Étiquette : Biscione

  • Alfa Romeo Junior & Pedro Alonso : Le cœur a ses raisons que la raison ignore

    Alfa Romeo Junior & Pedro Alonso : Le cœur a ses raisons que la raison ignore

    La saga publicitaire « Learn to Love Again » touche à sa fin avec un troisième et dernier acte riche en tension. Pedro Alonso, l’icône mondiale révélée par La Casa de Papel et bientôt de retour sur Netflix dans la saison 2 de Berlin (prévue pour le 15 mai), reprend son rôle d’ambassadeur pour l’Alfa Romeo Junior.

    Après avoir brisé les codes de la vente rationnelle et s’être laissé porter par la musique, l’acteur espagnol passe désormais sur le gril dans un épisode intitulé « Interrogation ».


    Le détecteur de mensonges face au Biscione

    Dans ce court-métrage cinématographique, Pedro Alonso est soumis à un test polygraphique. Face à l’interrogatoire, l’homme reste de marbre, son rythme cardiaque est d’une stabilité insolente… jusqu’à ce qu’une clé d’Alfa Romeo Junior soit posée sur la table.

    Le verdict de la machine est sans appel : le pouls s’accélère, l’émotion transperce l’écran. La conclusion de la campagne est limpide : le cœur ne ment jamais. Ce final apporte également une réponse au mystère qui entourait la femme fatale des précédents épisodes : elle se révèle être une agente infiltrée qui traquait Alonso depuis des années, bouclant ainsi la trilogie avec un twist digne des meilleurs thrillers.

    Une trilogie dédiée au plaisir pur

    Cette campagne en trois étapes a permis de repositionner l’Alfa Romeo Junior comme bien plus qu’un simple SUV compact électrique ou hybride :

    • Épisode 1 « Salesman » : Alonso y abandonne la logique pure pour écouter son intuition.
    • Épisode 2 « Cuore Matto » : Une célébration de la passion italienne sur fond de musique culte, où le design et le rythme se confondent.
    • Épisode 3 « Interrogation » : La preuve scientifique que l’émotion reste le moteur principal de l’expérience Alfa Romeo.

    L’Alfa Romeo Junior : La porte d’entrée émotionnelle

    Le Junior n’est pas seulement un nouveau modèle dans la gamme ; c’est le catalyseur d’une nouvelle génération d’Alfisti. Compact, sportif et audacieux, il s’adresse à ceux qui cherchent une voiture capable de parler au cœur autant qu’à la raison. Avec cette série de films, le Biscione rappelle que, malgré l’évolution des technologies, l’émotion de conduite reste le pilier central de son identité.

    Alors que Pedro Alonso s’apprête à faire vrombir les audiences sur Netflix avec la suite de Berlin, Alfa Romeo réussit son pari : transformer une campagne de communication en une véritable expérience narrative.


    Avez-vous suivi les trois épisodes de cette saga ? Trouvez-vous que Pedro Alonso incarne bien le renouveau et l’élégance rebelle d’Alfa Romeo ?

  • 24 juin 1910 : La naissance d’A.L.F.A. et l’aube d’une légende mécanique à Milan

    24 juin 1910 : La naissance d’A.L.F.A. et l’aube d’une légende mécanique à Milan

    Le 24 juin 1910, dans l’effervescence industrielle de la plaine lombarde, un acte notarié scelle la création d’une nouvelle société à Milan : l’Anonima Lombarda Fabbrica Automobili, rapidement abrégée sous l’acronyme A.L.F.A..

    En reprenant les installations désertées du constructeur français Darracq dans le quartier du Portello, une poignée d’entrepreneurs et d’ingénieurs visionnaires ne fondent pas seulement une marque de voitures : ils posent la première pierre d’un mythe séculaire associant design d’avant-garde, rigueur mécanique et passion de la vitesse.

    Des déboires de Darracq à l’élan du Portello

    L’histoire commence en réalité par un échec commercial. En 1906, l’industriel français Pierre Alexandre Darracq s’associe à des investisseurs italiens menés par le cavalier Ugo Stella pour assembler des voiturettes populaires à Naples, puis au Portello, en banlieue nord de Milan. Mal adaptées aux routes accidentées de la péninsule et pénalisées par une mise au point précaire, les Darracq ne trouvent pas leur public.

    Refusant de voir l’outil industriel péricliter, Ugo Stella prend les rênes du projet. Avec le soutien de financiers lombards, il rachète les parts de Darracq fin 1909 et constitue officiellement l’A.L.F.A. le 24 juin 1910. L’objectif est limpide : concevoir des automobiles pensées dès l’origine pour le marché italien, alliant fiabilité, puissance et élégance.

    Giuseppe Merosi et le coup de maître de la 24 HP

    Pour diriger le bureau d’études, Ugo Stella recrute un jeune géomètre piémontais autodidacte et ingénieur de génie : Giuseppe Merosi.

    Avant même la signature officielle des statuts, Merosi planche sur les plans de la toute première création de la maison : l’A.L.F.A. 24 HP. Dévoilée à l’automne 1910, l’auto surprend par son niveau technique exceptionnel :

    • Un bloc monobloc moderne : Un 4-cylindres en ligne de 4 084 cm³ coulé d’un seul tenant (une architecture d’avant-garde pour l’époque), délivrant 42 ch à 2 200 tr/min.
    • Des performances de pointe : Capable d’atteindre 100 km/h dans sa version Torpedo, la 24 HP brille par sa tenue de route, son châssis rigide à longerons en acier embouti et sa boîte manuelle à 4 rapports.
    • Un succès immédiat : Déclinée en carrosseries Torpedo ou Limousine par des carrossiers milanais de renom (Castagna, Sala), la 24 HP s’écoule à plus de 200 exemplaires et assoit la réputation de robustesse d’A.L.F.A.

    L’invention de l’emblème : La croix rouge et le Biscione

    1910 marque également la naissance de l’un des logos les plus célèbres de l’art industriel. Chargé d’imaginer l’identité visuelle de la nouvelle marque, le dessinateur Romano Cattaneo s’inspire de deux symboles majeurs de la ville de Milan :

    • La croix rouge sur fond blanc : L’étendard de la municipalité milanaise, hérité de la première croisade.
    • Le Biscione : Le serpent héraldique avalant un homme, symbole historique de la famille régnante des Visconti.

    Entourés d’une couronne bleue où s’inscrivent en lettres d’or les mots « ALFA » et « MILANO », séparés par deux nœuds de Savoie (nodi sabaudi) en hommage à la monarchie italienne, ces deux éléments forment l’écusson rond qui ornera la calandre de toutes les productions de l’usine du Portello.

    Les prémices de l’ADN course dès 1911

    Dès cette première année fondatrice, Giuseppe Merosi comprend que la notoriété d’une grande marque se forge sur la piste. En 1911, deux A.L.F.A. 24 HP préparées prennent le départ de la redoutable Targa Florio en Sicile, pilotées par Nino Franchini et Ugo Ronzoni. Si un incident de course prive Franchini d’une victoire promise, la démonstration est faite : le virus de la compétition est inoculé.

    Cinq ans plus tard, en 1915, l’ingénieur napolitain Nicola Romeo prendra le contrôle de l’entreprise pour lui donner son nom définitif, mais l’âme, le blason et le caractère mécanique de la légende étaient bel et bien nés en ce mois de juin 1910 au Portello.