Junior : L’invitée d’honneur des OGR

    Au cœur du cortège des OGR, l’Alfa Romeo Junior trône en tant qu’« Hero Car » de la manifestation. Ce modèle, qui incarne l’accès au monde sportif du Biscione, rencontre un succès fulgurant sur le marché :

    • Performance commerciale : La Junior représente désormais 50 % des ventes totales de la marque.
    • Leader premium : Elle s’affirme comme l’un des modèles les plus vendus de son segment.
    • Polyvalence : Sa gamme est la plus complète de sa catégorie, proposant des versions 100 % électriques, hybrides et la transmission intégrale Q4.

    Une fusion entre technologie et émotion

    Pionniers du son numérique en Italie, les Subsonica partagent avec Alfa Romeo un ADN fait de style et de courage. Leurs concerts, véritables rites collectifs mêlant beats électro et textes visionnaires, transforment l’énergie électrique en émotion pure. Les deux premières soirées des 31 mars et 1er avril ont déjà fait vibrer Turin, en attendant les répliques prévues les 3 et 4 avril.

    Alfa Romeo et la musique : un dialogue stratégique

    Cette collaboration n’est pas isolée. Le Biscione multiplie les ponts avec les communautés créatives et les nouvelles générations :

    • Samuel (Subsonica) : Le chanteur du groupe avait déjà signé un DJ set remarqué en mars dernier pour le m2o Morning Club à Milan, sous l’égide d’Alfa Romeo.
    • C2C Festival 2025 : La marque était déjà partenaire de cet événement majeur de la musique avant-pop à Turin quelques mois plus tôt.
    • Junior Milano Cortina 2026 : Une édition spéciale avait également été mise en avant pour illustrer cette nouvelle manière de vivre l’énergie urbaine.

    « Les marques qui durent, comme les grands groupes, savent toujours où elles vont. »

  • Bertone et Alfa Romeo : un lien historique à l’honneur

    Bertone et Alfa Romeo : un lien historique à l’honneur

    Le parcours de l’exposition s’ouvre symboliquement sur une pièce maîtresse : l’Alfa Romeo Giulia Sprint de 1963. Ce modèle incarne parfaitement la double identité de Bertone : le génie du Centre de Style et la force de frappe industrielle de la carrosserie, qui a géré pendant des années des lignes de montage dédiées.

    Parmi les 66 exemplaires exposés (allant des années 60 au début des années 2000), les Alfistes pourront également admirer l’Alfa Romeo Bella de 1999, un coupé Grand Tourisme qui témoigne de la recherche esthétique constante de la fin du siècle dernier.

    Les pépites de la collection en un coup d’œil

    DécennieModèles emblématiques
    Années 60Alfa Romeo Giulia Sprint (1963), Lamborghini Miura S (1967)
    Années 70Lancia Stratos (1975), Ferrari 308 GT4 (1978)
    Années 90Bertone Z.E.R (électrique), Alfa Romeo Bella (1999)
    Années 2000Cadillac Villa (2005), Jaguar B99 TT (2011)

    L’Heritage Hub : un sanctuaire de 15 000 m²

    Installée dans l’ancienne Officina 81 du complexe de Mirafiori à Turin, la collection Bertone rejoint un ensemble déjà impressionnant de plus de 300 véhicules issus des marques du Groupe (Fiat, Lancia, Abarth et bien sûr Alfa Romeo).

    Le parcours est organisé autour de huit zones thématiques, dont :

    • Concepts and Fuoriserie : pour les pièces uniques et prototypes rares.
    • Style Marks : les voitures ayant révolutionné le design.
    • Records and Races : les reines des circuits.

    Une section spéciale est également dédiée aux motorisations historiques, incluant des prototypes électriques et à turbine, témoignant d’un siècle d’ingéniosité italienne.


