Auteur/autrice : clubalfa

  • America’s Cup : Pourquoi le duo Alfa Romeo – Luna Rossa va enflammer l’Italie (et Naples !)

    America’s Cup : Pourquoi le duo Alfa Romeo – Luna Rossa va enflammer l’Italie (et Naples !)

    C’est officiel, la plus ancienne compétition sportive du monde entre dans une nouvelle ère, et l’Italie en sera l’un des piliers majeurs. L’annonce de la création de l’America’s Cup Partnership (ACP) le 22 décembre a confirmé une nouvelle qui fait déjà vibrer la botte : la 38e édition se jouera à domicile, dans la baie de Naples, et Luna Rossa en sera l’un des acteurs centraux.

    Mais pour nous, Alfistes, cette nouvelle a une saveur particulière. Car le Biscione a décidé de monter à bord. Alfa Romeo est partenaire de l’équipe italienne. Et ce n’est pas un hasard.

    L’union sacrée du « Made in Italy »

    En Italie, il y a deux religions : le football et la vitesse. Quand Luna Rossa (l’équipe Prada) court, c’est tout le pays qui retient son souffle, exactement comme pour la Scuderia Ferrari en F1.

    Voir Alfa Romeo s’associer à Luna Rossa, c’est réunir deux icônes de l’excellence italienne.

    • Le style : Les bateaux AC75 sont des œuvres d’art, tout comme une 33 Stradale.
    • La performance : Ces voiliers volent sur l’eau à plus de 100 km/h (55 nœuds).
    • L’innovation : ces bateaux embarquent une puissance de calcul équivalente à « cinq Formule 1 ».

    Max Sirena, le patron de Luna Rossa, parle d’un « choix responsable envers les futures générations ». Pour Alfa Romeo, c’est l’occasion de montrer que son ADN sportif ne se limite pas à l’asphalte, mais embrasse toute forme de mouvement, surtout quand il est beau et rapide.

    Naples : Le volcan va se réveiller

    Le choix de Naples pour la 38e édition (prévue vers 2027, les inscriptions courant jusqu’en janvier 2026) est stratégique. Les Napolitains sont sans doute les supporters les plus chauds du monde. Imaginez des milliers de drapeaux italiens, le logo Alfa Romeo brillant sur l’aile de Luna Rossa, et le Vésuve en toile de fond. L’image marketing est surpuissante.

    Une nouvelle ère de stabilité (sans les Américains ?)

    L’autre info majeure, c’est la structuration de la compétition. Fini l’incertitude. Cinq équipes fondatrices (Emirates Team New Zealand, Athena Racing, Luna Rossa, Tudor Team Alinghi et les Français de K-Challenge) ont signé pour un cycle biannuel. Surprise : les États-Unis ne sont pas (encore) dans la liste des fondateurs. Une absence qui laisse le champ libre aux écuries européennes pour briller.

    Pour Alfa Romeo, s’ancrer dans ce projet à long terme offre une visibilité mondiale stable et luxueuse, loin des aléas d’une seule saison.

    Rendez-vous le 21 janvier 2026

    Tous les détails de ce partenariat et le calendrier précis seront dévoilés le 21 janvier prochain à Naples.

    Forza Luna Rossa, Forza Alfa !

  • Revue de Presse : L’Alfa Romeo Giulia, chef-d’œuvre incompris et sous-coté selon Auto Express

    Revue de Presse : L’Alfa Romeo Giulia, chef-d’œuvre incompris et sous-coté selon Auto Express

    Dans sa dernière publication de l’année, le magazine britannique Auto Express s’est penché sur un sujet qui touche souvent la corde sensible des passionnés : les voitures les plus sous-estimées du marché. Aux côtés de modèles comme la Mazda 3, la Lotus Eletre ou la Toyota Prius, l’Alfa Romeo Giulia y tient une place de choix. Verdict d’Outre-Manche : une voiture adorée par la presse, mais boudée injustement par le public.

