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  • L’art du voyage à l’italienne : Alfa Romeo s’associe à Anantara pour réinventer le Grand Tour d’Europe

    L’art du voyage à l’italienne : Alfa Romeo s’associe à Anantara pour réinventer le Grand Tour d’Europe

    Traverser le Vieux Continent non pas pour simplement rallier une destination, mais pour laisser les paysages, l’art et l’architecture façonner le voyageur : telle était la quintessence du Grand Tour initié par l’aristocratie européenne au XVIIIᵉ siècle. C’est précisément cette philosophie d’un luxe apaisé et contemplatif qu’Alfa Romeo fait renaître à la rentrée 2026 en s’associant au groupe hôtelier Anantara Hotels & Resorts. Désignée partenaire automobile officiel de l’Anantara Grand Tour of Europe, la marque au Biscione invite les esthètes du volant à redécouvrir le plaisir de la grande route au sein d’itinéraires exclusifs reliant plusieurs des adresses les plus raffinées du continent.

    L’esprit du Grand Tour revisité entre haute hôtellerie et sensations mécaniques

    Loin de la frénésie des déplacements modernes, cette collaboration scelle la rencontre naturelle entre deux maisons guidées par le culte du détail, l’hospitalité d’exception et la passion du voyage. Pour Anantara comme pour Alfa Romeo, chaque étape doit raconter une histoire où la beauté du cadre répond à la pureté des sensations de conduite. Le projet mise sur une approche holistique de l’escapade routière, mariant le confort feutré de demeures historiques et le tempérament dynamique des créations d’Arese.

    Cap au sud : un premier périple sur la côte amalfitaine dès septembre

    Le programme s’ouvre dès ce mois de septembre 2026 avec une première partition baptisée Dolce Vita Tour. Pensé sur trois jours, ce voyage inaugural prend son envol depuis l’Anantara Palazzo Naiadi Rome Hotel, sublime palais néoclassique posé au cœur de la capitale italienne.

    Le convoi quitte ensuite la Ville Éternelle pour s’enfoncer dans les paysages vallonnés des Castelli Romani, avant de rejoindre les hauteurs panoramiques de Ravello. Le clou du spectacle se joue le long des lacets spectaculaires de la côte amalfitaine, suspendus entre mer tyrrhénienne et falaises de calcaire, pour s’achever dans le cadre spectaculaire de l’Anantara Convento di Amalfi Grand Hotel, un ancien monastère du XIIIᵉ siècle perché au-dessus des flots.

    Du V6 Quadrifoglio à la Giulietta des années 1950

    Pour sublimer ces tracés d’exception, les participants disposent d’un garage de choix. La flotte contemporaine s’appuie sur la berline Giulia et le SUV Stelvio, également mobilisés dans leurs redoutables déclinaisons Quadrifoglio, dont les vocalises du V6 biturbo et la rigueur du châssis transcendent chaque enchaînement de virages.

    L’expérience fait également la part belle à la mémoire vivante de la marque. Les amateurs d’authenticité peuvent ainsi prendre le volant de modèles historiques majeurs issus du patrimoine du Biscione, au premier rang desquels figure l’inoubliable Giulietta des années 1950, incarnation absolue de l’élégance transalpine et compagne idéale d’une Dolce Vita retrouvée.

    De Vienne à Budapest : de nouveaux horizons tracés pour 2027

    Cette odyssée ne s’arrêtera pas aux frontières italiennes. Dès 2027, l’Anantara Grand Tour of Europe prendra une envergure transfrontalière en ouvrant de nouveaux parcours, depuis les grands cols alpins jusqu’aux rivages méditerranéens.

    Parmi les tracés déjà annoncés, une traversée culturelle d’Europe centrale reliera l’Anantara Palais Hansen à Vienne jusqu’à l’Anantara New York Palace à Budapest, offrant une plongée architecturale au cœur des anciennes capitales impériales.

    Comme le souligne Eugenio Franzetti, directeur du marketing mondial d’Alfa Romeo, cette alliance célèbre l’essence la plus pure de la marque, faite d’émotion, de style et de dynamisme. Qu’elle se vive au volant d’une sportive moderne ou au rythme tranquille d’une gloire du passé, chaque boucle ambitionne de transformer la route en un souvenir impérissable.