    Infos pratiques pour votre visite

    Depuis mars 2026, l’Heritage Hub a optimisé ses modalités d’accueil pour répondre à une demande croissante (+6 % de visiteurs en 2025) :

    • Ouverture : Tous les jours sauf le lundi.
    • Modalités : Visite libre en semaine, visites guidées le week-end.
    • Réservation : Uniquement en ligne via le site officiel de l’Heritage Hub.
  • Portrait : Carlo Chiti, l’âme volcanique d’Autodelta

    Portrait : Carlo Chiti, l’âme volcanique d’Autodelta

    Dans la mythologie Alfa Romeo, il y a un mot qui résonne comme un cri de guerre : Autodelta. Ce département course, installé à Settimo Milanese, était le temple de la performance dans les années 60 et 70. Et ce temple avait un grand prêtre : l’ingénieur Carlo Chiti (1924-1994).

    Personnage rabelaisien, connu pour son physique imposant et son habitude de promener ses chiens jusque dans les ateliers de F1, Chiti a incarné la passion brute, celle qui ne s’embarrasse pas de compromis.

    De Ferrari à l’indépendance

    Comme beaucoup de génies italiens, Chiti a commencé chez Ferrari (il est le père de la 156 « Sharknose » championne du monde de F1 en 1961). Mais après la célèbre « révolution de palais » où il quitte le Commendatore, il fonde ATS, puis rejoint Alfa Romeo en 1963 pour diriger sa nouvelle structure de compétition : Autodelta.

    Sa mission est simple : faire gagner Alfa Romeo partout. Et il va le faire avec une voracité incroyable.

    La Terreur des circuits : La Giulia GTA

    Sous son impulsion, la paisible Giulia de série va se transformer en bête de course. Chiti supervise la création de la Giulia GTA (Gran Turismo Alleggerita). Il applique une recette radicale : on remplace l’acier par du Peraluman (alliage d’aluminium), on prépare le double arbre avec un double allumage (Twin Spark avant l’heure), et on lâche le tout sur les circuits. Le résultat ? La GTA devient imbattable en Championnat d’Europe de Tourisme, écrasant les Ford et les BMW pendant des années. Chiti avait compris que le rapport poids/puissance était la clé.

    Le rêve du prototype : La Tipo 33

    Mais Carlo Chiti ne se contente pas des voitures de tourisme. Il veut battre Porsche et Ferrari au plus haut niveau. Il lance le projet Tipo 33. C’est sous sa direction que naissent ces prototypes aux moteurs V8 hurlants qui vont tout gagner. L’apogée arrive en 1975 et 1977, quand l’Alfa Romeo 33 TT 12 remporte le Championnat du Monde des Voitures de Sport.

    C’était l’époque glorieuse où les ingénieurs dessinaient les moteurs sur des nappes de restaurant (littéralement, Chiti l’a fait !) et où les victoires se fêtaient avec du Lambrusco dans les stands.

    L’homme derrière la légende

    Carlo Chiti était un ingénieur brillant, mais aussi un homme complexe. On raconte qu’il travaillait la nuit, qu’il était capable de colères homériques suivies de grands éclats de rire. Il aimait ses pilotes comme ses enfants, mais pouvait être impitoyable techniquement.

    Il est aussi l’homme qui a ramené Alfa Romeo en Formule 1 à la fin des années 70, avec le moteur 12 cylindres à plat (le fameux « Boxer » de F1) qui a propulsé les Brabham de Niki Lauda.

    L’Héritage

    Carlo Chiti a quitté Autodelta en 1984, mais son esprit n’est jamais parti. Si aujourd’hui la Giulia GTAm moderne porte ce nom, c’est grâce à lui. Si le trèfle (Quadrifoglio) est synonyme de course, c’est parce que Chiti l’a fait briller sur tous les continents pendant 20 ans.

    Il nous rappelle qu’une Alfa Romeo de course n’est pas faite par des robots, mais par des hommes avec du cambouis sous les ongles et du feu dans les veines.

  • Targa Florio 1971 : Le sacre sicilien de la Tipo 33 et du « Professeur » Vaccarella

    Targa Florio 1971 : Le sacre sicilien de la Tipo 33 et du « Professeur » Vaccarella

    Imaginez une course de 72 kilomètres… par tour. Imaginez 900 virages, des routes de montagne défoncées, des traversées de villages où les spectateurs peuvent toucher les voitures, et une chaleur étouffante. Bienvenue à la Targa Florio, la course la plus ancienne, la plus dangereuse et la plus romantique du monde.