    « Les conducteurs d’allemandes ne l’ont jamais prise au sérieux »

    C’est le constat amer dressé par le journaliste Paul Barker. Si la Giulia n’a jamais manqué d’éloges de la part des médias spécialisés – louant quasi unanimement son design et son comportement dynamique – elle a peiné à convaincre le grand public. L’article souligne ce paradoxe : « La Giulia n’a jamais été sous-estimée par les médias, mais elle l’a définitivement été par les acheteurs, étant donné le peu de personnes qui ont été tentées de quitter leur BMW Série 3, Mercedes Classe C ou Audi A4 lorsque la jolie italienne a débarqué en 2016. »

    Malgré l’excitation suscitée par le retour d’Alfa Romeo sur le segment des berlines sportives après l’ère de la 159, et bien que la voiture n’ait « pas déçu dans la plupart des domaines », la clientèle fidèle aux marques allemandes est restée hermétique aux charmes de la transalpine.

    Une fin de carrière « sur les rotules » ?

    Auto Express ne prend pas de gants pour décrire la situation actuelle de la Giulia. Selon eux, c’est désormais « une voiture en fin de course ». La raison principale évoquée ? Son offre mécanique. Le magazine pointe du doigt l’unique moteur essence de 280 ch non-hybride, qu’il juge « en décalage avec le monde électrifié moderne ». (A noter que deux moteurs Diesel sont disponibles en France)

    L’opportunité en occasion

    Cependant, ce statut de « mal-aimée » du marché neuf fait le bonheur du marché de la seconde main. L’article met en avant l’écart de prix abyssal : alors qu’un modèle neuf avoisine les £43,750 (environ 51 000 €), les premiers prix en occasion au Royaume-Uni tombent à £10,500 (environ 12 500 €). Une aubaine pour les Alfistes et les amateurs de conduite qui savent regarder au-delà des badges allemands. Comme le suggère le classement, la Giulia reste l’une des meilleures affaires pour qui cherche du plaisir de conduite pur, loin de la standardisation hybride actuelle.

    L’avis de ClubAlfa

    Cet article d’Auto Express confirme ce que beaucoup d’Alfistes savent déjà : la Giulia est une voiture d’ingénieurs et de passionnés, née dans une époque qui commençait déjà à tourner le dos au plaisir automobile traditionnel. Si son moteur non-hybride est vu comme un défaut par le marché de masse en 2024, il constitue peut-être, aux yeux des collectionneurs de demain, son plus grand atout.

  • Dans les coulisses de Top Gear : Quand le Stelvio Quadrifoglio devient le chasseur de supercars

    Dans les coulisses de Top Gear : Quand le Stelvio Quadrifoglio devient le chasseur de supercars

    On regarde souvent les vidéos de Top Gear pour les supercars qui glissent dans des nuages de fumée ou pour les défis improbables. Mais on se pose rarement la question cruciale : quelle voiture est capable de suivre une McLaren ou une Ferrari pour la filmer à pleine vitesse ?

    La réponse nous vient de la rédaction britannique de Top Gear magazine, qui vient de rendre un vibrant hommage à leur compagnon de route des derniers mois : un Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio Vert Montréal.

    Le « Couteau Suisse » à 510 chevaux

    Dans sa rubrique « Goodbye » (l’adieu après un test longue durée), le journaliste Charlie Rose révèle que le SUV italien n’a pas servi qu’à aller faire les courses. Il a été l’outil de travail principal de l’équipe vidéo.

    Pourquoi le Stelvio ? Pour une raison simple résumée par le magazine : « Il est assez rapide pour pourchasser des supercars pour ces fameux ‘killer shots’. » Imaginez le cahier des charges : il faut un véhicule capable d’accélérer de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes (3,9s pour être précis) pour ne pas se faire larguer par le sujet filmé, tout en offrant un coffre assez vaste pour engloutir les trépieds, les drones, les caméras et les sacs de matériel (comme on le voit sur la photo coffre ouvert).

    « Wildly Spirited » : L’âme contre l’ennui

    Ce que Top Gear retient surtout de cette expérience, c’est le contraste avec la concurrence. Dans un monde dominé par des « über SUVs » allemands souvent cliniques et aseptisés, le Stelvio Quadrifoglio détonne.

    L’article souligne le caractère du V6 2.9L Bi-Turbo , qualifié de « sauvagement fougueux » (« wildly spirited ») et même « à la limite du déséquilibré… dans le bon sens du terme ». Le journaliste avoue que le grondement antisocial de l’échappement Akrapovič fait partie de son charme. Là où le Jaguar F-Pace SVR manquait de ce petit grain de folie (« fizz »), l’Alfa déborde de personnalité.

    Et la fiabilité ?

