Dans le plus grand des calmes, Stellantis a récemment déposé plusieurs dénominations auprès de l’Office italien des brevets et des marques (UIBM). Parmi la liste révélée — comprenant Battito, Cuore Rosso, Koala, Multiplay et Multiplina —, deux appellations attirent immédiatement l’attention des passionnés du Biscione : « Cuore Rosso » et « Battito ».
Si certains noms renvoient clairement à l’histoire de Fiat et à de futurs projets urbains, ces deux désignations résonnent comme une promesse directe envers l’ADN sportif d’Alfa Romeo.
« Cuore Rosso » et « Battito » : L’empreinte de la passion Alfa Romeo
L’appellation Cuore Rosso (Cœur Rouge) fait un clin d’œil quasi explicite à la célèbre philosophie « Cuore Sportivo » d’Arese. Ce nom pourrait désigner :
Une série spéciale à forte personnalité esthétique pour la gamme actuelle (Giulia, Stelvio, Tonale ou Junior).
Une nouvelle finition haut de gamme ou un label performance exclusif.
Un pack de personnalisation célébrant l’héritage sportif italien.
De son côté, le nom Battito (Battement) évoque la passion automobile, le rythme cardiaque, mais aussi le battement d’un nouveau moteur. Dans le contexte de la transition énergétique de la marque, ce terme pourrait qualifier une nouvelle déclinaison électrifiée à hautes performances ou une signature sonore/dynamique inédite.
Dépôt stratégique ou futurs modèles de série ?
Le dépôt d’une marque ne garantit pas automatiquement le lancement immédiat d’un véhicule commercialisé. Les constructeurs protègent régulièrement des dénominations pour éviter qu’elles ne soient préemptées par la concurrence.
Cependant, la concentration de ces dépôts au cours de l’été s’inscrit dans le cadre du plan stratégique FaSTLAne 2030 mené par Antonio Filosa. Ce plan prévoit le lancement de 60 nouveautés et un investissement global de 60 milliards d’euros d’ici la fin de la décennie. Dans cette offensive produit d’envergure, Alfa Romeo occupe une position centrale en tant que marque mondiale premium du groupe.
En attendant des annonces officielles quant à l’attribution exacte de ces noms, l’apparition de « Cuore Rosso » et « Battito » confirme que la passion et la sportivité italienne demeurent plus que jamais au cœur des projets de Stellantis pour Alfa Romeo.
En cet été 2026, la planète automobile célèbre un anniversaire hautement symbolique : les 40 ans du passage d’Alfa Romeo sous le giron du groupe Fiat. Si cet événement de 1986 suscite parfois la nostalgie d’une époque révolue, le recul historique offre une tout autre lecture. L’intégration du Biscione au sein du géant industriel italien n’a pas seulement sauvé la marque milanaise d’une situation financière périlleuse : elle a ancré définitivement Alfa Romeo sur son sol natal et jeté les bases d’une formidable saga de succès commerciaux et sportifs.
Un choix patriotique et stratégique : Préserver l’âme italienne
Au milieu des années 1980, sous la tutelle publique de l’IRI, Alfa Romeo traversait une passe économique complexe. Face à la nécessité de trouver un partenaire solide, le groupe américain Ford s’était positionné en force. C’est la vision stratégique de Romano Prodi et des instances industrielles italiennes qui a prévalu : faire le choix d’une solution 100 % nationale en confiant le destin d’Arese au groupe Fiat et à la famille Agnelli.
Ce choix s’est avéré salutaire. Plutôt que de risquer de diluer son identité au sein d’un conglomérat américain, Alfa Romeo est restée ancrée au cœur de l’Italie. Le savoir-faire des ingénieurs transalpins, le maintien de la production nationale et le lien ombilical avec le Centro Stile de Turin ont ainsi été préservés pour les générations futures.
L’ère des chefs-d’œuvre : Une moisson de succès et de victoires
Loin des craintes d’une uniformisation, les synergies industrielles et la puissance financière apportées par le groupe turinois ont permis à Alfa Romeo d’engendrer une série de modèles cultes qui ont marqué l’histoire moderne de l’automobile :
Alfa Romeo 164 (1987) : Sublimée par la griffe de Pininfarina, cette berline haut de gamme a prouvé qu’Alfa Romeo pouvait rivaliser au plus haut sommet du segment premium avec une élégance et une prestance incomparables.
Alfa Romeo 155 (1992) : Portée par une ingénierie de compétition redoutable, elle a inscrit la marque au panthéon du sport automobile en écrasant le prestigieux championnat allemand DTM en 1993 grâce au talent de Nicola Larini.
Alfa Romeo 156 (1997) : Couronnée du titre de Voiture Européenne de l’Année 1998, cette berline au style magistral signé Walter de Silva a rencontré un triomphe commercial mondial, réinventant avec brio la berline sportive.
Alfa Romeo 147 (2000) : Sacrée elle aussi Voiture Européenne de l’Année 2001, elle a imposé l’agilité et l’élégance milanaise sur le marché des compactes sportives.
Alfa Romeo 8C Competizione (2006) : Véritable chef-d’œuvre de design et de sonorité V8, elle a réaffirmé la capacité d’Alfa Romeo à concevoir des supercars d’exception convoitées par les plus grands collectionneurs.
Des fondations solides pour une renaissance mondiale
La rationalisation des plateformes initiée à la fin du XXe siècle était le passage obligé pour assurer la pérennité financière de la marque. C’est précisément cette assise industrielle qui a permis à Alfa Romeo de concevoir plus tard la fantastique plateforme Giorgio, offrant aux passionnés le grand retour de la traction arrière sur les plébiscités Giulia et Stelvio.