    En 1971, c’est sur ce terrain hostile que l’Alfa Romeo Tipo 33 a écrit l’une de ses plus belles pages, portée par un peuple sicilien en transe.

    Le duel : Alfa Romeo vs Porsche

    Au début des années 70, la Targa Florio est devenue la chasse gardée de Porsche. Les Allemands ont construit une voiture spécifiquement pour ce tracé tortueux : la 908/3. Une sorte de karting ultra-léger, sans puissance mais agile comme un vélo. Face à elle, Alfa Romeo débarque avec la Tipo 33/3. Plus lourde, plus puissante avec son V8 3.0L de 420 chevaux, elle a longtemps été considérée comme trop fragile pour la Sicile. Mais en 1971, Autodelta a revu sa copie. La 33 est devenue robuste. La guerre est déclarée.

    L’idole locale : « Il Preside Volante »

    Si Alfa Romeo a une arme secrète, ce n’est pas seulement son moteur V8. C’est un homme : Nino Vaccarella. Natif de Palerme, Vaccarella n’est pas un pilote comme les autres. Dans la vie civile, il est directeur d’école (d’où son surnom « Il Preside Volante », le Proviseur Volant). Il connaît chaque pierre, chaque virage, chaque nid-de-poule du circuit des Madonie. Pour les 700 000 spectateurs siciliens massés sur les bords des routes, il est un Dieu vivant. Il doit gagner.

    La course : La furie rouge

    Le 16 mai 1971, la bataille s’engage. Vaccarella, associé au Néerlandais Toine Hezemans sur l’Alfa n°5, prend les commandes. La foule hurle à chaque passage du V8 italien. Les Porsche 908 souffrent : elles crèvent, elles cassent, elles sortent de la route, incapables de suivre le rythme imposé par les Alfa.

    Mais le spectacle vient aussi de la deuxième Alfa Romeo (n°2), pilotée par un certain Helmut Marko (oui, l’actuel dirigeant de Red Bull Racing !) et Gijs van Lennep. Marko est déchaîné. Pour rattraper le temps perdu après un début de course difficile, il se lance dans une remontée suicidaire. Il bat le record du tour à plusieurs reprises. Il signe un temps de 33 minutes et 41 secondes, un record absolu qui ne sera jamais battu (la course disparaîtra du calendrier mondial peu après).

    Le doublé historique

    Au terme de 11 tours et plus de 6 heures de course, la délivrance arrive. Nino Vaccarella franchit la ligne en vainqueur. Helmut Marko termine deuxième, assurant un doublé retentissant pour Alfa Romeo.

    La Sicile explose de joie. Les murs des villages sont peints en rouge, les pilotes sont portés en triomphe. Cette victoire de 1971 est symbolique car elle marque la fin de l’hégémonie Porsche sur leur terrain de prédilection. Elle offre à Alfa Romeo sa 10ème victoire à la Targa Florio, un record inégalé qui fait du Biscione le Roi éternel de la Sicile.

  • Mondial de l’Auto 2026 : Alfa Romeo en vedette sur le stand géant de Stellantis

    Mondial de l’Auto 2026 : Alfa Romeo en vedette sur le stand géant de Stellantis

    Le rendez-vous est pris : du 12 au 18 octobre 2026, Paris redeviendra la capitale mondiale de l’automobile pour la 91e édition de son célèbre Mondial. Et cette année, Stellantis ne compte pas faire de la figuration. Après une présence discrète lors des dernières éditions, le groupe revient en force avec un stand monumental de 5 340 m² situé dans le Hall 6 du Parc des Expositions de la Porte de Versailles.

    Huit marques ambassadrices seront présentes, mais pour nous, Alfistes, c’est bien le retour en majesté du Biscione qui retiendra toute l’attention.


    Une immersion totale dans l’univers Alfa Romeo

    Sur cet espace interactif conçu pour accueillir plus d’un demi-million de visiteurs, Alfa Romeo exposera l’intégralité de sa gamme actuelle. Ce sera l’occasion pour le public français de (re)découvrir les modèles qui portent aujourd’hui la croissance de la marque :

    • Alfa Romeo Junior : Le nouveau venu qui bouscule le segment urbain.
    • Alfa Romeo Tonale : Le pilier technologique et hybride.
    • Alfa Romeo Giulia & Stelvio : Les références dynamiques qui incarnent toujours l’ADN sportif du constructeur.