  • Insolite : Evocopter dévoile le « Quadrifoglio Helikopter », un engin volant aux couleurs d’Alfa Romeo

    Insolite : Evocopter dévoile le « Quadrifoglio Helikopter », un engin volant aux couleurs d’Alfa Romeo

    Lors de l’édition 2026 du rassemblement Pista & Piloti sur le circuit d’essais TRIWO de Pferdsfeld, les passionnés du Biscione ont découvert un invité surprise au milieu des 240 sportives historiques : un hélicoptère ultraléger arborant la célèbre livrée Rosso Alfa, les logos au trèfle à quatre feuilles et le lettrage historique de la marque. Conçu par l’entreprise bavaroise Evocopter, cet appareil baptisé ClassiX pousse le souci du détail jusqu’à s’inspirer directement de la berline sportive de référence d’Arese : l’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio.

    La passion d’un entrepreneur et propriétaire d’Alfa Romeo

    À l’origine de ce projet singulier se trouve Paul Ressle, fondateur d’Evocopter basé à Schongau, près de Munich. Passionné d’Alfa Romeo depuis l’enfance et propriétaire de plusieurs modèles de collection ainsi que d’une Giulia Quadrifoglio au quotidien, l’entrepreneur allemand a voulu marier son amour de la marque italienne à son expertise aéronautique.

    « Mon objectif était de mettre sur patins un hélicoptère ultraléger extrêmement sûr. Pour le tout premier prototype de ce modèle, il était évident pour moi de m’inspirer de mon Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio. De la peinture extérieure à l’habitacle en cuir et Alcantara, en passant par les emblèmes Quadrifoglio, toute ma passion pour Alfa Romeo a guidé la conception de cet appareil. »

    — Paul Ressle, fondateur d’Evocopter

    Le projet a immédiatement reçu le soutien d’Alfa Romeo Allemagne, qui a invité le constructeur à présenter sa machine lors du rassemblement annuel d’outre-Rhin.

    Une architecture de pointe : carbone et moteur d’aviation

    L’Evocopter ClassiX appartient à la catégorie des hélicoptères ultralégers (UL), soumis à une masse maximale au décollage (MTOM) fixée à 600 kg (pilote, passager et carburant inclus).

    Pour concilier légèreté extrême et rigidité structurelle, l’appareil repose sur un treillis tubulaire en acier chrome-molybdène et fait un usage massif de la fibre de carbone :

    • Composants en carbone : Le fuselage, la cellule de cabine et les pales du rotor principal (7,61 m de diamètre) sont intégralement fabriqués en matériaux composites.
    • Motorisation certifiée : Contrairement à de nombreux appareils ultralégers qui adaptent des blocs automobiles, le ClassiX utilise un authentique moteur d’aviation Lycoming O-360 J2A de 5,9 litres, délivrant 160 ch et un couple de 500 Nm.
    • Sécurité de type compétition : À la manière des monoplaces de course, le réservoir de carburant de 105 litres est constitué d’une vessie en caoutchouc anti-déflagration avec mousse technique interne.

    Deux visions de la performance et de la légèreté

    Si la Giulia Quadrifoglio s’exprime sur le bitume grâce à son V6 Bi-Turbo de 520 ch et ses composants allégés (toit, capot et arbre de transmission en carbone), l’hélicoptère applique une rigueur technique équivalente dans les airs.

    CaractéristiquesEvocopter ClassiX « Quadrifoglio »Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio
    Type d’enginHélicoptère ultraléger (UL)Berline sportive (Propulsion)
    MotorisationLycoming O-360 J2A (4-cyl. à plat)2.9 V6 Bi-Turbo (90°)
    Puissance160 ch (500 Nm)520 ch (600 Nm)
    Structure & MatériauxChâssis tubulaire acier CrMo, composite carbonePlateforme Giorgio, aluminium et carbone
    Masse / Poids367 kg à vide (MTOM : 600 kg)1 660 kg (DIN)
    Vitesse maximale185 km/h (100 kts Vne)308 km/h
    Vitesse de croisière / 0-100130 à 150 km/h (70–80 kts)0 à 100 km/h en 3,9 s
    ConsommationEnv. 27 l/heure à 75 kts10,5 l/100 km (mixte WLTP)
    Tarif de baseÀ partir de 290 000 € HTÀ partir de 100 700 € TTC
  • Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Bilan Pista & Piloti 2026 : 3 000 passionnés célèbrent le Spider, le Trofeo Alfasud et la Giulia Luna Rossa à Pferdsfeld

    Une météo estivale parfaite, des spécialités italiennes, plus de 240 sportives historiques en piste et près de 3 000 visiteurs venus de toute l’Europe : la neuvième édition de Pista & Piloti a tenu toutes ses promesses les 29 et 30 août sur le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld. Soutenu officiellement par Alfa Romeo, l’événement s’est affirmé comme l’un des temps forts de la saison pour la communauté des Alfisti.

