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  • Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Revue de presse : Auto Plus Classiques s’enflamme pour l’Alfa Romeo Berlina 1750 !

    Dans son numéro estival, le magazine Auto Plus Classiques met à l’honneur une icône injustement restée dans l’ombre des mythiques coupés Bertone, Spider Duetto et berlines Giulia : l’Alfa Romeo Berlina 1750 de 1971.

    Titré en grand « Que du bonheur ! », cet essai panoramique complet ne tarit pas d’éloges sur la grande berline d’Arese, saluant un modèle qui réussit le tour de force de concilier le caractère hargneux du légendaire moteur Bialbero avec un niveau de confort digne des meilleures routières de son époque.

    Une grande familiale au cœur de sportive

    Née à la fin des années 1960 pour coiffer la gamme au-dessus de la Giulia (apparue en 1962), la Berlina 1750 s’allonge de 28 cm (pour atteindre 4,39 m) et voit son empattement étiré de 6 cm. L’objectif d’Alfa Romeo était clair : offrir une véritable familiale capable d’accueillir confortablement cinq occupants et leurs bagages grâce à un coffre généreux de 481 litres.

    Pourtant, sous cette silhouette bourgeoise aux flancs lisses dessinée par Pininfarina, le cœur d’Alfa Romeo bat plus fort que jamais.

    Le verdict d’Auto Plus Classiques :

    « Une familiale qui sait se faire aimer ! Bien sûr, elle peut accueillir à son bord cinq occupants dans un confort surprenant. Et surtout, elle conserve toute la saveur d’une mécanique de choix, et offre un comportement routier équilibré, des plus rassurants. »

    Le Bialbero 1750 : Une mélodie envoûtante au quotidien

    Sous le long capot avant, le 4-cylindres en ligne double arbre à cames en tête de 1 779 cm³ alimenté par deux carburateurs double-corps développe 118 ch DIN à 5 500 tr/min.

    Associé à une boîte manuelle à 5 rapports et à une transmission aux roues arrière, ce bloc permet à la Berlina d’atteindre 180 km/h en pointe et d’abattre le 1 000 mètres départ arrêté en 32,8 secondes. Le journaliste souligne la souplesse remarquable du moteur, capable de reprendre avec douceur tout en délivrant cette bande-son grave et rageuse si chère aux Alfistes dès que l’on sollicite l’accélérateur.

    L’habitacle réserve lui aussi de belles pépites d’époque :

    • Une planche de bord raffinée garnie de bois véritable.
    • La console centrale inclinée vers le conducteur, accueillant quatre manomètres (eau, huile, jauge, montre), une disposition ergonomique qu’Alfa Romeo avait adoptée bien avant d’autres marques allemandes.
    • Un levier de vitesses oblique jaillissant directement de la console, offrant un guidage franc et direct.
    • Quatre freins à disque assurant un freinage mordant et efficace pour l’époque.

    Fiche Technique : Alfa Romeo Berlina 1750 (1971)

    • Moteur : 4 cylinders en ligne, double arbre à cames en tête, 8 soupapes, 1 779 cm³
    • Alimentation : 2 carburateurs double-corps
    • Puissance maxi : 118 ch DIN à 5 500 tr/min
    • Couple maxi : 172 Nm à 2 900 tr/min
    • Transmission : Propulsion, boîte manuelle à 5 vitesses
    • Poids à vide : 1 100 kg
    • Vitesse maximale : 180 km/h
    • Production totale (1968-1977) : 191 720 exemplaires (dont 101 880 en version 1750 et 89 840 en version 2000)

    Cote & Marché : L’un des secrets les mieux gardés du collectionneur

    La cote de la Berlina 1750 est restée longtemps sous-estimée par rapport aux coupés et spiders de la marque, ce qui en fait aujourd’hui une opportunité de premier ordre pour accéder au patrimoine d’Arese :

    État du véhiculeCote estimée
    À restaurer8 000 €
    À réviser / Bon état14 000 €
    Prête à rouler / Concours20 000 €

    En conclusion, la rédaction d’Auto Plus Classiques attribue à la Berlina 1750 son label « Je craque sans aucune hésitation », saluant une auto polyvalente, attachante et particulièrement désirable. Une preuve de plus que les berlines d’Arese possèdent une âme unique !

  • Légende : Alfa Romeo Giulia GT « Bertone », la silhouette parfaite

    Légende : Alfa Romeo Giulia GT « Bertone », la silhouette parfaite

    Si l’Alfa Romeo 105 (la série Giulia) était une famille, la berline serait le père respectable, le Spider la mère glamour, et le Coupé GT le fils prodigue, rebelle et talentueux. Lancé en 1963, ce coupé est souvent appelé simplement « Le Coupé Bertone ». Il a traversé les décennies (produit jusqu’en 1976) en devenant l’archétype de la sportive italienne : un moteur brillant dans une robe signée par un maître.

    Le coup de maître d’un jeune prodige

    La ligne de la Giulia GT a été dessinée au sein de la carrosserie Bertone. Mais ce n’est pas Nuccio Bertone qui tenait le crayon. C’est un jeune designer de 22 ans, un certain Giorgetto Giugiaro. Il a réussi à créer une silhouette d’un équilibre absolu. Le pavillon est lumineux avec ses montants fins, l’arrière est tronqué pour l’aérodynamisme, et les proportions sont idéales. C’est une voiture qui semble compacte et musclée, prête à bondir.