    Mais le véritable « choc » visuel viendra de la présence de la spectaculaire 33 Stradale. Véritable hommage à l’excellence italienne, cette supercar servira de porte-étendard au programme BOTTEGAFUORISERIE, mettant en avant le savoir-faire unique de la marque en matière de personnalisation extrême et d’artisanat automobile.


    Stellantis : 60 véhicules pour une démonstration de force

    Au-delà du trèfle à quatre feuilles, le groupe Stellantis exposera plus de 60 véhicules. Parmi les voisins de palier d’Alfa Romeo, deux nouveautés majeures attireront les regards dans l’univers premium :

    MarqueModèle PhareSpécificité
    DS AutomobilesDS N°7Nouveau SUV compact avec une autonomie électrique de 740 km.
    LanciaGammaPremière française pour ce crossover fastback qui signe le retour de la marque sur le segment D.

    On notera également la première européenne de la berline électrique Leapmotor B03 et une zone sport spectaculaire chez Peugeot avec la 9X8 et la nouvelle E-208 GTi.


    Une ambition réaffirmée au plus haut niveau

    Cette présence massive, deux fois supérieure à celle de 2024, est un signal fort envoyé par la direction du groupe. La délégation Stellantis sera d’ailleurs menée par Antonio Filosa, CEO du groupe, et Emanuele Cappellano, COO pour l’Europe élargie.

    « Cette présence témoigne de l’ambition de Stellantis de réaffirmer ses ambitions et de souligner sa dynamique de croissance. »

    Pour Alfa Romeo, ce salon de Paris 2026 sera le théâtre idéal pour démontrer que performance, héritage et électrification peuvent cohabiter sous une robe sculpturale.

  • Alfa Romeo France : Un record historique de ventes depuis 2011 lors des JPO de mars

    Alfa Romeo France : Un record historique de ventes depuis 2011 lors des JPO de mars

    La « Renaissance » d’Alfa Romeo en France n’est plus un simple concept marketing, c’est une réalité comptable. Les Journées Portes Ouvertes (JPO) de mars 2026 ont accouché d’une performance commerciale exceptionnelle dans la centaine de points de vente du réseau national.


    Le meilleur résultat depuis 15 ans

    Alfa Romeo France n’avait pas connu une telle dynamique depuis septembre 2011. Ce week-end de JPO a permis d’établir un nouveau record de commandes, confirmant que le Biscione retrouve sa place parmi les marques les plus désirables du marché premium.

    • Un mix électrique puissant : Les versions 100 % électriques (Elettrica) ont représenté 36 % des commandes totales.
    • Une attractivité retrouvée : Ce résultat témoigne de l’appétit des clients pour la nouvelle gamme électrifiée.

    Tonale et Junior : Le duo gagnant

    Le succès repose sur une gamme jeune, portée par deux modèles piliers qui s’imposent dans leurs segments respectifs :

    • L’effet Junior : Le nouveau petit SUV continue de jouer un rôle moteur en captant la majorité des commandes, aussi bien en version Ibrida qu’en Elettrica.
    • L’envolée du Tonale : Commercialisé depuis le début de l’année 2026, le Tonale voit ses volumes progresser de 13 %.
    • Le sacre de l’hybride : La motorisation Ibrida du Tonale affiche une croissance insolente de +50 %.

    La fierté du réseau

    Alain Descat, Directeur d’Alfa Romeo France, a tenu à souligner l’engagement des équipes :

    « Ces très bons résultats témoignent de l’énergie et de la rigueur de l’ensemble du réseau Alfa Romeo, mobilisé pour offrir une expérience commerciale exemplaire. »

    Cette performance valide la stratégie de montée en gamme et d’électrification entamée par la marque, tout en consolidant une croissance solide et continue sur le territoire français.

