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  • Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    L’année 1966 restera gravée dans l’histoire automobile comme le millésime d’or du roadster transalpin. En l’espace de quelques mois, l’Italie dévoilait deux cabriolets appelés à marquer des générations d’amateurs de conduite à ciel ouvert : l’Alfa Romeo Spider 1600 « Duetto » et la Fiat 124 Spider.

    Rivales directes en concession comme sur les routes de vacances pendant plus de deux décennies, ces deux icônes partageaient de nombreux points communs — à commencer par les ateliers de Pininfarina —, tout en cultivant des philosophies de conduite bien distinctes.

    Design : Deux chefs-d’œuvre signés Pininfarina

    Fait remarquable, les deux constructeurs ont confié le dessin de leur découvrable au même maître carrossier turinois. Pourtant, deux stylistes aux inspirations opposées ont forgé leur identité :

    • Alfa Romeo Spider (Franco Martinengo & Battista Pininfarina) : Une silhouette aérodynamique et sensuelle, caractérisée par sa proue plongeante en amande, ses flancs creusés et son arrière galbé en « os de seiche » (Osso di Seppia), avant d’adopter la poupe tronquée Coda Tronca en 1970.
    • Fiat 124 Spider (Tom Tjaarda) : Un dessin plus anguleux et classique, marqué par ses phares ronds légèrement renfoncés, ses hanches élégamment marquées au niveau des ailes arrière et une ligne de caisse tendue.

    Sous le capot : Bialbero Nord contre Twin-Cam Lampredi

    Sur le plan mécanique, le duel oppose deux légendes de l’ingénierie italienne :

    • Le Bialbero Alfa Romeo : Tout en aluminium, avec chambres de combustion hémisphériques et deux arbres à cames en tête entraînés par chaîne double. Décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000 cm³, il se distingue par des montées en régime hargneuses et une sonorité rauque et métallique reconnaissable entre mille.
    • Le Twin-Cam Fiat (conçu par Aurelio Lampredi) : Bloc fonte et culasse alu à double arbre à cames en tête entraînés par courroie crantée. Décliné de 1,4 l à 2,0 l (de 89 à 133 ch), ce moteur brille par sa vivacité, sa souplesse et sa remarquable régularité à haut régime.

    Les deux modèles proposaient de série une boîte manuelle à 5 rapports — une rareté et un luxe absolu au milieu des années 1960 face aux rivales britanniques (MGB, Triumph) limitées à 4 vitesses.

    Tableau comparatif des fiches techniques

    CaractéristiquesFiat 124 Spider (1.8 CS1) PDFAlfa Romeo Spider (2000 Veloce S2 / S4) PDF+ 1
    Période de production1966 – 1985 (200 000 ex.)1966 – 1993 (124 104 ex.)
    Moteur4-cylindres en ligne DOHC (1 756 cm³)4-cylindres en ligne DOHC (1 962 cm³)
    AlimentationCarburateur double-corps WeberDeux carburateurs double-corps / Injection
    Puissance maxi116 ch à 6 000 tr/min120 à 133 ch
    TransmissionPropulsion, boîte 5 rapportsPropulsion, boîte 5 rapports
    Poids à vide1 052 kg1 020 à 1 150 kg
    0 à 100 km/h~11,5 s~9,5 à 10,5 s
    Vitesse de pointe170 km/h190 à 195 km/h

    Comportement routier : Rigueur et grand tourisme vs sportivité pure

    Sur route sinueuse, les deux italiennes dévoilent des tempéraments complémentaires :

    • La Fiat 124 Spider joue la carte de la grande routière accessible et sécurisante. Très rigide grâce à ses bas de caisse épais, elle offre une excellente absorption des inégalités, un habitacle lumineux et une position de conduite plus ergonomique pour les conducteurs de grande taille.
    • L’Alfa Romeo Spider privilégie les sensations brutes. Avec son levier de vitesses émergeant directement de la console sans tringlerie déportée, son train avant précis et son pont arrière vivant qui se cale parfaitement à la remise des gaz, elle distille une émotion mécanique et un plaisir auditif incomparables.

    Le bilan : Deux visions de la Dolce Vita

    Si la Fiat 124 Spider a séduit les foules par sa polyvalence et sa ligne équilibrée, l’Alfa Romeo Spider conserve ce supplément d’âme, de noblesse mécanique et d’héritage sportif qui fait chavirer le cœur des puristes. Deux chefs-d’œuvre incontournables qui continuent de faire rêver les passionnés de roadsters classiques.

  • Guide d’achat : Comment bien choisir et acheter son Alfa Romeo Spider (1966–1993)

    Guide d’achat : Comment bien choisir et acheter son Alfa Romeo Spider (1966–1993)

    Produit sans interruption pendant près de trois décennies (1966–1993) et assemblé à plus de 124 000 exemplaires, l’Alfa Romeo Spider (séries 105 puis 115) incarne la quintessence du roadster à l’italienne. Conçu autour du noble moteur Bialbero Nord tout alu, d’une boîte à 5 rapports et d’un comportement routier joueur, ce cabriolet signé Pininfarina est aujourd’hui une pièce maîtresse du marché des véhicules de collection.

    De l’Osso di Seppia originel au moderne Spider Série 4, voici le dossier complet pour dénicher le bon exemplaire et éviter les pièges.