    C’est souvent la question qui fâche quand la presse anglaise parle d’Alfa Romeo. Mais ici, le verdict est sans appel. Après 6 760 miles (environ 11 000 km) d’un traitement de choc — on parle de suivre des supercars, pas de flâner —, le bilan mécanique est parfait. Top Gear note que la voiture a été « mécaniquement solide ».

    Profitez-en tant qu’il est là

    La conclusion de Top Gear sonne comme un avertissement aux passionnés. Avec l’arrivée de concurrents électriques comme le nouveau Macan, les jours de ces SUV rapides, bruyants et caractériels sont comptés.

    Le verdict final de Charlie Rose est un « big thumbs up » (un grand pouce en l’air). Le Stelvio a réussi sa mission : être un outil de travail redoutable sans jamais cesser d’être une Alfa Romeo, capable de vous donner le sourire à chaque démarrage.

  • L’usine Alfa Romeo de Pomigliano, berceau du Tonale, accueille la Flamme Olympique

    L’usine Alfa Romeo de Pomigliano, berceau du Tonale, accueille la Flamme Olympique

    La route vers les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026 passe par le cœur de la production Alfa Romeo. Ce 27 décembre, la célèbre Flamme Olympique a fait une étape symbolique et chargée d’émotion à l’usine Giambattista Vico de Pomigliano d’Arco, le site historique où est assemblé l’Alfa Romeo Tonale.

    Cette halte n’est pas un hasard : Pomigliano d’Arco est l’un des symboles de l’excellence manufacturière italienne. Avec les sites de Melfi, Modène et Turin, l’usine napolitaine représente un jalon crucial dans le voyage de la flamme, partie de Rome le 6 décembre pour rejoindre Milan, unissant symboliquement le pays par les valeurs du sport et de l’inclusion.

    Le Tonale et le Junior à l’honneur

    Alfa Romeo, en tant que Partenaire Officiel du Voyage de la Flamme Olympique, soutient le convoi en mettant à disposition une flotte composée de Stelvio, Tonale et du nouveau Junior. Cet événement a été l’occasion de rappeler le lien étroit entre la marque et l’événement sportif : Alfa Romeo a en effet célébré ce partenariat avec le lancement d’une série spéciale « Milano Cortina 2026 » pour le Junior et le Tonale. Ces éditions limitées se distinguent par des équipements exclusifs, un look extérieur et intérieur spécifique et une dotation haut de gamme, renforçant encore le caractère sportif et le design distinctif du Biscione.

    Une légende du sport à l’usine

    Le passage de la flamme a été un moment de fête pour les employés de l’usine et leurs familles. Une sélection de salariés a eu l’honneur de courir et de transporter la flamme à travers les lignes de production, là où naît le C-SUV de la marque.

    Pour faire les honneurs de la maison, une invitée exceptionnelle était présente : Stefania Belmondo. L’ancienne fondeuse italienne, véritable légende du sport avec ses dix médailles olympiques et treize titres mondiaux (faisant d’elle l’Italienne la plus titrée de l’histoire sur le circuit mondial), a inauguré et conclu l’événement. Elle a partagé avec les équipes de production l’émotion et la responsabilité de porter l’esprit olympique.

    Stellantis s’engage pour 2026

    En tant que Partenaire Premium Automobile de Milano Cortina 2026, les marques italiennes du groupe Stellantis (Alfa Romeo, FIAT, Lancia et Maserati) joueront un rôle logistique majeur. Environ 3 000 véhicules, dont plus de la moitié seront électrifiés, seront mis à la disposition des athlètes, des bénévoles, du personnel et des fédérations pour assurer le bon déroulement de ces jeux historiques.

    Pour l’usine de Pomigliano et pour l’Alfa Romeo Tonale, cette journée restera gravée comme le moment où l’esprit de compétition a rencontré l’excellence industrielle.

  • 13 mai 1950 : Le jour où les « Alfetta » ont fondé la légende de la Formule 1

    13 mai 1950 : Le jour où les « Alfetta » ont fondé la légende de la Formule 1

    Nous sommes le samedi 13 mai 1950. Le lieu ? Une ancienne base aérienne de la Royal Air Force balayée par le vent : Silverstone. L’événement ? Le tout premier « Grand Prix d’Europe » comptant pour le nouveau Championnat du Monde des Conducteurs.

