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  • Quatre show cars officiels Alfa Romeo F1 mis en vente sur la boutique F1 Authentics

    Quatre show cars officiels Alfa Romeo F1 mis en vente sur la boutique F1 Authentics

    Avis aux collectionneurs, patrons de concessions ou passionnés fortunés du Biscione : la boutique officielle de memorabilia de la Formule 1, F1 Authentics, vient de mettre en vente quatre show cars officiels de l’écurie Alfa Romeo F1 Team.

    Construites en collaboration directe avec Sauber Motorsport à Hinwil, ces monoplaces d’exposition reproduisent au millimètre près les montures pilotées par Valtteri Bottas et Zhou Guanyu lors des saisons 2022 et 2023.

    Quatre pièces uniques issues des saisons 2022 et 2023

    Le catalogue propose quatre déclinaisons majeures retraçant les deux dernières années de la présence officielle d’Alfa Romeo sur les grilles de départ :

    • Alfa Romeo C42 (2022) – Livrée standard Orlen
      La monoplace qui a inauguré la révolution réglementaire de l’effet de sol en 2022. Elle arbore sa livrée bicolore blanc nacré et rouge métallisé frappée du célèbre quadrifoglio et du lettrage rétro Alfa Romeo sur le capot moteur.
    • Alfa Romeo C42 (2022) – Livrée spéciale Grand Prix d’Italie (Monza)
      La version commémorative dévoilée pour le Grand Prix national à Monza en 2022. La robe intègre le drapeau tricolore italien (verde, bianco, rosso) sur les pontons et le capot moteur, célébrant les racines milanaises de la marque.
    • Alfa Romeo C43 (2023) – Livrée Stake avec châssis signé
      Le modèle marquant le passage à la livrée agressive noir carbone et rouge écarlate de la saison 2023. Cet exemplaire d’exposition bénéficie d’une valeur ajoutée pour les collectionneurs : le châssis porte les signatures authentifiées de Valtteri Bottas et Zhou Guanyu.
    • Alfa Romeo C43 (2023) – Livrée spéciale Monza « Hommage à la 33 Stradale »
      La monture la plus spectaculaire sur le plan visuel. Révélée à Monza en septembre 2023 à l’occasion du lancement mondial de la supercar Alfa Romeo 33 Stradale, cette livrée mêle le noir, le rouge et des reflets dorés métallisés rappelant les jantes historiques de la légende de 1967.

    Une fabrication d’orfèvre signée Sauber

    Contrairement à des répliques en fibre de verre approximatives, ces show cars sont construits à partir des données CAO officielles fournies par le bureau d’études de Sauber à Hinwil :

    • Matériaux nobles : Châssis monocoque et éléments aérodynamiques (ailerons avant et arrière, dérives, diffuseur) réalisés en fibre de carbone et composites de haute précision.
    • Composants authentiques : Les monoplaces reposent sur de véritables jantes de course chaussées de pneumatiques slicks Pirelli F1, avec étriers et disques de frein réalistes.
    • Volant fonctionnel : L’habitacle intègre un volant de course équipé d’un écran opérationnel affichant les menus et graphismes de bord, ainsi que des feux de pluie arrière fonctionnels.

    Dépourvus du groupe motopropulseur V6 turbo hybride Ferrari et de leurs composants électroniques classés secret défense, ces modèles sont exclusivement destinés à l’exposition statique, à l’aménagement de showrooms de prestige ou à des collections privées.

    Ces quatre monoplaces d’exception scellent avec éclat les six années d’aventure d’Alfa Romeo en Formule 1 moderne (2018–2023).

  • Alfa Romeo 33 Stradale : Alejandro Mesonero-Romanos raconte « le miracle » BOTTEGAFUORISERIE et annonce un successeur spectaculaire pour 2027 !

    Alfa Romeo 33 Stradale : Alejandro Mesonero-Romanos raconte « le miracle » BOTTEGAFUORISERIE et annonce un successeur spectaculaire pour 2027 !

    C’est une histoire qui ressemble à un roman d’ingénierie et de passion pure. Dans une industrie automobile moderne souvent dictée par la stricte rationalisation des coûts, la renaissance de l’Alfa Romeo 33 Stradale relève du miracle industriel au sein du groupe Stellantis.

    À l’occasion d’un passage remarqué dans les rues de Madrid, Alejandro Mesonero-Romanos, le directeur du design d’Alfa Romeo, s’est confié au journaliste Antonio Ramos Ochoa sur la genèse de cette supercar à 2 millions d’euros. L’occasion de découvrir les coulisses d’un projet que beaucoup jugeaient irréalisable, et qui s’apprête pourtant déjà à avoir une suite.

