Étiquette : Transmission Q4

  • La config du mois : Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio 520 ch, l’ouragan V6 en Rouge Etna

    La config du mois : Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio 520 ch, l’ouragan V6 en Rouge Etna

    À l’approche de la rentrée, notre rendez-vous « La config du mois » s’autorise une parenthèse sans concession : place au sommet absolu de la gamme avec le redoutable Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio.

    Pour ce mois d’août 2026, nous avons sélectionné la version la plus féroce et sensationnelle du SUV d’Arese : le V6 2.9 biturbo poussé à 520 ch (382 kW), couplé à la transmission intégrale Q4, à un différentiel à glissement limité mécanique et à la prestigieuse teinte tricouche Rouge Etna. Une machine d’exception capable de concilier le transport familial et des performances de pure supercar.

    L’allure extérieure : La flamboyance du Rouge Etna et des jantes 20″ Scuro

    Dans cette configuration, le Stelvio Quadrifoglio impose une présence athlétique immédiate :

    • Teinte tricouche Rouge Etna (Option à 2 650 €) : Cette livrée multicouche haut de gamme offre des reflets profonds et chatoyants qui changent selon la lumière, soulignant les hanches galbées, le capot ventilé et les ouïes d’extraction d’air spécifiques.
    • Jantes alliage 20 pouces Quadrifoglio Scuro : De série, ces jantes à cinq trous emblématiques au fini noir mat abritent des étriers de frein anodisés et des pneumatiques asymétriques larges (255/45 R20 à l’avant et 285/40 R20 à l’arrière).
    • Pack Dark Line & Détails noir laqué : Le contour du Scudetto avant, les coques de rétroviseurs, les entourages de vitres et les quatre sorties d’échappement sport adoptent un traitement sombre ultra-agressif, complété par les badges Quadrifoglio émaillés sur les ailes avant.
    • Éclairage Matrix Full-LED adaptatif : Blocs optiques avant à signature « 3+3 » et feux arrière assombris à technologie LED.

    Habitacle : Ambiance course, cuir et son Harman Kardon

    L’habitacle du Stelvio Quadrifoglio plonge immédiatement ses occupants dans une ambiance de cockpit de compétition haut de gamme :

    • Sellerie Sport en cuir noir : Sièges sport enveloppants avec réglages électriques latéraux et mémorisation 6 positions pour le conducteur et le passager, complétés par les sièges et le volant chauffants.
    • Finition intérieure artisanale : Planche de bord et hauts de contre-portes intégralement gainés de cuir avec surpiqûres contrastées, volant sport à méplat avec bouton de démarrage rouge intégré et inserts en aluminium véritable.
    • Palettes en aluminium taillées dans la masse : Solidaires de la colonne de direction, ces grandes palettes offrent un contrôle manuel instantané de la boîte automatique.
    • Cockpit digital 12,3″ avec mode RACE spécifique : Le combiné numérique Cannocchiale intègre un affichage course dédié qui regroupe le compte-tours central, les pressions de suralimentation et les jauges de température d’huile/eau en conduite sportive.
    • Système audio Harman Kardon 470W : De série, une installation acoustique d’élite comprenant 14 haut-parleurs et un caisson de basses (subwoofer).

    Fiche technique : V6 2.9 biturbo 520 ch, transmission Q4 et autobloquant

    Sous le capot en aluminium repose le prestigieux 6-cylindres à 90° tout alu développé en étroite collaboration avec Ferrari, délivrant une sonorité dantesque et des relances foudroyantes :

    Données techniquesStelvio Quadrifoglio 2.9 V6 520 ch Q4 PDF
    MoteurV6 à 90° 2.9 biturbo (2 891 cm³ tout aluminium)
    Puissance maxi520 ch (382 kW) à 6 500 tr/min
    Couple maxi600 Nm dès 2 500 tr/min
    TransmissionIntégrale Q4 avec boîte automatique ZF à 8 rapports
    Châssis & Liaison au solDifférentiel arrière autobloquant mécanique + Suspension Active Alfa
    Poids à vide1 850 kg (répartition des masses 50/50)
    0 à 100 km/h3,8 secondes
    Vitesse maximale285 km/h
    Volume de coffre525 à 1 600 litres (avec hayon électrique mains libres)
    Consommation mixte WLTP11,8 l/100 km (267 g/km CO2, Euro 6e-bis)

    Grâce à son différentiel mécanique dérivé des développements de la Giulia GTA, le Stelvio Quadrifoglio optimise le transfert de couple sur chaque roue arrière en sortie de courbe, éliminant tout sous-virage pour offrir une agilité déconcertante pour un SUV de ce gabarit.