    Dans les tribunes, 120 000 spectateurs et un invité de marque : le Roi George VI. C’est la seule fois qu’un monarque britannique assistera à un Grand Prix. Mais sur la piste, la royauté est italienne. Elle porte une robe rouge sang et s’appelle Alfa Romeo.

    Les « 3 F » et l’invité surprise

    Pour cette course inaugurale, Alfa Romeo aligne quatre voitures. Le modèle 158, surnommé affectueusement « Alfetta » (la petite Alfa), est une merveille d’ingénierie. Conçue avant-guerre (1938), elle a été cachée dans une fabrique de fromage près de Milan pendant le conflit pour échapper aux bombardements et aux pillages. Sous son capot, un petit 8 cylindres en ligne de 1,5 litre, gavé par un compresseur volumétrique Roots, qui hurle à 350 chevaux.

    Au volant, l’équipe aligne sa « Dream Team », les fameux « 3 F » :

    • Giuseppe « Nino » Farina, le docteur en droit au pilotage altier (bras tendus).
    • Juan Manuel Fangio, l’argentin calculateur et rapide.
    • Luigi Fagioli, le vétéran italien.
    • Et une quatrième voiture pour Reg Parnell, pilote local engagé pour faire plaisir au public anglais.

    Une symphonie en rouge majeur

    Dès les qualifications, le suspense est tué. Les quatre Alfetta monopolisent la première ligne (à l’époque composée de 4 voitures). Le reste du peloton (Maserati, Talbot-Lago) est relégué au rang de figurants.

    La course est un ballet mécanique. Farina, Fagioli et Fangio s’échangent la tête à plusieurs reprises, laissant les autres concurrents loin, très loin derrière. La domination est telle qu’on a l’impression qu’ils jouent entre eux, à des vitesses vertigineuses pour l’époque.

    Le triomphe total

    Malheureusement pour Fangio, une fuite d’huile met fin à sa course au 62e tour (il heurtera une botte de paille). Mais cela n’arrête pas la marche triomphale du Biscione.

    Après 70 tours et plus de deux heures de course, Nino Farina franchit la ligne en vainqueur. 2,6 secondes plus tard, Fagioli le suit. Et Reg Parnell, malgré un contact avec un lièvre (!) qui a endommagé son capot, complète le podium.

    1er, 2e, 3e. Alfa Romeo ne se contente pas de gagner le premier Grand Prix de l’histoire. L’écurie réalise un triplé retentissant. La première voiture non-Alfa (une Talbot-Lago) termine à deux tours.

    L’héritage

    Ce jour-là, Alfa Romeo a posé les standards de la Formule 1. En 1950, les Alfetta remporteront toutes les courses du championnat (sauf l’Indy 500, où elles n’allaient pas). Nino Farina deviendra le premier Champion du Monde de l’histoire.

    Quand on regarde le logo Alfa Romeo aujourd’hui, il faut se souvenir de Silverstone 1950. Ce jour où, sous les yeux d’un Roi, une petite voiture rouge a prouvé que la mécanique italienne était la reine du monde.

  • Vidéo : « The Alfa », l’hommage bouleversant d’un fils à son père en Giulia TZ

    Vidéo : « The Alfa », l’hommage bouleversant d’un fils à son père en Giulia TZ

    Il y a des voitures qui finissent dans des musées, silencieuses et immaculées. Et il y a celles qui continuent de vivre, de hurler et de transmettre des émotions, même lorsque ceux qui les conduisaient ne sont plus là. La vidéo que nous vous partageons aujourd’hui, intitulée sobrement « The Alfa », dépasse le cadre de la simple présentation automobile. C’est une histoire d’amour. Amour pour la mécanique, mais surtout amour d’un fils pour son père disparu.

    La protagoniste : Une rarissime Giulia TZ

    Au cœur de l’image trône une légende : l’Alfa Romeo Giulia TZ (Tubolare Zagato). Produite à peine à plus de 100 exemplaires dans les années 60, c’est le Saint Graal pour beaucoup. Avec son châssis tubulaire, sa carrosserie en aluminium signée Zagato et son arrière tronqué (« Coda Tronca »), elle pèse moins de 660 kg. C’est une voiture de course brute, sans filtre.