    « Vous êtes fous ! » : Quand le projet s’est invité chez Carlos Tavares

    L’idée de donner une héritière du XXIe siècle à la mythique 33 Stradale des années 60 — l’une des plus belles voitures de l’histoire — est née en 2022 autour d’un simple café dans le bureau de Jean-Philippe Imparato (alors CEO d’Alfa Romeo), où Mesonero-Romanos gardait une miniature du modèle original sur sa table.

    Très vite, l’équipe dessine les premières esquisses et profite du Grand Prix de Formule 1 de Monza pour soumettre discrètement le concept à trois ou quatre clients triés sur le volet dans le motorhome Alfa Romeo Sauber. L’enthousiasme est immédiat, les intentions d’achat pleuvent sans la moindre publicité. Mais il restait l’obstacle le plus difficile : convaincre la direction générale de Stellantis.

    L’ancien CEO du groupe, Carlos Tavares, réputé pour sa gestion drastique des dépenses, reçoit l’idée avec un scepticisme non dissimulé :

    « Connaissant la situation actuelle, en 2022, vous voulez faire une supercar de 33 unités — ce que le groupe Stellantis n’a jamais fait de sa vie — à 2 millions d’euros. Vous êtes fous ! »

    Face à l’obstination d’Imparato, Tavares cède mais impose un défi commercial : le projet n’aura le feu vert que s’ils reviennent avec au moins 15 réservations fermes accompagnées d’un dépôt financier pour auto-financer le développement. Quelques semaines plus tard, l’équipe d’Alfa Romeo revient triomphalement avec plus de 20 acomptes signés. Le « miracle » était en marche.

    Une agilité impossible chez Porsche ou Volkswagen

    Pour Alejandro Mesonero-Romanos, la clé du succès a résidé dans la structure ultra-réduite du projet, désormais formalisé sous l’entité d’élite BottegaFuoriserie. Seules quatre personnes composaient le noyau décisionnel entourant le design et l’ingénierie, permettant de contourner les lourdeurs administratives des grands groupes.

    Le designer espagnol s’amuse d’ailleurs de la comparaison avec la concurrence :

    • Un tel projet aurait été tout simplement impossible chez Porsche ou au sein du Groupe Volkswagen.
    • Ces constructeurs disposent d’une structure tellement immense (des centaines de designers, des milliers d’ingénieurs, des équipes juridiques pléthoriques) qu’ils passeraient des mois à anticiper les difficultés réglementaires et techniques.
    • Ils finiraient inévitablement par conclure que le business model n’est pas viable, là où Alfa Romeo a foncé à la passion.

    Pour assembler ce bijou artisanal, le choix de la Carrozzeria Touring Superleggera à Turin s’est imposé. Au-delà des garanties financières et techniques indispensables pour rassurer les clients sur la viabilité du projet à long terme, le lien est avant tout émotionnel : c’est Touring qui carrossait les toutes premières Alfa Romeo de compétition dans les années 1920 et 1930.

    État des lieux de la production et scoop pour 2027

    La production des 33 exemplaires bat actuellement son plein dans les ateliers turinois :

    Statut des 33 exemplaires (Mai 2026)Volumes
    Unités déjà livrées aux clients6 exemplaires
    Unités actuellement sur la ligne d’assemblage9 exemplaires
    Temps de fabrication par véhicule2 à 3 mois (selon spécifications)

    Parmi les heureux propriétaires figure le pilote de Formule 1 Valtteri Bottas, qui a activement participé aux essais de développement (en signant une pointe à 333 km/h sur l’anneau de Nardò). Son exemplaire, portant le numéro 3, arpente désormais les rues de Monaco.

    La production globale prendra strictement fin en 2027 pour respecter les délais promis et éviter les attentes interminables de 4 ou 5 ans parfois constatées chez d’autres constructeurs de prestige.

    Mais qu’adviendra-t-il après 2027 ? C’est ici que le directeur du design lâche une information exclusive, confirmant les propos tenus en début d’année par le nouveau CEO de la marque, Santo Ficili, au Salon de l’automobile de Bruxelles :

    « Je travaille déjà depuis environ trois mois sur la voiture qui succédera à la 33 Stradale en 2027. Ce sera spectaculaire. »

    La BottegaFuoriserie n’était donc pas un coup d’éclat unique, mais bien le premier chapitre d’un modèle économique d’ultra-luxe pérenne pour Alfa Romeo. Le rendez-vous est pris pour 2027 afin de découvrir quelle autre légende du patrimoine italien subira ce traitement d’exception.