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  • Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    L’année 1966 restera gravée dans l’histoire automobile comme le millésime d’or du roadster transalpin. En l’espace de quelques mois, l’Italie dévoilait deux cabriolets appelés à marquer des générations d’amateurs de conduite à ciel ouvert : l’Alfa Romeo Spider 1600 « Duetto » et la Fiat 124 Spider.

    Rivales directes en concession comme sur les routes de vacances pendant plus de deux décennies, ces deux icônes partageaient de nombreux points communs — à commencer par les ateliers de Pininfarina —, tout en cultivant des philosophies de conduite bien distinctes.

    Design : Deux chefs-d’œuvre signés Pininfarina

    Fait remarquable, les deux constructeurs ont confié le dessin de leur découvrable au même maître carrossier turinois. Pourtant, deux stylistes aux inspirations opposées ont forgé leur identité :

    • Alfa Romeo Spider (Franco Martinengo & Battista Pininfarina) : Une silhouette aérodynamique et sensuelle, caractérisée par sa proue plongeante en amande, ses flancs creusés et son arrière galbé en « os de seiche » (Osso di Seppia), avant d’adopter la poupe tronquée Coda Tronca en 1970.
    • Fiat 124 Spider (Tom Tjaarda) : Un dessin plus anguleux et classique, marqué par ses phares ronds légèrement renfoncés, ses hanches élégamment marquées au niveau des ailes arrière et une ligne de caisse tendue.

    Sous le capot : Bialbero Nord contre Twin-Cam Lampredi

    Sur le plan mécanique, le duel oppose deux légendes de l’ingénierie italienne :

    • Le Bialbero Alfa Romeo : Tout en aluminium, avec chambres de combustion hémisphériques et deux arbres à cames en tête entraînés par chaîne double. Décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000 cm³, il se distingue par des montées en régime hargneuses et une sonorité rauque et métallique reconnaissable entre mille.
    • Le Twin-Cam Fiat (conçu par Aurelio Lampredi) : Bloc fonte et culasse alu à double arbre à cames en tête entraînés par courroie crantée. Décliné de 1,4 l à 2,0 l (de 89 à 133 ch), ce moteur brille par sa vivacité, sa souplesse et sa remarquable régularité à haut régime.

    Les deux modèles proposaient de série une boîte manuelle à 5 rapports — une rareté et un luxe absolu au milieu des années 1960 face aux rivales britanniques (MGB, Triumph) limitées à 4 vitesses.

    Tableau comparatif des fiches techniques

    CaractéristiquesFiat 124 Spider (1.8 CS1) PDFAlfa Romeo Spider (2000 Veloce S2 / S4) PDF+ 1
    Période de production1966 – 1985 (200 000 ex.)1966 – 1993 (124 104 ex.)
    Moteur4-cylindres en ligne DOHC (1 756 cm³)4-cylindres en ligne DOHC (1 962 cm³)
    AlimentationCarburateur double-corps WeberDeux carburateurs double-corps / Injection
    Puissance maxi116 ch à 6 000 tr/min120 à 133 ch
    TransmissionPropulsion, boîte 5 rapportsPropulsion, boîte 5 rapports
    Poids à vide1 052 kg1 020 à 1 150 kg
    0 à 100 km/h~11,5 s~9,5 à 10,5 s
    Vitesse de pointe170 km/h190 à 195 km/h

    Comportement routier : Rigueur et grand tourisme vs sportivité pure

    Sur route sinueuse, les deux italiennes dévoilent des tempéraments complémentaires :

    • La Fiat 124 Spider joue la carte de la grande routière accessible et sécurisante. Très rigide grâce à ses bas de caisse épais, elle offre une excellente absorption des inégalités, un habitacle lumineux et une position de conduite plus ergonomique pour les conducteurs de grande taille.
    • L’Alfa Romeo Spider privilégie les sensations brutes. Avec son levier de vitesses émergeant directement de la console sans tringlerie déportée, son train avant précis et son pont arrière vivant qui se cale parfaitement à la remise des gaz, elle distille une émotion mécanique et un plaisir auditif incomparables.

    Le bilan : Deux visions de la Dolce Vita

    Si la Fiat 124 Spider a séduit les foules par sa polyvalence et sa ligne équilibrée, l’Alfa Romeo Spider conserve ce supplément d’âme, de noblesse mécanique et d’héritage sportif qui fait chavirer le cœur des puristes. Deux chefs-d’œuvre incontournables qui continuent de faire rêver les passionnés de roadsters classiques.

  • Cinéma : Quand Alfa Romeo autorisait le crash de sa 164 dans le chef-d’œuvre « Trois Couleurs : Bleu »

    Cinéma : Quand Alfa Romeo autorisait le crash de sa 164 dans le chef-d’œuvre « Trois Couleurs : Bleu »

    Dans l’histoire des relations entre les constructeurs automobiles et le 7ᵉ Art, les marques imposent généralement des clauses draconiennes : leurs modèles doivent toujours apparaître sous leur meilleur jour, triompher dans les poursuites et surtout ne jamais subir de défaillance mécanique.

