Étiquette : Franco Scaglione

  • Pebble Beach 2026 : Les célèbres Alfa Romeo BAT en vedette sur l’affiche officielle du 75e anniversaire

    Pebble Beach 2026 : Les célèbres Alfa Romeo BAT en vedette sur l’affiche officielle du 75e anniversaire

    Pour célébrer son 75e anniversaire, le mythique Concours d’Élégance de Pebble Beach a dévoilé la collection d’affiches officielles de son édition 2026. Réalisée par l’artiste britannique reconnu Tim Layzell, cette série de trois œuvres originales rend hommage aux trois piliers de l’événement : le Concours d’Élégance, le Tour d’Elegance et, pour la première fois de son histoire, le souvenir des historiques Pebble Beach Road Races.

    Au cœur de cette célébration artistique et automobile, c’est une véritable légende d’Arese qui s’empare de l’affiche principale : la trilogie des d’inspiration aérodynamique Alfa Romeo BAT.

    L’affiche du Concours : La réunion historique des Alfa Romeo BAT

    Sur l’affiche vedette du Concours d’Élégance, l’artiste met en scène les trois légendaires concept-cars Alfa Romeo BAT (Berlina Aerodinamica Tecnica) s’approchant de la rampe de remise des prix sur les pelouses californiennes.

    Conçue au début des années 1950 sur la base de l’Alfa Romeo 1900 et sculptée par le designer Franco Scaglione pour la Carrozzeria Bertone, la série des BAT avait pour objectif d’explorer les limites de la résistance à l’air pour obtenir le coefficient de traînée le plus bas possible.

    L’affiche réunit les trois œuvres majeures de la lignée :

    • BAT 5 (1953)
    • BAT 7 (1954)
    • BAT 9 (1955)

    Réunies pour la toute première fois de leur histoire à Pebble Beach en 1989 — un moment qui avait profondément ému Nuccio Bertone lui-même —, les trois Alfa Romeo BAT font cette année un retour triomphal en Californie. Leur présence conjointe vient souligner le rôle unique de Pebble Beach dans le rassemblement des automobiles les plus extraordinaires au monde.

    Deux autres affiches d’art pour compléter la trilogie

    Outre l’hommage appuyé au Biscione, la collection d’affiches de cette 75e édition met à l’honneur deux autres icônes italiennes :

    • L’affiche des Pebble Beach Road Races : Elle met en scène l’OSCA MT4-TN Barchetta 1955 emmenée par le pilote Ernie McAfee lors des courses de 1956 sur le tracé exigeant de 1,8 mile à travers la forêt de Del Monte.
    • L’affiche du Tour d’Elegance : Elle immortalise la très rarissime Ferrari 375 America Vignale Cabriolet 1954 (unique exemplaire cabriolet sur les 12 unités de 375 America construites) longeant la côte californienne sur la Highway 1 avec le pont de Bixby Bridge en arrière-plan.

    Infos pratiques pour les collectionneurs

    Les affiches officielles seront proposées à la vente sur place dès le mercredi 12 août 2026 (au Vault at RetroAuto et au stand d’information du Concours Village), puis le dimanche 16 août à l’entrée principale de l’événement.

    Les tarifs annoncés sont de 50 $ l’unité ou 95 $ pour le coffret complet réunissant les trois œuvres. Les stocks restants seront ensuite mis en ligne sur le site officiel de la boutique du concours (theconcoursstore.com).

  • Portrait : Franco Scaglione, l’aérodynamicien qui a sculpté la 33 Stradale

    Portrait : Franco Scaglione, l’aérodynamicien qui a sculpté la 33 Stradale

    Après la vitesse pure, place à la beauté. Si vous demandez à n’importe quel designer automobile quelle est la plus belle voiture de l’histoire, la réponse est souvent la même : l’Alfa Romeo 33 Stradale. Cette œuvre d’art a un père, un génie discret et torturé : Franco Scaglione (1916-1993).

    Le sculpteur du vent

    Ancien étudiant en ingénierie aéronautique (interrompu par la guerre), Scaglione ne dessine pas des voitures, il dessine l’air. Travaillant pour la carrosserie Bertone dans les années 50, il choque le monde avec les B.A.T. (Berlinetta Aerodinamica Tecnica). Ces trois concepts Alfa Romeo (B.A.T. 5, 7 et 9) ressemblent à des soucoupes volantes. Elles ne sont pas seulement extravagantes, elles affichent un coefficient de pénétration dans l’air (Cx) incroyable, même pour les standards actuels.

    Il est aussi le père de la ligne de la Giulietta Sprint Speciale (SS), une voiture qui semble avoir été polie par une rivière.