    Les quatre générations : Quelle personnalité choisir ?

    L’Alfa Spider a traversé les époques en adaptant sa silhouette aux normes de sécurité et aux modes successives sans jamais toucher à sa structure fondamentale.

    • Série 1 « Osso di Seppia » (1966–1969) : La ligne originelle la plus pure et la plus recherchée. Reconnaissable à sa poupe fuyante en forme d’os de seiche et à ses carénages de phares transparents (sauf 1300 Junior). Moteurs 1600 (108 ch), 1750 (116 ch) et 1300 Junior (103 ch).
    • Série 2 « Coda Tronca » (1970–1982) : L’arrière est raccourci et tronqué pour améliorer l’aérodynamisme et le volume du coffre. Les compteurs adoptent des casquettes individuelles très sportives. C’est l’apparition du bloc 2000 Veloce (133 ch).
    • Série 3 « Aerodinamica » (1982–1989) : Pour s’adapter aux normes d’impact américaines, la carrosserie reçoit d’imposants boucliers en plastique et un becquet arrière en caoutchouc souple englobant les feux. Intérieur modernisé avec combiné d’instrumentation unique et version haut de gamme Quadrifoglio Verde (1986).
    • Série 4 (1990–1993) : Pininfarina affine les lignes en intégrant des pare-chocs lisses peints couleur carrosserie et un bandeau de feux arrière inspiré de la berline 164. Le bloc 2.0 litres adopte l’injection électronique Bosch Motronic, un calage variable de l’admission et une meilleure protection anticorrosion.

    Identification moteur : Savoir décoder un bloc Bialbero

    Tous les moteurs 4-cylindres Nord étant interchangeables d’une génération à l’autre, il n’est pas rare de trouver un 1300 converti en 2000. Pour authentifier la cylindrée exacte d’un bloc, observez le symbole géométrique gravé à l’avant du moteur, sur la fonderie de culasse/bloc :

    • Cercle avec un trait vertical : 1 300 cm³
    • Cercle avec un carré intérieur : 1 600 cm³
    • Cercle avec un triangle intérieur : 1 750 cm³ (avec un point central pour les versions tardives)
    • Cercle avec un carré traversé d’une diagonale : 2 000 cm³ (1 962 cm³)

    Les points clés à inspecter avant d’acheter

    1. La carrosserie et la corrosion (Le nerf de la guerre)

    • Bas de caisse et planchers : Inspectez attentivement les jonctions d’ailes et de bas de caisse. Un mauvais drainage transforme les caissons en nids à rouille. Si le bas de caisse a été mal soudé ou réparé sans tirants, la rigidité torsionnelle s’effondre et les portières ferment mal.
    • Baie de pare-brise et caves à pieds : Sur les Séries 1 à 3, les conduits d’évacuation en plastique de la baie d’auvent cuident et se fissurent, déversant l’eau de pluie directement dans les planchers avant. Les Séries 4 disposent de durites en caoutchouc beaucoup plus fiables.
    • Fond de coffre : Vérifiez le bac de roue de secours, exposé aux infiltrations et aux coulures acides de la batterie.

    2. Mécanique et carburation

    • Pression d’huile et température : Moteur chaud au ralenti, la pression d’huile doit se maintenir au moins à la moitié du manomètre au tableau de bord, et la température d’eau ne doit pas dépasser le milieu du cadran.
    • Pipes d’admission des carburateurs : Sur les modèles Weber, Dellorto ou Solex, poussez légèrement la boîte à air à la main pendant que le moteur tourne. Si le ralenti s’emballe ou vacille, les manchons en caoutchouc sont craquelés et créent une prise d’air.
    • Bruit de distribution : Un cliquetis métallique prononcé au démarrage trahit une chaîne de distribution détendue, facilement ajustable par le tendeur mécanique externe.

    3. Boîte de vitesses et transmission

    • Synchros de 2e et marche arrière : C’est la faiblesse classique des transmissions Alfa. Le passage rapide de 1re en 2e et le rétrogradage demandent de décomposer les mouvements. À l’arrêt, engagez brièvement la 2e avant de passer la 1re pour éviter tout craquement.
    • Flector d’arbre de transmission : Un claquement lourd sous le plancher à la réaccélération indique que le flector en caoutchouc (le doughnut) est déchiré et doit être remplacé.

    4. Habitacle et capote

    • Commodos et commandes plastiques : Les commodos au volant des Séries 2 et 3 sont fragiles et désormais introuvables en neuf. Privilégiez un exemplaire complet dans son habitacle.
    • Maniement de la capote : Si la capote se remplace aisément, évitez absolument de la replier par temps froid sur les modèles à lunette arrière souple sous peine de fendre instantanément le plastique.

    Cote et valeur sur le marché

    ModèleTranche de prix observéeProfil de l’acheteur
    Série 1 (Osso di Seppia)30 000 € à 50 000 €Collectionneur puriste, élégance absolue du design 60s.
    Série 2 (Coda Tronca)15 000 € à 25 000 €Le compromis idéal : look rétro, grand coffre et vivacité du 2.0 litres.
    Série 3 (Aerodinamica)9 000 € à 14 000 €Le ticket d’entrée le plus accessible pour goûter au plaisir du Spider.
    Série 4 (1990–1993)14 000 € à 20 000 €L’usage régulier et sans stress : ligne épurée, injection et direction assistée.
  • Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Une météo estivale parfaite, des spécialités italiennes, plus de 240 sportives historiques en piste et près de 3 000 visiteurs venus de toute l’Europe : la neuvième édition de Pista & Piloti a tenu toutes ses promesses les 29 et 30 août sur le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld. Soutenu officiellement par Alfa Romeo, l’événement s’est affirmé comme l’un des temps forts de la saison pour la communauté des Alfisti.