    Deux anniversaires mythiques célébrés en piste

    Le dimanche a été marqué par les démonstrations dynamiques du Gran Premio Alfa Romeo, réunissant plus de 240 voitures de course et de collection réparties en plateaux thématiques.

    Le public a assisté à une grande parade d’honneur célébrant deux jalons de l’histoire milanaise :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : plus de 50 cabriolets de toutes les générations (du Duetto 1966 jusqu’à la 4ᵉ série des années 1990) ont pris la piste pour rendre hommage au chef-d’œuvre de Pininfarina.
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : une vingtaine de modèles historiques à motorisation Boxer (Alfasud TI de course, Alfasud Sprint et Alfa 33) ont fait rugir leurs 4-cylindres à plat pour commémorer la coupe monotype lancée en 1976.

    Première allemande pour la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa

    Pour guider cette parade historique, Alfa Romeo a dévoilé pour la toute première fois au public allemand la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ».

    Développée en collaboration avec l’équipe engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America et limitée à seulement dix exemplaires pour le monde entier (tous déjà vendus), cette version de 520 ch a fait forte impression avec sa robe effet métal liquide, son aileron en fibre de carbone générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant une véritable toile de voile de compétition.

    Piste pour les clients et surprise dans les airs

    Dès le samedi, plus de 100 propriétaires d’Alfa Romeo modernes avaient pu investir le tracé de quatre kilomètres dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, profitant des conseils d’instructeurs professionnels pour exploiter leur véhicule en toute sécurité.

    L’événement a également réservé une surprise de taille venue du ciel : la présentation d’un hélicoptère ultraléger ClassiX signé par Paul Ressle, fondateur d’Evocopter. Construit en grande partie en fibre de carbone, ce prototype unique arborait pour l’occasion une teinte intégrale Rosso Alfa et les célèbres emblèmes du Quadrifoglio.

    « Pista & Piloti est un moment fort chaque année. Voir la ferveur des Alfisti pour nos modèles d’hier et d’aujourd’hui reste une expérience formidable. Les parades des 60 ans du Spider et du Trofeo Alfasud ont démontré à quel point notre communauté s’identifie à la marque. C’est l’occasion idéale de vivre ensemble l’esprit Alfa Romeo. »

    — Veit Liebing, directeur marketing d’Alfa Romeo Allemagne

    Face au succès de cette édition, Marco Wimmer, fondateur de l’agence APPIA et organisateur de l’événement, a d’ores et déjà confirmé la tenue de la 10ᵉ édition anniversaire, programmée pour le dernier week-end d’août 2027.

  • Santo Ficili lève le pied sur l’électrique : « Le monde n’est pas encore prêt »

    Santo Ficili lève le pied sur l’électrique : « Le monde n’est pas encore prêt »

    Alfa Romeo revoit sa copie. Alors que le constructeur milanais semblait s’engager vers une transition « tout électrique » sans retour en arrière, son nouveau CEO, Santo Ficili, vient de confirmer un virage stratégique vers plus de flexibilité. Ce changement de cap répond à une réalité de marché contrastée, où la demande pour l’électrique ne progresse pas au rythme espéré partout sur la planète.

    La flexibilité comme nouveau dogme

    Dans une interview accordée à Autocar, Santo Ficili a été on ne peut plus clair : « Le monde n’est pas encore prêt partout pour les voitures électriques ». Loin d’être un renoncement, cette déclaration marque l’adoption d’une stratégie multi-énergies capable de s’adapter aux infrastructures et aux habitudes de consommation de chaque marché.

    Ce réalisme industriel va directement influencer le développement des futures générations des fers de lance de la marque : la Giulia et le Stelvio.


    Giulia et Stelvio 2027 : Le pouvoir du choix

    Attendus autour de 2027, les remplaçants des modèles actuels reposeront sur la plateforme STLA Large de Stellantis. Conçue à l’origine pour l’électrique, cette architecture est suffisamment polyvalente pour accueillir des motorisations thermiques et hybrides.

    Selon les premières informations, la gamme devrait s’articuler autour de trois piliers technologiques :

    • Entrée de gamme : Motorisation quatre cylindres 2.0 litres turbo avec technologie Mild Hybrid.
    • Cœur de gamme : Système Hybride Rechargeable (PHEV) combinant un moteur thermique 1.6 litre et une unité électrique sur l’essieu arrière.
    • Haut de gamme : Versions 100 % électriques pour les marchés et les clients prêts pour la transition totale.

    En plus de cette variété mécanique, les deux modèles devraient monter en gamme avec des dimensions revues à la hausse pour asseoir le positionnement premium d’Alfa Romeo.


