Auteur/autrice : clubalfa

  • Alfa Romeo Tonale au Japon : Le retour (gagnant) de la plaque décentrée !

    Alfa Romeo Tonale au Japon : Le retour (gagnant) de la plaque décentrée !

    C’est un détail qui n’en est pas un pour les puristes. Alors que la réglementation européenne impose désormais la symétrie et la plaque d’immatriculation centrale en Europe, le Japon semble faire de la résistance… pour notre plus grand plaisir visuel !

    À l’occasion du lancement de la version restylée du Tonale sur l’archipel nippon en ce début d’année 2026, une surprise de taille attendait les observateurs : contrairement au modèle européen, le Tonale japonais conserve sa plaque d’immatriculation décentrée sur le côté.

    Le « Scudetto » préservé par la contrainte technique

    Pourquoi ce traitement de faveur pour le pays du Soleil-Levant ? La raison n’est pas uniquement esthétique, elle est avant tout mécanique et réglementaire :

    1. Le format des plaques : Les plaques minéralogiques japonaises sont plus hautes que nos formats européens longilignes.
    2. Le casse-tête des capteurs ADAS : Sur le Tonale (et le nouveau Junior), placer une plaque japonaise au centre du bouclier reviendrait à obstruer les capteurs du système d’aide à la conduite (ADAS) situés dans la partie basse du Scudetto.

    Plutôt que de sacrifier la technologie ou de dénaturer le bas de la calandre, les ingénieurs ont donc choisi de maintenir l’emplacement latéral historique, né en 1955 avec la Giulietta Spider.

    Un privilège que l’Europe envie

    En Europe, les normes de sécurité piétonne et le désir de symétrie ont eu raison de cette « fantaisie » stylistique. Désormais, seul le Japon (ainsi que l’Australie) semble autorisé à porter fièrement ce trait distinctif de l’ADN Alfa Romeo sur les nouveaux modèles de la gamme.

    Ce décalage crée une situation presque surréaliste (Magritte ne nous contredirait pas !) : alors que la marque cherche à s’unifier mondialement, ce sont les contraintes techniques locales qui sauvent l’un des symboles les plus chers aux Alfistes.


    Fiche Technique : Tonale « JDM Spec » 2026

    • Emplacement plaque : Latéral (côté passager).
    • Raison technique : Préservation du champ de vision des capteurs ADAS.
    • Modèles concernés : Tonale 2026 et Junior (y compris l’édition limitée Edizione Bianco).

    Et vous, seriez-vous prêt à importer un Tonale du Japon juste pour retrouver cette fameuse plaque sur le côté, ou trouvez-vous que la symétrie européenne lui va finalement mieux au teint ?

  • Portrait : Nicola Romeo, l’ingénieur napolitain qui a sauvé le Biscione

    Portrait : Nicola Romeo, l’ingénieur napolitain qui a sauvé le Biscione

    Sans lui, nous ne serions pas ici à parler d’Alfa Romeo. Nous parlerions peut-être d’A.L.F.A. comme d’une obscure marque milanaise disparue en 1915. Nicola Romeo (1876-1938) est l’homme qui a donné son nom de famille à la marque, mais il lui a surtout donné une envergure industrielle.

    Le Napolitain à Milan

    Originaire de Sant’Antimo près de Naples, Nicola Romeo est un ingénieur brillant, spécialisé dans les machines minières et l’air comprimé. Ce n’est pas un homme de voiture au départ, c’est un capitaine d’industrie. En 1915, alors que la Première Guerre mondiale fait rage, l’A.L.F.A. (Anonima Lombarda Fabbrica Automobili) est en faillite. La banque confie l’usine du Portello à Nicola Romeo pour la convertir à l’effort de guerre. Sous sa direction, l’usine produit des munitions, des moteurs d’avion et des compresseurs. L’entreprise passe de quelques centaines à des milliers d’ouvriers. Romeo a transformé l’atelier artisanal en géant industriel.