    L’histoire d’Alan et de son fils

    Le narrateur nous raconte l’histoire de son père, Alan, un gentleman driver intrépide qui a tout piloté, des Ferrari aux monoplaces. Dans les années 90, il achète cette TZ pour courir. La vidéo regorge d’anecdotes savoureuses, comme cette course où un ami, voulant aider, a desserré les écrous de roue au lieu de les serrer (les filetages étant inversés côté gauche sur ces modèles !), menant à la perte d’une roue en pleine piste.

    Suite à un accident, la voiture est restée immobilisée pendant 15 ans. C’est le fils qui a convaincu son père de la restaurer, de lui « donner une seconde vie ». Ce projet est devenu leur dernier lien fort.

    « Je ne pensais pas qu’il pouvait mourir »

    La seconde partie de la vidéo est poignante. Le fils raconte la maladie de son père (un cancer agressif) et sa disparition rapide. La question s’est alors posée : que faire de la TZ ? Beaucoup lui ont dit : « Elle appartient à un musée, tu ne devrais pas la conduire. »

    Sa réponse est la définition même de la passion Alfiste : « Ce n’était pas une option pour moi. La voiture devait vivre. »

    En conduisant cette TZ aujourd’hui, en sentant les vibrations du 4 cylindres double arbre, en entendant le bruit infernal de l’échappement latéral, il retrouve son père. Comme il le dit si bien : « C’est juste nous deux. Je l’ai avec moi dans l’habitacle. »

    Pourquoi il faut regarder cette vidéo

    Au-delà de la beauté cinématographique des images et du son envoûtant du moteur bialbero, ce film de 17 minutes capture l’essence d’Alfa Romeo. Ce ne sont pas des objets de spéculation. Ce sont des machines à souvenirs, des membres de la famille faits de métal et d’huile.

    Préparez vos mouchoirs et montez le son.

  • Chiffres ACEA 2025 : Pourquoi Alfa Romeo est le pilier intouchable du pôle Premium de Stellantis

    Chiffres ACEA 2025 : Pourquoi Alfa Romeo est le pilier intouchable du pôle Premium de Stellantis

    Ces dernières semaines, l’atmosphère est électrique autour de la stratégie de Stellantis. Entre les attentes d’Antonio Filosa et les rumeurs relayées par Reuters sur une possible réorganisation du portefeuille de marques, certains passionnés s’inquiètent. Y a-t-il trop de marques ? Des têtes vont-elles tomber ?

    Si l’avenir de certaines entités peut susciter des interrogations légitimes quant à leur positionnement, les chiffres officiels de l’ACEA (Association des Constructeurs Européens d’Automobiles) viennent de tomber pour les 10 premiers mois de 2025. Et ils envoient un message limpide : Alfa Romeo n’est pas sur la sellette, c’est la locomotive.

    La force des chiffres : Alfa devant le cumul DS + Lancia

    C’est une statistique qui pèse lourd dans la balance comptable de Carlos Tavares. Sur la période de janvier à octobre 2025 en Europe, Alfa Romeo a immatriculé 47 699 véhicules.

    Pour donner une échelle de grandeur à cette performance, ce volume est supérieur aux ventes cumulées de Lancia et DS Automobiles. À elle seule, la marque au Biscione génère plus de volume que ses deux cousines du pôle « Premium » réunies. Avec une part de marché de 0,5 % en Europe, Alfa Romeo prouve que sa stratégie de rentabilité et de désirabilité fonctionne, là où d’autres cherchent encore leur vitesse de croisière.

    Une marque mondiale, pas seulement européenne

    L’autre argument qui blinde le statut d’Alfa Romeo au sein de la galaxie Stellantis, c’est sa portée géographique. L’article basé sur les chiffres européens ne raconte que la moitié de l’histoire.

    Contrairement à Lancia (qui se concentre sur sa renaissance européenne) ou DS (très centré sur le Vieux Continent), Alfa Romeo est la seule marque premium du groupe à être globalement établie. Des États-Unis au Japon, en passant par le Moyen-Orient, le logo milanais est reconnu et distribué.

    Le leader incontesté du trio

    Il est possible que Stellantis procède à des ajustements pour éviter les chevauchements entre ses 14 marques à l’horizon 2026. On parle en France d’un possible rapprochement de DS vers Citroën…

    Mais pour Alfa Romeo, le débat ne se pose pas en termes de survie, mais de leadership. Les chiffres de 2025 confirment qu’Alfa est le fer de lance incontesté du premium chez Stellantis. Les Alfistes peuvent dormir tranquilles : le trèfle est solidement enraciné.