    Le Quadrifoglio sauvé par l’hybride

    Que les puristes se rassurent : le trèfle à quatre feuilles ne disparaîtra pas. Les versions Quadrifoglio, symboles de la performance absolue du Biscione, resteront au catalogue. Elles suivront la même logique de flexibilité en proposant des versions PHEV de haute performance aux côtés des variantes entièrement électriques.

    En choisissant la voie de la raison plutôt que celle de l’idéologie, Alfa Romeo s’assure de ne pas laisser sur le bord de la route ses clients les plus fidèles, tout en continuant à préparer l’avenir.

  • Ugo Sivocci et la naissance du Quadrifoglio (1923) : Le talisman devenu légende éternelle

    Ugo Sivocci et la naissance du Quadrifoglio (1923) : Le talisman devenu légende éternelle

    Le 15 avril 1923, sur les lacets poussiéreux des Madonies en Sicile, un symbole peint à la hâte sur le capot d’une Alfa Romeo RL TF fait basculer l’histoire du sport automobile. Conçu par le pilote d’essai et de course Ugo Sivocci pour conjurer une réputation tenace de pilote malchanceux lors de la XIVᵉ Targa Florio, le trèfle vert à quatre feuilles — le Quadrifoglio — est passé en un siècle du statut d’amulette superstitieuse à celui de signature suprême de la performance chez Alfa Romeo.

    Contexte & Genèse du projet

    • L’époque : Au sortir de la Première Guerre mondiale, sous la direction de l’ingénieur et industriel Nicola Romeo, Alfa Romeo cherche une consécration internationale de premier plan pour asseoir sa notoriété face aux géants Fiat, Mercedes et Peugeot.
    • Les acteurs clés : L’équipe officielle réunit quatre pilotes d’exception, surnommés « les quatre mousquetaires » : Antonio Ascari, Giulio Masetti, un jeune espoir nommé Enzo Ferrari, et le doyen de l’équipe, Ugo Sivocci. Pilote d’une immense sensibilité technique et ami intime de Ferrari (qu’il avait lui-même introduit chez CMN puis chez Alfa Romeo), Sivocci souffre pourtant d’une réputation tenace d’« éternel second », collectionnant les deuxièmes places et les abandons sur pannes mécaniques imprévues.
    • Le geste superstitieux : À la veille du départ de la Targa Florio 1923, désireux d’éloigner le mauvais sort sur le redoutable circuit des Madonies, Sivocci fait peindre sur la calandre de sa RL n°11 un trèfle à quatre feuilles vert vif (Quadrifoglio Verde) inscrit dans un carré blanc posé sur la pointe (un losange). Les quatre angles du carré symbolisent les quatre pilotes de l’écurie officielle.

    « Ugo Sivocci était un homme d’une extraordinaire bonté, un essayeur d’une précision chirurgicale et un pilote d’une grande valeur. Mais la chance semblait toujours l’oublier au moment décisif… jusqu’à ce matin d’avril 1923 en Sicile. »

    — Enzo Ferrari, Mémoires

    Architecture & Innovations Techniques

    Pour triompher sur le parcours cassant et sinueux de 108 kilomètres de la Targa Florio, l’ingénieur en chef Giuseppe Merosi développe une version affûtée de la berline RL de série : l’Alfa Romeo RL Targa Florio (RL TF).

    • Groupe motopropulseur : 6-cylindres en ligne de 2 994 cm³ (alésage 76 mm, course 110 mm) tout en fonte, avec culasse à soupapes en tête commandées par tiges et culbuteurs. Alimenté par deux carburateurs double-corps spécifiques, le bloc développe 95 ch à 3 800 tr/min dans un grondement rauque et puissant, autorisant une vitesse de pointe de près de 160 km/h.
    • Châssis et allégement extrême : Le châssis en acier est raccourci de 20 cm par rapport à la berline et percé en de multiples points pour réduire le poids à seulement 980 kg à sec (contre plus de 1 500 kg pour le modèle de série).
    • Freinage et tenue de route : La RL TF adopte quatre freins à tambours commandés au pied — une véritable innovation pour l’époque où les freins avant étaient encore rares —, offrant une puissance de décélération décisive dans les descentes de cols siciliennes.

