Auteur/autrice : clubalfa

  • Jeu, Set et Match : Alfa Romeo Belux s’allie à l’excellence de Justine Henin

    Jeu, Set et Match : Alfa Romeo Belux s’allie à l’excellence de Justine Henin

    Il y a des rencontres qui semblent écrites d’avance. Celle entre Alfa Romeo Belux et la Justine Henin Tennis Academy en est le parfait exemple. Il ne s’agit pas d’un simple contrat de sponsoring, mais d’une alliance naturelle entre deux univers où l’exigence, l’élégance et la passion sont les maîtres-mots.

    Sur un court de tennis comme sur le bitume, tout est une question de millimètres : le geste juste, le timing parfait et une maîtrise de chaque instant.


    L’innovation au service de la performance

    À l’image d’un match de haut niveau, chaque trajet en Alfa Romeo est pensé comme une expérience sensorielle. Ce partenariat met en avant deux piliers de la gamme actuelle :

    • Alfa Romeo Junior : Ce modèle compact réinterprète l’esprit du Biscione pour une nouvelle génération d’Alfisti. Accessible et durable, il propose l’offre la plus complète de son segment avec des motorisations Ibrida (hybride) et 100 % électriques. La version Junior Veloce trône au sommet de la gamme avec une puissance de 280 ch.
    • Alfa Romeo Tonale : Le premier SUV compact de la marque, qui parvient à équilibrer sportivité, technologie et efficience.

    Une mission de transmission

    Au-delà de la performance mécanique, cette collaboration est une histoire de valeurs humaines. Justine Henin, icône du sport belge et ancienne numéro 1 mondiale, insuffle à son académie une vision faite de rigueur et d’authenticité. En s’associant à elle, Alfa Romeo Belux s’engage à accompagner les talents de demain pour les aider à se dépasser, sur le terrain comme dans la vie.

    Ce partenariat prendra vie à travers une présence lors de tournois majeurs, des rencontres inspirantes et des expériences exclusives destinées à rapprocher les deux communautés.


    Les mots des protagonistes

    « C’est une grande fierté de voir Alfa Romeo s’engager à nos côtés en Belgique. Ensemble, nous souhaitons inspirer et faire grandir une nouvelle génération de sportifs. » — Justine Henin

    « Nous partageons une même culture de la performance, du détail et de l’émotion. Soutenir les talents de demain tout en créant des expériences fortes et authentiques est au cœur de notre démarche. » — Yann Chabert, Directeur Général Alfa Romeo Belgique

  • Nicola Romeo : 150 ans de l’homme qui a donné son nom et son âme au Biscione

    Nicola Romeo : 150 ans de l’homme qui a donné son nom et son âme au Biscione

    Le 28 avril est une date sacrée pour tout Alfiste. Aujourd’hui, nous célébrons le 150e anniversaire de la naissance de Nicola Romeo (1876-1938). Si la marque A.L.F.A. est née en 1910, c’est cet ingénieur napolitain au tempérament de feu qui, en y apposant son nom, a transformé une entreprise en difficulté en une légende mondiale du sport automobile.


    De Naples à Milan : L’ascension d’un visionnaire

    Né à Sant’Antimo en 1876 dans une famille modeste, rien ne prédestinait Nicola Romeo à devenir le géant de l’industrie milanaise. Ingénieur civil et électricien diplômé à Naples puis à Liège, il parcourt l’Europe avant de fonder sa propre entreprise de machines industrielles en 1906.

    C’est en 1915, en pleine Première Guerre mondiale, qu’il rachète l’Anonima Lombarda Fabbrica Automobili (A.L.F.A.). Son génie ? Avoir su convertir l’usine pour l’effort de guerre avant de pivoter, dès 1919, vers ce qui deviendra sa véritable passion : les voitures de tourisme à hautes performances.


    La naissance du « Sport Touring »

    Nicola Romeo n’était pas seulement un industriel ; c’était un stratège qui avait compris, avant tout le monde, que la piste était le meilleur laboratoire technique et le meilleur outil marketing. Sous sa direction, Alfa Romeo adopte une mission claire : concevoir des voitures capables de gagner le dimanche et d’emmener les clients avec élégance le lundi.

    Les dates clés de l’ère Nicola Romeo :

    AnnéeÉvénement MajeurImpact
    1915Rachat de l’A.L.F.A.Début de l’ère industrielle moderne.
    1918Changement de nomL’entreprise devient officiellement Alfa Romeo.
    1923Victoire à la Targa FlorioPremière grande victoire internationale du Biscione.
    1925Premier Championnat du MondeTriomphe de la mythique P2 conçue par Vittorio Jano.

