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  • Nouvelle Giulietta : Santo Ficili confirme officiellement l’arrivée d’une compacte qui « ne sera pas un SUV »

    Nouvelle Giulietta : Santo Ficili confirme officiellement l’arrivée d’une compacte qui « ne sera pas un SUV »

    Dans les colonnes du numéro de septembre 2026 de Quattroruote, la rubrique du courrier des lecteurs réserve une surprise de taille aux Alfisti. Interpellé par la lettre poignante d’un propriétaire fidèle, le nouveau patron d’Alfa Romeo et Maserati, Santo Ficili, a choisi de répondre personnellement pour clarifier la feuille de route d’Arese. Sa déclaration marque un tournant stratégique majeur : Alfa Romeo prépare bel et bien une nouvelle berline compacte du segment C pour succéder dignement aux illustres 147 et Giulietta, en refusant catégoriquement de céder à la mode des carrosseries surélevées.

    Le cri du cœur d’un Alfista face au tout-SUV

    À l’origine de cet échange, on trouve le témoignage de Filippo M. Piatti, un lecteur passionné confronté au dilemme du renouvellement de sa Giulietta de 2014, affichant désormais plus de 200 000 kilomètres au compteur. Amer devant le vide laissé par les constructeurs italiens sur le segment des berlines compactes traditionnelles, cet amateur refuse de se tourner vers un SUV et déplore de devoir lorgner vers la concurrence d’outre-Rhin. Son message sonne comme une supplique : concevoir une nouvelle Giulietta agressive, racée et fidèle aux sensations d’antan pour offrir une véritable alternative aux berlines allemandes.

    Transmise directement à la direction du Biscione par le journaliste Mirco Magni, cette lettre a trouvé un écho immédiat auprès du dirigeant transalpin.

    Une promesse claire : l’héritière directe des 147 et Giulietta

    Loin des réponses corporatistes habituelles, Santo Ficili entame sa réplique en rappelant son attachement intime au modèle, précisant avoir lui-même possédé plusieurs générations de Giulietta au cours de sa vie. S’il rappelle la complexité des défis industriels actuels et confirme le lancement programmé d’un C-SUV en 2027 taillé pour conjuguer rigueur de fabrication et agrément de conduite, le directeur général lève surtout le voile sur un projet très attendu.

    « Arrivera également une nouvelle voiture du segment C qui recueillera idéalement l’héritage de modèles comme la 147 et la Giulietta, affirme sans détour Santo Ficili. Ce ne sera pas un SUV. Ce sera une réinterprétation moderne de ce concept d’automobile qui a contribué à bâtir le lien si particulier entre Alfa Romeo et des générations de passionnés. »

    « Sans émotion, nous ne serions que de simples constructeurs d’automobiles »

    Tout en concédant qu’il est encore prématuré de dévoiler la fiche technique ou les caractéristiques mécaniques de cette future berline — imaginée dans le cadre du plan industriel FASTlane 2030 du groupe Stellantis —, Santo Ficili tient à rassurer les puristes sur la philosophie du développement. Les équipes chargées du projet mesurent pleinement le poids patrimonial d’un tel patronyme et l’exigence qu’il impose.

    « Ce sera une vraie Alfa Romeo : belle, innovante, enthousiasmante à conduire et fidèle aux valeurs qui ont rendu notre marque unique au monde, conclut le dirigeant. Parce que les plateformes, la technologie et les performances sont fondamentales. Mais sans cœur, sans émotion et sans la passion de personnes comme votre lecteur, nous ne serions que de simples constructeurs d’automobiles. Grâce aux Alfisti, l’Alfa continue de regarder vers l’avant sans jamais oublier ses propres racines. »

  • L’histoire secrète du nom « Giulietta » : Quand Roméo trouva enfin sa Juliette

    L’histoire secrète du nom « Giulietta » : Quand Roméo trouva enfin sa Juliette

    Au printemps 1954, lorsque la sculpturale Giulietta Sprint fait sa première apparition publique au Salon de Turin, Alfa Romeo s’apprête à vivre un tournant industriel décisif. En délaissant les appellations techniques en chiffres et en lettres qui rythmaient la production du Portello depuis des décennies, le constructeur milanais choisit d’humaniser sa future berline populaire avec un prénom féminin chargé de poésie.