    Deux anniversaires mythiques célébrés en piste

    Le dimanche a été marqué par les démonstrations dynamiques du Gran Premio Alfa Romeo, réunissant plus de 240 voitures de course et de collection réparties en plateaux thématiques.

    Le public a assisté à une grande parade d’honneur célébrant deux jalons de l’histoire milanaise :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : plus de 50 cabriolets de toutes les générations (du Duetto 1966 jusqu’à la 4ᵉ série des années 1990) ont pris la piste pour rendre hommage au chef-d’œuvre de Pininfarina.
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : une vingtaine de modèles historiques à motorisation Boxer (Alfasud TI de course, Alfasud Sprint et Alfa 33) ont fait rugir leurs 4-cylindres à plat pour commémorer la coupe monotype lancée en 1976.

    Première allemande pour la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa

    Pour guider cette parade historique, Alfa Romeo a dévoilé pour la toute première fois au public allemand la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ».

    Développée en collaboration avec l’équipe engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America et limitée à seulement dix exemplaires pour le monde entier (tous déjà vendus), cette version de 520 ch a fait forte impression avec sa robe effet métal liquide, son aileron en fibre de carbone générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant une véritable toile de voile de compétition.

    Piste pour les clients et surprise dans les airs

    Dès le samedi, plus de 100 propriétaires d’Alfa Romeo modernes avaient pu investir le tracé de quatre kilomètres dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, profitant des conseils d’instructeurs professionnels pour exploiter leur véhicule en toute sécurité.

    L’événement a également réservé une surprise de taille venue du ciel : la présentation d’un hélicoptère ultraléger ClassiX signé par Paul Ressle, fondateur d’Evocopter. Construit en grande partie en fibre de carbone, ce prototype unique arborait pour l’occasion une teinte intégrale Rosso Alfa et les célèbres emblèmes du Quadrifoglio.

    « Pista & Piloti est un moment fort chaque année. Voir la ferveur des Alfisti pour nos modèles d’hier et d’aujourd’hui reste une expérience formidable. Les parades des 60 ans du Spider et du Trofeo Alfasud ont démontré à quel point notre communauté s’identifie à la marque. C’est l’occasion idéale de vivre ensemble l’esprit Alfa Romeo. »

    Veit Liebing, directeur marketing d’Alfa Romeo Allemagne

    Face au succès de cette édition, Marco Wimmer, fondateur de l’agence APPIA et organisateur de l’événement, a d’ores et déjà confirmé la tenue de la 10ᵉ édition anniversaire, programmée pour le dernier week-end d’août 2027.

  • Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Ce dimanche 30 août, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld accueille le point d’orgue de l’édition 2026 de Pista & Piloti : le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Pour les passionnés qui n’ont pas fait le déplacement en Rhénanie-Palatinat, l’événement est retransmis en direct vidéo tout au long de la journée.

    À noter : la retransmission ainsi que l’ensemble des commentaires en direct sont intégralement en allemand.

    Plus de 240 bêtes de course en piste

    Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides historiques et sportives d’exception prennent la piste par sessions de trente minutes, entre 9 h 00 et 13 h 00, puis de 14 h 00 à 17 h 00.

    Le plateau fait la part belle aux gloires de la compétition d’Arese :

    • La rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960.
    • Les redoutables Giulia GTA et GTAm du championnat européen de tourisme.
    • L’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca signée Zagato.
    • Les rivales historiques d’époque venues ferrailler face aux Alfa Romeo, dans l’esprit des grandes courses du Nürburgring, de Spa-Francorchamps ou de Monza.

    Deux anniversaires majeurs à l’honneur

    L’édition 2026 célèbre deux grandes étapes du patrimoine Alfa Romeo :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : né en 1966 sous le crayon de Battista « Pinin » Farina, le cabriolet défile à travers ses quatre générations, de la proue arrondie du premier « Duetto » 1.6 jusqu’aux lignes de la quatrième génération achevée en 1994, sans oublier la « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica ».
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : lancée en 1976, cette coupe monotype pionnière en Europe a révélé des talents comme Gerhard Berger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer — Alfasud TI préparées de 115 à 130 ch, coupés Alfasud Sprint et Alfa 33 — se rassemblent pour une parade commémorative.

    Exclusivités modernes : Luna Rossa et Quadrifoglio Oro

    Outre le spectacle en piste, l’événement présente deux nouveautés majeures :

    • La Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa », fabriquée à seulement dix exemplaires pour célébrer le défi italien dans la 38ᵉ Coupe de l’America, avec sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron en carbone (140 kg d’appui) et ses inserts intégrant des fragments de voile de course.
    • La Giulia Quadrifoglio Oro, série dédiée au marché allemand, parée de badges dorés, d’étriers assortis et d’une sellerie cuir exclusive aux surpiqûres or.

