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  • Prix autonis 2026 : Le nouvel Alfa Romeo Tonale sacré « Meilleure nouveauté design » en Allemagne

    Prix autonis 2026 : Le nouvel Alfa Romeo Tonale sacré « Meilleure nouveauté design » en Allemagne

    Déjà couronné lors de son lancement initial en 2022, l’Alfa Romeo Tonale récidive avec éclat sur les terres des constructeurs d’outre-Rhin. Les lecteurs du réputé magazine automobile allemand auto motor und sport ont décerné au SUV compact italien le convoité prix de design « autonis 2026 ». Sacré « Meilleure nouveauté design » dans la catégorie très disputée des SUV et tout-terrains compacts, le nouveau Tonale a dominé les débats en récoltant à lui seul 31,3 % des suffrages, devançant largement une concurrence internationale pourtant affûtée.

    Un plébiscite sans appel au cœur du temple automobile allemand

    Cette distinction témoigne du pouvoir de séduction intact du style milanais auprès du public germanique. Pour cette 25ᵉ édition du concours annuel « autonis », 92 nouveautés présentées au cours des douze derniers mois étaient soumises aux votes dans onze catégories distinctes. Plus de 15 200 lecteurs ont participé au scrutin, tant à travers l’édition papier que sur les plateformes numériques du média de référence.

    Face aux références du segment, le Tonale dans sa configuration remise à jour a survolé les débats, confirmant que le coup de crayon du Centro Stile continue de susciter un engouement populaire rare dès lors qu’il s’agit d’allier prestance et équilibre visuel.

    Estelle Tabaczek et la « Bellezza Necessaria » au tableau d’honneur

    C’est lors de la cérémonie officielle de remise des prix organisée à Rüsselsheim dans la soirée du jeudi 15 octobre 2026 qu’Estelle Tabaczek, designer extérieur au Centro Stile Alfa Romeo, a reçu le trophée. Interrogée sur les clés de ce succès répété, la styliste a tenu à saluer la ferveur collective des équipes de conception et la rigueur de leur démarche esthétique.

    Elle a notamment rappelé que la force du modèle découle directement de la philosophie de la Bellezza Necessaria — la « beauté nécessaire » —, un principe fondateur où chaque arrête, chaque volume et chaque surface répond d’abord à une fonction précise avant de flatter l’œil. Pour Estelle Tabaczek, le nouveau Tonale incarne cette vision à la perfection : une silhouette sculpturale, un Scudetto iconique immédiatement identifiable et cette élégance propre aux créations transalpines qui transforme la technique en émotion pure.

    Héritage mécanique : des clins d’œil à la Tipo 33 Stradale et à la Giulia GTA

    Si le style du nouveau Tonale séduit autant, c’est aussi parce qu’il sait réinterpréter avec subtilité les plus belles pages de l’histoire du trèfle. Sa calandre centrale puise directement son inspiration dans les galbes de la mythique Tipo 33 Stradale de 1967 ainsi que dans les proportions pures du coupé Giulia GT des années 1960. De part et d’autre du Scudetto, le dessin des écopes d’air frontales évoque la sportivité sans compromis des légendaires berlines Giulia GTA et GTAm d’époque.

    Cet esprit se prolonge dans un habitacle entièrement repensé où dominent des matériaux valorisants et un sens poussé du détail. L’atmosphère intérieure se distingue notamment par un éclairage d’ambiance exclusif dont la trame graphique rétroéclairée reproduit les écailles d’un serpent, hommage direct au Biscione qui veille sur les armoiries de la marque depuis plus d’un siècle.

    Alfa Romeo et le concours autonis : une longue histoire d’amour

    Ce sacre s’inscrit dans une tradition bien ancrée. Tout au long des vingt-cinq éditions du concours « autonis », Alfa Romeo a régulièrement trusté les premières places des podiums. Avant ce nouveau sacre du Tonale, la berline Giulia et le SUV Stelvio avaient eux aussi été distingués à de multiples reprises par le lectorat allemand. Plus tôt encore, la compacte Giulietta et la citadine sportive MiTo avaient également conquis les suffrages d’auto motor und sport.