    Une soirée parisienne et la réplique d’un prince

    L’anecdote la plus célèbre prend racine à l’automne 1950, en marge du Salon de l’Automobile de Paris. Une délégation de dirigeants et de techniciens d’Arese, comprenant le pilote d’essai Consalvo Sanesi et l’ingénieur-poète Leonardo Sinisgalli, alors conseiller artistique de la marque, se retrouve attablée dans un cabaret de la capitale pour fêter les récents succès de la berline 1900. Intrigué par cette tablée exclusivement masculine venue d’Italie, un noble russe en exil s’approche des convives et lance une boutade qui traversera les décennies : « Vous êtes là, huit Roméos attablés, et vous n’avez pas une seule Juliette avec vous ? »

    L’étincelle littéraire de Leonardo Sinisgalli

    La formule shakespearienne marque profondément les esprits, et en particulier celui de Sinisgalli. Homme de lettres autant que scientifique, il garde ce trait d’esprit en réserve jusqu’au moment où la direction milanaise cherche à baptiser le projet Tipo 750. Face à une voiture pensée pour devenir la « fiancée de l’Italie » et séduire les foyers en plein essor économique, l’évidence s’impose : la marque au trèfle a trouvé sa compagne idéale. Certains historiens rappellent également que l’épouse de Sinisgalli, Giorgina De Rincón, se faisait elle-même appeler Giulietta dans leurs cercles artistiques romains, renforçant encore la portée affective de cette proposition.

    De la loterie nationale au parrainage de Giulietta Masina

    Au-delà de la poésie, le choix du nom répond aussi à un besoin d’incarnation très pragmatique. Pour financer le nouvel outillage industriel nécessaire à la grande série, Alfa Romeo organise en 1952 un emprunt national assorti d’une loterie dont les gagnants recevront les premiers exemplaires sortis d’usine. Donner un nom familier et chaleureux à l’auto permet de faire patienter les souscripteurs face aux inévitables retards de développement de la berline. L’officialisation définitive intervient le 19 avril 1954 au Salon de Turin, où l’actrice Giulietta Masina, épouse de Federico Fellini et vedette du chef-d’œuvre La Strada, accepte de parrainer le modèle en coupant le ruban inaugural aux côtés des dirigeants.

    Une lignée devenue éternelle

    La suite appartient à la grande histoire automobile. Le coupé Sprint, bientôt suivi par la berline et le spider, installe définitivement Alfa Romeo dans le paysage des grands constructeurs européens avec près de 177 000 unités produites. Le patronyme traversera ensuite les générations, réapparu en 1977 sur la berline cunéiforme Tipo 116 à architecture Transaxle, puis réincarné en 2010 sous les traits de la compacte moderne du centenaire, prouvant qu’une simple boutade de comptoir parisienne peut parfois forger l’âme d’une marque pour plus d’un demi-siècle.

  • Le retour de la compacte Alfa Romeo : l’héritière des 147 et Giulietta sur plateforme STLA One se dévoile

    Le retour de la compacte Alfa Romeo : l’héritière des 147 et Giulietta sur plateforme STLA One se dévoile

    Aujourd’hui, hormis l’indéboulonnable berline Giulia, la gamme neuve du Biscione fait la part belle aux SUV. Mais cette hégémonie des roues hautes est sur le point de prendre fin. Alfa Romeo prépare activement son grand retour sur le segment des berlines compactes (segment C) avec un modèle de reconquête conçu pour bousculer la Volkswagen Golf et la Mercedes Classe A. Analyse et visuel des Britanniques d’Auto Express…

    La marque italienne l’annonce sans détour : cette future berline familiale va « capitaliser sur des icônes telles que la 147 et la Giulietta » tout en sachant « combiner l’innovation avec l’ADN distinctif de la marque ».

    STLA One : Une plateforme multi-énergies ultra-technologique

    Cette offensive majeure s’inscrit dans la vaste stratégie du groupe parent Stellantis, qui prévoit le lancement de 110 nouveaux modèles mondiaux d’ici 2030 (incluant le futur C-SUV d’Alfa et la prochaine supercar en cours de développement au sein du département Bottega Fuoriserie).

    Pour sa compacte, Alfa Romeo va exploiter la toute nouvelle architecture STLA One. Très flexible, cette plateforme a la capacité technique d’équiper des modèles allant du segment B (comme la citadine Opel/Vauxhall Corsa) au segment D (comme le grand SUV Peugeot 5008). Surtout, elle offre une totale liberté mécanique :

    • Multi-énergies : La future compacte profitera pleinement de cette architecture pour proposer des motorisations thermiques essence (hybrides) et des déclinaisons 100 % électriques.
    • Cell-to-body : Pour les versions électriques, les packs de batteries seront directement intégrés à la structure même du châssis afin d’optimiser la rigidité et l’espace à bord.
    • Steer-by-wire : Une direction entièrement électronique sans liaison mécanique directe, promettant une réactivité et un toucher de route typiquement Alfa Romeo.
    • STLA Brain : Le tout nouveau système logiciel centralisé de Stellantis qui gérera d’une main de fer l’infotainment ainsi que l’ensemble du groupe motopropulseur.

