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  • Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    Face-à-face historique : Alfa Romeo Spider vs Fiat 124 Spider — Le grand duel des cabriolets italiens

    L’année 1966 restera gravée dans l’histoire automobile comme le millésime d’or du roadster transalpin. En l’espace de quelques mois, l’Italie dévoilait deux cabriolets appelés à marquer des générations d’amateurs de conduite à ciel ouvert : l’Alfa Romeo Spider 1600 « Duetto » et la Fiat 124 Spider.

    Rivales directes en concession comme sur les routes de vacances pendant plus de deux décennies, ces deux icônes partageaient de nombreux points communs — à commencer par les ateliers de Pininfarina —, tout en cultivant des philosophies de conduite bien distinctes.

    Design : Deux chefs-d’œuvre signés Pininfarina

    Fait remarquable, les deux constructeurs ont confié le dessin de leur découvrable au même maître carrossier turinois. Pourtant, deux stylistes aux inspirations opposées ont forgé leur identité :

    • Alfa Romeo Spider (Franco Martinengo & Battista Pininfarina) : Une silhouette aérodynamique et sensuelle, caractérisée par sa proue plongeante en amande, ses flancs creusés et son arrière galbé en « os de seiche » (Osso di Seppia), avant d’adopter la poupe tronquée Coda Tronca en 1970.
    • Fiat 124 Spider (Tom Tjaarda) : Un dessin plus anguleux et classique, marqué par ses phares ronds légèrement renfoncés, ses hanches élégamment marquées au niveau des ailes arrière et une ligne de caisse tendue.

    Sous le capot : Bialbero Nord contre Twin-Cam Lampredi

    Sur le plan mécanique, le duel oppose deux légendes de l’ingénierie italienne :

    • Le Bialbero Alfa Romeo : Tout en aluminium, avec chambres de combustion hémisphériques et deux arbres à cames en tête entraînés par chaîne double. Décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000 cm³, il se distingue par des montées en régime hargneuses et une sonorité rauque et métallique reconnaissable entre mille.
    • Le Twin-Cam Fiat (conçu par Aurelio Lampredi) : Bloc fonte et culasse alu à double arbre à cames en tête entraînés par courroie crantée. Décliné de 1,4 l à 2,0 l (de 89 à 133 ch), ce moteur brille par sa vivacité, sa souplesse et sa remarquable régularité à haut régime.

    Les deux modèles proposaient de série une boîte manuelle à 5 rapports — une rareté et un luxe absolu au milieu des années 1960 face aux rivales britanniques (MGB, Triumph) limitées à 4 vitesses.

    Tableau comparatif des fiches techniques

    CaractéristiquesFiat 124 Spider (1.8 CS1) PDFAlfa Romeo Spider (2000 Veloce S2 / S4) PDF+ 1
    Période de production1966 – 1985 (200 000 ex.)1966 – 1993 (124 104 ex.)
    Moteur4-cylindres en ligne DOHC (1 756 cm³)4-cylindres en ligne DOHC (1 962 cm³)
    AlimentationCarburateur double-corps WeberDeux carburateurs double-corps / Injection
    Puissance maxi116 ch à 6 000 tr/min120 à 133 ch
    TransmissionPropulsion, boîte 5 rapportsPropulsion, boîte 5 rapports
    Poids à vide1 052 kg1 020 à 1 150 kg
    0 à 100 km/h~11,5 s~9,5 à 10,5 s
    Vitesse de pointe170 km/h190 à 195 km/h

    Comportement routier : Rigueur et grand tourisme vs sportivité pure

    Sur route sinueuse, les deux italiennes dévoilent des tempéraments complémentaires :

    • La Fiat 124 Spider joue la carte de la grande routière accessible et sécurisante. Très rigide grâce à ses bas de caisse épais, elle offre une excellente absorption des inégalités, un habitacle lumineux et une position de conduite plus ergonomique pour les conducteurs de grande taille.
    • L’Alfa Romeo Spider privilégie les sensations brutes. Avec son levier de vitesses émergeant directement de la console sans tringlerie déportée, son train avant précis et son pont arrière vivant qui se cale parfaitement à la remise des gaz, elle distille une émotion mécanique et un plaisir auditif incomparables.

    Le bilan : Deux visions de la Dolce Vita

    Si la Fiat 124 Spider a séduit les foules par sa polyvalence et sa ligne équilibrée, l’Alfa Romeo Spider conserve ce supplément d’âme, de noblesse mécanique et d’héritage sportif qui fait chavirer le cœur des puristes. Deux chefs-d’œuvre incontournables qui continuent de faire rêver les passionnés de roadsters classiques.