    La victoire du Tonale en 2026 prouve une fois de plus que par-delà les frontières et les cultures automobiles, la signature stylistique milanaise conserve une cote d’amour exceptionnelle.

  • Alfa Romeo Cuorerosso : Premiers aperçus et vision manifeste à l’aube du Mondial de Paris

    Alfa Romeo Cuorerosso : Premiers aperçus et vision manifeste à l’aube du Mondial de Paris

    Le compte à rebours est entré dans sa toute dernière ligne droite. À seulement quarante-huit heures de l’ouverture des portes du Mondial de l’Automobile de Paris 2026, Alfa Romeo attise la curiosité des passionnés en dévoilant les premiers détails de son projet le plus secret : le concept Cuorerosso. Conçue dans l’effervescence du Centro Stile de Turin, cette création inédite s’apprête à faire sa première apparition publique sous les projecteurs parisiens, esquissant les contours d’un avenir où le style italien refuse de transiger avec l’émotion pure.

    L’obsession du pilote : l’humain au centre de l’habitacle

    Ces premières visions partielles de l’extérieur comme de l’habitacle réaffirment un dogme fondateur auquel la marque milanaise est restée fidèle tout au long de son histoire : une Alfa Romeo se dessine d’abord autour de celui qui la mène. À rebours des tendances actuelles de l’industrie qui tendent à transformer l’automobile en salon roulant passif et hyperconnecté, Cuorerosso place le plaisir du pilotage au centre absolu de son architecture.

    Chaque courbe, chaque texture et chaque parti pris ergonomique répondent à une exigence unique : intensifier le ressenti mécanique et la symbiose entre le conducteur et sa machine. Les maîtres-designers turinois ont poussé l’artisanat du détail et la recherche formelle à leur paroxysme pour que chaque innovation technique serve directement la ferveur au volant, réaffirmant l’ADN viscéral du Biscione face aux défis de la transition technologique.

    Ni ébauche de série, ni étude gratuite : un authentique manifeste

    Dans ses déclarations préliminaires, Alfa Romeo tient à lever toute ambiguïté sur la nature exacte de cette nouveauté. Cuorerosso n’est pas le simple calque à peine masqué d’un futur véhicule de production, pas plus qu’il ne s’agit d’un exercice de style gratuit destiné à prendre la poussière une fois les salons passés.

    Il s’agit d’un véritable manifeste esthétique et philosophique. À travers ce concept, le constructeur explore de nouveaux volumes, de nouveaux codes graphiques et des solutions structurelles audacieuses qui serviront de boussole créative pour les modèles de la prochaine décennie. Cuorerosso formule ainsi la réponse d’Arese à la mobilité de demain : une vision où l’audace et l’artisanat italien transcendent la rationalité fonctionnelle.

    Rendez-vous le 12 octobre à la Porte de Versailles

    Les Alfistes du monde entier ont désormais les yeux braqués sur la capitale française. Le voile se lèvera officiellement le lundi 12 octobre 2026 dès 10 h 55, heure de la conférence de presse mondiale programmée sur le stand Alfa Romeo, installé dans le Hall 4 du parc des expositions de Paris Expo Porte de Versailles. Une présentation très attendue qui donnera le coup d’envoi d’une semaine d’immersion totale au cœur de la passion italienne.