    La naissance d’Alfa Romeo

    La guerre finie, Romeo aurait pu faire des trains. Mais il décide de revenir à l’automobile. Il fusionne ses sociétés et, en 1920, la première voiture portant le badge Alfa Romeo (la Torpedo 20-30 HP) sort des chaînes. C’est lui qui comprend l’importance de la course pour l’image. Il finance la création de la mythique P2 et embauche Vittorio Jano. C’est sous son règne qu’Alfa Romeo remporte le premier Championnat du Monde en 1925.

    Une fin amère

    L’histoire d’amour finit mal. En 1928, acculé par les difficultés financières de sa banque partenaire, Nicola Romeo est évincé de sa propre entreprise. Il partira aigri, mais il laisse derrière lui un héritage colossal : une marque mondiale, une usine moderne, et un nom, « Romeo », qui sonne aujourd’hui comme synonyme de passion automobile.

  • Santo Ficili lève le pied sur l’électrique : « Le monde n’est pas encore prêt »

    Santo Ficili lève le pied sur l’électrique : « Le monde n’est pas encore prêt »

    Alfa Romeo revoit sa copie. Alors que le constructeur milanais semblait s’engager vers une transition « tout électrique » sans retour en arrière, son nouveau CEO, Santo Ficili, vient de confirmer un virage stratégique vers plus de flexibilité. Ce changement de cap répond à une réalité de marché contrastée, où la demande pour l’électrique ne progresse pas au rythme espéré partout sur la planète.

    La flexibilité comme nouveau dogme

    Dans une interview accordée à Autocar, Santo Ficili a été on ne peut plus clair : « Le monde n’est pas encore prêt partout pour les voitures électriques ». Loin d’être un renoncement, cette déclaration marque l’adoption d’une stratégie multi-énergies capable de s’adapter aux infrastructures et aux habitudes de consommation de chaque marché.

    Ce réalisme industriel va directement influencer le développement des futures générations des fers de lance de la marque : la Giulia et le Stelvio.


    Giulia et Stelvio 2027 : Le pouvoir du choix

    Attendus autour de 2027, les remplaçants des modèles actuels reposeront sur la plateforme STLA Large de Stellantis. Conçue à l’origine pour l’électrique, cette architecture est suffisamment polyvalente pour accueillir des motorisations thermiques et hybrides.

    Selon les premières informations, la gamme devrait s’articuler autour de trois piliers technologiques :

    • Entrée de gamme : Motorisation quatre cylindres 2.0 litres turbo avec technologie Mild Hybrid.
    • Cœur de gamme : Système Hybride Rechargeable (PHEV) combinant un moteur thermique 1.6 litre et une unité électrique sur l’essieu arrière.
    • Haut de gamme : Versions 100 % électriques pour les marchés et les clients prêts pour la transition totale.

    En plus de cette variété mécanique, les deux modèles devraient monter en gamme avec des dimensions revues à la hausse pour asseoir le positionnement premium d’Alfa Romeo.


    Le Quadrifoglio sauvé par l’hybride

    Que les puristes se rassurent : le trèfle à quatre feuilles ne disparaîtra pas. Les versions Quadrifoglio, symboles de la performance absolue du Biscione, resteront au catalogue. Elles suivront la même logique de flexibilité en proposant des versions PHEV de haute performance aux côtés des variantes entièrement électriques.

    En choisissant la voie de la raison plutôt que celle de l’idéologie, Alfa Romeo s’assure de ne pas laisser sur le bord de la route ses clients les plus fidèles, tout en continuant à préparer l’avenir.

  • L’Alfa Romeo Junior conquiert le monde : plus de 70 000 commandes et des lancements stratégiques

    L’Alfa Romeo Junior conquiert le monde : plus de 70 000 commandes et des lancements stratégiques

    Le succès de l’Alfa Romeo Junior ne se dément pas et s’accélère désormais sur la scène internationale. Depuis son lancement, la compacte du Biscione a déjà franchi le cap symbolique des 70 000 commandes à travers le monde. Ce chiffre confirme l’intérêt massif pour ce modèle, qui représente l’un des paris les plus stratégiques pour l’avenir de la marque italienne.