  • Guide d’achat : Comment bien choisir et acheter son Alfa Romeo Spider (1966–1993)

    Guide d’achat : Comment bien choisir et acheter son Alfa Romeo Spider (1966–1993)

    Produit sans interruption pendant près de trois décennies (1966–1993) et assemblé à plus de 124 000 exemplaires, l’Alfa Romeo Spider (séries 105 puis 115) incarne la quintessence du roadster à l’italienne. Conçu autour du noble moteur Bialbero Nord tout alu, d’une boîte à 5 rapports et d’un comportement routier joueur, ce cabriolet signé Pininfarina est aujourd’hui une pièce maîtresse du marché des véhicules de collection.

    De l’Osso di Seppia originel au moderne Spider Série 4, voici le dossier complet pour dénicher le bon exemplaire et éviter les pièges.

    Les quatre générations : Quelle personnalité choisir ?

    L’Alfa Spider a traversé les époques en adaptant sa silhouette aux normes de sécurité et aux modes successives sans jamais toucher à sa structure fondamentale.

    • Série 1 « Osso di Seppia » (1966–1969) : La ligne originelle la plus pure et la plus recherchée. Reconnaissable à sa poupe fuyante en forme d’os de seiche et à ses carénages de phares transparents (sauf 1300 Junior). Moteurs 1600 (108 ch), 1750 (116 ch) et 1300 Junior (103 ch).
    • Série 2 « Coda Tronca » (1970–1982) : L’arrière est raccourci et tronqué pour améliorer l’aérodynamisme et le volume du coffre. Les compteurs adoptent des casquettes individuelles très sportives. C’est l’apparition du bloc 2000 Veloce (133 ch).
    • Série 3 « Aerodinamica » (1982–1989) : Pour s’adapter aux normes d’impact américaines, la carrosserie reçoit d’imposants boucliers en plastique et un becquet arrière en caoutchouc souple englobant les feux. Intérieur modernisé avec combiné d’instrumentation unique et version haut de gamme Quadrifoglio Verde (1986).
    • Série 4 (1990–1993) : Pininfarina affine les lignes en intégrant des pare-chocs lisses peints couleur carrosserie et un bandeau de feux arrière inspiré de la berline 164. Le bloc 2.0 litres adopte l’injection électronique Bosch Motronic, un calage variable de l’admission et une meilleure protection anticorrosion.

    Identification moteur : Savoir décoder un bloc Bialbero

    Tous les moteurs 4-cylindres Nord étant interchangeables d’une génération à l’autre, il n’est pas rare de trouver un 1300 converti en 2000. Pour authentifier la cylindrée exacte d’un bloc, observez le symbole géométrique gravé à l’avant du moteur, sur la fonderie de culasse/bloc :

    • Cercle avec un trait vertical : 1 300 cm³
    • Cercle avec un carré intérieur : 1 600 cm³
    • Cercle avec un triangle intérieur : 1 750 cm³ (avec un point central pour les versions tardives)
    • Cercle avec un carré traversé d’une diagonale : 2 000 cm³ (1 962 cm³)

    Les points clés à inspecter avant d’acheter

    1. La carrosserie et la corrosion (Le nerf de la guerre)

    • Bas de caisse et planchers : Inspectez attentivement les jonctions d’ailes et de bas de caisse. Un mauvais drainage transforme les caissons en nids à rouille. Si le bas de caisse a été mal soudé ou réparé sans tirants, la rigidité torsionnelle s’effondre et les portières ferment mal.
    • Baie de pare-brise et caves à pieds : Sur les Séries 1 à 3, les conduits d’évacuation en plastique de la baie d’auvent cuident et se fissurent, déversant l’eau de pluie directement dans les planchers avant. Les Séries 4 disposent de durites en caoutchouc beaucoup plus fiables.
    • Fond de coffre : Vérifiez le bac de roue de secours, exposé aux infiltrations et aux coulures acides de la batterie.

    2. Mécanique et carburation

    • Pression d’huile et température : Moteur chaud au ralenti, la pression d’huile doit se maintenir au moins à la moitié du manomètre au tableau de bord, et la température d’eau ne doit pas dépasser le milieu du cadran.
    • Pipes d’admission des carburateurs : Sur les modèles Weber, Dellorto ou Solex, poussez légèrement la boîte à air à la main pendant que le moteur tourne. Si le ralenti s’emballe ou vacille, les manchons en caoutchouc sont craquelés et créent une prise d’air.
    • Bruit de distribution : Un cliquetis métallique prononcé au démarrage trahit une chaîne de distribution détendue, facilement ajustable par le tendeur mécanique externe.