    L’homme qui savait s’entourer des meilleurs

    L’une des plus grandes forces de Nicola Romeo fut son flair pour le talent. C’est sous son impulsion, et avec l’aide d’un certain Enzo Ferrari, qu’il débauche l’ingénieur Vittorio Jano chez Fiat.

    Ce trio de génies va donner naissance à des chefs-d’œuvre mécaniques comme la P2, puis les séries 6C et 8C, des voitures qui ont littéralement défini les standards de l’ingénierie automobile de l’entre-deux-guerres.

    Un héritage immortel

    Nicola Romeo quitte la direction de l’entreprise en 1928, avant d’être nommé Sénateur du Royaume d’Italie en 1929. Il s’éteint en 1938 sur les rives du lac de Côme, laissant derrière lui une marque qui, 150 ans après sa naissance, continue de faire vibrer les passionnés par son « vroom » caractéristique et ses lignes sculpturales.

    Aujourd’hui, que ce soit au Musée d’Arese ou sur les routes du monde entier, chaque fois qu’un moteur Alfa Romeo rugit, c’est un peu du rêve de cet ingénieur napolitain qui reprend vie.

  • Rosso Festival 2026 : Le cœur d’Alfa Romeo a vibré au Mas du Clos

    Rosso Festival 2026 : Le cœur d’Alfa Romeo a vibré au Mas du Clos

    Le week-end des 25 et 26 avril 2026 restera gravé dans la mémoire des Alfistes. Pour sa deuxième édition, le Rosso Festival a posé ses valises sur l’un des tracés les plus techniques et chargés d’histoire de France : le légendaire circuit du Mas du Clos, au cœur de la Creuse.

    Pendant deux jours, la passion s’est déclinée en toutes les nuances de rouge, réunissant un plateau exceptionnel de 200 véhicules couvrant plus de 70 ans d’ingénierie et de design milanais.


    Un voyage temporel de 1955 à 2026

    Après une première édition remarquée à Charade en 2025, le festival a franchi un nouveau cap cette année. Le spectacle était partout, du paddock à la piste, illustrant la généalogie unique du Biscione :

    • Les icônes historiques : Des modèles des années 1960, symboles de l’âge d’or du design italien.
    • Les sportives de légende : Coupés caractériels et berlines survitaminées qui ont forgé la réputation de la marque sur circuit.
    • Le renouveau contemporain : Les derniers modèles de la gamme actuelle, prouvant que l’ADN Alfa Romeo sait se conjuguer au futur.

    Au total, 400 passionnés et une dizaine de clubs ont partagé cette expérience immersive, faisant du Mas du Clos un véritable sanctuaire de l’automobile.


    L’émotion en piste : bien plus qu’un simple rassemblement

    Le Mas du Clos n’est pas un circuit comme les autres. Son tracé exigeant a permis aux participants de tester la sportivité de leurs montures dans un cadre sécurisé et convivial. Entre deux sessions de roulage, les échanges entre collectionneurs et néophytes ont témoigné d’une transmission de savoir et d’une ferveur intacte.

    « Le Rosso Festival illustre parfaitement l’ADN d’Alfa Romeo : une passion sincère, partagée et transmise. Voir 200 Alfa Romeo évoluer sur le circuit du Mas du Clos est une grande fierté. » — Alain Descat, Directeur d’Alfa Romeo France.


    Un rendez-vous désormais incontournable

    Avec le succès de cette édition 2026, le Rosso Festival s’installe durablement comme la référence des événements Alfa Romeo en France. Soutenu par la marque et porté par une communauté soudée, l’événement a prouvé que le lien entre Alfa Romeo et ses clients est plus fort que jamais, fondé sur l’émotion pure et le plaisir de conduire.

  • Légende : Alfa Romeo Montreal, le « Rêve V8 » brisé par l’histoire

    Légende : Alfa Romeo Montreal, le « Rêve V8 » brisé par l’histoire

    Il est des voitures qui naissent sous une bonne étoile, et d’autres qui doivent affronter la tempête. L’Alfa Romeo Montreal appartient à la seconde catégorie. Son histoire commence comme un conte de fées : en 1967, les organisateurs de l’Exposition Universelle de Montréal demandent à Alfa Romeo de créer un concept-car qui incarnerait « la plus haute aspiration de l’homme en matière d’automobile ». Rien que ça.