    Une expansion mondiale : Singapour et le Mexique à l’honneur

    Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo, a récemment souligné cette dynamique via un post LinkedIn, mettant en avant l’accueil exceptionnel réservé au véhicule lors de ses débuts sur deux marchés clés :

    • À Singapour : C’est la Junior Elettrica qui a tenu le haut de l’affiche. Les premières livraisons y sont attendues vers la fin du deuxième trimestre 2026. La présentation a eu lieu au sein du tout nouvel Alfa Romeo Experience Centre, un espace conçu pour immerger la communauté des Alfisti dans l’univers de la marque.
    • Au Mexique : Le lancement a été orchestré à Mexico sous l’égide de Daniel Gonzalez, CEO de Stellantis México. Pour démontrer les qualités dynamiques de la compacte, un voyage médiatique de 400 km a été organisé vers San Miguel Allende, mettant à l’épreuve le caractère sportif du châssis italien.

    Un pilier stratégique malgré les débats

    L’Alfa Romeo Junior s’impose comme une pièce maîtresse de la croissance globale du Biscione. Bien que l’accueil initial d’une partie des Alfisti puristes ait pu paraître réservé, les résultats commerciaux prouvent que le modèle remplit sa mission : conquérir de nouveaux clients tout en préservant l’identité premium et le plaisir de conduire propre à Alfa Romeo.

    Compacte, technologique et dotée d’un fort caractère, elle réussit le tour de force de séduire des publics aux attentes très variées, de l’Asie à l’Amérique latine. Ce succès international est une excellente nouvelle pour la santé financière et le rayonnement de la maison milanaise.

  • Alfa Romeo Junior & Pedro Alonso : Le cœur a ses raisons que la raison ignore

    Alfa Romeo Junior & Pedro Alonso : Le cœur a ses raisons que la raison ignore

    La saga publicitaire « Learn to Love Again » touche à sa fin avec un troisième et dernier acte riche en tension. Pedro Alonso, l’icône mondiale révélée par La Casa de Papel et bientôt de retour sur Netflix dans la saison 2 de Berlin (prévue pour le 15 mai), reprend son rôle d’ambassadeur pour l’Alfa Romeo Junior.

    Après avoir brisé les codes de la vente rationnelle et s’être laissé porter par la musique, l’acteur espagnol passe désormais sur le gril dans un épisode intitulé « Interrogation ».


    Le détecteur de mensonges face au Biscione

    Dans ce court-métrage cinématographique, Pedro Alonso est soumis à un test polygraphique. Face à l’interrogatoire, l’homme reste de marbre, son rythme cardiaque est d’une stabilité insolente… jusqu’à ce qu’une clé d’Alfa Romeo Junior soit posée sur la table.

    Le verdict de la machine est sans appel : le pouls s’accélère, l’émotion transperce l’écran. La conclusion de la campagne est limpide : le cœur ne ment jamais. Ce final apporte également une réponse au mystère qui entourait la femme fatale des précédents épisodes : elle se révèle être une agente infiltrée qui traquait Alonso depuis des années, bouclant ainsi la trilogie avec un twist digne des meilleurs thrillers.

    Une trilogie dédiée au plaisir pur

    Cette campagne en trois étapes a permis de repositionner l’Alfa Romeo Junior comme bien plus qu’un simple SUV compact électrique ou hybride :

    • Épisode 1 « Salesman » : Alonso y abandonne la logique pure pour écouter son intuition.
    • Épisode 2 « Cuore Matto » : Une célébration de la passion italienne sur fond de musique culte, où le design et le rythme se confondent.
    • Épisode 3 « Interrogation » : La preuve scientifique que l’émotion reste le moteur principal de l’expérience Alfa Romeo.

    L’Alfa Romeo Junior : La porte d’entrée émotionnelle

    Le Junior n’est pas seulement un nouveau modèle dans la gamme ; c’est le catalyseur d’une nouvelle génération d’Alfisti. Compact, sportif et audacieux, il s’adresse à ceux qui cherchent une voiture capable de parler au cœur autant qu’à la raison. Avec cette série de films, le Biscione rappelle que, malgré l’évolution des technologies, l’émotion de conduite reste le pilier central de son identité.