    3. Boîte de vitesses et transmission

    • Synchros de 2e et marche arrière : C’est la faiblesse classique des transmissions Alfa. Le passage rapide de 1re en 2e et le rétrogradage demandent de décomposer les mouvements. À l’arrêt, engagez brièvement la 2e avant de passer la 1re pour éviter tout craquement.
    • Flector d’arbre de transmission : Un claquement lourd sous le plancher à la réaccélération indique que le flector en caoutchouc (le doughnut) est déchiré et doit être remplacé.

    4. Habitacle et capote

    • Commodos et commandes plastiques : Les commodos au volant des Séries 2 et 3 sont fragiles et désormais introuvables en neuf. Privilégiez un exemplaire complet dans son habitacle.
    • Maniement de la capote : Si la capote se remplace aisément, évitez absolument de la replier par temps froid sur les modèles à lunette arrière souple sous peine de fendre instantanément le plastique.

    Cote et valeur sur le marché

    ModèleTranche de prix observéeProfil de l’acheteur
    Série 1 (Osso di Seppia)30 000 € à 50 000 €Collectionneur puriste, élégance absolue du design 60s.
    Série 2 (Coda Tronca)15 000 € à 25 000 €Le compromis idéal : look rétro, grand coffre et vivacité du 2.0 litres.
    Série 3 (Aerodinamica)9 000 € à 14 000 €Le ticket d’entrée le plus accessible pour goûter au plaisir du Spider.
    Série 4 (1990–1993)14 000 € à 20 000 €L’usage régulier et sans stress : ligne épurée, injection et direction assistée.
  • Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : suivez le Gran Premio Alfa Romeo en direct vidéo depuis Pferdsfeld

    Ce dimanche 30 août, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld accueille le point d’orgue de l’édition 2026 de Pista & Piloti : le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Pour les passionnés qui n’ont pas fait le déplacement en Rhénanie-Palatinat, l’événement est retransmis en direct vidéo tout au long de la journée.

    À noter : la retransmission ainsi que l’ensemble des commentaires en direct sont intégralement en allemand.

    Plus de 240 bêtes de course en piste

    Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides historiques et sportives d’exception prennent la piste par sessions de trente minutes, entre 9 h 00 et 13 h 00, puis de 14 h 00 à 17 h 00.

    Le plateau fait la part belle aux gloires de la compétition d’Arese :

    • La rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960.
    • Les redoutables Giulia GTA et GTAm du championnat européen de tourisme.
    • L’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca signée Zagato.
    • Les rivales historiques d’époque venues ferrailler face aux Alfa Romeo, dans l’esprit des grandes courses du Nürburgring, de Spa-Francorchamps ou de Monza.

    Deux anniversaires majeurs à l’honneur

    L’édition 2026 célèbre deux grandes étapes du patrimoine Alfa Romeo :

    • Les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider : né en 1966 sous le crayon de Battista « Pinin » Farina, le cabriolet défile à travers ses quatre générations, de la proue arrondie du premier « Duetto » 1.6 jusqu’aux lignes de la quatrième génération achevée en 1994, sans oublier la « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica ».
    • Les 50 ans du Trofeo Alfasud : lancée en 1976, cette coupe monotype pionnière en Europe a révélé des talents comme Gerhard Berger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer — Alfasud TI préparées de 115 à 130 ch, coupés Alfasud Sprint et Alfa 33 — se rassemblent pour une parade commémorative.

    Exclusivités modernes : Luna Rossa et Quadrifoglio Oro

    Outre le spectacle en piste, l’événement présente deux nouveautés majeures :

    • La Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa », fabriquée à seulement dix exemplaires pour célébrer le défi italien dans la 38ᵉ Coupe de l’America, avec sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron en carbone (140 kg d’appui) et ses inserts intégrant des fragments de voile de course.
    • La Giulia Quadrifoglio Oro, série dédiée au marché allemand, parée de badges dorés, d’étriers assortis et d’une sellerie cuir exclusive aux surpiqûres or.

    Installez-vous confortablement pour suivre ces démonstrations mécaniques en direct sur le circuit de quatre kilomètres.

  • Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Pista & Piloti 2026 : Le grand pèlerinage des Alfisti célèbre les 60 ans du Spider et le Trofeo Alfasud à Pferdsfeld

    Depuis près d’une décennie, le complexe d’essais TRIWO de Pferdsfeld, aménagé sur un ancien aérodrome militaire près de Bingen en Rhénanie-Palatinat, s’est imposé comme le point de ralliement incontournable des passionnés du Biscione d’outre-Rhin et des pays frontaliers. Pour son édition 2026, organisée ces 29 et 30 août, l’événement Pista & Piloti confirme son statut de plus grand rassemblement dynamique dédié aux sportives italiennes historiques en Allemagne, orchestrant une spectaculaire passerelle entre glorieux passé en compétition et projets très exclusifs d’aujourd’hui.