  • 2026 : année du 50e anniversaire du musée Alfa Romeo

    2026 : année du 50e anniversaire du musée Alfa Romeo

    L’année 2026 s’annonce comme un millésime historique pour tous les passionnés du Biscione. Le Musée Alfa Romeo d’Arese s’apprête à souffler ses 50 bougies, célébrant un demi-siècle de préservation et de rayonnement d’un patrimoine unique au monde.

    Inscrit dans le projet BOTTEGAFUORISERIE, le musée ne se contente pas d’exposer des voitures : il fait battre le cœur de l’histoire. Voici les rendez-vous incontournables de ce calendrier anniversaire.


    Le 21 juin : L’apothéose de l’« Alfa Romeo Day »

    C’est la date cochée en rouge dans tous les agendas. Ce week-end, traditionnellement proche de l’anniversaire de la marque (24 juin), fusionnera avec les 50 ans du Musée.

    • Double célébration : Hommage à la marque et à sa « maison » d’Arese ouverte en 1976.
    • Au programme : Conférence sur les défis du Musée, parade de clubs internationaux et animations surprises.

    Les grands hommages de l’année 2026

    100 ans de collaboration avec Touring (29 mars)

    La saison débute par un hommage à la Carrozzeria Touring, partenaire historique depuis un siècle.

    • Une conférence retracera cette épopée, des berlinettes Superleggera à l’assemblage actuel de la nouvelle 33 Stradale.
    • Un défilé de modèles emblématiques est prévu sur la piste du musée.

    60 ans du mythe « Duetto » (D’avril à décembre)

    Le 1600 Spider Duetto, icône absolue de la conduite à ciel ouvert, fête ses 60 ans. Le musée lui consacre une exposition évolutive en quatre actes :

    • Avril – Juin : Les premiers modèles dits « os de seiche ».
    • Juillet – Août : L’époque de la « coda tronca ».
    • Septembre – Octobre : La période « aérodynamique ».
    • Novembre – Décembre : La quatrième et dernière série.

    Exposition « Cuore Sportivo » (À partir du 10 mai)

    Cette exposition plongera dans l’ADN compétitif de la marque, explorant non seulement l’automobile, mais aussi les productions aéronautiques, marines et industrielles d’Alfa Romeo.


    Une immersion dans les archives secrètes

    L’une des opportunités les plus rares de l’année sera l’Open Day du Centre de Documentation.

    • Ce sanctuaire abrite 6 000 mètres linéaires de documents techniques et historiques.
    • Il traite chaque année plus de 10 000 demandes de passionnés et d’historiens du monde entier.

    Infos Pratiques :

    • Lieu : Arese (Milan), ouvert tous les jours (10h-18h) sauf le mardi.
    • Accès : Le billet inclut l’exposition permanente (70 voitures) et la zone « COLLEZIONE » (réserves, moteurs, trophées).
    • Parcours : Trois sections thématiques : Timeline (histoire), Beauty (design) et Speed (course).
  • Un nouveau patron pour Alfa Romeo aux Etats-Unis

    Un nouveau patron pour Alfa Romeo aux Etats-Unis

    Le paysage de la direction de Stellantis en Amérique du Nord vient de connaître un changement majeur. Depuis le 5 mars 2026, Matt McAlear a été officiellement nommé à la tête de la marque Alfa Romeo pour la région Amérique du Nord.

    Cette nomination s’accompagne d’une charge de travail impressionnante pour l’intéressé, puisqu’il cumulera ce poste avec ses fonctions actuelles de PDG de la marque Dodge et, désormais, de la marque Chrysler.

    Un vétéran aux multiples succès

    Matt McAlear n’est pas un nouveau venu au sein du groupe. Fort de 13 ans d’expérience dans l’entreprise, il a gravi les échelons à travers divers postes de direction dans les domaines de la vente, du marketing et de la gestion de marque.

    Son palmarès parle pour lui :

    • En 2016, il a été le fer de lance du lancement de la Chrysler Pacifica.
    • Plus récemment, il a orchestré le lancement de la nouvelle Dodge Charger.
    • Sous sa direction, la Charger a raflé une impressionnante série de distinctions, notamment le titre de Voiture nord-américaine de l’année 2026 et de Voiture de l’année 2025 par le Detroit News.