    Installez-vous confortablement pour suivre ces démonstrations mécaniques en direct sur le circuit de quatre kilomètres.

  • Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Depuis près d’une décennie, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld, aménagé sur un ancien aérodrome militaire près de Bingen en Rhénanie-Palatinat, s’est imposé comme le point de ralliement incontournable des passionnés du Biscione d’outre-Rhin et des pays frontaliers. Pour son édition 2026, organisée ces 29 et 30 août, l’événement Pista & Piloti confirme son statut de plus grand rassemblement dynamique dédié aux sportives italiennes historiques en Allemagne, orchestrant une spectaculaire passerelle entre glorieux passé en compétition et projets très exclusifs d’aujourd’hui.

    Plus de 240 bêtes de course pour le Gran Premio Alfa Romeo

    Le point d’orgue du week-end se tiendra le dimanche 30 août avec le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides de course et sportives d’exception prendront la piste par sessions de trente minutes tout au long de la journée. Le plateau fera la part belle aux joyaux de compétition d’Arese, à commencer par la rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960, les redoutables Giulia GTA et GTAm qui régnaient sur le tourisme européen, ou encore l’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca façonnée par Zagato. Fidèle à l’esprit du sport automobile d’antan, l’épreuve accueillera également les rivales historiques qui ferraillaient contre les Alfa Romeo sur le Nürburgring, à Spa-Francorchamps ou à Monza.

    Dès le samedi, la piste de quatre kilomètres ouvrira ses virages à une centaine de propriétaires d’Alfa Romeo contemporaines dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, encadrés par des instructeurs professionnels pour exploiter le potentiel dynamique de leur monture en toute sécurité.

    Deux anniversaires majeurs : 60 ans de Spider et un demi-siècle de Trofeo Alfasud

    L’édition 2026 met à l’honneur deux piliers emblématiques du patrimoine de la marque milanaise.

    Le public célébrera tout d’abord les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider, né en 1966 sous le coup de crayon magistral de Battista « Pinin » Farina. De la proue arrondie du premier « Duetto » à moteur Bialbero 1.6 jusqu’à l’épure de la quatrième génération disparue en 1994, en passant par la fameuse « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica », les quatre générations du cabriolet le plus célèbre d’Italie défileront en piste pour commémorer une carrière écoulée à plus de 124 000 exemplaires.

    L’autre grand moment d’émotion sera consacré aux 50 ans du Trofeo Alfasud, lancé en 1976. Véritable matrice des coupes monotypes modernes en Europe, cette formule de promotion disputée sur des Alfasud TI affûtées de 115 à 130 ch a fait vibrer les foules tout en servant de tremplin à de futurs pilotes de Formule 1 tels que Gerhard Berger ou Karl Wendlinger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer historiques, incluant des Alfasud TI de course, des coupés Alfasud Sprint et des Alfa 33, se réuniront sur l’asphalte pour une parade commémorative exceptionnelle.

    Luna Rossa et Quadrifoglio Oro : l’exclusivité moderne en première ligne

    Sur le plan des nouveautés, le constructeur italien profite de l’événement pour dévoiler en première allemande la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ». Façonnée à la main en seulement dix exemplaires en hommage à l’équipe italienne engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America, cette berline d’exception exhibe sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron arrière générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant un authentique morceau de voile de compétition.

    Les visiteurs pourront également découvrir la Giulia Quadrifoglio Oro, une édition spécifiquement réservée au marché allemand qui ressuscite la célèbre appellation des années 1970 et 1980. Cette version se distingue par ses badges dorés exclusifs, ses étriers de frein assortis et une sellerie en cuir haut de gamme ornée de surpiqûres or sur la planche de bord et les contre-portes.

    Accès et retransmission en direct

    Pour les passionnés souhaitant faire le déplacement, le site d’essais TRIWO ouvrira ses portes le dimanche dès 8 h 00, les démonstrations sur piste se déroulant de 9 h 00 à 13 h 00 puis de 14 h 00 à 17 h 00. Les billets d’entrée sont proposés au tarif de 15 euros uniquement via la billetterie en ligne officielle de Pista & Piloti, donnant un accès libre au paddock (gratuité pour les moins de 16 ans). Pour ceux qui ne peuvent rejoindre la Rhénanie-Palatinat, l’intégralité du spectacle mécanique des samedi et dimanche sera retransmise en direct vidéo sur YouTube.

  • L’incroyable croisière du paquebot Raffaello : Quand Alfa Romeo lançait le Duetto en vert, blanc, rouge vers l’Amérique

    L’incroyable croisière du paquebot Raffaello : Quand Alfa Romeo lançait le Duetto en vert, blanc, rouge vers l’Amérique

    En mai 1966, l’histoire de la communication automobile basculait dans une autre dimension. Pour orchestrer le lancement américain de l’héritière de la Giulietta Spider — le tout nouvel Alfa Romeo Spider 1600, bientôt immortalisé sous le nom de « Duetto » —, le président d’Alfa Romeo Giuseppe Luraghi et ses équipes imaginèrent une opération sans précédent : affréter un palace flottant à travers l’Atlantique et hisser trois cabriolets italiens sur le pont d’un navire de légende.