    Plus de 240 bêtes de course pour le Gran Premio Alfa Romeo

    Le point d’orgue du week-end se tiendra le dimanche 30 août avec le très attendu Gran Premio Alfa Romeo. Répartis en plateaux thématiques homogènes, plus de 240 bolides de course et sportives d’exception prendront la piste par sessions de trente minutes tout au long de la journée. Le plateau fera la part belle aux joyaux de compétition d’Arese, à commencer par la rarissime Tubolare Zagato TZ1 des années 1960, les redoutables Giulia GTA et GTAm qui régnaient sur le tourisme européen, ou encore l’aérodynamique Giulietta SZ Coda Tronca façonnée par Zagato. Fidèle à l’esprit du sport automobile d’antan, l’épreuve accueillera également les rivales historiques qui ferraillaient contre les Alfa Romeo sur le Nürburgring, à Spa-Francorchamps ou à Monza.

    Dès le samedi, la piste de quatre kilomètres ouvrira ses virages à une centaine de propriétaires d’Alfa Romeo contemporaines dans le cadre de l’Alfa Romeo Driving Experience, encadrés par des instructeurs professionnels pour exploiter le potentiel dynamique de leur monture en toute sécurité.

    Deux anniversaires majeurs : 60 ans de Spider et un demi-siècle de Trofeo Alfasud

    L’édition 2026 met à l’honneur deux piliers emblématiques du patrimoine de la marque milanaise.

    Le public célébrera tout d’abord les 60 ans de l’Alfa Romeo Spider, né en 1966 sous le coup de crayon magistral de Battista « Pinin » Farina. De la proue arrondie du premier « Duetto » à moteur Bialbero 1.6 jusqu’à l’épure de la quatrième génération disparue en 1994, en passant par la fameuse « Coda Tronca » et la version « Aerodinamica », les quatre générations du cabriolet le plus célèbre d’Italie défileront en piste pour commémorer une carrière écoulée à plus de 124 000 exemplaires.

    L’autre grand moment d’émotion sera consacré aux 50 ans du Trofeo Alfasud, lancé en 1976. Véritable matrice des coupes monotypes modernes en Europe, cette formule de promotion disputée sur des Alfasud TI affûtées de 115 à 130 ch a fait vibrer les foules tout en servant de tremplin à de futurs pilotes de Formule 1 tels que Gerhard Berger ou Karl Wendlinger. Une vingtaine de modèles à moteur Boxer historiques, incluant des Alfasud TI de course, des coupés Alfasud Sprint et des Alfa 33, se réuniront sur l’asphalte pour une parade commémorative exceptionnelle.

    Luna Rossa et Quadrifoglio Oro : l’exclusivité moderne en première ligne

    Sur le plan des nouveautés, le constructeur italien profite de l’événement pour dévoiler en première allemande la spectaculaire Giulia Quadrifoglio « Luna Rossa ». Façonnée à la main en seulement dix exemplaires en hommage à l’équipe italienne engagée dans la 38ᵉ Coupe de l’America, cette berline d’exception exhibe sa livrée effet métal liquide, son imposant aileron arrière générant 140 kg d’appui et ses inserts d’habitacle intégrant un authentique morceau de voile de compétition.

    Les visiteurs pourront également découvrir la Giulia Quadrifoglio Oro, une édition spécifiquement réservée au marché allemand qui ressuscite la célèbre appellation des années 1970 et 1980. Cette version se distingue par ses badges dorés exclusifs, ses étriers de frein assortis et une sellerie en cuir haut de gamme ornée de surpiqûres or sur la planche de bord et les contre-portes.

    Accès et retransmission en direct

    Pour les passionnés souhaitant faire le déplacement, le site d’essais TRIWO ouvrira ses portes le dimanche dès 8 h 00, les démonstrations sur piste se déroulant de 9 h 00 à 13 h 00 puis de 14 h 00 à 17 h 00. Les billets d’entrée sont proposés au tarif de 15 euros uniquement via la billetterie en ligne officielle de Pista & Piloti, donnant un accès libre au paddock (gratuité pour les moins de 16 ans). Pour ceux qui ne peuvent rejoindre la Rhénanie-Palatinat, l’intégralité du spectacle mécanique des samedi et dimanche sera retransmise en direct vidéo sur YouTube.