    Fiche d’identité & Données clés

    CaractéristiquesAlfa Romeo RL Targa Florio (RL TF 1923)
    Année de compétition1923
    Exemplaires produits5 châssis d’usine préparés pour la Targa Florio
    Architecture moteur6-cylindres en ligne longitudinal avant, soupapes en tête
    Cylindrée & Puissance2 994 cm³ / 95 ch à 3 800 tr/min
    TransmissionPropulsion, boîte manuelle à 4 rapports
    Poids à vide980 kg
    Vitesse maximale157 km/h
    Pilote vainqueurUgo Sivocci (n°11) en 7 h 18 min 00 s (moyenne : 59,04 km/h)
    ConcepteurGiuseppe Merosi

    Carrière commerciale, Palmarès et Déclinaisons

    • Le miracle du 15 avril 1923 : Antonio Ascari mène la course avec une large avance au volant de sa RL TF. Mais à seulement 200 mètres de la ligne d’arrivée, son moteur cale. Dans la panique, les mécaniciens courent pousser sa voiture pour lui faire franchir la ligne, ce qui constitue une infraction formelle au règlement. Pour éviter la disqualification, Ascari doit remonter dans son auto, faire demi-tour, repartir au point de panne et franchir la ligne par ses propres moyens. Pendant cet imbroglio, Ugo Sivocci franchit la ligne en vainqueur au volant de sa RL au trèfle vert, signant la toute première victoire internationale majeure d’Alfa Romeo.
    • Le drame de Monza (8 septembre 1923) : Moins de cinq mois plus tard, lors des essais du Grand Prix d’Italie à Monza, Sivocci teste la toute nouvelle monoplace Alfa Romeo P1 conçue par Merosi. Portant le dossard n°17, l’auto n’a pas encore reçu son trèfle protecteur, fraîchement repeinte le matin même. Dans la rapide Curva del Vialone (actuelle Variante Ascari), Sivocci sort violemment de la piste et perd la vie sur le coup.
    • La naissance du triangle commémoratif : Bouleversée, la direction retire immédiatement toutes ses voitures de la course. En signe de deuil et d’hommage éternel à leur coéquipier disparu, le losange blanc à quatre pointes perd un angle pour devenir un triangle blanc. Les trois pointes restantes symbolisent les trois pilotes survivants (Ascari, Masetti, Ferrari) orphelins de leur frère d’armes. Le numéro 17 ne sera plus jamais attribué aux monoplaces de Grand Prix italiennes.

    L’Héritage et le Regard Collection

    • Le sceau de la compétition : Dès 1924, le Quadrifoglio dans son triangle blanc devient l’insigne officiel de toutes les voitures de course d’Alfa Romeo : de la P2 championne du monde 1925 à l’Alfetta 158/159 de Formule 1 (1950–1951), en passant par les Giulia Sprint GTA des années 1960 et les Tipo 33 en endurance.
    • La déclinaison sur la série : Le badge fait sa première apparition sur une voiture de route en 1963 avec la confidentielle Giulia TI Super, avant de s’implanter durablement sur les versions les plus sportives de la marque (Alfasud Ti, 33, 75, 164, 147/156 GTA, MiTo et Giulietta Quadrifoglio Verde).
    • L’ère moderne : Aujourd’hui encore, le Quadrifoglio sur fond triangulaire orne les ailes des Giulia et Stelvio Quadrifoglio de 520 ch, perpétuant plus d’un siècle plus tard le souvenir d’Ugo Sivocci et la quête absolue de performance mécanique.
  • 75 ans de Q4 : La transmission intégrale, l’autre visage de la performance Alfa Romeo

    75 ans de Q4 : La transmission intégrale, l’autre visage de la performance Alfa Romeo

    Si l’on associe souvent Alfa Romeo au tempérament de ses propulsions, la marque cultive depuis trois quarts de siècle une expertise majeure dans la transmission intégrale. De la rustique 1900M « Matta » de 1951 aux systèmes hybrides ultra-sophistiqués de 2026, le système Q4 est devenu un pilier de l’expérience de conduite, alliant sécurité maximale et dynamisme viscéral.

    En 2025, cette technologie a confirmé son importance stratégique : 26 % des Alfa Romeo vendues dans le monde étaient équipées du système Q4.

    Une lignée née dans la boue, consacrée sur l’asphalte

    L’histoire du 4×4 chez Alfa Romeo ne date pas d’hier. Si des prototypes existaient dès les années 1920, c’est en 1951 que tout commence officiellement avec la 1900M « Matta », un véhicule tout-terrain conçu pour répondre à des besoins militaires.

    Le virage vers la performance routière s’opère dans les années 80 et 90 :

    • 1984 : Lancement de l’Alfa 33 4×4, qui introduit l’embrayage électromagnétique.
    • 1991 : La 33 Permanent 4 marque l’arrivée du visco-coupleur, une technologie héritée du concept-car Protéo.
    • 1992 : L’appellation Q4 est officiellement adoptée par les modèles 33, 155 et 164. C’est l’époque où la 155 Q4 écrase la concurrence en DTM (1993).
    • Années 2000 : La technologie se diversifie avec la 156 Crosswagon et s’étend aux gammes 159, Brera et Spider.