    Retour sur une traversée mythique qui a inventé, avec plus d’une décennie d’avance, la promotion mondiale du Made in Italy.

    1 300 VIP et trois Spider sur le pont du transatlantique Raffaello

    Pour succéder à l’iconique Giulietta Spider née de la vision de l’importateur new-yorkais Max Hoffman, Alfa Romeo savait qu’une simple présentation en concession ne suffirait pas. La marque milanaise organisa donc une croisière de grand luxe à bord du fleuron de la marine italienne : le paquebot SS Raffaello.

    Parti de Gênes à destination de New York, le navire fit d’abord escale à Cannes, en plein Festival International du Film, avant de fendre les flots de l’océan avec près de 1 300 invités triés sur le volet : stars du grand écran (Vittorio Gassman, Rossella Falk), gloires de l’art lyrique (la soprano Anna Moffo), grands industriels et figures de la mode internationale.

    Pendant toute la traversée, le spectacle était à ciel ouvert : trois Alfa Romeo Spider neufs étaient exposés directement sur le pont supérieur du navire. Arborant respectivement une livrée verte, blanche et rouge, les trois bolides formaient un drapeau tricolore éclatant face aux embruns marins, affirmant avec panache le génie esthétique et mécanique de l’Italie.

    Le chef-d’œuvre « Osso di Sepia » de Battista Pininfarina

    Dévoilé quelques semaines plus tôt au Salon de Genève 1962, ce cabriolet représentait la dernière œuvre supervisée par le maestro Battista « Pinin » Farina avant sa disparition.

    • Une ligne ellipsoïdale unique : Ses extrémités avant et arrière arrondies, ses flancs galbés et sa ligne de caisse plongeante lui valurent immédiatement en Italie le surnom poétique d’« Osso di Sepia » (os de seiche).
    • Les dessous de la Giulia : Reposant sur une plateforme raccourcie de Giulia (empattement de 2 250 mm), l’auto abritait le noble 4-cylindres double arbre Bialbero de 1 570 cm³ développant 108 ch.
    • Un poids plume : Affichant moins de 1 000 kg sur la balance, le Spider filait à plus de 185 km/h avec une agilité et un équilibre remarquables.

    Pour baptiser la belle, Alfa Romeo avait lancé un grand concours auprès des passionnés. Si le nom Duetto remporta tous les suffrages, un conflit de marque avec un biscuit chocolaté italien contraignit l’usine à la commercialiser sous l’appellation officielle de Spider 1600. Dans le cœur des Alfistes, elle restera à jamais le Duetto.

    Le coup de foudre des légendes : De Steve McQueen à Muhammad Ali

    Dès son arrivée sur le sol américain après l’épopée du Raffaello, le Spider déclencha un engouement immédiat auprès des pilotes et des célébrités :

    • Steve McQueen : Invité par le magazine Sports Illustrated à essayer l’un des tout premiers modèles débarqués aux États-Unis à l’été 1966, l’acteur et pilote chevronné résuma l’esprit de l’auto en une formule passée à la postérité : « C’est une voiture qui pardonne beaucoup. Et très jolie en plus. »
    • Dustin Hoffman : En 1967, le film culte Le Lauréat (The Graduate) propulsa le Duetto rouge au rang d’icône absolue du 7ᵉ Art, fendant l’asphalte californien sur les harmonies de Simon & Garfunkel.
    • Muhammad Ali : Le légendaire champion du monde des poids lourds succomba lui aussi au charme du cabriolet milanais, faisant graver sur sa plaque d’immatriculation la formule inspirée de son célèbre leitmotiv : « Ali Bee » (flotter comme un papillon, piquer comme une abeille).

    Une saga de 28 ans et 124 000 exemplaires

    De l’originel « Os de seiche » (1966) à la « Coda Tronca » à poupe tronquée (1969), puis de l’« Aerodinamica » (1983) à l’élégante Série 4 (1989), l’Alfa Romeo Spider a traversé quatre générations et 28 années de production ininterrompue, totalisant plus de 124 000 exemplaires.

    Il demeure à ce jour le modèle à la plus longue longévité de toute l’histoire d’Alfa Romeo, dont l’épopée internationale débuta un jour de mai 1966 sur le pont d’un paquebot en route vers le Nouveau Monde.

  • Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Enrico Fumia : L’ingénieur-esthète qui a sculpté la renaissance d’Alfa Romeo

    Dans le panthéon des designers automobiles italiens, Enrico Fumia occupe une place singulière. Né à Turin en 1948, cet ingénieur aéronautique de formation — diplômé du Politecnico de Turin en 1976 avec une thèse expérimentale sur l’aérodynamique validée dans la soufflerie Pininfarina — a marqué d’une empreinte indélébile le style d’Alfa Romeo.

    Bien qu’il ait mené une brillante carrière managériale chez Pininfarina (dont il est devenu Vice-Directeur Général) plutôt que d’y être un styliste officiel, sa liberté créative lui a permis de signer quelques-uns des plus grands chefs-d’œuvre de la marque milanaise. Du renouveau de la 164 au coup de génie du duo GTV/Spider 916, retour sur le parcours d’un homme qui a su lier la rigueur de l’air à la beauté du métal.

