Le mythe de la « Lecciso » ne prend pas une ride. Pour la deuxième année consécutive, la légendaire Alfa Romeo Giulia Sprint 1600 GTA a été élue « Classique de l’Année » par les lecteurs du prestigieux magazine allemand Motor Klassik.
Dans la catégorie très disputée des « Classiques Italiennes », le coupé d’Arese a littéralement surclassé ses concurrents, dont des modèles de chez Ferrari et Lamborghini, en récoltant 34,2 % des voix sur les 17 000 participants au vote.
Le « A » de l’excellence : Alleggerita
Présentée pour la première fois en 1965, la GTA (pour Gran Turismo Alleggerita) n’était pas qu’une simple Giulia Sprint GT améliorée. C’était une véritable bête de course déguisée en voiture de série, conçue pour l’homologation en compétition.
- Poids plume : Grâce à une carrosserie en Peraluman (alliage d’aluminium, magnésium, zinc et manganèse) et l’utilisation de Plexiglas pour les vitres, Alfa Romeo avait réussi à gagner plus de 200 kg sur la balance.
- Cœur mécanique : Le moteur 1,6 litre à double arbre à cames en tête bénéficiait d’un double allumage (Twin Spark). Il développait 115 ch en version route et plus de 170 ch en version de course préparée par Autodelta.
- Détails iconiques : Jantes magnésium Campagnolo, poignées de portes en forme de boucles d’aluminium et, bien sûr, le célèbre trèfle à quatre feuilles (Quadrifoglio).
Une reine des circuits indétrônable
Si la GTA passionne autant en 2026, c’est aussi pour son palmarès qui a fait trembler l’Europe du sport automobile dans les années 60 :
- Championnat d’Europe de Tourisme : Titres pilotes en 1966 et 1967 avec le grand Andrea de Adamich, puis en 1969 avec Spartaco Dini.
- Domination totale : La marque a remporté le titre constructeur durant ces mêmes années, s’imposant sur des circuits mythiques comme le Nürburgring ou Monza.
Une rareté qui s’arrache à prix d’or
Produite à seulement 500 exemplaires environ, la GTA est aujourd’hui l’un des trophées les plus convoités par les collectionneurs internationaux.
À son lancement en 1965, elle coûtait 21 500 Marks (l’une des voitures les plus chères de l’époque). Aujourd’hui, un exemplaire d’origine en parfait état change de main pour des sommes dépassant allègrement les 200 000 euros. Comme le souligne Christine Schulze Tergeist (Stellantis Germany), ce prix est le reflet d’une passion qui ne faiblit pas : les fans allemands, pourtant entourés de marques locales prestigieuses, continuent de placer le design et l’audace technique d’Alfa Romeo au-dessus de tout.

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