    Deux architectures pour un même ADN

    Aujourd’hui, le système Q4 repose sur deux philosophies distinctes selon les modèles, mais avec un objectif commun : privilégier le plaisir de conduite tout en assurant une motricité sans faille.

    1. Le Q4 Mécanique (Giulia & Stelvio)

    C’est l’expression la plus pure de la tradition. En conditions normales, ces modèles se comportent comme des propulsions pour garantir l’agilité. Grâce à l’Active Transfer Case (ATC), le système peut transférer instantanément jusqu’à 50 % du couple vers l’essieu avant en cas de perte d’adhérence.

    • Stelvio Quadrifoglio : Utilise le Q4 pour dompter les 520 ch de son V6 biturbo.
    • Statistiques : 90 % des Stelvio et 52 % des Giulia vendus sont des versions Q4.

    2. Le Q4 Électrique (Junior & Tonale)

    Ici, plus de connexion mécanique physique entre les deux essieux. Le moteur thermique entraîne l’avant, tandis qu’un moteur électrique dédié gère l’arrière de manière prédictive.

    • Junior Ibrida Q4 : Une puissance de 145 ch et une technologie exclusive, la Power Looping Technology, qui permet de conserver la transmission intégrale même lorsque la batterie est faible.
    • Tonale Plug-In Hybrid Q4 : Le sommet de la gamme avec 270 ch et un 0 à 100 km/h en 6,6 secondes.

    Récapitulatif de la gamme Q4 en 2026

    ModèleMotorisation pharePuissanceTechnologie Q4
    JuniorIbrida Q4 (1.2 Turbo)145 chÉlectrique (e-AWD)
    TonalePlug-In Hybrid Q4270 chÉlectrique (e-AWD)
    Giulia2.0 Essence / 2.2 Diesel280 / 210 chMécanique (ATC)
    StelvioQuadrifoglio (V6)520 chMécanique (ATC)

    Pourquoi le Q4 séduit autant ?

    Le succès du Q4 (28 % des ventes sur Tonale) s’explique par sa polyvalence. Que ce soit pour affronter les routes enneigées en hiver ou pour optimiser la sortie de courbe sur circuit en mode Dynamic, le système s’adapte via le sélecteur DNA. Sur le Junior, par exemple, le mode Q4 reste actif jusqu’à 30 km/h pour un démarrage optimal, puis passe en mode « Smart » jusqu’à 90 km/h.

    En fin de compte, la transmission intégrale chez Alfa Romeo n’est pas une simple béquille sécuritaire, mais un instrument chirurgical au service du conducteur.

  • Alfa Romeo 2025 : Une année record et une croissance fulgurante de 20 % !

    Alfa Romeo 2025 : Une année record et une croissance fulgurante de 20 % !

    Le Biscione a retrouvé son appétit de lion. Alfa Romeo vient de dévoiler ses résultats pour l’année 2025, et les chiffres sont sans appel : la marque a enregistré une croissance mondiale de 20,1 %, dépassant la barre symbolique des 73 000 unités vendues.

    Cette performance confirme que la stratégie « de la valeur plutôt que du volume » porte ses fruits, tout en ramenant Alfa Romeo sur le devant de la scène premium internationale.

    L’Europe et la France en plein sprint

    Si l’Italie reste le jardin d’Alfa Romeo avec une part de marché premium qui grimpe de 0,4 point, c’est toute l’Europe qui s’enflamme pour la marque avec une hausse globale de 31,1 %.

    Le marché français se distingue particulièrement avec une progression spectaculaire de 41,9 %, devancé seulement par le Royaume-Uni (+80,1 %). La marque s’étend également avec succès hors de ses bases historiques, enregistrant des scores records au Japon (+71,4 %) et au Maroc (+65 %).

    Junior : Le nouveau moteur de la passion

    Le grand artisan de ce succès est sans aucun doute l’Alfa Romeo Junior. Avec plus de 60 000 commandes dans 41 pays, la petite sportive a réussi son pari de séduire une nouvelle génération d’Alfistes.

    • Mix énergétique : 17 % des commandes concernent la version 100 % électrique (BEV).
    • Leadership : Le modèle occupe déjà la tête du segment B-SUV premium en Italie, en France, en Autriche et en Grèce.

    Tonale, Giulia et Stelvio : Les piliers du plaisir

    Derrière le phénomène Junior, l’Alfa Romeo Tonale s’impose comme le deuxième modèle le plus vendu de la marque. Le SUV compact se prépare à une année 2026 ambitieuse grâce à sa nouvelle configuration de gamme incluant les versions Diesel, Ibrida et Q4 Plug-In.