    Le carrossier Bertone (et son génial designer Marcello Gandini, père de la Lamborghini Miura) dessine deux prototypes blancs immaculés. Le public est conquis. La demande est telle qu’Alfa Romeo décide de la produire en série. Mais entre le rêve de 1967 et la réalité de la sortie en 1970, le monde a changé.

    Un style unique signé Gandini

    La Montreal est une sculpture. Gandini lui a donné une « gueule » inoubliable avec une caractéristique unique au monde : les paupières de phares. À l’arrêt, les quatre phares sont partiellement masqués par des grilles rétractables (les fameuses paupières). Lorsque l’on allume les feux, elles s’abaissent pneumatiquement. C’est du pur spectacle. On retrouve aussi la touche Gandini dans la prise d’air NACA sur le capot (en réalité factice sur le modèle de série !) et les six ouïes d’aération derrière les portières. Initialement prévues pour refroidir un moteur central arrière, elles sont restées purement esthétiques quand le moteur a finalement été placé à l’avant.

    Le cœur de la 33 Stradale

    Si la Montreal est une légende, c’est parce qu’elle cache un secret de compétition. Sous son long capot avant, on ne trouve pas un banal 4 cylindres, mais un V8 de 2.6 litres à carter sec. Ce moteur est directement dérivé de celui de la mythique 33 Stradale de course. Civilisé pour la route, il développe 200 chevaux et grimpe à 7 000 tr/min avec une sonorité rauque et envoûtante. Couplé à une boîte ZF inversée (première en bas à gauche), il propulse la GT à plus de 220 km/h.

    Victime de la crise pétrolière

    La Montreal avait tout pour elle : la ligne, le moteur, l’image. Mais elle arrive sur le marché au moment où éclate le choc pétrolier de 1973. Soudain, une voiture de sport dotée d’un V8 gourmand (l’injection mécanique SPICA était complexe à régler) devient politiquement incorrecte. Le prix de l’essence explose, et les ventes de la Montreal s’effondrent. Elle sera produite à moins de 4 000 exemplaires jusqu’en 1977, restant longtemps dans l’ombre comme une « supercar maudite ».

    L’Héritage

    Aujourd’hui, la justice est enfin rendue. La cote de la Montreal flambe. Les collectionneurs redécouvrent cette GT exotique qui offre le frisson d’un moteur de course Alfa Romeo dans une robe haute couture signée Bertone. Elle reste le témoignage d’une époque où Alfa Romeo osait tout, même l’excessif.

  • Alfa Revival Cup 2026 : Le Mugello lance la saison sous le signe de l’intensité

    Alfa Revival Cup 2026 : Le Mugello lance la saison sous le signe de l’intensité

    Le rideau s’est levé sur la saison 2026 de l’Alfa Revival Cup au Mugello Circuit. Pour ce premier round orchestré par Canossa Events, le spectacle a été total : stratégies bouleversées, duels au sommet et deux courses en une, confirmant le niveau exceptionnel de ce plateau de passionnés.

    Raggruppamento G/H/I : L’Alfetta GT Turbodelta impose son rythme

    La pole position de Salomone sur sa 1750 GTAm laissait présager une domination, mais le départ lancé a immédiatement redistribué les cartes. Salomone a perdu du terrain dès les premiers hectomètres, laissant le champ libre à l’Alfetta GT Turbodelta de Lorenzo Moramarco, qui a pris les commandes avec autorité.

    Le tournant de la course est survenu au 9ème tour. L’entrée en piste de la Safety Car (due à une crevaison de Perfetti) a coïncidé avec l’ouverture de la fenêtre des arrêts aux stands. Un coup du sort qui a forcé les équipes à réagir dans l’instant.

    Au final, après une remontée spectaculaire, le duo Alessandro Morteo et Lorenzo Moramarco s’impose au classement général de la catégorie G/H/I. Davide Bertinelli (1750 GTAm) assure une solide deuxième place, suivi de Franco Monguzzi qui complète le podium.


    Raggruppamento E/F : Précision et ténacité

    Dans la catégorie regroupant les modèles plus anciens, la lutte a été tout aussi serrée. Giampaolo Benedini et Bruno Ferrari ont signé une performance magistrale, décrochant la victoire tout en s’offrant le record du tour de leur période en 2’26”711.