    La connexion secrète avec l’Alfa Montreal dès 1966

    La vocation d’Enrico Fumia pour le dessin automobile remonte à sa plus tendre enfance. Dès l’âge de 15 ans, il fait évaluer ses dessins par la maison Pininfarina. C’est là qu’il rencontre Franco Martinengo, alors directeur du centre de style de Grugliasco, qui lui conseille de s’orienter vers des études universitaires plutôt que vers les écoles de design de l’époque.

    En 1966, le jeune Fumia se fait remarquer en remportant le prestigieux concours Grifo d’Oro Bertone (dans la catégorie Juniors) grâce à son projet futuriste baptisé « Linea 18 ». Un triomphe inattendu face à une concurrence féroce (seuls 1 069 projets furent admis sur plus de 5 000 inscrits). Ce n’est que bien plus tard que l’étudiant découvrira un détail fascinant : les gabarits techniques imposés par Bertone pour le concours étaient en réalité ceux de la future Alfa Romeo Montreal, qui ne sera révélée au public qu’en 1967.

    De l’« Albertina » à la 164 : La berline qui devait être une BMW

    Après son embauche chez Pininfarina en juillet 1976, Fumia propose régulièrement ses idées sous l’œil bienveillant de Leonardo Fioravanti. Son premier projet d’envergure, mené à 100 %, est l’Audi Quartz (présentée au Salon de Genève 1981). Ce concept-car révolutionnaire sur base d’Ur-Quattro fait appel à des matériaux d’avant-garde (Kevlar, carbone, plexiglas) et introduit pour la première fois des projecteurs polyellipsoïdaux totalement inédits développés avec Carello.

    Cette expérience technique va directement servir la création de l’Alfa Romeo 164. À l’origine, Pininfarina travaillait sur deux projets internes de berlines à propulsion : « Alberto » et sa déclinaison plus petite « Albertina » (portant le code interne 154). Enrico Fumia révèle d’ailleurs une anecdote surprenante : avant de devenir une Alfa, ce dessin avait été initialement proposé à BMW pour un projet de berline resté sans suite.

    Lorsque Alfa Romeo décide de s’associer au projet de plateforme commune « Tipo 4 » (qui donnera naissance aux Fiat Croma, Lancia Thema et Saab 9000 dessinées par Giugiaro), la direction du Biscione demande à Pininfarina d’adapter le projet de l’« Albertina 154 » sur ce nouveau châssis à traction avant. Après quelques ajustements validés par Fioravanti, le dessin final réinterprété par Fumia est choisi pour devenir la prestigieuse Alfa Romeo 164.

    Le sauvetage esthétique du Duetto (Série 4)

    À la fin des années 1980, le mythique Spider Alfa Romeo (dérivé du Duetto) est en fin de course, lourdement pénalisé sur le plan esthétique par les contraintes réglementaires américaines. Enrico Fumia ne cache pas son aversion pour les versions de l’époque :

    « La dernière version jusqu’alors ne m’avait jamais plu : alourdie et enlaidie par ces pare-chocs « USA » et le spoiler noir. »

    Chargé de réaliser un ultime restylage pour prolonger la production à l’usine de Grugliasco, Fumia s’inspire de la stratégie de Porsche pour le marché américain. Il dessine des boucliers entièrement intégrés et peints de la même couleur que la carrosserie. Ce coup de pinceau salvateur redonne de l’homogénéité et de la pureté à la silhouette du Spider Série 4, lui permettant de finir sa longue carrière en beauté en revenant visuellement à la pureté de ses origines.

    GTV et Spider 916 : L’art du design intemporel

    Le chef-d’œuvre absolu d’Enrico Fumia pour Alfa Romeo reste sans conteste le duo GTV et Spider (génération 916). Pour ce projet mené sous l’égide de Fiat, l’objectif de Fumia était de recréer le célèbre binôme historique Giulietta Spider et Sprint.

    Pour façonner cette ligne agressive et acérée, Fumia conçoit d’abord le Spider, puis le Coupé. Il intègre plusieurs éléments stylistiques forts :

    • Les phares « goutte d’eau » : Il réutilise l’idée des optiques polyellitiques de l’Audi Quartz, logées sous deux petites ouvertures circulaires sur le capot.
    • La ligne de flanc : Il sculpte une profonde nervure plongeante, directement inspirée de la « gouttière » de la 164, qui vient mourir de manière fonctionnelle pour délimiter le couvre-capote du Spider.
    • Le bandeau lumineux arrière : Fumia avait initialement dessiné deux feux traditionnels aux extrémités. C’est la direction d’Alfa Romeo qui lui a demandé d’intégrer un bandeau optique traversant et un écusson avant profondément enfoncé à l’image de la 164, afin d’unifier la signature visuelle de la marque.

    Le résultat est une silhouette d’une modernité telle qu’elle n’a pas pris une ride aujourd’hui, Fumia lui-même qualifiant le duo 916 d’« intemporel » par rapport à la 164.

    Après avoir signé la célèbre Ferrari F90 pour le Sultan de Brunei en 1988, Enrico Fumia quittera Pininfarina pour prendre la direction du Centro Stile Lancia, où il dessinera l’une des citadines italiennes les plus vendues de l’histoire, la Ypsilon, avant de concevoir l’intérieur de la Maserati 3200 GT. Mais pour les Alfistes, il restera à jamais l’homme qui a su redonner au Biscione sa posture de prédateur de la route.