    Pourtant, en 1993, Alfa Romeo a fait une entorse spectaculaire et pleine d’élégance à cette règle pour le chef-d’œuvre de Krzysztof Kieślowski, Trois Couleurs : Bleu (Couronné par le Lion d’or à Venise et trois César).

    La 164 : La monture d’un grand artiste au cœur du drame

    Dès les premières minutes du film, la caméra s’attarde sur une somptueuse Alfa Romeo 164 sillonnant une route de campagne brumeuse. À son bord se trouvent un compositeur de renom, son épouse Julie (Juliette Binoche) et leur jeune fille.

    Le choix de l’Alfa 164 pour ce couple d’intellectuels n’a rien d’un hasard : avec sa ligne en coin signée Pininfarina, ses optiques effilées et son habitacle luxueux, la grande berline milanaise incarnait le raffinement, le statut social et la sensibilité esthétique d’un artiste accompli.

    S’ensuit alors la scène charnière qui déclenche toute la quête de liberté du film : la sortie de route brutale du véhicule contre un arbre.

    Un mot d’esprit au générique de fin

    Si voir son fleuron haut de gamme accidenté à l’écran aurait fait fuir la plupart des services marketing, la direction d’Alfa Romeo a fait preuve d’une formidable ouverture d’esprit et d’un profond respect pour le cinéma d’auteur en accordant son autorisation officielle au réalisateur polonais.

    Pour saluer cette marque de confiance et dissiper avec humour toute confusion technique, Krzysztof Kieślowski a glissé une mention unique et savoureuse au générique final :

    « Nous remercions Alfa Romeo qui a autorisé la scène de l’accident à l’Alfa 164 dont la dynamique est bien sûr purement imaginaire. »

    Une confiance absolue dans les qualités de la berline d’Arese

    Cette précision souligne avec malice le décalage entre la fiction dramatique et la réalité technique. Lancée en 1987, l’Alfa 164 était une référence routière de son segment, réputée pour la précision chirurgicale de son train avant, l’endurance de son freinage à disques ventilés avec ABS et la sérénité de son comportement à haute vitesse.

    En acceptant que sa berline phare serve de catalyseur émotionnel à l’une des œuvres les plus poignantes du cinéma contemporain, Alfa Romeo a prouvé qu’elle était bien plus qu’un constructeur : une marque dotée d’une culture artistique et d’une classe incontestables.

  • Alain Delon et l’Alfa Romeo Giulietta Spider : L’éclat solaire du chef-d’œuvre « Plein Soleil »

    Alain Delon et l’Alfa Romeo Giulietta Spider : L’éclat solaire du chef-d’œuvre « Plein Soleil »

    Sorti en salle en 1960 et magistralement réalisé par René Clément, Plein Soleil — première adaptation cinématographique du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith — a propulsé Alain Delon au rang d’icône absolue du cinéma international. Dans la peau du machiavélique et séduisant Tom Ripley, l’acteur français crève l’écran sous la lumière éclatante de l’Italie du Sud.

    Au cœur de cette atmosphère de Dolce Vita, de liberté insouciante et de noirceur psychologique, une monture emblématique accompagne les déambulations de la jeunesse dorée : une splendide Alfa Romeo Giulietta Spider.

    L’incarnation de la jeunesse dorée et de la Dolce Vita

    Dans le décor somptueux de la côte tyrrhénienne, entre Rome, Naples et les îles parthénopéennes (Ischia et Procida), l’Alfa Romeo Giulietta Spider appartenant à Philippe Greenleaf (Maurice Ronet) et conduite par Tom Ripley (Alain Delon) devient bien plus qu’un simple moyen de transport :

    • Le symbole d’un statut social convoité : Brillante, sportive et décapotée, l’Italienne incarne l’oisiveté luxueuse, l’aisance financière et le charme irrésistible après lesquels court éperdument le personnage de Ripley.
    • Le souffle de la liberté italienne : Cheveux au vent sur les routes sinueuses du littoral et dans les ruelles pavées italiennes, les virées à son bord cristallisent l’insouciance d’une époque dorée avant que le drame ne se noue en haute mer.

    L’Alfa Romeo Giulietta Spider : Le coup de crayon magique de Pininfarina

    Dévoilée au milieu des années 1950 à l’initiative de l’importateur américain Max Hoffman, la Giulietta Spider (Type 750/101) s’est imposée comme l’un des plus grands chefs-d’œuvre de la carrosserie italienne :

    • Un dessin signé Battista « Pinin » Farina : Avec ses galbes sensuels, sa calandre Scudetto parfaitement proportionnée et sa poupe fuselée, le Spider transcende les époques par sa grâce et son équilibre parfait.
    • Le mythique 4-cylindres Bialbero : Sous le capot, le petit bloc en aluminium de 1 290 cm³ à double arbre à cames en tête délivre une sonorité enjouée, des montées en régime franches et une agilité remarquable grâce au poids plume de l’auto (environ 860 kg).