  • Bob Romkes, patron du style extérieur d’Alfa Romeo, lève le voile sur la 33 Stradale dans Auto Review

    Bob Romkes, patron du style extérieur d’Alfa Romeo, lève le voile sur la 33 Stradale dans Auto Review

    C’est dans l’ambiance feutrée des paddocks du circuit de Zandvoort, à l’occasion d’un événement exclusif organisé par la marque, que le journaliste Ronald Janus du magazine néerlandais Auto Review a rencontré Bob Romkes, aujourd’hui responsable du design extérieur (Head of Exterior Design) chez Alfa Romeo. Entre deux sessions sur la piste batave, le designer néerlandais savourait un moment rare : celui de prendre pour la première fois le volant de la supercar qu’il a lui-même dessinée. « C’était un moment très particulier, confie-t-il avec émotion. Jusqu’à présent, les assurances m’avaient strictement interdit de la conduire. »

    L’icône de 1967 installée au cœur du studio

    Pour faire renaître une légende aussi sacrée que la 33 Stradale, Bob Romkes a refusé de travailler à partir de simples rendus 3D ou de photographies d’époque. Il a exigé que le chef-d’œuvre originel dessiné par Franco Scaglione en 1967 quitte le Museo Storico d’Arese pour prendre ses quartiers directement au milieu du studio de style. Pendant des semaines, la berlinette historique a été scrutée, photographiée sous toutes les coutures et redessinée à la main au crayon, jour après jour.

    « Quand vous avez une telle voiture à vos côtés en permanence, vous découvrez chaque jour quelque chose de nouveau, explique Bob Romkes. Nous savions tous que c’était une auto fantastique. Mais on ne comprend véritablement pourquoi qu’en prenant le temps de vivre à côté d’elle. » De cette proximité physique est née une silhouette respectueuse des galbes de 1967, où la proue plongeante demeure la partie préférée du designer, celle qui traduit le plus fidèlement sa vision originelle.

    Une refonte structurelle majeure par rapport à la MC20

    Si la nouvelle 33 Stradale partage sa cellule centrale avec la Maserati MC20, le designer insiste sur l’ampleur des transformations réalisées par les équipes d’Arese pour plier la technique aux exigences du style. La structure avant a été intégralement redessinée, raccourcie et nettement abaissée pour retrouver l’expression féline de l’icône, tandis que le faux châssis a été recréé sur mesure.

    « Il y a des points durs incontournables dans une structure moderne, mais nous avons pu modifier énormément d’éléments pour adapter l’architecture à notre dessin », précise-t-il. Les épures de suspensions, les amortisseurs et la gestion dynamique ont été entièrement calibrés par Alfa Romeo pour encaisser les 620 chevaux du V6 biturbo et garantir une stabilité impériale à 333 km/h en vitesse de pointe.

    « Le design n’est jamais terminé » : la quête de l’endorphine

    Pour Bob Romkes, la création automobile relève d’une perpétuelle insatisfaction constructive. Il conçoit d’abord ses modèles mentalement, souvent en courant le soir ou en écoutant de la musique rythmée pour stimuler son imagination. « J’essaie de visualiser l’auto déjà posée dans la rue à côté de moi, parfois les yeux fermés. Quelle émotion doit-elle susciter ? Que doit-elle transmettre ? Puis j’essaie de prendre du recul : comment réagirais-je en la découvrant pour la toute première fois si je ne l’avais pas dessinée moi-même ? »

    Cette obsession créative ne s’arrête jamais vraiment. « Le design n’est achevé que lorsqu’on nous ordonne d’arrêter pour lancer la production, sourit Romkes. Nous pourrions continuer à perfectionner une ligne à l’infini. Le dessin d’hier nous semble déjà ancien et nous voulons créer quelque chose de neuf chaque matin. Lorsque l’idée juste émerge enfin, la décharge d’endorphine est immédiate et vous pousse à aller encore plus loin. »

    Du garage paternel aux ateliers de Turin

    Le parcours du responsable du style extérieur détonne dans l’univers feutré du design automobile. Élevé dans le garage de son père, il maniait le poste à souder dès l’âge de douze ans pour greffer un moteur de mobylette Puch sur un châssis tubulaire artisanal. Après une formation en design industriel et des études spécialisées à Londres, il débute chez Citroën avant de participer à l’émancipation de la marque DS.