    Une transition immédiate

    Matt McAlear prend ses fonctions avec effet immédiat. Il succède à Chris Feuell, qui a choisi de quitter l’entreprise pour des raisons personnelles.

    L’arrivée d’un profil aussi ancré dans la culture de la « Muscle Car » et de la performance américaine à la tête du Biscione outre-Atlantique est un signal fort. Il devra désormais conjuguer la puissance brute de Dodge avec l’élégance et le dynamisme viscéral d’Alfa Romeo pour continuer à séduire le marché américain.

  • Légende : Alfa Romeo Alfetta GTV6, le « Violon » des années 80

    Légende : Alfa Romeo Alfetta GTV6, le « Violon » des années 80

    Si les années 80 devaient avoir une bande-son, pour un Alfiste, ce ne serait pas du Michael Jackson ou du Queen. Ce serait le son du V6 2.5 litres d’une GTV6. Lancée en novembre 1980, cette voiture n’est pas une simple évolution du coupé Alfetta GT dessiné par Giugiaro en 1974. C’est une métamorphose. Elle transforme un coupé équilibré mais parfois jugé un peu tendre en une véritable machine à sensations.

    Avec elle, Alfa Romeo prouve qu’on peut marier la rigueur technique (l’architecture Transaxle) avec la passion pure (le moteur).

    La Bosse : Signature visuelle accidentelle

    Le design de la GTV6 est l’œuvre du maître Giorgetto Giugiaro. C’est un profil en « coin », tendu, agressif, typique de cette époque. Mais ce qui distingue la GTV6 de toutes les autres, c’est son capot. Lorsqu’il a fallu installer le nouveau moteur V6 à la place du 4 cylindres, les ingénieurs se sont rendu compte… qu’il ne rentrait pas ! Le plénum d’admission était trop haut. Plutôt que de redessiner toute la voiture, ils ont ajouté un bossage en plastique noir sur le capot. Ce qui aurait pu être un bricolage disgracieux est devenu la signature culte du modèle. Cette « bosse » prévenait tout le monde : « Attention, il y a du monde là-dessous. »

    Le Cœur : Le premier grand récital du Busso

    Sous cette bosse se cache la pièce maîtresse : le V6 à 60° conçu par Giuseppe Busso. Alimenté par une injection électronique Bosch L-Jetronic (une modernité pour l’époque), il développe 160 chevaux. Mais les chiffres ne disent pas tout. Ce moteur est élastique, plein à tous les régimes, et surtout, il chante. À bas régime, il grogne. Passé 4 000 tr/min, il hurle avec une tonalité métallique qui donne la chair de poule. C’est l’un des meilleurs moteurs de série jamais produits.

    L’équilibre parfait : L’architecture Transaxle

    La GTV6 n’est pas qu’un moteur (même si c’est tentant de le croire). C’est aussi un châssis redoutable. Elle reprend l’architecture de l’Alfetta : le moteur est à l’avant, mais la boîte de vitesses, l’embrayage et le différentiel sont à l’arrière (pont De Dion). Résultat ? Une répartition des masses idéale de 50/50. Là où les Porsche 911 de l’époque étaient délicates à piloter, la GTV6 était saine, précise et virait à plat. Seule sa commande de boîte, un peu lente et caoutchouteuse, trahissait la distance entre le levier et la boîte.

    Une star de cinéma

    La GTV6 a marqué la culture populaire. Tout le monde se souvient de la course-poursuite d’anthologie dans le James Bond Octopussy (1983). Roger Moore vole une GTV6 à une citoyenne allemande et sème la police et les méchants dans une série de dérapages contrôlés (réalisés par le cascadeur Rémy Julienne). Cette scène a fait plus pour la réputation de la voiture que n’importe quelle publicité.

    L’Héritage

    Produite jusqu’en 1987, la GTV6 est aujourd’hui l’une des Youngtimers les plus recherchées. Elle représente le dernier âge d’or des coupés propulsion Alfa Romeo accessibles. Elle est la preuve qu’une voiture n’a pas besoin d’être parfaite (la finition était… italienne, la rouille guettait) pour être inoubliable. Il suffit qu’elle ait une âme.