    Un mythe immortalisé sur pellicule

    En mariant la beauté magnétique d’un Alain Delon âgé de 24 ans aux lignes pures de la Giulietta Spider, Plein Soleil a offert à la marque au Biscione l’une de ses apparitions les plus envoûtantes du 7ᵉ Art. Une symbiose parfaite entre le chic méditerranéen et la passion automobile milanaise.

  • L’incroyable croisière du paquebot Raffaello : Quand Alfa Romeo lançait le Duetto en vert, blanc, rouge vers l’Amérique

    L’incroyable croisière du paquebot Raffaello : Quand Alfa Romeo lançait le Duetto en vert, blanc, rouge vers l’Amérique

    En mai 1966, l’histoire de la communication automobile basculait dans une autre dimension. Pour orchestrer le lancement américain de l’héritière de la Giulietta Spider — le tout nouvel Alfa Romeo Spider 1600, bientôt immortalisé sous le nom de « Duetto » —, le président d’Alfa Romeo Giuseppe Luraghi et ses équipes imaginèrent une opération sans précédent : affréter un palace flottant à travers l’Atlantique et hisser trois cabriolets italiens sur le pont d’un navire de légende.

    Retour sur une traversée mythique qui a inventé, avec plus d’une décennie d’avance, la promotion mondiale du Made in Italy.

    1 300 VIP et trois Spider sur le pont du transatlantique Raffaello

    Pour succéder à l’iconique Giulietta Spider née de la vision de l’importateur new-yorkais Max Hoffman, Alfa Romeo savait qu’une simple présentation en concession ne suffirait pas. La marque milanaise organisa donc une croisière de grand luxe à bord du fleuron de la marine italienne : le paquebot SS Raffaello.

    Parti de Gênes à destination de New York, le navire fit d’abord escale à Cannes, en plein Festival International du Film, avant de fendre les flots de l’océan avec près de 1 300 invités triés sur le volet : stars du grand écran (Vittorio Gassman, Rossella Falk), gloires de l’art lyrique (la soprano Anna Moffo), grands industriels et figures de la mode internationale.

    Pendant toute la traversée, le spectacle était à ciel ouvert : trois Alfa Romeo Spider neufs étaient exposés directement sur le pont supérieur du navire. Arborant respectivement une livrée verte, blanche et rouge, les trois bolides formaient un drapeau tricolore éclatant face aux embruns marins, affirmant avec panache le génie esthétique et mécanique de l’Italie.

    Le chef-d’œuvre « Osso di Sepia » de Battista Pininfarina

    Dévoilé quelques semaines plus tôt au Salon de Genève 1962, ce cabriolet représentait la dernière œuvre supervisée par le maestro Battista « Pinin » Farina avant sa disparition.

    • Une ligne ellipsoïdale unique : Ses extrémités avant et arrière arrondies, ses flancs galbés et sa ligne de caisse plongeante lui valurent immédiatement en Italie le surnom poétique d’« Osso di Sepia » (os de seiche).
    • Les dessous de la Giulia : Reposant sur une plateforme raccourcie de Giulia (empattement de 2 250 mm), l’auto abritait le noble 4-cylindres double arbre Bialbero de 1 570 cm³ développant 108 ch.
    • Un poids plume : Affichant moins de 1 000 kg sur la balance, le Spider filait à plus de 185 km/h avec une agilité et un équilibre remarquables.

    Pour baptiser la belle, Alfa Romeo avait lancé un grand concours auprès des passionnés. Si le nom Duetto remporta tous les suffrages, un conflit de marque avec un biscuit chocolaté italien contraignit l’usine à la commercialiser sous l’appellation officielle de Spider 1600. Dans le cœur des Alfistes, elle restera à jamais le Duetto.

    Le coup de foudre des légendes : De Steve McQueen à Muhammad Ali

    Dès son arrivée sur le sol américain après l’épopée du Raffaello, le Spider déclencha un engouement immédiat auprès des pilotes et des célébrités :

    • Steve McQueen : Invité par le magazine Sports Illustrated à essayer l’un des tout premiers modèles débarqués aux États-Unis à l’été 1966, l’acteur et pilote chevronné résuma l’esprit de l’auto en une formule passée à la postérité : « C’est une voiture qui pardonne beaucoup. Et très jolie en plus. »
    • Dustin Hoffman : En 1967, le film culte Le Lauréat (The Graduate) propulsa le Duetto rouge au rang d’icône absolue du 7ᵉ Art, fendant l’asphalte californien sur les harmonies de Simon & Garfunkel.
    • Muhammad Ali : Le légendaire champion du monde des poids lourds succomba lui aussi au charme du cabriolet milanais, faisant graver sur sa plaque d’immatriculation la formule inspirée de son célèbre leitmotiv : « Ali Bee » (flotter comme un papillon, piquer comme une abeille).