    Lorsque l’opportunité d’intégrer Alfa Romeo s’est présentée, le choix a été immédiat : « J’ai déménagé de France en Italie en moins d’un mois. » Loin de craindre le poids de l’héritage milanais, il y puise une motivation quotidienne. « Travailler pour une marque centenaire avec une telle communauté d’Alfisti crée une attente immense. C’est une pression, certes, mais une pression extrêmement positive. Dans un marché saturé de nouvelles marques qui apparaissent chaque semaine, les grands labels italiens restent le rêve absolu de tout designer. »

    Les critiques du web et la réalité du garage

    Face aux commentaires parfois vifs suscités par chaque nouveauté sur Internet, Bob Romkes garde un flegme tout néerlandais. « Beaucoup de jugements en ligne reposent sur du vide, tranche-t-il. Ce qui compte à mes yeux, c’est l’enthousiasme absolu des clients qui achètent réellement l’auto et la fierté ressentie par nos équipes au studio. »

    Lorsqu’il quitte ses fonctions à Turin, le designer retrouve ses propres passions mécaniques, ancrées dans la simplicité et la compacité des coupés historiques. Son garage personnel abrite deux montures de cœur : une Porsche 911 classique et une splendide Alfa Romeo GT 1750 Veloce gris argent à sellerie noire, dénichée en Italie, dont il ne se séparerait pour rien au monde.

  • Alfa Romeo baptise son manifeste pour Paris : le concept-car s’appellera Cuorerosso

    Alfa Romeo baptise son manifeste pour Paris : le concept-car s’appellera Cuorerosso

    Ni code alphanumérique froid, ni désignation technique aseptisée. Pour baptiser le concept-car qui portera sa vision de l’avenir lors du Mondial de l’Automobile de Paris 2026, Alfa Romeo a tranché pour l’évidence d’un cri du cœur : Cuorerosso. Un patronyme qui résonne comme un manifeste et qui scelle la fusion de deux piliers viscéraux de la marque, le cœur qui donne l’impulsion motrice et le rouge qui embrase l’asphalte depuis plus d’un siècle.

    Le pouls de la passion contre la froideur des chiffres

    Le nom ne doit rien au hasard. D’un côté, le rouge, cette couleur fétiche indissociable de l’inconscient collectif milanais et symbole des grandes victoires de la marque sur tous les circuits d’Europe. De l’autre, le cœur, matrice de l’énergie et métaphore de cette connexion symbiotique, presque irrationnelle, qui lie chaque création du Biscione à son pilote.

    En associant ces deux forces dans le vocable unique de Cuorerosso, le constructeur ne cherche pas à vendre une formule d’ingénieur, mais à réaffirmer une philosophie intemporelle : l’acquisition d’une Alfa Romeo n’a jamais été un simple arbitrage rationnel sur catalogue. C’est d’abord une pulsion instinctive qui part du ventre avant de chercher, secondairement, l’approbation de la raison. En cultivant ce lien intime qui dépasse le statut d’objet de consommation pour s’ériger en véritable marque d’amour, la maison italienne s’adresse directement à ceux pour qui tenir un volant reste une affaire de sensations pures.

    « Sans cœur, nous ne serions que des machines »

    Conçu dans le secret par les hommes et les femmes qui dessinent et conçoivent les modèles au quotidien, Cuorerosso se veut une réponse directe aux passionnés du monde entier. Dans une industrie moderne où les véhicules ont parfois tendance à se comporter comme des appareils électroménagers interchangeables, Alfa Romeo prend le contre-pied en rappelant que la conduite se ressent avec les tripes avant de pouvoir s’expliquer sur une fiche technique.

    L’émotion automobile la plus pure ne s’ordonne pas : elle surgit, à l’image du muscle cardiaque qui bat sans demander de permission. La raison humaine peut disséquer les mécanismes, mais seul le cœur donne de l’intensité et du prix à ce que l’on vit. Une certitude guide l’étude de style : sans cette étincelle émotionnelle, l’automobile n’est qu’un amas de métal, et les constructeurs ne sont que des fabricants d’engins sans âme.

