Étiquette : Champion du Monde

  • Portrait : Nino Farina, le premier Roi de la Formule 1

    Portrait : Nino Farina, le premier Roi de la Formule 1

    Pour parler de F1, il faut revenir au commencement. Le tout premier nom gravé sur le trophée de la Formule 1 n’est pas Fangio, ni Schumacher, ni Senna. C’est Giuseppe « Nino » Farina (1906-1966). Et il conduisait une Alfa Romeo.

    L’Aristocrate du volant

    Neveu du célèbre carrossier Pinin Farina, Nino est un docteur en droit, un homme cultivé, arrogant et immensément riche. Sur la piste, c’est un guerrier. Il impose un style de conduite unique : bras tendus, buste loin du volant. Une posture altière qui sera copiée par Stirling Moss et bien d’autres (et que l’on retrouve dans les voitures modernes).

    Silverstone 1950 : L’Histoire en marche

    Le 13 mai 1950, lors du tout premier Grand Prix de l’histoire du Championnat du Monde à Silverstone, c’est lui qui gagne. Il réalise le « Hat Trick » : Pole position, victoire et meilleur tour en course. Il remportera le titre mondial cette année-là au volant de l’Alfetta 158, battant son illustre coéquipier Fangio lors de la finale à Monza, sur ses terres.

    Nino Farina était l’archétype du pilote des années 50 : brave jusqu’à l’inconscience, survivant à des accidents terribles (il a brûlé vif dans sa voiture à deux reprises sans mourir), pour finalement périr… dans un accident de la route, en se rendant au Grand Prix de France 1966. Il reste à jamais le « Premier Champion ».

  • Portrait : Juan Manuel Fangio, le Maestro et son Alfetta

    Portrait : Juan Manuel Fangio, le Maestro et son Alfetta

    Si Nuvolari était le diable, Juan Manuel Fangio (1911-1995) était le professeur. L’Argentin au regard perçant est indissociable des débuts de la Formule 1 moderne et du triomphe de l’Alfetta 159. Avant de devenir quintuple champion du monde, c’est avec Alfa Romeo qu’il a décroché sa première étoile.

    L’année de gloire : 1951

    En 1950, Fangio s’incline face à son coéquipier Farina. Mais en 1951, il est intouchable. Sa monture ? L’Alfa Romeo 159. Une évolution de la 158 d’avant-guerre, poussée dans ses derniers retranchements : 425 chevaux pour un 1.5L, une consommation délirante (160 litres aux 100 km !), mais une vitesse de pointe de 305 km/h. Seul Fangio savait ménager cette mécanique fragile tout en allant plus vite que les Ferrari atmosphériques qui commençaient à menacer.

    Le sacre de Barcelone

    Le titre se joue lors de la dernière course en Espagne, sur le circuit de Pedralbes. Ferrari a fait une erreur de choix de pneus. Fangio, lui, conduit avec sa précision chirurgicale habituelle. Il gagne la course et offre à Alfa Romeo son deuxième titre mondial consécutif en F1.

    Fangio disait de l’Alfetta : « Elle était comme une vieille dame qu’il fallait traiter avec respect, mais qui avait encore beaucoup d’amour à donner. » Après ce titre, Alfa se retira de la F1, et Fangio partit gagner ailleurs. Mais le premier amour ne s’oublie jamais.