  • Le Trèfle fait son cinéma : L’Alfa Romeo Spider, cette éternelle star des plateaux de tournage

    Le Trèfle fait son cinéma : L’Alfa Romeo Spider, cette éternelle star des plateaux de tournage

    S’il est une voiture qui a su capturer la lumière des projecteurs pour s’imposer comme une icône absolue de la pop culture, c’est bien l’Alfa Romeo Spider. Avec sa silhouette sculpturale, ses galbes sensuels et ce parfum inimitable de Dolce Vita, le mythique cabriolet italien affiche une longévité cinématographique que bien des acteurs lui jalonnent.

    Selon les données du très sérieux Movie Cars Database, la découvrable milanaise vante un record difficilement égalable : elle comptabilise plus de trois cents apparitions sur le grand et le petit écran. Qu’il s’agisse d’une simple silhouette traversant le champ ou d’un premier rôle à part entière, elle a partagé l’affiche avec les plus grands visages du septième art, de Vittorio Gassman à Michelle Pfeiffer, en passant par Ugo Tognazzi et Riccardo Scamarcio.

    Des films d’action aux drames intimes, en passant par les chefs-d’œuvre d’animation, retour sur cinq apparitions mémorables qui ont ancré le Spider dans la légende d’Hollywood et de Cinecittà.

    1. Le Lauréat (1967) – Mike Nichols

    C’est le film qui a fait du « Duetto » une star planétaire. Dans ce chef-d’œuvre récompensé par l’Oscar de la meilleure réalisation, un tout jeune Dustin Hoffman traverse les routes californiennes au son de la bande originale mélancolique de Simon & Garfunkel, fonçant à toute allure à bord de son cabriolet rouge pour rattraper Katharine Ross. La voiture y devient le symbole ultime de la jeunesse, de la liberté et d’une certaine rébellion romantique face aux conventions de l’époque.

    2. Au nom du peuple italien (1971) – Dino Risi

    Dans cette satire grinçante portée par le duo d’anthologie Vittorio Gassman et Ugo Tognazzi, Dino Risi manie l’humour acide pour dresser une critique sociale féroce de l’Italie du boom économique. Au milieu des contradictions de la société italienne de l’époque, l’Alfa Romeo Spider s’impose tout naturellement comme le symbole stylistique et flamboyant du Made in Italy triomphant.

    3. Madonna che silenzio c’è stasera (1982) – Maurizio Ponzi

    Cette comédie surréale raconte la journée loufoque d’un jeune homme au chômage dans la ville de Prato, incarné par Francesco Nuti, qui tente par tous les moyens désespérés de reconquérir le cœur de sa chère et tendre, Maria. Au fil de ses déambulations douces-amères, la présence de la découvrable apporte une touche de poésie mécanique à cette chronique italienne des années 80.

    4. Le Premier qui l’a dit (Mine vaganti – 2010) – Ferzan Özpetek

    Preuve que le charme du Spider traverse les décennies sans prendre une ride, Ferzan Özpetek met en scène une splendide version de quatrième génération dans les décors ensoleillés des Pouilles, avec Riccardo Scamarcio. Le point d’orgue automobile du film reste une course-poursuite à couper le souffle et menée tambour battant dans les ruelles pavées de Lecce, avec une Nicole Grimaudo agrippée au volant à toute berzingue.

    5. Cars 2 (2011) – John Lasseter & Brad Lewis

    La consécration de la pop culture passe aussi par l’animation numérique. Alors que Flash McQueen s’élance pour son premier Grand Prix mondial et que Martin se retrouve embarqué dans une histoire d’espionnage international, les studios Pixar rendent un hommage direct au Spider 1600. Les animateurs ont ainsi donné vie au personnage de Giuseppe Motorosi, un élégant cabriolet qui n’est autre qu’un ancien pilote de Formule 1 des années 1960, retiré des circuits après un terrible accident dans la célèbre courbe Parabolica de Monza. Un clin d’œil fantastique à l’ADN de course d’Arese.

  • Spettacolo Sportivo 2026 : L’Alfa Romeo 33 Stradale et un musée pop-up inédit débarquent à Zandvoort !

    Spettacolo Sportivo 2026 : L’Alfa Romeo 33 Stradale et un musée pop-up inédit débarquent à Zandvoort !

    Le week-end des 27 et 28 juin 2026, le mythique circuit de Zandvoort aux Pays-Bas s’apprête à devenir le centre de gravité de la passion automobile européenne. L’arène ashaltée accueillera la nouvelle édition du Spettacolo Sportivo, le plus grand rassemblement annuel de clubs Alfa Romeo en Europe, organisé par la SCARB (Stichting Club van Alfa Romeo Bezitters).

    Pour cette édition 2026, Alfa Romeo s’associe officiellement aux festivités pour offrir aux milliers de fans attendus un rendez-vous historique mêlant design d’avant-garde, émotion pure et célébration du patrimoine.

    Grande première hollandaise pour l’Alfa Romeo 33 Stradale

    Le clou de l’événement sera sans conteste la toute première présentation aux Pays-Bas de la nouvelle et ultra-exclusive Alfa Romeo 33 Stradale. La supercar ne se contentera pas d’une traditionnelle exposition statique dans le paddock : elle s’élancera en dynamique sur le tracé de Zandvoort, permettant au public de voir et surtout d’entendre sa mécanique en action.