  • Revue de Presse : Le Tonale PHEV 2025 à l’épreuve de la réalité (et de la pluie)

    Revue de Presse : Le Tonale PHEV 2025 à l’épreuve de la réalité (et de la pluie)

    C’est l’heure de vérité pour le Tonale 2025. Fraîchement restylé et mis à jour techniquement (MY26), le SUV compact d’Alfa Romeo revient avec la promesse d’une meilleure efficience pour sa motorisation hybride rechargeable de 270 ch.

    Nos collègues de Motor1.com Italie, référence en matière de tests de consommation réels, ont emmené cette nouvelle mouture sur leur parcours fétiche de 360 km entre Rome et Forlì. Verdict ?

    Les bonnes nouvelles : Dynamique et progrès

    Premier constat rassurant : le travail des ingénieurs sur la gestion de l’énergie porte ses fruits. Avec une moyenne de 5,00 l/100 km sur le parcours (batterie pleine au départ), le nouveau Tonale fait mieux que la version précédente testée en 2023 (qui était à 5,40 l/100 km).

    Côté électrique, sous la pluie et dans des conditions réelles, l’essayeur Fabio Gemelli a réussi à parcourir 52 km sans brûler une goutte d’essence. C’est honnête, sans être révolutionnaire.

    Mais là où le Tonale met tout le monde d’accord, c’est sur le plaisir. Le testeur souligne une dynamique de conduite au top, bien aidée par les suspensions Dual Stage Valve et le système Q4. Le confort, l’insonorisation et la dotation (notamment les Matrix LED et les assistances à la conduite) justifient son positionnement premium.

    Le bémol : La concurrence asiatique est impitoyable

    Si le Tonale progresse, le monde autour de lui a changé très vite. Motor1 note que si l’Alfa bat ses rivales historiques (Mercedes GLA, Jeep Compass), elle souffre face à la nouvelle vague ultra-efficiente. Des concurrents comme le Lexus NX, le Cupra Terramar ou les modèles chinois (BYD Seal U) affichent des consommations insolentes, parfois sous les 4 l/100 km.

    De plus, l’absence de charge rapide (DC) reste un point faible pour les gros rouleurs, tout comme le réservoir de 42,5 litres qui limite l’autonomie totale sur autoroute (environ 550 km réels).

    Le bilan chiffré

    • Modèle testé : Alfa Romeo Tonale PHEV Q4 Veloce (MY26)
    • Consommation réelle : 5,00 l/100 km
    • Autonomie électrique réelle : ~50 km (jusqu’à 75 km en ville)
    • Prix du modèle essayé : 63 150 € (avec options)

    Notre avis : Ce test confirme que le Tonale arrive à maturité. Il n’est peut-être pas le champion du monde de l’économie d’énergie (ce n’est pas ce qu’on demande en priorité à une Alfa), mais il offre un compromis style/plaisir/efficience qui devient très pertinent, surtout avec cette fiabilité électronique améliorée.

    Source : Motor1.com Italia – 24/12/2025

  • Bilan 2025 & Cap sur 2026 : Le message de Santo Ficili aux Alfistes

    Bilan 2025 & Cap sur 2026 : Le message de Santo Ficili aux Alfistes

    C’est une tradition incontournable : avant de couper le contact pour les fêtes de fin d’année, le patron prend la parole. Santo Ficili, l’homme fort à la tête d’Alfa Romeo et Maserati, a publié ce matin un message de remerciement et de prospective sur LinkedIn.

    Au-delà des vœux de saison, ce texte dresse le bilan d’une année 2025 charnière et prépare le terrain pour un cru 2026 qui s’annonce décisif.

    2025 : L’année des fondations

    Pour le CEO, 2025 restera l’année du « travail d’équipe ». Il ne s’attarde pas sur les chiffres de vente bruts, mais préfère souligner la résilience et la passion des équipes. Il rappelle les trois piliers qui ont soutenu la marque cette année :

    • Les lancements produits : Avec l’arrivée effective du Junior sur les routes et la montée en puissance de l’électrification.
    • Les éditions spéciales : Une stratégie qui permet de maintenir l’attractivité de la gamme actuelle (Giulia/Stelvio).
    • La personnalisation : Ficili insiste sur les « programmes de personnalisation », faisant écho au succès de la 33 Stradale et du département Bottega. C’est ici que l’identité « luxe artisanal » d’Alfa Romeo se joue désormais.