    Une saga de 28 ans et 124 000 exemplaires

    De l’originel « Os de seiche » (1966) à la « Coda Tronca » à poupe tronquée (1969), puis de l’« Aerodinamica » (1983) à l’élégante Série 4 (1989), l’Alfa Romeo Spider a traversé quatre générations et 28 années de production ininterrompue, totalisant plus de 124 000 exemplaires.

    Il demeure à ce jour le modèle à la plus longue longévité de toute l’histoire d’Alfa Romeo, dont l’épopée internationale débuta un jour de mai 1966 sur le pont d’un paquebot en route vers le Nouveau Monde.

  • Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Dans son numéro estival, le magazine Auto Plus Classiques met à l’honneur une icône injustement restée dans l’ombre des mythiques coupés Bertone, Spider Duetto et berlines Giulia : l’Alfa Romeo Berlina 1750 de 1971.

    Titré en grand « Que du bonheur ! », cet essai panoramique complet ne tarit pas d’éloges sur la grande berline d’Arese, saluant un modèle qui réussit le tour de force de concilier le caractère hargneux du légendaire moteur Bialbero avec un niveau de confort digne des meilleures routières de son époque.

    Une grande familiale au cœur de sportive

    Née à la fin des années 1960 pour coiffer la gamme au-dessus de la Giulia (apparue en 1962), la Berlina 1750 s’allonge de 28 cm (pour atteindre 4,39 m) et voit son empattement étiré de 6 cm. L’objectif d’Alfa Romeo était clair : offrir une véritable familiale capable d’accueillir confortablement cinq occupants et leurs bagages grâce à un coffre généreux de 481 litres.

    Pourtant, sous cette silhouette bourgeoise aux flancs lisses dessinée par Pininfarina, le cœur d’Alfa Romeo bat plus fort que jamais.

    Le verdict d’Auto Plus Classiques :

    « Une familiale qui sait se faire aimer ! Bien sûr, elle peut accueillir à son bord cinq occupants dans un confort surprenant. Et surtout, elle conserve toute la saveur d’une mécanique de choix, et offre un comportement routier équilibré, des plus rassurants. »

    Le Bialbero 1750 : Une mélodie envoûtante au quotidien

    Sous le long capot avant, le 4-cylindres en ligne double arbre à cames en tête de 1 779 cm³ alimenté par deux carburateurs double-corps développe 118 ch DIN à 5 500 tr/min.

    Associé à une boîte manuelle à 5 rapports et à une transmission aux roues arrière, ce bloc permet à la Berlina d’atteindre 180 km/h en pointe et d’abattre le 1 000 mètres départ arrêté en 32,8 secondes. Le journaliste souligne la souplesse remarquable du moteur, capable de reprendre avec douceur tout en délivrant cette bande-son grave et rageuse si chère aux Alfistes dès que l’on sollicite l’accélérateur.

    L’habitacle réserve lui aussi de belles pépites d’époque :

    • Une planche de bord raffinée garnie de bois véritable.
    • La console centrale inclinée vers le conducteur, accueillant quatre manomètres (eau, huile, jauge, montre), une disposition ergonomique qu’Alfa Romeo avait adoptée bien avant d’autres marques allemandes.
    • Un levier de vitesses oblique jaillissant directement de la console, offrant un guidage franc et direct.
    • Quatre freins à disque assurant un freinage mordant et efficace pour l’époque.

    Fiche Technique : Alfa Romeo Berlina 1750 (1971)

    • Moteur : 4 cylinders en ligne, double arbre à cames en tête, 8 soupapes, 1 779 cm³
    • Alimentation : 2 carburateurs double-corps
    • Puissance maxi : 118 ch DIN à 5 500 tr/min
    • Couple maxi : 172 Nm à 2 900 tr/min
    • Transmission : Propulsion, boîte manuelle à 5 vitesses
    • Poids à vide : 1 100 kg
    • Vitesse maximale : 180 km/h
    • Production totale (1968-1977) : 191 720 exemplaires (dont 101 880 en version 1750 et 89 840 en version 2000)

    Cote & Marché : L’un des secrets les mieux gardés du collectionneur

    La cote de la Berlina 1750 est restée longtemps sous-estimée par rapport aux coupés et spiders de la marque, ce qui en fait aujourd’hui une opportunité de premier ordre pour accéder au patrimoine d’Arese :

    État du véhiculeCote estimée
    À restaurer8 000 €
    À réviser / Bon état14 000 €
    Prête à rouler / Concours20 000 €

    En conclusion, la rédaction d’Auto Plus Classiques attribue à la Berlina 1750 son label « Je craque sans aucune hésitation », saluant une auto polyvalente, attachante et particulièrement désirable. Une preuve de plus que les berlines d’Arese possèdent une âme unique !

  • Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Dans le panthéon des designers automobiles italiens, Enrico Fumia occupe une place singulière. Né à Turin en 1948, cet ingénieur aéronautique de formation — diplômé du Politecnico de Turin en 1976 avec une thèse expérimentale sur l’aérodynamique validée dans la soufflerie Pininfarina — a marqué d’une empreinte indélébile le style d’Alfa Romeo.

    Bien qu’il ait mené une brillante carrière managériale chez Pininfarina (dont il est devenu Vice-Directeur Général) plutôt que d’y être un styliste officiel, sa liberté créative lui a permis de signer quelques-uns des plus grands chefs-d’œuvre de la marque milanaise. Du renouveau de la 164 au coup de génie du duo GTV/Spider 916, retour sur le parcours d’un homme qui a su lier la rigueur de l’air à la beauté du métal.

    La connexion secrète avec l’Alfa Montreal dès 1966

    La vocation d’Enrico Fumia pour le dessin automobile remonte à sa plus tendre enfance. Dès l’âge de 15 ans, il fait évaluer ses dessins par la maison Pininfarina. C’est là qu’il rencontre Franco Martinengo, alors directeur du centre de style de Grugliasco, qui lui conseille de s’orienter vers des études universitaires plutôt que vers les écoles de design de l’époque.

    En 1966, le jeune Fumia se fait remarquer en remportant le prestigieux concours Grifo d’Oro Bertone (dans la catégorie Juniors) grâce à son projet futuriste baptisé « Linea 18 ». Un triomphe inattendu face à une concurrence féroce (seuls 1 069 projets furent admis sur plus de 5 000 inscrits). Ce n’est que bien plus tard que l’étudiant découvrira un détail fascinant : les gabarits techniques imposés par Bertone pour le concours étaient en réalité ceux de la future Alfa Romeo Montreal, qui ne sera révélée au public qu’en 1967.

    De l’« Albertina » à la 164 : La berline qui devait être une BMW

    Après son embauche chez Pininfarina en juillet 1976, Fumia propose régulièrement ses idées sous l’œil bienveillant de Leonardo Fioravanti. Son premier projet d’envergure, mené à 100 %, est l’Audi Quartz (présentée au Salon de Genève 1981). Ce concept-car révolutionnaire sur base d’Ur-Quattro fait appel à des matériaux d’avant-garde (Kevlar, carbone, plexiglas) et introduit pour la première fois des projecteurs polyellipsoïdaux totalement inédits développés avec Carello.

    Cette expérience technique va directement servir la création de l’Alfa Romeo 164. À l’origine, Pininfarina travaillait sur deux projets internes de berlines à propulsion : « Alberto » et sa déclinaison plus petite « Albertina » (portant le code interne 154). Enrico Fumia révèle d’ailleurs une anecdote surprenante : avant de devenir une Alfa, ce dessin avait été initialement proposé à BMW pour un projet de berline resté sans suite.

    Lorsque Alfa Romeo décide de s’associer au projet de plateforme commune « Tipo 4 » (qui donnera naissance aux Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000 dessinées par Giugiaro), la direction du Biscione demande à Pininfarina d’adapter le projet de l’« Albertina 154 » sur ce nouveau châssis à traction avant. Après quelques ajustements validés par Fioravanti, le dessin final réinterprété par Fumia est choisi pour devenir la prestigieuse Alfa Romeo 164.

    Le sauvetage esthétique du Duetto (Série 4)

    À la fin des années 1980, le mythique Spider Alfa Romeo (dérivé du Duetto) est en fin de course, lourdement pénalisé sur le plan esthétique par les contraintes réglementaires américaines. Enrico Fumia ne cache pas son aversion pour les versions de l’époque :

    « La dernière version jusqu’alors ne m’avait jamais plu : alourdie et enlaidie par ces pare-chocs « USA » et le spoiler noir. »

    Chargé de réaliser un ultime restylage pour prolonger la production à l’usine de Grugliasco, Fumia s’inspire de la stratégie de Porsche pour le marché américain. Il dessine des boucliers entièrement intégrés et peints de la même couleur que la carrosserie. Ce coup de pinceau salvateur redonne de l’homogénéité et de la pureté à la silhouette du Spider Série 4, lui permettant de finir sa longue carrière en beauté en revenant visuellement à la pureté de ses origines.

    GTV et Spider 916 : L’art du design intemporel

    Le chef-d’œuvre absolu d’Enrico Fumia pour Alfa Romeo reste sans conteste le duo GTV et Spider (génération 916). Pour ce projet mené sous l’égide de Fiat, l’objectif de Fumia était de recréer le célèbre binôme historique Giulietta Spider et Sprint.