    Cette première nationale aura une résonance toute particulière puisque le designer néerlandais Bob Romkes, Chief Exterior Design chez Alfa Romeo et principal responsable du style extérieur de la 33 Stradale, fera le déplacement à domicile. Il partagera l’affiche avec Alejandro Mesonero-Romanos, directeur du design de la marque au Biscione, offrant un éclairage unique sur la conception de ce chef-d’œuvre artisanal.

    Une première historique : Le musée d’Arese crée son « Pop-up Museum »

    Autre immense privilège accordé aux visiteurs : le Musée Historique Alfa Romeo d’Arese va s’exporter pour la toute première fois hors de ses bases italiennes sous la forme d’un musée éphémère officiel (Pop-up Museum).

    Le conservateur du musée, Lorenzo Ardizio, fera personnellement le voyage à Zandvoort en apportant dans ses bagages plusieurs concept-cars d’exception, des modèles classiques jalousement gardés et du matériel de présentation officiel.

    Ce pèlerinage historique sera également l’occasion de célébrer deux anniversaires majeurs pour la communauté des Alfistes :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider, la mythique et intemporelle Duetto.
    • Les 50 ans de l’Alfasud Sprint, icône des années 1970.

    La SCARB : Le cœur battant de la passion néerlandaise

    Derrière la démesure de ce festival se cache la SCARB, reconnue comme le club Alfa Romeo le plus grand et le plus actif des Pays-Bas. Fondée en 1978, l’association compte aujourd’hui près de 2 600 membres qui font vivre le mythe au quotidien, qu’il s’agisse de restaurer des anciennes, de participer à des rallyes touristiques en modèles modernes ou de collectionner des miniatures.

    En près de trente ans d’existence, ce qui n’était à l’origine qu’une simple journée nationale de club s’est transformé en un festival de dimension internationale, s’imposant comme l’un des plus grands rassemblements d’Alfistes au monde. Rendez-vous est pris le week-end prochain sur la côte néerlandaise pour célébrer l’histoire et l’avenir de la marque italienne.

  • Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Certaines voitures sont faites pour aller vite, d’autres sont faites pour vivre. L’Alfa Romeo Spider, lancé en 1966, est l’incarnation même de la joie de vivre à l’italienne. Pendant près de trois décennies, ce cabriolet a traversé les époques sans jamais prendre une ride, devenant l’archétype du roadster indémodable.

    Mais tout a commencé avec une forme étrange et un surnom trouvé par le public.

    L’Os de Seiche de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève 1966, le Spider remplace la Giulietta Spider. Son design est signé par la maison Pininfarina. C’est d’ailleurs le tout dernier projet supervisé personnellement par le fondateur, Battista « Pinin » Farina, avant sa mort.

    La ligne est surprenante pour l’époque. L’avant est arrondi, les flancs sont convexes, et surtout, l’arrière se termine en pointe douce, comme un galet poli par la mer. Les Italiens lui donneront très vite un surnom affectueux : « Osso di Seppia » (Os de seiche). Quant au nom officiel « Duetto », il est issu d’un grand concours public organisé par Alfa Romeo. Il évoque le plaisir de rouler à deux, en duo, en harmonie avec la machine.

    Mrs. Robinson et la gloire américaine

    Si le Duetto est devenu une icône mondiale, il le doit à un jeune acteur inconnu et à une bande originale de Simon & Garfunkel. En 1967 sort le film « Le Lauréat » (The Graduate). On y voit Dustin Hoffman, alias Benjamin Braddock, traverser la Californie au volant d’un Spider 1600 rouge. L’impact est colossal. L’Amérique tombe amoureuse de cette petite voiture italienne nerveuse et élégante. Aux États-Unis, le Spider ne s’appelle plus le Duetto, il devient « la voiture du Lauréat ». Les ventes explosent outre-Atlantique.

    Une mécanique brillante

    Sous cette robe de star se cache une mécanique sérieuse, dérivée de la Giulia. Le moteur est le fameux 1600 cm³ double arbre tout alu de 109 chevaux, couplé à une boîte 5 vitesses (rare à l’époque) et quatre freins à disques. Le Spider n’est pas un monstre de puissance, mais il est vif, sonore et incroyablement communicatif. C’est la voiture parfaite pour flâner sur la Riviera ou la Pacific Coast Highway.

    Une longévité record

    Le concept du Spider était si réussi qu’Alfa Romeo l’a gardé au catalogue pendant 27 ans (de 1966 à 1993) ! Il a connu quatre évolutions majeures :

    1. L’Osso di Seppia (1966-1969) : L’original avec l’arrière rond.
    2. Coda Tronca (1970-1982) : L’arrière est coupé net (Kamm tail) pour l’aérodynamisme.
    3. Aerodinamica (1983-1989) : L’époque des spoilers et ailerons en caoutchouc (moins aimée des puristes).
    4. Série 4 (1990-1993) : Le retour aux sources avec une ligne épurée, dessinée pour clore la saga en beauté.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le Duetto « Osso di Seppia » est le plus recherché des collectionneurs pour sa pureté originelle. Il représente une époque insouciante, où le seul but d’un trajet en voiture était de sentir le soleil sur son visage et d’écouter le double arbre chanter.