    Alors que Pedro Alonso s’apprête à faire vrombir les audiences sur Netflix avec la suite de Berlin, Alfa Romeo réussit son pari : transformer une campagne de communication en une véritable expérience narrative.


    Avez-vous suivi les trois épisodes de cette saga ? Trouvez-vous que Pedro Alonso incarne bien le renouveau et l’élégance rebelle d’Alfa Romeo ?

  • Carabinieri et Alfa Romeo : 75 ans d’histoire italienne réunis dans un ouvrage d’exception

    Carabinieri et Alfa Romeo : 75 ans d’histoire italienne réunis dans un ouvrage d’exception

    Le Musée Alfa Romeo d’Arese a accueilli aujourd’hui un événement mémorable : le lancement du livre Carabinieri and Alfa Romeo – for Italy. Cet ouvrage retrace soixante-quinze ans d’une collaboration institutionnelle et passionnée entre la marque au Biscione et l’Arme des Carabinieri, deux piliers de l’identité nationale italienne.

    L’événement s’est déroulé en présence du général Salvatore Luongo, commandant général des Carabinieri, de Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo, et de Lorenzo Ardizio, conservateur du Musée et co-auteur de l’œuvre.


    Un logo commémoratif pour un jubilé de platine

    À l’occasion de ce 75e anniversaire, un logo spécial a été dévoilé. Véritable synthèse symbolique, il intègre le chiffre 75 aux emblèmes iconiques des deux institutions : le Biscione d’Alfa Romeo et la Flamme des Carabinieri. Ce visuel accompagnera toutes les initiatives liées aux célébrations, illustrant des valeurs partagées telles que le courage, la discipline et le dévouement au bien commun.


    Cinq chapitres, une seule nation

    Publié par Giunti et Giorgio Nada Editore, le livre est structuré en cinq chapitres qui font correspondre l’évolution des modèles automobiles aux grandes étapes de l’histoire de la République italienne :

    • Chapitre 1 : Reconstruction et après-guerre – Inauguré par la 1900 M « Matta » de 1951, le premier tout-terrain Alfa Romeo à revêtir la livrée des Carabinieri.
    • Chapitre 2 : Le miracle économique – Porté par la Giulia Super de 1968, symbole d’élégance et de rapidité, qui a donné naissance au surnom mythique de « Gazzella ».
    • Chapitre 3 : Les Années de Plomb – Illustré par l’Alfetta 2.0 « Protetta » de 1979, une berline blindée utilisée pour les services d’escorte durant une période de conflits internes intenses.
    • Chapitre 4 : La lutte contre le crime organisé – Avec les Alfa 90 (1987) et Alfa 75 (1992), marquant une présence forte de l’État sur le territoire.
    • Chapitre 5 : Un horizon mondial – Couvrant les dernières décennies avec les 156, 159, Giulietta, Giulia, jusqu’aux récents Tonale (2023) et Stelvio (2025).

    Le témoignage des dirigeants

    « Alfa Romeo fait partie de l’inconscient collectif italien, tout comme les Carabinieri. Ce livre rend hommage à une alliance de longue date faite de confiance et de respect mutuel. » — Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo.

    Le général Salvatore Luongo a souligné que cette relation dépasse largement le cadre commercial : « Pour les citoyens, voir une « gazzelle » approcher signifie savoir qu’ils ne sont pas seuls. Ces véhicules incarnent visuellement la proximité de l’État avec la communauté ».


    L’exposition « Alfa Romeo en uniforme »

    Pour les passionnés de passage en Italie, le Musée d’Arese propose une section permanente intitulée « Alfa Romeo in Uniform ». Inaugurée en 2020, elle expose de nombreux modèles historiques mentionnés dans l’ouvrage, de la robuste « Matta » à la très haute performance Giulia Quadrifoglio actuellement utilisée pour les services spéciaux.