    Révélation mondiale le 12 octobre à la Porte de Versailles

    L’attente pour découvrir les volumes, l’architecture et les partis-pris stylistiques de cette étude Cuorerosso touche désormais à sa fin. Le public et la presse internationale pourront admirer le prototype sous les projecteurs du Hall 4 du parc des expositions de Paris Expo Porte de Versailles, du 12 au 18 octobre 2026.

    L’heure de vérité aura lieu dès l’ouverture des journées professionnelles : la conférence de presse officielle d’Alfa Romeo est programmée précisément pour le lundi 12 octobre à 10 h 55. Un quart d’heure décisif au cours duquel le Biscione dévoilera comment ce cœur rouge battant compte réinventer le plaisir de conduire pour les décennies à venir.

  • Mondial de Paris 2026 : Alfa Romeo dévoilera un concept-car manifeste pour sceller son avenir

    Mondial de Paris 2026 : Alfa Romeo dévoilera un concept-car manifeste pour sceller son avenir

    L’attente touche à sa fin pour la communauté des Alfisti. À l’occasion de l’édition 2026 du Mondial de l’Automobile de Paris, qui se tiendra du 12 au 18 octobre à Paris Expo Porte de Versailles, Alfa Romeo frappera un grand coup en levant le voile sur un tout nouveau concept-car. Définie par le constructeur milanais comme un véritable manifeste stylistique et philosophique, cette étude incarne la vision à long terme du Biscione et réaffirme la force créative du pôle sportif premium au sein de Stellantis.

    Le manifeste émotionnel que les Alfistes espéraient

    Alors que l’industrie automobile mondiale traverse une période de standardisation accélérée, Alfa Romeo entend rappeler ce qui fonde son identité singulière. La marque promet une automobile capable de transcender la simple fonction de transport pour replacer le plaisir de conduite et l’émotion brute au sommet des priorités.

    Ce concept a été imaginé pour célébrer le lien viscéral unissant le conducteur à sa machine, une relation symbiotique que cette création entend pousser vers une intensité inédite. Pensée pour celles et ceux qui cultivent l’amour authentique du pilotage, elle puise sa légitimité dans un siècle d’artisanat mécanique où la rigueur technique s’efface devant la beauté du geste.

    Trois ingrédients sacrés : savoir-faire transalpin, sportivité et rouge viscéral

    Pour donner naissance à ce manifeste, le Centro Stile d’Arese a articulé sa réflexion autour de trois piliers immuables du patrimoine italien. Le projet s’inspire d’abord du savoir-faire artisanal sur mesure, cette approche quasi sartoriale de la conception automobile où chaque courbe et chaque assemblage sont traités avec un sens raffiné de l’esthétique.

    Vient ensuite la recherche permanente du dynamisme et de la sportivité, constitutive de l’histoire en compétition de la marque. Enfin, l’auto s’habille de la couleur rouge, symbole absolu de passion et de ferveur qui accompagne les exploits du Biscione depuis ses origines. La rencontre de ces trois éléments donne corps à une création sans équivoque, résolument tournée vers l’avenir tout en restant fidèle à ses racines les plus pures.

    Rendez-vous le 12 octobre à la Porte de Versailles

    Le public comme les observateurs internationaux pourront approcher ce concept-car tout au long de la semaine du Mondial de l’Automobile, installé au sein du Hall 4 du parc des expositions de la Porte de Versailles.

    Le coup d’envoi officiel sera donné lors de la première journée réservée aux médias, le lundi 12 octobre 2026, avec la conférence de presse officielle d’Alfa Romeo programmée précisément à 10 h 55. Un rendez-vous capital qui permettra de découvrir si ce manifeste annonce les lignes d’une future supercar exclusive, d’une grande berline sportive ou de l’héritière très attendue du segment C.