    Pour façonner cette ligne agressive et acérée, Fumia conçoit d’abord le Spider, puis le Coupé. Il intègre plusieurs éléments stylistiques forts :

    • Les phares « goutte d’eau » : Il réutilise l’idée des optiques polyellitiques de l’Audi Quartz, logées sous deux petites ouvertures circulaires sur le capot.
    • La ligne de flanc : Il sculpte une profonde nervure plongeante, directement inspirée de la « gouttière » de la 164, qui vient mourir de manière fonctionnelle pour délimiter le couvre-capote du Spider.
    • Le bandeau lumineux arrière : Fumia avait initialement dessiné deux feux traditionnels aux extrémités. C’est la direction d’Alfa Romeo qui lui a demandé d’intégrer un bandeau optique traversant et un écusson avant profondément enfoncé à l’image de la 164, afin d’unifier la signature visuelle de la marque.

    Le résultat est une silhouette d’une modernité telle qu’elle n’a pas pris une ride aujourd’hui, Fumia lui-même qualifiant le duo 916 d’« intemporel » par rapport à la 164.

    Après avoir signé la célèbre Ferrari F90 pour le Sultan de Brunei en 1988, Enrico Fumia quittera Pininfarina pour prendre la direction du Centro Stile Lancia, où il dessinera l’une des citadines italiennes les plus vendues de l’histoire, la Ypsilon, avant de concevoir l’intérieur de la Maserati 3200 GT. Mais pour les Alfistes, il restera à jamais l’homme qui a su redonner au Biscione sa posture de prédateur de la route.

  • Revue de Presse : L’Alfa Romeo GTV (916) sacrée parmi les 50 meilleures voitures des années 90 par Top Gear

    Revue de Presse : L’Alfa Romeo GTV (916) sacrée parmi les 50 meilleures voitures des années 90 par Top Gear

    Le magazine britannique Top Gear, dans son édition de juin 2026, vient de publier un dossier exceptionnel : le classement des 50 meilleures voitures des années 1990. Dans cette décennie dorée pour l’automobile, où les sensations de conduite primaient encore sur les écrans tactiles, une italienne au charme magnétique ne pouvait manquer à l’appel.

    C’est avec une immense fierté que nous retrouvons l’Alfa Romeo GTV (type 916) en bonne position dans ce top 50, confirmant son statut de futur classique incontournable.

    Une 38e place devant des icônes

    L’Alfa Romeo GTV se hisse à la 38e place de ce classement prestigieux. Pour mesurer la performance, il faut regarder qui elle devance : le coupé milanais finit devant l’Audi S8 (#50), l’Aston Martin DB7 (#49), sa cousine la Fiat Coupé (#47) ou encore la BMW Z3 (#40).

    « Mamma Mia » : Le verdict de Top Gear

    Le texte accompagnant le choix de la rédaction est sans équivoque sur le caractère émotionnel de la voiture. Top Gear résume l’expérience GTV avec cet humour britannique teinté d’admiration :

    « On ne fait pas plus Alfa que cela. Le GTV était d’une beauté stupéfiante, génial à conduire et… disons, pas spécialement porté sur le fait de fonctionner correctement en permanence. »

    Le magazine s’amuse à rappeler l’image d’Épinal du propriétaire sur le bas-côté, maudissant Jeremy Clarkson de l’avoir convaincu d’en acheter une. Mais la conclusion est imparable : « Mais quand elle fonctionne ? Mamma mia. »

    Un design qui ne vieillit pas

    Vingt-cinq ans plus tard, le coup de crayon d’Enrico Fumia (Pininfarina) reste l’un des points forts soulignés par le magazine. Avec son profil en coin, ses optiques circulaires minimalistes et sa ligne de caractère ascendante, le GTV 916 incarne cette « beauté fatale » que seule Alfa Romeo sait produire.

    La cote monte

    Côté finances, Top Gear note une évolution intéressante des prix. Proposée aux alentours de 20 000 £ lors de sa sortie au Royaume-Uni, une belle unité s’échange aujourd’hui contre deux fois moins cher (pour des versions soignées, notamment les V6 « Busso »). Un investissement plaisir qui, selon le classement, ne risque pas de dévaluer tant la voiture devient rare sur nos routes.

    Le podium des années 90

    Pour rappel, ce classement dominé par la passion place la McLaren F1 sur la première marche du podium, suivie de la Ferrari F50 et de la BMW M5 (E39). Voir notre GTV figurer dans une liste incluant de tels monstres sacrés prouve que le style et l’âme d’une Alfa Romeo traversent les époques sans prendre une ride.

    Alfistes, à vos garages : votre GTV est officiellement l’un des « Greatest » de l’histoire !

  • Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Certaines voitures sont faites pour aller vite, d’autres sont faites pour vivre. L’Alfa Romeo Spider, lancé en 1966, est l’incarnation même de la joie de vivre à l’italienne. Pendant près de trois décennies, ce cabriolet a traversé les époques sans jamais prendre une ride, devenant l’archétype du roadster indémodable.