    Quant aux emblématiques Giulia et Stelvio, leur présence au catalogue est officiellement confirmée jusqu’en 2027. Le plus impressionnant ? Le mix Quadrifoglio atteint un niveau historique de 11 %, preuve que l’ADN sportif reste la priorité des acheteurs. Pour les retardataires, notez que les versions Quadrifoglio sont de nouveau disponibles à la commande depuis mars 2026.

    33 Stradale : Le rêve devient réalité

    Enfin, pour l’image de marque, l’exceptionnelle 33 Stradale poursuit son envolée. Cinq modèles ont déjà été livrés et circulent sur les routes, respectant scrupuleusement le calendrier de production ultra-exclusif débuté fin 2024.

    « Alfa Romeo est de retour dans la course. Notre ambition n’est pas seulement d’augmenter les volumes, mais de construire la désirabilité et la valeur dans le temps. » – Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo.

  • Best Cars 2026 : Double victoire historique pour Alfa Romeo en Allemagne

    Best Cars 2026 : Double victoire historique pour Alfa Romeo en Allemagne

    Le plébiscite pour le design italien et le dynamisme d’Alfa Romeo ne faiblit pas, même sur les terres des constructeurs allemands. Lors de la 50ème édition du prestigieux concours « BEST CARS 2026 » organisé par le magazine de référence auto motor und sport, Alfa Romeo a réalisé une performance exceptionnelle en plaçant l’ensemble de sa gamme aux sommets des classements.

    La Giulia et le Tonale au sommet

    Les lecteurs allemands ont une nouvelle fois récompensé les modèles emblématiques du Biscione :

    • Alfa Romeo Giulia : La berline sportive remporte sa neuvième victoire dans la catégorie « Importation Milieu de gamme » avec 22,7 % des voix.
    • Alfa Romeo Tonale : Pour la troisième année consécutive, le SUV compact s’impose à la première place de la catégorie « SUV/Tout-terrain compacts d’importation ».

    Un succès étendu à toute la gamme

    Au-delà de ces deux premières places, les autres modèles de la marque ont également séduit les quelque 95 000 participants à l’enquête :

    • Alfa Romeo Stelvio : Il décroche une solide deuxième place dans la catégorie des SUV de grande taille d’importation.
    • Alfa Romeo Junior : Le petit dernier de la famille manque de peu le podium en s’octroyant la quatrième place dans sa catégorie pour sa première participation.

    L’ADN sportif au cœur des remerciements

    Christine Schulze Tergeist, Directrice de Stellantis Premium Brands en Allemagne, a tenu à saluer ce résultat. Elle a souligné que ce succès est un véritable moteur pour la marque, tout en rappelant que le re-lancement imminent des modèles Quadrifoglio constitue une étape majeure pour satisfaire les passionnés de performances extrêmes.

    Cette 50e édition du concours, qui mettait en compétition 480 modèles répartis dans 13 catégories, verra sa cérémonie de remise de prix officielle se dérouler en juin prochain à Stuttgart.

  • Future Alfa Romeo Giulia : Un retour reporté à 2028 pour sauver l’ADN Giorgio ?

    Future Alfa Romeo Giulia : Un retour reporté à 2028 pour sauver l’ADN Giorgio ?

    La future Alfa Romeo Giulia fait la Une de L’Auto-Journal. Alors que les rumeurs allaient bon train sur une transition électrique radicale et imminente, nos confrères apportent des précisions de taille : la berline italienne change de trajectoire pour mieux coller aux attentes des Alfistes et aux réalités d’un marché en pleine mutation. Attention, ces informations sont celles de L’Auto-Journal, pas de la marque.

    Reculer pour mieux sauter : Rendez-vous en 2028

    Le changement de cap est stratégique. Initialement prévue pour 2026 en version 100 % électrique, la nouvelle Giulia ne devrait finalement voir le jour qu’en 2028 au plus tôt. Ce délai permet à Alfa Romeo de revoir sa copie en proposant une offre multiénergie (thermique hybride et électrique), délaissant le dogme du « tout électrique » initialement annoncé.


    Une fiche technique entre héritage et futur

    La grande nouvelle pour les puristes concerne les trains roulants. Alfa Romeo ne compte pas sacrifier le plaisir de conduite qui a fait la réputation de l’actuelle Giulia.

    ÉlémentCaractéristiques annoncées
    PlateformeHybride entre la nouvelle STLA Large et la célèbre base Giorgio.
    SilhouetteCarrosserie plus haute, profil typé Fastback.
    MotorisationsÉlectrique, Hybride, et peut-être le V6 Hurricane (hors Europe).
    Puissance MaxJusqu’à 1 000 ch pour la version Quadrifoglio.