    Les podiums du Round 1 :

    Catégorie1ère Place2ème Place3ème Place
    G / H / IMorteo / Moramarco (Alfetta GT Turbodelta)Bertinelli (1750 GTAm)Monguzzi (1750 GTAm)
    E / FBenedini / FerrariE. Morteo / A. MorteoSerio / Mischis

    À noter : Giovanni Serio et Franco Mischis ont réussi à sauver leur 3ème place malgré une casse de boîte de vitesses à seulement quelques minutes du drapeau à damier.


    Les visages de la course : de Merzario à la résilience de Lonardi

    Comme toujours, l’Alfa Revival Cup brille par ses protagonistes. L’inoxydable Arturo Merzario, associé à Fabrizio Zamuner sur une Giulia Sprint GTA (Team Alfa Delta OKP), a une nouvelle fois régalé le public par son pilotage.

    On retiendra également la détermination de Roberto Lonardi. Malgré trois passages par les stands pour des problèmes électriques, il a tenu à mener sa Giulietta Spider Veloce jusqu’à la ligne d’arrivée. Une preuve supplémentaire que dans cette compétition, la passion l’emporte souvent sur les aléas techniques.

    Conclusion : une hiérarchie encore fragile

    Si le Mugello a révélé les premières forces en présence, rien n’est encore figé pour la suite de la saison 2026. La diversité des modèles engagés et les écarts réduits promettent un championnat ouvert et indécis jusqu’au bout.

  • Quand le surréalisme rencontre le Biscione : L’œuvre oubliée de René Magritte pour Alfa Romeo

    Quand le surréalisme rencontre le Biscione : L’œuvre oubliée de René Magritte pour Alfa Romeo

    René Magritte est aujourd’hui une icône mondiale, un nom qui fait s’envoler les enchères (souvenez-vous de la vente de « L’empire des lumières » pour 121 millions de dollars il y a deux ans). Mais avant de devenir le maître du surréalisme que nous connaissons tous, l’artiste belge a dû, comme beaucoup, se battre pour « nourrir son homme ». Et c’est cette période de vaches maigres qui a donné naissance à une collaboration inattendue avec Alfa Romeo.

    1925 : Magritte, graphiste pour Alfa Romeo

    Il y a un peu plus d’un siècle, le jeune Magritte cherchait encore sa voie. Entre deux expérimentations cubistes et un job de dessinateur dans une fabrique de papier peint, il acceptait des commandes publicitaires pour joindre les deux bouts. C’est ainsi qu’en 1925, il imagine une affiche publicitaire haute en couleur et abstraite pour Alfa Romeo.

    Cette œuvre, loin des pipes et des chapeaux melons, a trouvé refuge dans les pages du magazine automobile belge « Englebert ». Le saviez-vous ? Cette revue, nommée d’après la célèbre marque de pneus (qui fusionnera plus tard avec Uniroyal), a publié la campagne de Magritte à deux reprises, dans ses numéros 59-60 et 61-62.


    Une résonance troublante en 2026

    Relire ces archives centenaires aujourd’hui provoque un étrange sentiment de déjà-vu. En 1938, peu avant la Seconde Guerre mondiale, Magritte déclarait au Musée des Beaux-Arts d’Anvers :

    « Le monde entier autour de nous est surréaliste, comme par exemple cet armement massif… en vue de la paix ».

    En cette année 2026, ses mots résonnent avec une actualité frappante. Mais au-delà du contexte géopolitique, c’est l’esthétique de cette époque qui fascine : un mélange de schémas techniques dignes de manuels de physique et de publicités artistiques d’une audace folle. On en viendrait presque à se demander si le « progrès » n’a pas parfois un goût de régression.

    Alfa Romeo : La marque la plus surréaliste ?

    Il y a une certaine poésie à imaginer une œuvre de Magritte accrochée au mur d’un bureau de passionné d’automobile. Après tout, n’y a-t-il pas de marque plus surréaliste qu’Alfa Romeo ?

    • Le paradoxe passionnel : Tout amateur d’octane rêve (ou devrait rêver) d’avoir une Alfa dans son garage.
    • La réalité des chiffres : Malgré cet amour universel, la marque n’a écoulé que 73 000 exemplaires dans le monde l’an dernier.

    C’est là tout le génie et la tragédie d’Alfa : une aura immense pour une diffusion confidentielle. Un pur produit de l’esprit Magritte, où l’image et l’objet ne semblent jamais tout à fait dire la même chose.

  • L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    Il y a soixante ans, au Salon de Genève 1966, Alfa Romeo présentait celle qui allait devenir l’icône absolue de la « dolce vita » mécanique : la 1600 Spider. Plus connue sous son surnom immortel de « Duetto », elle fête en 2026 ses six décennies d’existence. Avec 28 ans de carrière ininterrompue et plus de 124 000 exemplaires produits, elle demeure le modèle le plus longuement fabriqué et le plus diffusé de l’histoire du Biscione.