  • L’incroyable croisière du paquebot Raffaello : Quand Alfa Romeo lançait le Duetto en vert, blanc, rouge vers l’Amérique

    L’incroyable croisière du paquebot Raffaello : Quand Alfa Romeo lançait le Duetto en vert, blanc, rouge vers l’Amérique

    En mai 1966, l’histoire de la communication automobile basculait dans une autre dimension. Pour orchestrer le lancement américain de l’héritière de la Giulietta Spider — le tout nouvel Alfa Romeo Spider 1600, bientôt immortalisé sous le nom de « Duetto » —, le président d’Alfa Romeo Giuseppe Luraghi et ses équipes imaginèrent une opération sans précédent : affréter un palace flottant à travers l’Atlantique et hisser trois cabriolets italiens sur le pont d’un navire de légende.

    Retour sur une traversée mythique qui a inventé, avec plus d’une décennie d’avance, la promotion mondiale du Made in Italy.

    1 300 VIP et trois Spider sur le pont du transatlantique Raffaello

    Pour succéder à l’iconique Giulietta Spider née de la vision de l’importateur new-yorkais Max Hoffman, Alfa Romeo savait qu’une simple présentation en concession ne suffirait pas. La marque milanaise organisa donc une croisière de grand luxe à bord du fleuron de la marine italienne : le paquebot SS Raffaello.

    Parti de Gênes à destination de New York, le navire fit d’abord escale à Cannes, en plein Festival International du Film, avant de fendre les flots de l’océan avec près de 1 300 invités triés sur le volet : stars du grand écran (Vittorio Gassman, Rossella Falk), gloires de l’art lyrique (la soprano Anna Moffo), grands industriels et figures de la mode internationale.

    Pendant toute la traversée, le spectacle était à ciel ouvert : trois Alfa Romeo Spider neufs étaient exposés directement sur le pont supérieur du navire. Arborant respectivement une livrée verte, blanche et rouge, les trois bolides formaient un drapeau tricolore éclatant face aux embruns marins, affirmant avec panache le génie esthétique et mécanique de l’Italie.

    Le chef-d’œuvre « Osso di Sepia » de Battista Pininfarina

    Dévoilé quelques semaines plus tôt au Salon de Genève 1962, ce cabriolet représentait la dernière œuvre supervisée par le maestro Battista « Pinin » Farina avant sa disparition.

    • Une ligne ellipsoïdale unique : Ses extrémités avant et arrière arrondies, ses flancs galbés et sa ligne de caisse plongeante lui valurent immédiatement en Italie le surnom poétique d’« Osso di Sepia » (os de seiche).
    • Les dessous de la Giulia : Reposant sur une plateforme raccourcie de Giulia (empattement de 2 250 mm), l’auto abritait le noble 4-cylindres double arbre Bialbero de 1 570 cm³ développant 108 ch.
    • Un poids plume : Affichant moins de 1 000 kg sur la balance, le Spider filait à plus de 185 km/h avec une agilité et un équilibre remarquables.

    Pour baptiser la belle, Alfa Romeo avait lancé un grand concours auprès des passionnés. Si le nom Duetto remporta tous les suffrages, un conflit de marque avec un biscuit chocolaté italien contraignit l’usine à la commercialiser sous l’appellation officielle de Spider 1600. Dans le cœur des Alfistes, elle restera à jamais le Duetto.

    Le coup de foudre des légendes : De Steve McQueen à Muhammad Ali

    Dès son arrivée sur le sol américain après l’épopée du Raffaello, le Spider déclencha un engouement immédiat auprès des pilotes et des célébrités :

    • Steve McQueen : Invité par le magazine Sports Illustrated à essayer l’un des tout premiers modèles débarqués aux États-Unis à l’été 1966, l’acteur et pilote chevronné résuma l’esprit de l’auto en une formule passée à la postérité : « C’est une voiture qui pardonne beaucoup. Et très jolie en plus. »
    • Dustin Hoffman : En 1967, le film culte Le Lauréat (The Graduate) propulsa le Duetto rouge au rang d’icône absolue du 7ᵉ Art, fendant l’asphalte californien sur les harmonies de Simon & Garfunkel.
    • Muhammad Ali : Le légendaire champion du monde des poids lourds succomba lui aussi au charme du cabriolet milanais, faisant graver sur sa plaque d’immatriculation la formule inspirée de son célèbre leitmotiv : « Ali Bee » (flotter comme un papillon, piquer comme une abeille).

    Une saga de 28 ans et 124 000 exemplaires

    De l’originel « Os de seiche » (1966) à la « Coda Tronca » à poupe tronquée (1969), puis de l’« Aerodinamica » (1983) à l’élégante Série 4 (1989), l’Alfa Romeo Spider a traversé quatre générations et 28 années de production ininterrompue, totalisant plus de 124 000 exemplaires.