    L’Opus Magnum : La 33 Stradale

    En 1967, Autodelta lui confie le châssis de course de la Tipo 33. Scaglione travaille seul, obsédé par la perfection. Il crée une carrosserie en aluminium d’une sensualité inouïe, à peine plus haute qu’un mètre, avec les premières portes en élytre de l’histoire. La 33 Stradale est son testament. C’est l’équilibre parfait entre la fonction (la course) et l’émotion (le design). Scaglione a prouvé qu’une Alfa Romeo devait avant tout être un objet de désir.

  • L’Alfa Romeo 33 Stradale récompensée au prestigieux Compasso d’Oro 2026 !

    L’Alfa Romeo 33 Stradale récompensée au prestigieux Compasso d’Oro 2026 !

    Le design italien est une nouvelle fois à l’honneur. La jury international de la 29ème édition du Prix ADI Compasso d’Oro a décerné une prestigieuse Mention d’Honneur à la nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale dans la catégorie « Design pour la mobilité ».

    La cérémonie de remise des prix s’est déroulée le 22 mai 2026 au ADI Design Museum de Milan, sacrant la supercar du Biscione pour sa beauté sculpturale indiscutable et son style intemporel.

    La « beauté nécessaire » signée Bottega Fuoriserie

    Conçue comme un hommage vibrant à la légendaire 33 Stradale de 1967 dessinée par Franco Scaglione, cette réinterprétation moderne sublime l’esprit d’origine avec les technologies d’aujourd’hui. L’extérieur de la voiture incarne parfaitement le concept de « beauté nécessaire », reposant sur un équilibre absolu entre les proportions, les volumes et le traitement des surfaces. L’habitacle suit la même philosophie avec un design minimaliste et des matériaux nobles entièrement dédiés à l’expérience de conduite.

    Véritable œuvre d’art en mouvement limitée à seulement 33 exemplaires exclusifs, cette supercar est le premier manifeste de l’aire « BOTTEGA » au sein du nouveau département d’excellence BOTTEGAFUORISERIE. Sa production est confiée aux mains expertes de la Carrozzeria Touring Superleggera, garantissant des standards de qualité obsessionnels et une attention millimétrée aux moindres détails.

    Alfa Romeo et le Compasso d’Oro : Une longue histoire d’amour

    Ce n’est pas la première fois que l’Association pour le Design Industriel (ADI) succombe au charme d’une création milanaise. La marque au Biscione possède déjà un palmarès impressionnant au sein de cette compétition :

    AnnéeModèle Alfa RomeoDistinction reçue
    202633 StradaleMention d’Honneur (Design pour la mobilité)
    2018GiuliaGagnante du 25ème Compasso d’Oro (Renaissance de la marque)
    2014GiuliettaMention d’Honneur au 23ème Compasso d’Oro
    2004BreraGagnante (Saluée comme « l’une des plus belles voitures jamais créées »)

    Le plus ancien prix de design au monde

    Fondé en 1954 sur une idée du célèbre architecte et designer Gio Ponti, le Compasso d’Oro est le prix de design industriel le plus ancien et le plus influent au monde.

    Chaque projet sélectionné par l’Observatoire Permanent du Design de l’ADI intègre la collection historique du prix, classée au patrimoine national italien par le Ministère de la Culture pour son « intérêt artistique et historique exceptionnel ». La 33 Stradale y inscrit désormais son nom en lettres d’or, prouvant que chez Alfa Romeo, l’ingénierie et l’art ne font qu’un.

  • Légende : Alfa Romeo Giulietta Sprint, la « Fiancée de l’Italie »

    Légende : Alfa Romeo Giulietta Sprint, la « Fiancée de l’Italie »

    Il est rare qu’une voiture devienne le symbole d’un pays tout entier. En 1954, l’Italie se relève de la guerre et rêve de modernité, de vitesse et d’élégance. Alfa Romeo va lui offrir tout cela dans une seule voiture : la Giulietta.

    Surnommée « la fidanzata d’Italia » (la fiancée de l’Italie), elle n’est pas seulement une automobile. C’est le symbole du miracle économique italien, la preuve que le rêve est accessible.

    Une naissance à l’envers : Le Coupé avant la Berline

    L’histoire de la Giulietta commence par une anecdote incroyable. Pour financer son développement, Alfa Romeo avait lancé une souscription publique (une sorte de loterie nationale). Les gagnants devaient recevoir la nouvelle voiture. Mais le développement de la version berline prend du retard. Pour ne pas décevoir le public et honorer les billets de loterie, la direction prend une décision inédite dans l’histoire automobile : lancer le coupé sportif avant la voiture familiale.

    C’est ainsi qu’au Salon de Turin 1954, la Giulietta Sprint est dévoilée. Dessinée par la carrosserie Bertone (et le coup de crayon de Franco Scaglione), elle coupe le souffle du public. Elle est petite, pure, sans fioritures, d’une élégance intemporelle.