    Le « Scalino » : La signature des puristes

    Les premiers modèles (Sprint GT) possèdent un détail qui fait aujourd’hui s’envoler leur cote : le « Scalino » (la petite marche). Le capot avant ne joint pas parfaitement la calandre, créant un décalage, comme une « boîte aux lettres ». À l’origine, c’était une contrainte de design non résolue, mais c’est devenu la signature la plus recherchée des collectionneurs (aussi appelée « Boîte aux lettres » ou « Step-nose »). Par la suite, la face avant sera lissée sur les versions 1750 GTV et 2000 GTV, perdant ce petit défaut qui faisait tout son charme.

    Le Bialbero dans tous ses états

    Le Coupé Bertone a accueilli toutes les déclinaisons du mythique 4 cylindres double arbre (Bialbero) :

    • GT 1300 Junior : L’entrée de gamme rageuse, adorée des jeunes de l’époque.
    • Sprint GT Veloce (1600) : L’équilibre originel.
    • 1750 GTV : Souvent considérée comme la meilleure version, avec le moteur le plus onctueux et un intérieur magnifique.
    • 2000 GTV : La plus puissante (132 ch) et la plus rapide, taillée pour l’autoroute.

    Peu importe la cylindrée, la magie est la même : une sonorité rauque à l’admission, une réponse instantanée à l’accélérateur et cette odeur d’huile et d’essence typique des vieilles Alfa.

    La légende GTA

    Impossible de parler du Coupé Bertone sans évoquer sa sœur maléfique : la Giulia GTA (Gran Turismo Alleggerita). Préparée par Autodelta, avec sa carrosserie en aluminium riveté et son double allumage, elle a écrasé la concurrence en Championnat d’Europe de Tourisme. La GTA a donné au paisible coupé de route une aura de voiture invincible, capable de battre des Ford Mustang ou des BMW bien plus puissantes.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le « Coupé Bertone » est la porte d’entrée royale dans l’univers Alfa Romeo classique. C’est une voiture qui se conduit comme une moderne (elle s’insère sans problème dans le trafic actuel), mais qui distille des sensations pures, sans filtre. C’est la quintessence du Cuore Sportivo.

  • Légende : Alfa Romeo Giulietta Sprint, la « Fiancée de l’Italie »

    Légende : Alfa Romeo Giulietta Sprint, la « Fiancée de l’Italie »

    Il est rare qu’une voiture devienne le symbole d’un pays tout entier. En 1954, l’Italie se relève de la guerre et rêve de modernité, de vitesse et d’élégance. Alfa Romeo va lui offrir tout cela dans une seule voiture : la Giulietta.

    Surnommée « la fidanzata d’Italia » (la fiancée de l’Italie), elle n’est pas seulement une automobile. C’est le symbole du miracle économique italien, la preuve que le rêve est accessible.

    Une naissance à l’envers : Le Coupé avant la Berline

    L’histoire de la Giulietta commence par une anecdote incroyable. Pour financer son développement, Alfa Romeo avait lancé une souscription publique (une sorte de loterie nationale). Les gagnants devaient recevoir la nouvelle voiture. Mais le développement de la version berline prend du retard. Pour ne pas décevoir le public et honorer les billets de loterie, la direction prend une décision inédite dans l’histoire automobile : lancer le coupé sportif avant la voiture familiale.

    C’est ainsi qu’au Salon de Turin 1954, la Giulietta Sprint est dévoilée. Dessinée par la carrosserie Bertone (et le coup de crayon de Franco Scaglione), elle coupe le souffle du public. Elle est petite, pure, sans fioritures, d’une élégance intemporelle.

    Un cœur de course dans une voiture de série

    Si la ligne séduit, c’est la fiche technique qui va créer la légende. À l’époque, une voiture de cette taille (1300 cm³) a souvent un moteur en fonte poussif de 40 chevaux. L’ingénieur Giuseppe Busso et ses équipes vont installer sous le capot de la Giulietta un bijou de technologie : un moteur tout en aluminium à double arbre à cames en tête (le fameux Bialbero).

    Ce petit 1.3L développe 65 chevaux, puis 80 chevaux dans les versions Veloce. Grâce à un poids plume de 850 kg, la Giulietta Sprint file à 165 km/h. Elle laisse sur place des voitures bien plus grosses et plus chères. C’était une véritable voiture de course vendue au prix d’une voiture bourgeoise.

    La démocratisation du « Virus Alfa »

    Avec la Giulietta Sprint, Alfa Romeo change de dimension. On ne fabrique plus quelques centaines de voitures par an, mais des milliers. L’usine du Portello tourne à plein régime. La Giulietta devient la star du cinéma (on la voit dans les films de Fellini), la voiture des jeunes premiers et des pilotes amateurs. Elle invente la catégorie des petites GT abordables.

    Pour beaucoup d’Alfistes, c’est avec elle que tout a commencé. Elle a défini la recette qui sera reprise par la Giulia, l’Alfetta et toutes les compactes sportives qui suivront : un moteur brillant, un style à tomber par terre et un plaisir de conduite absolu.

    L’Héritage

    Produite pendant plus de 10 ans, la Giulietta (dans toutes ses versions : Sprint, Spider, Berline, SZ) sera vendue à près de 177 000 exemplaires. Un record pour l’époque. Aujourd’hui, une belle Giulietta Sprint des années 50 est une pièce de collection très prisée, incarnant à jamais la Dolce Vita sur quatre roues.