    Le récapitulatif tarifaire et le Code Alfa

    En intégrant la peinture tricouche Rouge Etna, cette configuration rassemble l’intégralité des équipements de pointe de la gamme sans nécessiter d’ajouts supplémentaires :

    • Prix tarif de base : 110 900 €
    • Option ajoutée : Peinture tricouche Rouge Etna (2 650 €)
    • Prix Total / Prix en ligne : 113 550 €

    Le Code Alfa de configuration : cAgJwDSF

    Utilisez ce code sur le configurateur Alfa Romeo ou directement auprès de votre concessionnaire pour charger et commander cette configuration d’exception.

  • Alfa Romeo 155 V6 TI (1993) : Le sacre en terre ennemie et la légende du DTM

    Alfa Romeo 155 V6 TI (1993) : Le sacre en terre ennemie et la légende du DTM

    En 1993, Alfa Romeo accomplit l’un des exploits les plus retentissants de l’histoire du sport automobile moderne : faire capituler les constructeurs allemands sur leur propre sol dès sa première tentative dans le redoutable championnat DTM (Deutsche Tourenwagen Meisterschaft). Développée par l’écurie d’usine Alfa Corse et pilotée avec panache par Nicola Larini, la monstrueuse 155 V6 TI à transmission intégrale et moteur V6 hurlant à près de 12 000 tr/min est devenue l’icône absolue de l’âge d’or des voitures de Tourisme de Classe 1.

    Contexte & Genèse du projet

    • L’époque : Après avoir écrasé le Championnat d’Italie de Supertourisme (CIVT) en 1992 avec la 155 GTA, la direction de Fiat et d’Alfa Romeo décide de s’attaquer au championnat le plus relevé et médiatique de la planète : le DTM allemand, chasse gardée historique de Mercedes-Benz, BMW et Opel.
    • Les acteurs clés : Le commando d’Alfa Corse est dirigé par le charismatique Giorgio Pianta. La conception du châssis et des liaisons au sol est confiée à l’ingénieur Sergio Limone (le père des Lancia 037 et Delta HF Integrale de rallye), tandis que le développement du moteur V6 est placé sous la responsabilité de l’ingénieur motoriste Pino D’Agostino. Au volant, l’équipe officielle aligne l’Italien Nicola Larini et l’ancien pilote de F1 Alessandro Nannini.
    • Le règlement FIA Classe 1 : Inaugurée en 1993, la réglementation Classe 1 autorise une liberté technique totale : moteurs V6 atmosphériques de 2,5 litres limités à un alésage/course libre, transmission intégrale permanente, aides électroniques avancées (ABS de course, contrôle de traction) et carrosseries en fibre de carbone ultra-légères.

    « Quand nous sommes arrivés à Zolder pour la première course en 1993, les Allemands nous regardaient avec un sourire narquois. Après le doublé en manche 1 et manche 2, le paddock avait changé de visage. Nous étions venus pour gagner, pas pour faire de la figuration. »