  • Alfa Romeo face au tournant Stellantis : Vers une stratégie de « sélectivité » accrue

    Alfa Romeo face au tournant Stellantis : Vers une stratégie de « sélectivité » accrue

    Le 21 mai 2026 à Détroit, Antonio Filosa présentera le nouveau plan industriel de Stellantis, un rendez-vous qui s’annonce décisif pour l’avenir d’Alfa Romeo au sein du groupe. Selon les informations rapportées, le groupe s’apprête à modifier la répartition de ses ressources entre ses 14 marques, privilégiant désormais une sélection plus nette des enseignes jugées prioritaires.

    Le pragmatisme avant tout : Les marques « piliers » favorisées

    Dans ce nouveau scénario, la majeure partie des investissements de Stellantis devrait se concentrer sur les marques générant les plus gros volumes et la plus forte rentabilité : Jeep, Ram, Peugeot et Fiat. Ces marques sont considérées comme les moteurs de la transition industrielle du groupe, capables de financer le développement des nouvelles technologies.

    Pour Alfa Romeo, cela ne signifie pas une fermeture ou une cession, mais une gestion beaucoup plus ciblée :

    • Focus géographique : Le Biscione abandonnerait la course à la présence globale pour se concentrer uniquement sur les marchés où il bénéficie d’une forte reconnaissance et d’un potentiel de marge élevé.
    • Objectif rentabilité : La marque doit désormais transformer son immense patrimoine historique en résultats économiques concrets.
    • Soutenabilité : L’ambition est de ramener Alfa Romeo à une dimension plus claire et cohérente avec son identité réelle.

    Synergies techniques : Entre économies et identité

    Pour réduire les coûts de recherche et développement, Alfa Romeo s’appuiera davantage sur les plateformes et technologies communes développées pour les marques principales du groupe. Toutefois, le défi sera de préserver l’âme de la marque. Pour éviter de devenir une simple « variante stylistique » de modèles existants, Alfa Romeo devra impérativement se différencier par :

    1. Un design exclusif et iconique.
    2. Des réglages dynamiques spécifiques.
    3. Une qualité perçue supérieure.

    « Le public du Biscione est particulièrement sensible à l’autenticité du produit et accepterait difficilement des modèles dépourvus d’une vraie empreinte sportive. »

    L’épreuve de maturité

    Le plan Filosa place Alfa Romeo devant un véritable test de maturité. Le futur de la marque ne dépendra plus seulement de son charme historique, mais de sa capacité à générer de la valeur au sein du portefeuille Stellantis grâce à une gamme plus efficiente et des investissements mieux ciblés.

  • Alfa Romeo Giulia et Stelvio : Un nouveau « Pack Performance » pour affûter le plaisir de conduire

    Alfa Romeo Giulia et Stelvio : Un nouveau « Pack Performance » pour affûter le plaisir de conduire

    Le Biscione continue de peaufiner ses modèles iconiques. Alfa Romeo vient d’annoncer l’introduction du nouveau « Pack Performance » pour la Giulia et le Stelvio. Ce programme, qui mise sur une synergie entre design exclusif, haute technologie et dynamique de conduite de pointe, est actuellement déployé à l’échelle européenne selon les marchés. Nous attendons désormais avec impatience les confirmations spécifiques et les tarifs pour le marché français.

    Une ambiance intérieure typée « Racing »

    L’habitacle de la Giulia et du Stelvio gagne en caractère avec ce pack. L’accent est mis sur une sportivité sophistiquée grâce à plusieurs éléments de design distinctifs :

    • Sellerie : Des sièges en cuir noir ornés de surpiqûres rouges.
    • Finitions : Des inserts en fibre de carbone et des détails rouges sur le tableau de bord, les panneaux de portes et l’accoudoir.

    Technologie sonore : L’immersion Harman Kardon

    Le Pack Performance ne se contente pas de flatter la vue ; il s’adresse aussi à l’ouïe avec un système audio Premium développé par Harman Kardon. Ce système de 900 watts s’appuie sur un amplificateur Classe D à 12 canaux et la technologie Logic 7® Surround pour une distribution sonore tridimensionnelle.