    Un premier teaser évocateur à l’Investor Day

    Lors de la présentation de la plateforme STLA One pendant l’Investor Day, Stellantis a brièvement laissé filtrer une silhouette numérique sur les écrans. Pas de doute possible, tous les codes stylistiques incontournables d’Alfa Romeo étaient au rendez-vous : la calandre en Scudetto bien affirmée, une robe Rosso Alfa, des optiques affûtées et agressives, le tout posé sur une posture trapue et musclée.

    Ce futur modèle viendra se positionner stratégiquement entre le SUV urbain d’entrée de gamme Junior et le Tonale fraîchement restylé. Il offrira une alternative basse et dynamique face aux compactes thermiques traditionnelles (Golf, Classe A) mais aussi face aux nouvelles propositions purement électriques comme la Volkswagen ID.3 et le Volvo EX30.

    Vers un retour du nom « Giulietta » ?

    Le choix du patronyme s’avère crucial pour un tel retour historique. Stellantis détient toujours les droits exclusifs du nom Giulietta, un badge mythique apparu pour la première fois en 1954 et retiré du catalogue en 2020.

    Verra-t-on le retour officiel de cette appellation sur une voiture de série ? Le mystère reste entier à ce stade. Quoi qu’il en soit, la promesse d’une berline compacte fidèle à l’esprit de la 147 fait déjà vibrer le cœur de la communauté des Alfistes.

  • Exclusif / Plan Fastlane 2030 : Un porte-parole de Stellantis nous dévoile l’avenir d’Alfa Romeo (et le retour de la Giulietta !)

    Exclusif / Plan Fastlane 2030 : Un porte-parole de Stellantis nous dévoile l’avenir d’Alfa Romeo (et le retour de la Giulietta !)

    À la suite du Stellantis Investor Day 2026 qui s’est tenu le 21 mai dernier, de nombreuses discussions ont enflammé la communauté des Alfistes. Pour y voir plus clair, ClubAlfa.fr a pu obtenir des informations exclusives de la part d’un représentant officiel de Stellantis.

    Ce dernier nous a apporté des clarifications cruciales sur la feuille de route de la marque au Biscione dans le cadre du plan Fastlane 2030. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le calendrier produit s’annonce d’une cohérence absolue entre volume, histoire et exclusivité.

    Le présent sécurisé : Giulia et Stelvio prolongés jusqu’en 2027

    Le porte-parole nous a d’abord rappelé la solidité de la gamme actuelle. L’Alfa Romeo Junior s’impose comme le moteur des volumes, tandis que le Tonale confirme son statut de succès mondial avec plus de 100 000 unités produites à ce jour. Au sommet, la 33 Stradale joue parfaitement son rôle de vitrine technologique et émotionnelle.

    Pour les puristes, la très bonne nouvelle concerne les berlines et SUV historiques :

    • Giulia et Stelvio resteront en production jusqu’en 2027, y compris dans leurs mythiques versions Quadrifoglio. Une approche pragmatique qui permet de gérer la transition sans brusquer les clients fidèles à l’héritage de la marque.

    Le plan Fastlane 2030 : Une offensive majeure sur les segments B et C

    Pour croître durablement, Alfa Romeo va s’appuyer sur la force de frappe industrielle de Stellantis tout en conservant un typage dynamique et stylistique 100 % milanais. Quatre projets majeurs ont été détaillés par notre contact :

    1. Le retour de la berline compacte (Successeur des 147 et Giulietta)

    C’est la surprise du chef ! Alfa Romeo va officiellement faire son retour sur le segment des berlines compactes bicorps (hatchback). Basé sur la toute nouvelle plateforme multiénergie STLA ONE, ce modèle capitalisera sur l’héritage des mythiques 147 et Giulietta pour offrir un condensé de technologie, d’efficience et d’ADN Alfa.

    2. Un tout nouveau C-SUV sur la plateforme STLA Medium

    Contrairement aux premières rumeurs qui l’évoquaient sur une base plus petite, le remplaçant du C-SUV actuel (le futur Tonale) reposera sur la plateforme STLA Medium (STLA M). Ce véhicule sera produit en Italie, proposera des motorisations multiénergies (hybride et électrique) et visera le sommet du marché en matière de qualité intérieure, de performances et de plaisir de conduite.

    3. L’évolution de l’Alfa Romeo Junior

    Le récent B-SUV de la marque bénéficiera d’un restylage de mi-carrière au cours de son cycle de vie afin de rester la référence technologique et dynamique de sa catégorie, assurant son rôle de porte d’entrée principale pour la nouvelle génération d’Alfistes.