    Pour célébrer cet anniversaire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a lancé les festivités le dimanche 19 avril dernier avec une parade spectaculaire et une exposition inédite.


    Arese devient le temple du Spider jusqu’en décembre 2026

    Le Musée d’Arese a inauguré l’exposition temporaire « Spider est Alfa Romeo ». Ce projet unique, intégré au nouveau pôle d’excellence BOTTEGAFUORISERIE, permet aux Alfisti d’exposer leurs propres véhicules aux côtés de la collection officielle.

    L’exposition évoluera au fil de l’année 2026 en quatre phases thématiques :

    • Avril – Juin : Focus sur la 1ère série dite « os de seiche ».
    • Juillet – Août : Honneur à la « coda tronca » (2ème série).
    • Septembre – Octobre : Place à la version « aérodynamique » (3ème série).
    • Novembre – Décembre : Clôture avec la 4ème série (le restylage de 1990).

    La genèse d’un chef-d’œuvre signé Pininfarina

    Succéder à la Giulietta Spider n’était pas une mince affaire. Alfa Romeo a confié cette mission au crayon magistral de Pininfarina. Basée sur la mécanique de la Giulia Sprint GT (avec un empattement réduit à 2 250 mm), la Spider héritait de solutions de pointe : propulsion, boîte cinq rapports et quatre freins à disque.

    Avec seulement 990 kg sur la balance, elle affichait une vitesse de pointe de 185 km/h, propulsée par le mythique quatre cylindres double arbre décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000.

    Pourquoi « Duetto » ?

    Bien que ce nom ne soit jamais devenu officiel en raison de problèmes de droits de marque, il a été choisi par le public lors d’un concours au lancement. Le surnom est resté gravé dans la mémoire collective, porté par un lancement hollywoodien : une croisière sur le paquebot Raffaello entre Gênes et New York en 1966, avec des essais en mer pour les VIP. Sa carrière cinématographique, notamment dans Le Lauréat, a achevé de la transformer en star mondiale.


    Quatre séries, une seule âme

    SériePériodeSurnom / Particularité
    1ère1966–1969« Os de seiche » : Formes arrondies, la plus recherchée.
    2ème1969–1982« Coda tronca » : Arrière coupé, la plus vendue (près de 50 000 unités).
    3ème1983–1989« Aérodynamique » : Influence de la soufflerie, pare-chocs intégrés.
    4ème1989–1994« Série IV » : Retour aux lignes fluides et épurées.

    Alfa Romeo Classiche : Faire revivre la légende

    Aujourd’hui, la Duetto est la reine des Officine Classiche de Turin. Pour les propriétaires souhaitant préserver ce patrimoine, Alfa Romeo propose trois services d’excellence :

    1. Certificat d’Origine : Vérification de la configuration d’usine via le numéro de châssis.
    2. Certification d’Authenticité : Inspection technique rigoureuse pour garantir l’originalité des composants.
    3. Restauration : Entretien ou remise à neuf complète selon les spécifications d’origine par les mains qui ont conçu ces voitures.

    Le Spider Duetto n’est pas seulement un souvenir ; c’est une source d’inspiration active pour les futurs modèles du Biscione.

  • Alfa Romeo Driving Academy : Maîtrisez le Biscione au cœur de la Motor Valley

    Alfa Romeo Driving Academy : Maîtrisez le Biscione au cœur de la Motor Valley

    La performance n’est rien sans la maîtrise. Fort de ce constat, Alfa Romeo renouvelle et intensifie son partenariat historique avec la Scuderia de Adamich pour donner naissance à la toute nouvelle Alfa Romeo Driving Academy.

    Opérationnelle depuis l’Autodrome de Varano de’ Melegari, cette académie s’appuie sur une collaboration née en 1991 pour offrir aux particuliers et aux entreprises une immersion totale dans l’univers du pilotage haute performance.


    Un partenariat historique tourné vers l’avenir

    Fondée par Andrea de Adamich, ancien pilote de Formule 1 intimement lié à l’histoire d’Alfa Romeo en compétition, la Scuderia est aujourd’hui une référence européenne. Ce nouveau chapitre s’inscrit dans l’écosystème BOTTEGAFUORISERIE, projet d’excellence qui unit les savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati pour créer des expériences sur mesure.