    Nicola Larini, Champion DTM 1993

    Architecture & Innovations Techniques

    • Le V6 atmosphérique à 60° (Tipo 0624) : Conçu par Pino D’Agostino, le moteur est un V6 à 60° tout aluminium de 2 498 cm³ (alésage 93 mm, course 61,3 mm) à carter sec. Doté de quatre arbres à cames en tête et 24 soupapes, il intègre des culasses issues de la technologie F1 avec injection électronique multipoint haute pression Magneti Marelli. En 1993, il développe 420 ch à 11 500 tr/min (avec un régime de pointe culminant à 11 800 tr/min) dans une sonorité stridente caractéristique.
    • Transmission intégrale permanente dérivée du rallye : Alfa Corse tire parti de l’hégémonie technologique de Lancia en Championnat du Monde des Rallyes. La 155 V6 TI adopte une transmission à quatre roues motrices permanentes avec boîte de vitesses séquentielle Hewland à 6 rapports, associée à trois différentiels (épicycloïdal central avec visco-coupleur Ferguson, autobloquant avant et différentiel arrière Torsen). La répartition initiale du couple est fixée à 33 % sur le train avant et 67 % sur le train arrière.
    • Châssis tubulaire et peau en carbone : Seule la cellule centrale en acier de la berline 155 de série est conservée pour des raisons d’homologation. Les parties avant et arrière reposent sur des faux-châssis tubulaires en acier haute résistance. L’ensemble de la carrosserie (portes, ailes élargies, capots, boucliers et imposant aileron arrière) est réalisé en fibre de carbone et kevlar.
    • Aérodynamisme et freinage d’avant-garde : La 155 V6 TI intègre un fond plat canalisant l’air vers un extracteur arrière imposant. Les disques de frein en fonte ventilée (puis carbone) sont pincés par des étriers Brembo monoblocs à 4 pistons, secondés par un système antiblocage ABS de course Bosch paramétrable. Le poids est rigoureusement abaissé à la valeur plancher de 1 040 kg.

    Fiche d’identité & Données clés

    CaractéristiquesAlfa Romeo 155 V6 TI (Saison DTM 1993)
    Période d’activité1993 – 1996 (DTM puis ITC)
    Exemplaires construitsEnviron 30 châssis de course développés par Alfa Corse
    Architecture moteurV6 à 60° longitudinal avant, 24 soupapes, carter sec
    Cylindrée2 498 cm³ (93 × 61,3 mm)
    Puissance maxi (1993)420 ch à 11 500 tr/min (portée à 490 ch à 11 900 tr/min en 1996)
    Couple maxi294 Nm à 8 000 tr/min
    TransmissionIntégrale permanente (33 % AV / 67 % AR), boîte séquentielle 6 vitesses
    Poids à vide1 040 kg
    Performances0 à 100 km/h en 2,5 s / Vitesse max : 300 km/h
    Palmarès 199314 victoires sur 22 courses, Champion DTM Pilotes & Constructeurs

    Carrière commerciale, Palmarès et Déclinaisons

    • La saison historique 1993 :Dès l’ouverture à Zolder (Belgique), Nicola Larini signe la pole position et remporte les deux manches. L’écurie d’usine confirme sa suprématie sur tous les tracés allemands :
      • Le triomphe du Nürburgring Nordschleife (10 juin 1993) : Devant plus de 100 000 spectateurs médusés, Nicola Larini signe le doublé sur « l’Enfer Vert », battant les Mercedes 190E Evo II sur leur terrain de prédilection.
      • Le sacre final : Sur les 22 manches du calendrier 1993, Alfa Romeo remporte 14 victoires (11 pour Nicola Larini, 2 pour Christian Danner et 1 pour Giorgio Francia). Larini est couronné Champion des Pilotes et Alfa Romeo décroche le Titre des Constructeurs.
    • L’évolution vers l’ITC (1994–1996) :Face à la riposte de la Mercedes Classe C DTM, Alfa Corse fait évoluer la 155 V6 TI :
      • 1994–1995 : Adoption de voies encore élargies, d’une boîte séquentielle semi-automatique avec commandes au volant et puissance portée à 450 ch.
      • 1996 (V6 à 90°) : Pour la dernière saison du championnat international ITC, Pino D’Agostino conçoit un tout nouveau V6 ouvert à 90° à culasses inversées (dérivé de l’angle du bloc PRV/Lancia Thema). Développant 490 ch à près de 12 000 tr/min, il permet à Alessandro Nannini de signer 7 victoires lors de cette ultime saison.

    L’Héritage et le Regard Collection

    • L’impact sur la série : Le triomphe en DTM a propulsé les ventes de l’Alfa 155 de grande série. Pour célébrer ce palmarès et homologuer des appendices aérodynamiques en championnat britannique (BTCC), la marque lance la série spéciale 155 Silverstone (ou Formula) dotée d’un aileron arrière surélevé et d’une lame avant réglable.
    • Statut en collection : La 155 V6 TI d’Alfa Corse figure parmi les voitures de course de tourisme les plus emblématiques et recherchées au monde. Les rares châssis d’origine aux couleurs Martini Racing ou Jägermeister sont aujourd’hui les vedettes des courses historiques européennes (Tourenwagen Classics) et s’échangent pour plusieurs centaines de milliers d’euros entre collectionneurs passionnés.