    4. Une nouvelle Supercar pour la BOTTEGAFUORISERIE

    Le succès de la 33 Stradale a validé le modèle économique de la haute couture automobile. Un nouveau projet exclusif « few-off » (série ultra-limitée) va être lancé par la Bottega Fuoriserie pour entretenir le lien émotionnel et la désirabilité de la marque au niveau mondial.

    Et le segment D (Giulia & Stelvio) ?

    Que les amateurs de grandes routières se rassurent, Alfa Romeo ne compte pas abandonner le segment D. Stellantis nous confirme que la marque étudie actuellement des solutions pour donner de nouvelles interprétations à la Giulia et au Stelvio.

    Ces futurs modèles utiliseront des plateformes flexibles permettant d’introduire progressivement des solutions multi-énergies (hybrides et électriques), tout en restant fidèles à l’ADN de performance pure propre au Biscione. Les détails de ces projets seront communiqués ultérieurement.

    Le retour d’une digne héritière de la Giulietta sur la plateforme STLA ONE est-il, selon vous, la meilleure nouvelle de ce plan produit ?

  • Portrait : Orazio Satta Puliga, l’homme qui a mis le « Virus Alfa » dans nos veines

    Portrait : Orazio Satta Puliga, l’homme qui a mis le « Virus Alfa » dans nos veines

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Portello est en ruines. L’Italie est à genoux et l’époque des supercars de Vittorio Jano semble révolue. Alfa Romeo est à la croisée des chemins : disparaître ou se réinventer. C’est dans ce chaos qu’un homme va se lever pour prendre la direction technique et sauver la marque. Cet homme s’appelle Orazio Satta Puliga (1910-1974).

    Si vous possédez une Alfa Romeo aujourd’hui, qu’il s’agisse d’une Giulia de 1965 ou d’un Stelvio de 2025, vous le devez à sa vision.

    La révolution industrielle : La 1900

    Nommé directeur central en 1946, Satta Puliga a une conviction : Alfa Romeo ne peut plus survivre en vendant quelques centaines de voitures de luxe par an faites à la main. Il faut passer à la production de masse, à la chaîne de montage. Mais le défi est immense : comment faire du « volume » sans perdre le Cuore Sportivo ?

    Sa réponse arrive en 1950 avec l’Alfa Romeo 1900. C’est une rupture technologique totale. Fini le châssis séparé d’avant-guerre, place à la caisse autoporteuse (monocoque). C’est moderne, c’est industriel, mais sous le capot, le moteur reste un bijou à double arbre à cames. Le slogan marketing de l’époque, validé par Satta Puliga, résume tout son génie : « La voiture familiale qui gagne des courses ». Le concept de la berline sportive moderne était né.

    La fiancée de l’Italie : La Giulietta

    Mais le coup de maître d’Orazio Satta Puliga arrive en 1954. Il comprend que la classe moyenne émergente veut, elle aussi, rouler en Alfa. Il lance la Giulietta.

    Plus petite, plus agile, elle est propulsée par un moteur entièrement en aluminium de 1300 cm³ (une rareté absolue à l’époque où la concurrence utilise la fonte). La Giulietta devient l’icône de la Dolce Vita. Avec elle, Satta Puliga ne vend plus seulement des voitures, il vend un art de vivre. Les ventes explosent, l’usine d’Arese sort de terre. Alfa Romeo est sauvée.

    Plus qu’une usine, une foi

    Ce qui différencie Orazio Satta Puliga des autres ingénieurs, c’est sa dimension philosophique. Il a théorisé ce que nous ressentons tous. Dans une lettre célèbre envoyée à la direction en 1970, alors qu’il se savait malade, il a écrit la définition la plus pure de la marque, encore citée aujourd’hui comme un mantra :

    « Alfa Romeo n’est pas une simple fabrique d’automobiles : ses voitures sont quelque chose de plus que des automobiles construites de manière conventionnelle. C’est une espèce de maladie, l’enthousiasme pour un moyen de transport. C’est un mode de vie, une façon toute particulière de concevoir un véhicule à moteur. »

    L’héritage technique

    Orazio Satta Puliga est resté aux commandes jusqu’à sa mort en 1974. Sous son règne, avec l’aide de son fidèle bras droit Giuseppe Busso, sont nées la Giulia (série 105), le Spider Duetto, l’Alfetta et la Montreal.

    Il a imposé l’architecture technique qui a fait la gloire de la marque pendant 40 ans : moteur double arbre en alliage, chambres de combustion hémisphériques, et cette obsession de la légèreté.

    Si Jano a construit des voitures pour les dieux du volant, Satta Puliga a construit des voitures pour nous, les passionnés du quotidien. Il a démocratisé le virus.