    Il demeure à ce jour le modèle à la plus longue longévité de toute l’histoire d’Alfa Romeo, dont l’épopée internationale débuta un jour de mai 1966 sur le pont d’un paquebot en route vers le Nouveau Monde.

  • Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Légende : Alfa Romeo Spider « Duetto », la star d’Hollywood

    Certaines voitures sont faites pour aller vite, d’autres sont faites pour vivre. L’Alfa Romeo Spider, lancé en 1966, est l’incarnation même de la joie de vivre à l’italienne. Pendant près de trois décennies, ce cabriolet a traversé les époques sans jamais prendre une ride, devenant l’archétype du roadster indémodable.

    Mais tout a commencé avec une forme étrange et un surnom trouvé par le public.

    L’Os de Seiche de Pininfarina

    Dévoilé au Salon de Genève 1966, le Spider remplace la Giulietta Spider. Son design est signé par la maison Pininfarina. C’est d’ailleurs le tout dernier projet supervisé personnellement par le fondateur, Battista « Pinin » Farina, avant sa mort.

    La ligne est surprenante pour l’époque. L’avant est arrondi, les flancs sont convexes, et surtout, l’arrière se termine en pointe douce, comme un galet poli par la mer. Les Italiens lui donneront très vite un surnom affectueux : « Osso di Seppia » (Os de seiche). Quant au nom officiel « Duetto », il est issu d’un grand concours public organisé par Alfa Romeo. Il évoque le plaisir de rouler à deux, en duo, en harmonie avec la machine.

    Mrs. Robinson et la gloire américaine

    Si le Duetto est devenu une icône mondiale, il le doit à un jeune acteur inconnu et à une bande originale de Simon & Garfunkel. En 1967 sort le film « Le Lauréat » (The Graduate). On y voit Dustin Hoffman, alias Benjamin Braddock, traverser la Californie au volant d’un Spider 1600 rouge. L’impact est colossal. L’Amérique tombe amoureuse de cette petite voiture italienne nerveuse et élégante. Aux États-Unis, le Spider ne s’appelle plus le Duetto, il devient « la voiture du Lauréat ». Les ventes explosent outre-Atlantique.

    Une mécanique brillante

    Sous cette robe de star se cache une mécanique sérieuse, dérivée de la Giulia. Le moteur est le fameux 1600 cm³ double arbre tout alu de 109 chevaux, couplé à une boîte 5 vitesses (rare à l’époque) et quatre freins à disques. Le Spider n’est pas un monstre de puissance, mais il est vif, sonore et incroyablement communicatif. C’est la voiture parfaite pour flâner sur la Riviera ou la Pacific Coast Highway.

    Une longévité record

    Le concept du Spider était si réussi qu’Alfa Romeo l’a gardé au catalogue pendant 27 ans (de 1966 à 1993) ! Il a connu quatre évolutions majeures :

    1. L’Osso di Seppia (1966-1969) : L’original avec l’arrière rond.
    2. Coda Tronca (1970-1982) : L’arrière est coupé net (Kamm tail) pour l’aérodynamisme.
    3. Aerodinamica (1983-1989) : L’époque des spoilers et ailerons en caoutchouc (moins aimée des puristes).
    4. Série 4 (1990-1993) : Le retour aux sources avec une ligne épurée, dessinée pour clore la saga en beauté.

    L’Héritage

    Aujourd’hui, le Duetto « Osso di Seppia » est le plus recherché des collectionneurs pour sa pureté originelle. Il représente une époque insouciante, où le seul but d’un trajet en voiture était de sentir le soleil sur son visage et d’écouter le double arbre chanter.

  • L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    Il y a soixante ans, au Salon de Genève 1966, Alfa Romeo présentait celle qui allait devenir l’icône absolue de la « dolce vita » mécanique : la 1600 Spider. Plus connue sous son surnom immortel de « Duetto », elle fête en 2026 ses six décennies d’existence. Avec 28 ans de carrière ininterrompue et plus de 124 000 exemplaires produits, elle demeure le modèle le plus longuement fabriqué et le plus diffusé de l’histoire du Biscione.

    Pour célébrer cet anniversaire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a lancé les festivités le dimanche 19 avril dernier avec une parade spectaculaire et une exposition inédite.


    Arese devient le temple du Spider jusqu’en décembre 2026

    Le Musée d’Arese a inauguré l’exposition temporaire « Spider est Alfa Romeo ». Ce projet unique, intégré au nouveau pôle d’excellence BOTTEGAFUORISERIE, permet aux Alfisti d’exposer leurs propres véhicules aux côtés de la collection officielle.