    Il réaffirme l’ADN commun à Alfa et Maserati : « Passion italienne, créativité et savoir-faire ». Une manière de rappeler que malgré l’appartenance à un groupe géant, l’âme latine reste le moteur principal.

    2026 : « De la place pour s’améliorer »

    C’est la partie la plus intéressante du message. Avec une certaine lucidité, Santo Ficili admet qu’il y a « toujours de la place pour s’améliorer ». Une petite phrase qui résonne comme une prise de conscience des défis restants (délais de livraison, software, réseau ?).

    Il prévient : « 2026 nous mettra au défi d’aller encore plus loin ». Si 2025 a servi à couler les fondations, 2026 sera l’année de la construction verticale. On pense évidemment à l’arrivée imminente des nouvelles générations basées sur la plateforme STLA Large (le futur Stelvio en tête).

    Le message se conclut par des remerciements appuyés aux équipes, aux partenaires et aux clients qui font confiance à ces « chefs-d’œuvre Made in Italy ».

    Le message est clair : la tempête de la transition est là, mais le navire est solide. Bonnes fêtes à tous les Alfistes !

  • Immersion Interdite : 100 Bornes ouvre les réserves cachées du Musée Alfa Romeo

    Immersion Interdite : 100 Bornes ouvre les réserves cachées du Musée Alfa Romeo

    Pour tout Alfiste qui se respecte, le Musée Historique d’Arese est un lieu de pèlerinage. On y va pour admirer la 33 Stradale, pleurer devant la F1 de Fangio ou redécouvrir la ligne intemporelle de la Giulia GT. Mais comme tout sanctuaire, Arese a ses catacombes : les Réserves.

    C’est précisément là que Cédric Fréour, de la chaîne YouTube 100 Bornes, nous emmène dans sa dernière vidéo. Et pour forcer les portes blindées de la « Collezione Nascosta », il ne s’est pas entouré de n’importe qui : c’est Alexandre Stricher, responsable de la communication d’Alfa Romeo France (et encyclopédie vivante de la marque), qui joue les guides de luxe.

    Une leçon d’histoire (et d’humilité)

    La vidéo, d’une richesse rare (près de 50 minutes !), commence par le parcours « classique ». Mais très vite, le duo Fréour/Stricher transforme la visite en une conversation de passionnés. On y apprend les petites histoires qui font la grande :

    • Pourquoi le logo Alfa a changé (et la signification des nœuds de Savoie).
    • La vérité sur l’Alfasud, souvent mal-aimée des « puristes » mais qui fut pourtant le plus grand succès commercial de la marque et une révolution technique.
    • L’incroyable 164 Procar, cette berline à l’apparence sage qui cache un V10 de Formule 1 sous sa carrosserie en carbone. Un monstre sacré qui n’a jamais pu courir.

    Backstage : Ce que vous ne verrez (presque) jamais

    Le véritable trésor de cette vidéo se trouve dans la seconde partie, lorsque la caméra descend dans les sous-sols. C’est là, loin des projecteurs, que dorment les prototypes et les projets avortés qui ont failli changer l’histoire d’Alfa Romeo.

    Alexandre Stricher nous présente des pépites incroyables :

    • Le Kamal, ce concept de 2003 qui prouve qu’Alfa avait imaginé le SUV sportif bien avant le Stelvio (et bien avant tout le monde).
    • Les « mules » de développement : saviez-vous que certains prototypes de la Giulia roulaient déguisés en Rover pour tromper les photographes espions ?
    • La maquette de la 8C Competizione, dont les deux côtés sont différents pour permettre aux designers de valider les lignes.

    Pourquoi il faut regarder cette vidéo

    Au-delà des voitures, c’est l’échange entre Cédric et Alexandre qui rend ce contenu indispensable. On est loin du discours marketing aseptisé. C’est brut, c’est truffé d’anecdotes techniques et ça transpire la passion.

    Préparez-vous un café (ou un Spritz), installez-vous confortablement et appuyez sur lecture. C’est sans doute la meilleure visite guidée d’Arese disponible gratuitement sur le web.