  • Walter de Silva dans Quattroruote : Pourquoi Alfa Romeo et BMW sont si proches et ce qui les sépare

    Walter de Silva dans Quattroruote : Pourquoi Alfa Romeo et BMW sont si proches et ce qui les sépare

    Dans le numéro de septembre 2026 du célèbre mensuel italien Quattroruote, une signature prestigieuse livre une réflexion passionnante sur l’automobile européenne : celle de Walter de Silva. L’ancien directeur du Centro Stile Alfa Romeo, père des inoubliables 156 et 147 avant de diriger le design du groupe Volkswagen, signe une chronique intitulée « Quanto son vicine Alfa e BMW » (Combien Alfa et BMW sont proches). Avec le regard affûté d’un maître du style et la liberté de parole d’un grand témoin de l’industrie, le designer ausculte le destin croisé de deux marques légendaires, unies par la force de leurs symboles mais séparées par un gouffre managérial.

    Le Trilobo face au double haricot : la signature du visage automobile

    Walter de Silva ouvre son analyse par ce qui constitue le premier contact émotionnel entre un conducteur et une automobile : la face avant. D’un côté, le double haricot vertical de BMW, complété de son hélice blanche et bleue sur le capot ; de l’autre, le mythique Trilobo milanais, orchestré autour du Scudetto central et de ses deux prises d’air latérales. Pour le designer italien, s’approprier un tel territoire sémantique représente une valeur inestimable : c’est un pacte de loyauté absolue scellé entre la marque et ses fidèles.

    Pourtant, de Silva ne cache pas sa préférence viscérale pour l’âme d’Arese. Tout en saluant la rigueur bavaroise, il rappelle que la marque italienne possède une histoire plus intime et une personnalité bien plus bouleversante, une passion qui prend aux tripes. C’est l’automobile aimée par Enzo Ferrari comme on ne peut aimer qu’une mère, vêtue d’un rouge incandescent et gardienne d’un héritage chevaleresque qui dépasse la simple industrie.

    Deux cultures managériales : le drame de la finance face au culte du produit

    Pour Walter de Silva, si les deux constructeurs ont connu des trajectoires commerciales si contrastées au fil des trois dernières décennies, la faute n’incombe ni au talent des ingénieurs, ni au génie des designers, ni à la qualité intrinsèque des produits. Le véritable clivage réside dans la vision stratégique des dynasties propriétaires.

    D’un côté, Munich a bénéficié de la constance et de la discrétion des familles Quandt et Klatten. BMW a toujours accordé une confiance totale à ses dirigeants, préservant l’autonomie et la responsabilité de chaque label (BMW, Mini, Rolls-Royce, Motorrad) avec un unique mot d’ordre : régner par l’excellence du produit.

    À l’inverse, Turin a infligé à Alfa Romeo un traitement brutal dès son acquisition. Selon de Silva, le groupe FIAT a considéré la marque milanaise comme une simple terre de conquête, exportant une gestion purement financière dictée par la famille Agnelli et focalisée sur la réduction drastique des coûts. Cette fuite vers la rentabilité à court terme a fini par dissoudre l’âge d’or incarné autrefois par de grands capitaines d’industrie comme Vittorio Valletta et Vittorio Ghidella, menant le constructeur dans les méandres de Stellantis après avoir asphyxié sa dynamique créative.

    Le piège de l’IA et la tentation de l’uniformisation asiatique

    Observant les errements actuels du secteur automobile mondial, Walter de Silva met en garde contre une crise de confiance qui frappe l’Europe. Aujourd’hui, l’industrie semble frappée d’insécurité, s’abandonnant aveuglément à ce qu’il nomme le « nouvel âge du design par intelligence artificielle ».

    Cette paresse créative pousse Alfa Romeo comme BMW vers un écueil mortifère : s’aligner sur les canons esthétiques imposés par les nouveaux constructeurs asiatiques, multiplier les gadgets technologiques sans fondement et diluer leur identité dans des silhouettes génériques. Pour le maestro italien, le véritable courage n’est pas de suivre la mode des écrans et des lignes sans âme, mais de tenter une « fuite en avant » en puisant dans la force brute de sa propre histoire. Seule une vérité stylistique authentique peut encore faire naître des rêves durables.