    L’exposition évoluera au fil de l’année 2026 en quatre phases thématiques :

    • Avril – Juin : Focus sur la 1ère série dite « os de seiche ».
    • Juillet – Août : Honneur à la « coda tronca » (2ème série).
    • Septembre – Octobre : Place à la version « aérodynamique » (3ème série).
    • Novembre – Décembre : Clôture avec la 4ème série (le restylage de 1990).

    La genèse d’un chef-d’œuvre signé Pininfarina

    Succéder à la Giulietta Spider n’était pas une mince affaire. Alfa Romeo a confié cette mission au crayon magistral de Pininfarina. Basée sur la mécanique de la Giulia Sprint GT (avec un empattement réduit à 2 250 mm), la Spider héritait de solutions de pointe : propulsion, boîte cinq rapports et quatre freins à disque.

    Avec seulement 990 kg sur la balance, elle affichait une vitesse de pointe de 185 km/h, propulsée par le mythique quatre cylindres double arbre décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000.

    Pourquoi « Duetto » ?

    Bien que ce nom ne soit jamais devenu officiel en raison de problèmes de droits de marque, il a été choisi par le public lors d’un concours au lancement. Le surnom est resté gravé dans la mémoire collective, porté par un lancement hollywoodien : une croisière sur le paquebot Raffaello entre Gênes et New York en 1966, avec des essais en mer pour les VIP. Sa carrière cinématographique, notamment dans Le Lauréat, a achevé de la transformer en star mondiale.


    Quatre séries, une seule âme

    SériePériodeSurnom / Particularité
    1ère1966–1969« Os de seiche » : Formes arrondies, la plus recherchée.
    2ème1969–1982« Coda tronca » : Arrière coupé, la plus vendue (près de 50 000 unités).
    3ème1983–1989« Aérodynamique » : Influence de la soufflerie, pare-chocs intégrés.
    4ème1989–1994« Série IV » : Retour aux lignes fluides et épurées.

    Alfa Romeo Classiche : Faire revivre la légende

    Aujourd’hui, la Duetto est la reine des Officine Classiche de Turin. Pour les propriétaires souhaitant préserver ce patrimoine, Alfa Romeo propose trois services d’excellence :

    1. Certificat d’Origine : Vérification de la configuration d’usine via le numéro de châssis.
    2. Certification d’Authenticité : Inspection technique rigoureuse pour garantir l’originalité des composants.
    3. Restauration : Entretien ou remise à neuf complète selon les spécifications d’origine par les mains qui ont conçu ces voitures.

    Le Spider Duetto n’est pas seulement un souvenir ; c’est une source d’inspiration active pour les futurs modèles du Biscione.

  • 2026 : année du 50e anniversaire du musée Alfa Romeo

    2026 : année du 50e anniversaire du musée Alfa Romeo

    L’année 2026 s’annonce comme un millésime historique pour tous les passionnés du Biscione. Le Musée Alfa Romeo d’Arese s’apprête à souffler ses 50 bougies, célébrant un demi-siècle de préservation et de rayonnement d’un patrimoine unique au monde.

    Inscrit dans le projet BOTTEGAFUORISERIE, le musée ne se contente pas d’exposer des voitures : il fait battre le cœur de l’histoire. Voici les rendez-vous incontournables de ce calendrier anniversaire.


    Le 21 juin : L’apothéose de l’« Alfa Romeo Day »

    C’est la date cochée en rouge dans tous les agendas. Ce week-end, traditionnellement proche de l’anniversaire de la marque (24 juin), fusionnera avec les 50 ans du Musée.

    • Double célébration : Hommage à la marque et à sa « maison » d’Arese ouverte en 1976.
    • Au programme : Conférence sur les défis du Musée, parade de clubs internationaux et animations surprises.

    Les grands hommages de l’année 2026

    100 ans de collaboration avec Touring (29 mars)

    La saison débute par un hommage à la Carrozzeria Touring, partenaire historique depuis un siècle.

    • Une conférence retracera cette épopée, des berlinettes Superleggera à l’assemblage actuel de la nouvelle 33 Stradale.
    • Un défilé de modèles emblématiques est prévu sur la piste du musée.

    60 ans du mythe « Duetto » (D’avril à décembre)

    Le 1600 Spider Duetto, icône absolue de la conduite à ciel ouvert, fête ses 60 ans. Le musée lui consacre une exposition évolutive en quatre actes :

    • Avril – Juin : Les premiers modèles dits « os de seiche ».
    • Juillet – Août : L’époque de la « coda tronca ».
    • Septembre – Octobre : La période « aérodynamique ».
    • Novembre – Décembre : La quatrième et dernière série.