    Un cœur de course dans une voiture de série

    Si la ligne séduit, c’est la fiche technique qui va créer la légende. À l’époque, une voiture de cette taille (1300 cm³) a souvent un moteur en fonte poussif de 40 chevaux. L’ingénieur Giuseppe Busso et ses équipes vont installer sous le capot de la Giulietta un bijou de technologie : un moteur tout en aluminium à double arbre à cames en tête (le fameux Bialbero).

    Ce petit 1.3L développe 65 chevaux, puis 80 chevaux dans les versions Veloce. Grâce à un poids plume de 850 kg, la Giulietta Sprint file à 165 km/h. Elle laisse sur place des voitures bien plus grosses et plus chères. C’était une véritable voiture de course vendue au prix d’une voiture bourgeoise.

    La démocratisation du « Virus Alfa »

    Avec la Giulietta Sprint, Alfa Romeo change de dimension. On ne fabrique plus quelques centaines de voitures par an, mais des milliers. L’usine du Portello tourne à plein régime. La Giulietta devient la star du cinéma (on la voit dans les films de Fellini), la voiture des jeunes premiers et des pilotes amateurs. Elle invente la catégorie des petites GT abordables.

    Pour beaucoup d’Alfistes, c’est avec elle que tout a commencé. Elle a défini la recette qui sera reprise par la Giulia, l’Alfetta et toutes les compactes sportives qui suivront : un moteur brillant, un style à tomber par terre et un plaisir de conduite absolu.

    L’Héritage

    Produite pendant plus de 10 ans, la Giulietta (dans toutes ses versions : Sprint, Spider, Berline, SZ) sera vendue à près de 177 000 exemplaires. Un record pour l’époque. Aujourd’hui, une belle Giulietta Sprint des années 50 est une pièce de collection très prisée, incarnant à jamais la Dolce Vita sur quatre roues.

  • Légende : Alfa Romeo 33 Stradale, simplement la plus belle voiture du monde ?

    Légende : Alfa Romeo 33 Stradale, simplement la plus belle voiture du monde ?

    Dans l’histoire de l’automobile, il y a les voitures de sport, les supercars, et puis il y a la 33 Stradale. Quand on demande aux plus grands designers (de Gandini à Giugiaro) quelle est leur référence absolue, ce nom revient inlassablement. Dévoilée en 1967, à la veille de la révolution de mai 68, cette voiture n’était pas une contestation, mais une révélation.

    Elle représente l’instant T où Alfa Romeo a atteint la perfection, fusionnant la brutalité de la course et la sensualité du design italien.

    Une bête de course en robe de soirée

    La 33 Stradale n’est pas une voiture de route adaptée pour la piste. C’est le contraire. Il s’agit littéralement du châssis de compétition de la Tipo 33 d’Autodelta, habillé pour la route. Sous sa carrosserie se cache une technologie de pointe pour l’époque : un châssis tubulaire en « H » intégrant les réservoirs de carburant, du magnésium pour alléger les composants, et un poids plume de seulement 700 kg.

    Mais ce qui frappe, c’est ce que Franco Scaglione a fait de cette base technique. Il a dessiné une carrosserie en aluminium d’une fluidité irréelle, haute de seulement 99 centimètres ! C’est aussi la toute première voiture de série au monde à adopter des portes en élytre (papillon), bien avant que Lamborghini n’en fasse sa signature.

    Le V8 de poche qui hurle à 10 000 tours

    Le cœur de la 33 Stradale est tout aussi mythique que sa robe. Il s’agit d’un petit V8 de 2.0 litres (1 995 cm³). Cela peut sembler modeste aujourd’hui, mais c’est un moteur de pure compétition conçu par Carlo Chiti. Il développe 230 chevaux, ce qui, rapporté au poids plume, offrait des performances stratosphériques pour 1967 : le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes et 260 km/h en pointe.

    Mais les chiffres ne disent rien de la sonorité. Ce moteur prend 10 000 tours/minute, délivrant un hurlement métallique, strident, qui donne la chair de poule. C’est une symphonie mécanique sans filtre.

    Plus chère qu’une Ferrari, plus rare qu’une licorne

    À sa sortie, la 33 Stradale était la voiture la plus chère du marché (9 750 000 lires), coûtant bien plus qu’une Lamborghini Miura ou une Ferrari de l’époque. Sa production fut confidentielle et artisanale. Seulement 18 châssis ont été produits, et on estime que moins de 12 ont été réellement carrossés en version « Stradale » par Scaglione (les autres ayant servi pour des concepts cars comme la Carabo).

    L’Héritage

    Aujourd’hui, une 33 Stradale est inestimable (on parle de plus de 10 à 15 millions d’euros si l’une d’elles venait à être vendue). Elle est le symbole de l’âge d’or d’Alfa Romeo. Son influence est telle que la marque a décidé de la ressusciter en 2023 avec la nouvelle 33 Stradale (série limitée à 33 exemplaires), prouvant que 50 ans plus tard, ce dessin n’a pas pris une ride.

    Elle reste la preuve éternelle qu’une voiture peut être une œuvre d’art.