    Ce mariage technique entre la modernité de Stellantis et l’agilité de la plateforme Giorgio promet de conserver des sensations de conduite « physiques » tout en intégrant les batteries nécessaires à l’électrification.


    Le « Monstre » Quadrifoglio et le rêve Hurricane

    L’article de L’Auto-Journal évoque une future livrée Quadrifoglio absolument démoniaque. Elle pourrait embarquer un moteur dans chaque roue pour une puissance totale frôlant les 1 000 ch.

    Côté thermique, le moteur 6 cylindres biturbo « Hurricane » de 3 litres (déjà présent chez Dodge) fait rêver, mais le magazine tempère les espoirs français : il y a peu de chances de le voir homologué pour l’Europe ou la France en raison des normes environnementales.

    L’avis de la presse

    « Alfa fait durer le suspense avec, espérons-le, un bel effet de surprise à la clé. La nouvelle direction de la marque a promis un univers distinctif mêlant respect des gènes et modernité. On ne demande qu’à voir ! »

  • Giulia Quadrifoglio Luna Rossa : Le chef-d’œuvre aérodynamique d’Alfa Romeo limité à 10 exemplaires

    Giulia Quadrifoglio Luna Rossa : Le chef-d’œuvre aérodynamique d’Alfa Romeo limité à 10 exemplaires

    C’est au Salon de Bruxelles 2026 qu’Alfa Romeo vient de dévoiler ce qui restera sans doute comme l’une des Quadrifoglio les plus exclusives et les plus abouties de l’histoire. Née de la rencontre entre le bitume et la mer, la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa est bien plus qu’une série limitée : c’est une démonstration de force technique, forgée par le vent et la passion italienne.

    Fruit de la collaboration entre le Biscione et le team Luna Rossa, référence mondiale de la voile de compétition, cette édition ultra-limitée à 10 exemplaires (tous déjà vendus !) incarne l’excellence du nouveau département créatif BOTTEGAFUORISERIE, réunissant le savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati.

    La Quadrifoglio la plus efficace de l’histoire

    Si le moteur reste le glorieux V6 2.9 biturbo de 520 chevaux avec son différentiel autobloquant mécanique, c’est sur la gestion des flux d’air que cette Giulia repousse les limites. Les ingénieurs ont développé un kit carbone spécifique qui transforme radicalement le comportement de la berline :

    • Appui aérodynamique multiplié par 5 : À 300 km/h, la voiture génère un pic de 140 kg d’appui, garantissant une stabilité phénoménale.
    • Aileron arrière inspiré des foils : Le spectaculaire aileron arrière à double profil n’est pas là pour la décoration. Il s’inspire directement des foils des voiliers AC75. Alfa Romeo a inversé leur principe : au lieu de faire voler le bateau, l’aileron plaque la voiture au sol, canalisant les vortex d’air avec une efficacité redoutable.
    • Effet de sol : Des profils sous la caisse et des jupes latérales spécifiques scellent le flux d’air sous la voiture, augmentant l’adhérence sans pénaliser la vitesse de pointe (toujours fixée à 300 km/h).

    Une esthétique « Nautique » unique

    Visuellement, la Giulia Luna Rossa est une œuvre d’art. Sa peinture irisée, appliquée à la main, imite les reflets métalliques de la coque du voilier de compétition. Le contraste est assuré par une finition bicolore « pont de bateau » (noir/gris) et des touches de rouge vif, couleur emblématique de Luna Rossa. Détail inédit pour les collectionneurs : pour la première fois, les logos Alfa Romeo adoptent un fond rouge, symbole de l’esprit de compétition qui anime ce projet.

    À l’intérieur, l’exclusivité atteint des sommets. Les sièges baquets Sparco s’habillent de textures inspirées des gilets de sauvetage (PFD) de l’équipage. Mais le détail le plus fascinant se trouve sur la planche de bord : elle intègre un véritable fragment de voile Luna Rossa, traité pour devenir un élément de décor inaltérable. Chaque voiture emporte ainsi un morceau authentique de l’histoire de la Coupe de l’America.

    En route vers la 38e America’s Cup

    Cette série limitée scelle le partenariat stratégique entre Alfa Romeo et Luna Rossa, qui visent ensemble la victoire lors de la 38e America’s Cup. Une compétition historique qui se tiendra pour la première fois en Italie, dans le golfe de Naples.

    Avec cette Giulia Quadrifoglio Luna Rossa, Alfa Romeo prouve qu’elle ne se contente pas de regarder son passé, mais qu’elle est capable d’innover en puisant dans l’excellence technique italienne, sur terre comme sur mer.