    Installée au cœur de la Motor Valley italienne, l’académie bénéficie d’un tracé technique exigeant, idéal pour apprendre à « ressentir » l’équilibre d’un châssis et l’adhérence des pneumatiques sous la supervision d’instructeurs professionnels issus du circuit et du rallye.


    Quatre niveaux pour sculpter votre pilotage

    L’académie propose un parcours progressif adapté à tous les profils, du conducteur souhaitant affiner ses réflexes au pilote en quête de perfection technique.

    ProgrammeObjectif principal
    Conduite SécuriséeAffiner les réflexes et gérer les situations critiques avec sang-froid.
    Conduite ÉvoluéeApprofondir la connaissance du véhicule et repousser ses limites en sécurité.
    Conduite SportiveExplorer les capacités dynamiques de la voiture à haute intensité.
    Conduite AvancéeNiveau ultime pour porter sa technique de pilotage vers l’excellence.

    Une flotte multi-énergies sur le bitume

    Pour la première fois, l’académie met à disposition l’intégralité de la gamme du Biscione, permettant de tester les différentes architectures et motorisations développées par la marque :

    • Junior (incluant la version 100 % électrique).
    • Tonale (Hybride).
    • Giulia et Stelvio (Turbo essence et diesel).

    L’idée est de démontrer que, peu importe l’énergie (électrique ou thermique), l’ADN Alfa Romeo — cette connexion homme-machine viscérale — reste intact.

    « Les Alfa Romeo sont conçues pour être conduites avec une passion viscérale. Avec l’Alfa Romeo Driving Academy, nous transformons la vitesse en une expérience de contrôle absolu et de plaisir intense. »

    Santo Ficili, Directeur général d’Alfa Romeo.


    Informations pratiques

    • Lieu : Autodrome de Varano de’ Melegari (Parme, Italie).
    • Public : Particuliers et entreprises (Team building, formation).
    • Réservations : guidasicura.it.
  • Portrait : Tazio Nuvolari, le « Mantouan Volant » qui a défié les lois de la physique

    Portrait : Tazio Nuvolari, le « Mantouan Volant » qui a défié les lois de la physique

    Ferdinand Porsche disait de lui qu’il était « le plus grand pilote du passé, du présent et de l’avenir ». Enzo Ferrari avouait qu’il était le seul homme dont il avait peur sur la piste. Tazio Nuvolari (1892-1953) n’était pas un pilote, c’était une force de la nature. Petit, sec, le visage souvent masqué par les fumées d’échappement, il a incarné le courage absolu au volant des Alfa Romeo de l’entre-deux-guerres.

    L’inventeur du dérapage contrôlé

    Avant Nuvolari, on conduisait proprement. Nuvolari, lui, a compris qu’avec les pneus étroits et les freins précaires de l’époque, il fallait brutaliser la physique. Il est crédité de l’invention du « dérapage aux quatre roues ». Il jetait son Alfa Romeo en travers bien avant le virage, accélérait à fond, et contrôlait la glisse jusqu’à la sortie. Ce style spectaculaire, couplé à une volonté de fer (il a couru avec des côtes cassées, plâtré !), en a fait l’idole de toute l’Italie.

    L’homme qui éteignait ses phares

    Sa légende est pavée d’exploits, mais celui des Mille Miglia 1930 est éternel. Au volant de son Alfa Romeo 6C 1750 GS, il chasse son grand rival Achille Varzi dans la nuit noire. Pour ne pas être repéré dans les rétroviseurs de Varzi, Nuvolari éteint ses phares à plus de 150 km/h sur des routes de campagne. Il surgit du néant, le double par surprise, et rallume ses lumières une fois devant. Varzi ne s’en remettra jamais.

    La victoire impossible : Nürburgring 1935

    Mais son chef-d’œuvre absolu reste le Grand Prix d’Allemagne 1935. Face aux neuf « Flèches d’Argent » allemandes (Mercedes et Auto Union) soutenues par le régime nazi et disposant de 400 chevaux, Nuvolari aligne une vieille Alfa Romeo P3 qui rend 100 chevaux à ses rivales. Tout le monde le donne perdant. Pourtant, dans le brouillard de l’Enfer Vert, Nuvolari conduit comme un possédé. Il remonte, double les monstres allemands un par un, et gagne devant une tribune officielle nazie médusée. C’est « La Victoire Impossible ».

    Tazio Nuvolari est mort dans son lit, ce qui, pour un homme ayant vécu à 200 km/h toute sa vie, fut son ultime pied de nez au destin.