    Mais tout a commencé avec une forme étrange et un surnom trouvé par le public.

    L’Os de Seiche de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève 1966, le Spider remplace la Giulietta Spider. Son design est signé par la maison Pininfarina. C’est d’ailleurs le tout dernier projet supervisé personnellement par le fondateur, Battista « Pinin » Farina, avant sa mort.

    La ligne est surprenante pour l’époque. L’avant est arrondi, les flancs sont convexes, et surtout, l’arrière se termine en pointe douce, comme un galet poli par la mer. Les Italiens lui donneront très vite un surnom affectueux : « Osso di Seppia » (Os de seiche). Quant au nom officiel « Duetto », il est issu d’un grand concours public organisé par Alfa Romeo. Il évoque le plaisir de rouler à deux, en duo, en harmonie avec la machine.

    Mrs. Robinson et la gloire américaine

    Si le Duetto est devenu une icône mondiale, il le doit à un jeune acteur inconnu et à une bande originale de Simon & Garfunkel. En 1967 sort le film « Le Lauréat » (The Graduate). On y voit Dustin Hoffman, alias Benjamin Braddock, traverser la Californie au volant d’un Spider 1600 rouge. L’impact est colossal. L’Amérique tombe amoureuse de cette petite voiture italienne nerveuse et élégante. Aux États-Unis, le Spider ne s’appelle plus le Duetto, il devient « la voiture du Lauréat ». Les ventes explosent outre-Atlantique.

    Une mécanique brillante

    Sous cette robe de star se cache une mécanique sérieuse, dérivée de la Giulia. Le moteur est le fameux 1600 cm³ double arbre tout alu de 109 chevaux, couplé à une boîte 5 vitesses (rare à l’époque) et quatre freins à disques. Le Spider n’est pas un monstre de puissance, mais il est vif, sonore et incroyablement communicatif. C’est la voiture parfaite pour flâner sur la Riviera ou la Pacific Coast Highway.

    Une longévité record

    Le concept du Spider était si réussi qu’Alfa Romeo l’a gardé au catalogue pendant 27 ans (de 1966 à 1993) ! Il a connu quatre évolutions majeures :

    1. L’Osso di Seppia (1966-1969) : L’original avec l’arrière rond.
    2. Coda Tronca (1970-1982) : L’arrière est coupé net (Kamm tail) pour l’aérodynamisme.
    3. Aerodinamica (1983-1989) : L’époque des spoilers et ailerons en caoutchouc (moins aimée des puristes).
    4. Série 4 (1990-1993) : Le retour aux sources avec une ligne épurée, dessinée pour clore la saga en beauté.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le Duetto « Osso di Seppia » est le plus recherché des collectionneurs pour sa pureté originelle. Il représente une époque insouciante, où le seul but d’un trajet en voiture était de sentir le soleil sur son visage et d’écouter le double arbre chanter.

  • Duetto Day : Monterey 2026 célèbre les 60 ans de l’icône Alfa Romeo

    Duetto Day : Monterey 2026 célèbre les 60 ans de l’icône Alfa Romeo

    Le samedi 15 août 2026, la péninsule de Monterey en Californie deviendra l’épicentre de la passion automobile italienne. À l’occasion de la célèbre Monterey Car Week, un événement unique baptisé Duetto Day rendra hommage aux six décennies de l’Alfa Romeo Spider « Duetto », l’une des créations les plus emblématiques signées Pininfarina.

    Organisée par Pininfarina en collaboration avec le Concorso Italiano et le Monterey Motorsports Festival (MMF), cette journée rassemblera collectionneurs et passionnés du monde entier pour célébrer l’élégance intemporelle de ce roadster mythique.


    Le programme de la journée du 15 août 2026

    Le Duetto Day proposera un parcours exclusif mêlant expositions prestigieuses et conduite sur les routes côtières :

    • Matinée au Concorso Italiano : Les Duetto seront exposés dans une zone dédiée célébrant les 60 ans du modèle. À la mi-journée, le Concorso Italiano Duetto Award récompensera un exemplaire exceptionnel présent sur la pelouse.
    • Après-midi en convoi : Les participants quitteront le Concorso en convoi pour rejoindre le Monterey Motorsports Festival. Les voitures y seront présentées lors d’une exposition festive au milieu de milliers de spectateurs.
    • Soirée à Cannery Row : La journée se clôturera face à la baie de Monterey avec un événement exclusif Pininfarina. Durant la soirée, Paolo Dellachà, CEO de Pininfarina, remettra le Pininfarina Duetto Award au propriétaire de l’exemplaire le mieux préservé.