    Exposition « Cuore Sportivo » (À partir du 10 mai)

    Cette exposition plongera dans l’ADN compétitif de la marque, explorant non seulement l’automobile, mais aussi les productions aéronautiques, marines et industrielles d’Alfa Romeo.


    Une immersion dans les archives secrètes

    L’une des opportunités les plus rares de l’année sera l’Open Day du Centre de Documentation.

    • Ce sanctuaire abrite 6 000 mètres linéaires de documents techniques et historiques.
    • Il traite chaque année plus de 10 000 demandes de passionnés et d’historiens du monde entier.

    Infos Pratiques :

    • Lieu : Arese (Milan), ouvert tous les jours (10h-18h) sauf le mardi.
    • Accès : Le billet inclut l’exposition permanente (70 voitures) et la zone « COLLEZIONE » (réserves, moteurs, trophées).
    • Parcours : Trois sections thématiques : Timeline (histoire), Beauty (design) et Speed (course).
  • Alfa Romeo Spider : les 60 ans du « Duetto », l’icône absolue du charme italien

    Alfa Romeo Spider : les 60 ans du « Duetto », l’icône absolue du charme italien

    Ce 10 mars 2026 marque une date historique pour tous les Alfistes : il y a exactement soixante ans, l’Alfa Romeo 1600 Spider était dévoilée au Salon de l’automobile de Genève. Devenue une icône mondiale grâce à ses lignes intemporelles et sa carrière hollywoodienne, celle que tout le monde appelle encore le « Duetto » fête aujourd’hui ses six décennies de légende.

    Un nom né d’un concours… et d’une bataille juridique

    À son lancement en 1966, la voiture s’appelait simplement « Spider 1600 ». Pour lui trouver un patronyme, Alfa Romeo lança un concours national intitulé « Spider 1600 : donnez-lui un nom », attirant plus de 140 000 participants. C’est la proposition de Guidobaldo Trionfi, « Duetto », qui fut choisie.

    Cependant, le nom officiel fut rapidement retiré après un recours d’une entreprise de confiserie qui utilisait déjà cette marque pour un biscuit. Malgré cette décision de justice, le nom est resté gravé dans le cœur du public et est devenu indissociable du modèle jusqu’à la fin de sa carrière en 1994.

    Le design « Osso di Seppia » : le dernier chef-d’œuvre de Pininfarina

    Le Duetto est entré dans l’histoire comme la dernière étude stylistique menée personnellement par Battista Pininfarina. Son profil unique, surnommé « Osso di Seppia » (os de seiche), se caractérise par :

    • Un avant et un arrière arrondis avec une calandre très basse.
    • Une ligne de ceinture basse et des flancs convexes.
    • Une silhouette fluide évoquant la forme d’un bateau (boat-tail).

    À l’époque, son prix de lancement était de 2 312 800 lires, une somme considérable représentant près de deux ans de salaire pour un employé moyen.

    La mécanique : le cœur battant du Biscione

    Sous sa robe élégante, le Spider 1600 cachait la mécanique éprouvée de la Giulia Sprint GT, mais avec un empattement raccourci de 225 mm.

    • Moteur : 4 cylindres double arbre de 1 570 cm³ développant 109 chevaux.
    • Poids : Seulement 990 kg, permettant d’atteindre 185 km/h.
    • Évolutions : La gamme s’est ensuite enrichie de la version 1750 Veloce (118 ch) en 1967 et de la plus abordable 1300 Junior (89 ch) en 1968.

    Hollywood et la conquête de l’Amérique

    Le cinéma a consacré le Duetto au rang de star mondiale grâce au film Le Lauréat (1967). Au volant d’un modèle rouge, un jeune Dustin Hoffman a fait du Spider Alfa Romeo le symbole ultime de la liberté et du chic italien aux États-Unis.

    Pour son lancement américain, Alfa Romeo n’avait pas fait les choses à moitié : trois Spider (un blanc, un rouge et un vert) avaient traversé l’Atlantique à bord du luxueux paquebot Raffaello, accueillis en grandes pompes par le jet-set et la presse internationale.

    Trente ans de succès et un héritage vivant

    La production du Spider s’est étendue sur près de trois décennies, évoluant vers la « Coda Tronca » (queue coupée) en 1969, avant de s’achever en 1994 avec une série commémorative baptisée officiellement… « Duetto ».

    En 2010, Pininfarina a rendu un dernier hommage à cette légende avec le concept 2uettottanta, réinterprétant les formes de l’Osso di Seppia avec des technologies modernes (moteur 1750 TBi, feux LED) pour célébrer le centenaire de la marque.