    La configuration matérielle est impressionnante :

    • 1 subwoofer pour des basses profondes (224 mm sur Stelvio, 180 x 270 mm sur Giulia).
    • 4 woofers de 160 mm pour un son corsé.
    • 5 haut-parleurs médiums de 80 mm pour une clarté naturelle des voix.
    • 4 tweeters de 25 mm pour des hautes fréquences cristallines.

    Dynamique de conduite : La suspension Synaptic Dynamic Control

    C’est sur le plan de la liaison au sol que ce pack révèle tout son intérêt technique. Il introduit la suspension électronique Synaptic Dynamic Control (SDC). Ce système ajuste la réponse des amortisseurs en temps réel via des valves électro-hydrauliques, modulant la force d’amortissement selon les conditions de route et le style de conduite.

    Le système est parfaitement intégré au sélecteur Alfa DNA :

    • Mode Dynamic : Priorité à la précision maximale avec un tarage plus ferme (modifiable d’une simple pression sur un bouton dédié).
    • Modes Natural et Advanced Efficiency : Calibration plus souple pour favoriser le confort et la fluidité au quotidien.

    L’ensemble de ces dispositifs est coordonné par le Chassis Domain Control (CDC), une unité centrale qui agit comme un « superviseur » pour harmoniser les systèmes de stabilité, la suspension adaptative et le différentiel autobloquant, garantissant ainsi un comportement toujours prévisible, sûr et engageant.


  • 24H du Mans 1933 : Nuvolari, sans freins, remporte le duel du siècle sur le fil

    24H du Mans 1933 : Nuvolari, sans freins, remporte le duel du siècle sur le fil

    En 1933, Alfa Romeo n’a plus besoin de battre les autres constructeurs. La marque est devenue si dominatrice qu’elle ne se bat plus que contre elle-même. Mais cette édition des 24 Heures du Mans va offrir au public le scénario le plus incroyable de l’histoire de l’avant-guerre, un duel fratricide qui se terminera par un écart infime de 401 mètres après 3 000 km de course !

    Le « Dream Team » face au tenant du titre

    Sur la grille de départ, une voiture attire tous les regards : l’Alfa Romeo 8C 2300 n°11. Son équipage est tout simplement royal. D’un côté, Raymond Sommer, le héros de l’édition 1932 (le fameux « Cœur de Lion »). De l’autre, la légende vivante, le « Mantouan Volant », Tazio Nuvolari. C’est sa première participation au Mans, et il compte bien ajouter ce trophée à son palmarès.

    Face à eux, dans l’Alfa n°8, on retrouve Luigi Chinetti (l’ancien coéquipier de Sommer !) associé à Philippe de Gunzbourg. La guerre psychologique est déclarée.

    Une course poursuite infernale

    La course se résume vite à un duel acharné entre la n°11 et la n°8. Les deux équipages battent le record du tour à la chaîne. Mais la mécanique s’en mêle. L’Alfa de Nuvolari et Sommer est victime d’une fuite de réservoir d’essence. Le règlement interdit de ravitailler trop souvent. L’équipe doit colmater la fuite avec les moyens du bord (du savon et du chewing-gum, dit la légende !) à chaque arrêt, faisant perdre un temps précieux.

    À chaque fois que la n°11 repart, Nuvolari et Sommer doivent cravacher comme des fous pour rattraper le retard sur Chinetti, qui gère sa course en tête.

    Le dernier tour sans freins

    Nous sommes dans la dernière heure. Tazio Nuvolari est au volant. Il a rattrapé Chinetti. Les deux Alfa Romeo roulent pare-chocs contre pare-chocs à plus de 200 km/h dans les Hunaudières.

    C’est là que le mythe s’écrit. Nuvolari s’aperçoit que ses freins lâchent. La pédale va au plancher. N’importe qui aurait levé le pied pour assurer la deuxième place. Pas Nuvolari. Il compense l’absence de freins par des rétrogradages violents et des glissades contrôlées.

    Dans le tout dernier tour, Chinetti commet une petite erreur (gêné par un retardataire ou fatigué par la pression). Il n’en faut pas plus. Nuvolari plonge, le double, et franchit la ligne d’arrivée avec seulement 9 secondes d’avance (environ 400 mètres) sur son rival.