    L’Alfa Romeo Duetto : Une icône du design et du cinéma

    Lancée en 1966, l’Alfa Romeo Spider a été produite jusqu’en 1994 à travers quatre séries distinctes. Son design révolutionnaire, caractérisé par une forme lenticulaire et surnommé « osso di seppia » (os de seiche), reste l’un des plus grands succès de distribution mondiale pour la marque au Biscione à l’époque de l’après-guerre.

    Bien que le nom « Duetto » soit issu d’un concours et n’ait jamais été officiellement adopté pour des raisons légales, il est resté gravé dans la mémoire collective comme le synonyme même du Spider. La voiture est devenue une star internationale grâce au film Le Lauréat (The Graduate), où elle était conduite par Dustin Hoffman sur les routes de Californie, immortalisant ainsi son image de liberté et d’élégance à l’italienne.


    Comment participer ?

    Tous les propriétaires d’Alfa Romeo Duetto sont invités à s’inscrire pour participer à ce rassemblement historique.

    • Inscription : Contactez l’organisation par email à info@internationalcarweek.com.
    • Privilège : Les 15 premiers propriétaires inscrits recevront un cadeau commémoratif spécial offert par Pininfarina.

    Pensez-vous que le design du Spider Duetto reste, même 60 ans plus tard, le plus beau jamais réalisé pour un cabriolet italien ?

  • L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    Il y a soixante ans, au Salon de Genève 1966, Alfa Romeo présentait celle qui allait devenir l’icône absolue de la « dolce vita » mécanique : la 1600 Spider. Plus connue sous son surnom immortel de « Duetto », elle fête en 2026 ses six décennies d’existence. Avec 28 ans de carrière ininterrompue et plus de 124 000 exemplaires produits, elle demeure le modèle le plus longuement fabriqué et le plus diffusé de l’histoire du Biscione.

    Pour célébrer cet anniversaire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a lancé les festivités le dimanche 19 avril dernier avec une parade spectaculaire et une exposition inédite.


    Arese devient le temple du Spider jusqu’en décembre 2026

    Le Musée d’Arese a inauguré l’exposition temporaire « Spider est Alfa Romeo ». Ce projet unique, intégré au nouveau pôle d’excellence BOTTEGAFUORISERIE, permet aux Alfisti d’exposer leurs propres véhicules aux côtés de la collection officielle.

    L’exposition évoluera au fil de l’année 2026 en quatre phases thématiques :

    • Avril – Juin : Focus sur la 1ère série dite « os de seiche ».
    • Juillet – Août : Honneur à la « coda tronca » (2ème série).
    • Septembre – Octobre : Place à la version « aérodynamique » (3ème série).
    • Novembre – Décembre : Clôture avec la 4ème série (le restylage de 1990).

    La genèse d’un chef-d’œuvre signé Pininfarina

    Succéder à la Giulietta Spider n’était pas une mince affaire. Alfa Romeo a confié cette mission au crayon magistral de Pininfarina. Basée sur la mécanique de la Giulia Sprint GT (avec un empattement réduit à 2 250 mm), la Spider héritait de solutions de pointe : propulsion, boîte cinq rapports et quatre freins à disque.

    Avec seulement 990 kg sur la balance, elle affichait une vitesse de pointe de 185 km/h, propulsée par le mythique quatre cylindres double arbre décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000.

    Pourquoi « Duetto » ?

    Bien que ce nom ne soit jamais devenu officiel en raison de problèmes de droits de marque, il a été choisi par le public lors d’un concours au lancement. Le surnom est resté gravé dans la mémoire collective, porté par un lancement hollywoodien : une croisière sur le paquebot Raffaello entre Gênes et New York en 1966, avec des essais en mer pour les VIP. Sa carrière cinématographique, notamment dans Le Lauréat, a achevé de la transformer en star mondiale.


    Quatre séries, une seule âme

    SériePériodeSurnom / Particularité
    1ère1966–1969« Os de seiche » : Formes arrondies, la plus recherchée.
    2ème1969–1982« Coda tronca » : Arrière coupé, la plus vendue (près de 50 000 unités).
    3ème1983–1989« Aérodynamique » : Influence de la soufflerie, pare-chocs intégrés.
    4ème1989–1994« Série IV » : Retour aux lignes fluides et épurées.

    Alfa Romeo Classiche : Faire revivre la légende

    Aujourd’hui, la Duetto est la reine des Officine Classiche de Turin. Pour les propriétaires souhaitant préserver ce patrimoine, Alfa Romeo propose trois services d’excellence :

    1. Certificat d’Origine : Vérification de la configuration d’usine via le numéro de châssis.
    2. Certification d’Authenticité : Inspection technique rigoureuse pour garantir l’originalité des composants.
    3. Restauration : Entretien ou remise à neuf complète selon les spécifications d’origine par les mains qui ont conçu ces voitures.

    Le Spider Duetto n’est pas seulement un souvenir ; c’est une source d’inspiration active pour les futurs modèles du Biscione.