    Le triplé et la gloire

    Ce final éblouissant offre à Alfa Romeo son troisième succès consécutif dans la Sarthe. Pour parachever le triomphe, la troisième marche du podium est aussi occupée par une 8C (celle de Lewis et Rose-Richards).

    Tazio Nuvolari a prouvé ce jour-là qu’il n’était pas seulement un sprinter de Grand Prix, mais un guerrier capable de gérer l’impossible sur 24 heures. Quant à l’Alfa 8C 2300, elle entre définitivement au panthéon des voitures invincibles.

  • L’Alfa Romeo Junior Veloce défie l’Enfer Vert : entre grip diabolique et sobriété forcée

    L’Alfa Romeo Junior Veloce défie l’Enfer Vert : entre grip diabolique et sobriété forcée

    Le Nürburgring n’est pas seulement le temple de la vitesse pure ; c’est aussi devenu, depuis la rentrée 2025, un laboratoire d’efficience pour les véhicules électriques. Nos confrères de L’argus se sont prêtés à un exercice insolite : engager l’Alfa Romeo Junior Veloce de 280 ch dans le « Green Challenge », une épreuve de régularité et de consommation au cœur du célèbre championnat RCN.

    Voici ce qu’il faut retenir de cette expérience où le « Cuore Sportivo » a dû composer avec la rigueur des kilowattheures.


    Le défi : Courir vite, mais « boire » peu

    L’objectif du Green Challenge est paradoxal. Il ne suffit pas de boucler six tours de la Nordschleife (20,8 km par tour) le plus rapidement possible ; il faut surtout ne pas dépasser une consommation totale de 27 kWh, soit une moyenne de 21,7 kWh/100 km.

    Pour le Junior Veloce et sa batterie de 51 kWh utiles, cela signifiait ne pas descendre sous les 27 % de jauge à l’arrivée.

    ParamètreDétails de l’épreuve
    VéhiculeAlfa Romeo Junior Veloce (100 % électrique, 280 ch)
    CircuitNürburgring Nordschleife (Boucle Nord)
    Consommation cible21,7 kWh/100 km (équivalent à 3 l/100 km en thermique)
    Contrainte batterieConsommation maximale de 53 % de la capacité totale

    Le Junior Veloce en piste : Un châssis qui en redemande

    Si la gestion de l’énergie a forcé le pilote, Mathieu Sentis, à brider sa vitesse de pointe (parfois seulement 105 km/h en montée pour rester dans la zone « éco »), le Junior Veloce a révélé son véritable tempérament dans les portions sinueuses.

    • Un grip impressionnant : Pour ne pas perdre d’élan et limiter les relances énergivores, l’équipage a dû maintenir une vitesse de passage en courbe élevée. À ce jeu, le SUV compact a montré un « sacré grip », permettant de doubler des petites GTI dans les virages… avant d’être inévitablement rattrapé en ligne droite.
    • Une gestion millimétrée : Accompagné de sa coéquipière Géraldine Gaudy, le pilote a dû jongler entre le chronomètre et le « power-mètre » pour stabiliser la consommation autour de 21 kWh/100 km.

    Le verdict : La tortue a eu raison du lièvre

    Malgré une exploitation parfaite de l’énergie disponible (arrivée au stand avec exactement 27 % de batterie restants), le Junior Veloce termine à la 5ème place.

    Le podium a finalement donné raison à des modèles plus sobres, notamment une Tesla Model 3 et une Volkswagen e-Golf. Fait notable pour les Alfistes : une Alfa Romeo Junior Elettrica de 156 ch, moins gourmande et équipée de pneus moins larges, a réussi à se hisser devant sa grande sœur de 280 ch.

    « Ce qui nous a manqué était en premier lieu… une auto plus sobre. »

    Cette immersion prouve que si le badge « Veloce » garantit un comportement routier de premier ordre sur le Ring, la victoire dans le monde de l’électrique de demain se jouera aussi sur le terrain de la finesse énergétique.


    Pensez-vous que ce type d’épreuve de régularité est le futur de la compétition client pour les modèles électriques de la marque ?