Aujourd’hui, au sein du groupe mondial Stellantis, Alfa Romeo récolte les fruits de cet héritage. Portée par l’immense succès commercial des nouveaux Tonale et Junior, ainsi que par le prestige de créations artisanales ultra-exclusives comme la nouvelle 33 Stradale au sein de sa division BOTTEGAFUORISERIE, la marque brille aujourd’hui dans plus de 70 pays. Quarante ans plus tard, l’histoire donne raison à la décision de 1986 : Alfa Romeo est plus forte, plus passionnante et plus vivante que jamais.
Le groupe Stellantis réorganise la direction de ses marques haut de gamme sur le premier marché automobile européen. À compter du 1er septembre 2026, David Saravia prendra officiellement les fonctions de Brand Director d’Alfa Romeo en Allemagne.
Cette nomination s’inscrit dans le cadre d’une restructuration visant à séparer la gestion commerciale des marques premium du groupe outre-Rhin. Parallèlement, Thomas Goldboom (actuel directeur général de Citroën Deutschland) prend la tête de DS Automobiles sur le marché allemand. Tous deux succèdent à Christine Schulze Tergeist, qui évolue vers de nouvelles fonctions stratégiques axées sur l’optimisation des processus par l’intelligence artificielle et la transformation numérique de Stellantis Allemagne.
Une organisation dédiée pour le marché allemand
Cette évolution organisationnelle vise à accorder une autonomie renforcée et une attention ciblée à la marque au Biscione en Allemagne, un marché crucial pour les ambitions internationales d’Alfa Romeo.
« Avec la nomination de David Saravia et de Thomas Goldboom, nous optimisons la structure de nos marques premium Alfa Romeo et DS Automobiles en Allemagne, le plus grand marché automobile européen. Alfa Romeo et DS Automobiles opéreront désormais avec des organisations distinctes et indépendantes, ce qui leur permettra d’aborder leur marché de manière encore plus ciblée. »
— Florian Huettl, Managing Director de Stellantis Allemagne et CEO d’Opel/Vauxhall
David Saravia : Un pur spécialiste d’Alfa Romeo
Le choix de David Saravia pour diriger la marque en Allemagne repose sur une expertise approfondie du Biscione. Diplômé en administration des affaires, innovation et entrepreneuriat à Milan, le dirigeant a consacré une grande partie de sa carrière professionnelle à Alfa Romeo.
Après avoir occupé plusieurs postes internationaux au siège de Turin, il a été directeur marketing d’Alfa Romeo en Allemagne. Plus récemment, il exerçait chez Opel en tant que Regional Sales & Marketing Manager pour plusieurs pays d’Europe du Sud. Sa parfaite connaissance du produit, de l’ADN de la marque et des spécificités du réseau allemand constitue un atout majeur pour soutenir le déploiement commercial de la gamme, portée par les récents lancements de l’Alfa Romeo Junior et la dynamique des modèles Tonale, Giulia et Stelvio.
La chaîne YouTube spécialisée Vlog Cars Passion s’est penchée sur le tout nouveau SUV compact d’Arese à l’occasion d’un essai complet de l’Alfa Romeo Junior Ibrida de 145 ch.
Titré « Une Vraie Alfa ? », le testeur — lui-même passionné de la marque au Biscione — livre un verdict enthousiaste sur ce modèle qui réussit à se démarquer nettement de ses cousins du groupe Stellantis pour offrir le charme, le style et l’esprit dynamique propres à Alfa Romeo.
Design extérieur : Un style affirmé et des références historiques
Dès le premier regard, la face avant séduit par sa personnalité propre :
Le Scudetto historique : La calandre intègre l’écriture vintage « Alfa Romeo » en toutes lettres, rappelant les légendaires 8C de compétition.
La signature lumineuse : Très fine à l’avant, elle s’accompagne à l’arrière de feux au profil travaillé évoquant les signatures en boomerang emblématiques de l’art automobile italien.
Les jantes 18 pouces : Leur dessin réinterprète avec modernité le célèbre style Teledial / trèfle.
Un volume de chargement généreux : Malgré un gabarit compact (4,17 m de long), le coffre offre un volume utile de 400 litres avec un plancher amovible à plusieurs hauteurs très pratique.
Sous le capot : Une mécanique 48V fiabilisée et dynamique
Sur le plan technique, la version Ibrida fait appel à un moteur 3-cylindres 1,2 litre assisté par un moteur électrique intégré à la boîte de vitesses automatique e-DCT à 6 rapports :
Distribution par chaîne : La présence d’une chaîne de distribution garantit une fiabilité mécanique irréprochable au quotidien.
Performances & Légereté : La puissance cumulée atteint 145 ch pour un poids contenu à environ 1 300 kg, offrant une belle polyvalence entre ville, réseau secondaire et autoroute.
Vie à bord : Esprit « Cannocchiale » et ergonomie soignée
À l’intérieur, l’ambiance Alfa Romeo est immédiatement perceptible :
Combiné d’instrumentation : Le tableau de bord numérique prend place sous la fameuse casquette à double bossage « Cannocchiale », clin d’œil direct au patrimoine sportif de la marque.
Confort & Équipements : Le siège conducteur bénéficie de réglages électriques et d’une fonction massage. L’habitabilité arrière surprend agréablement en accueillant facilement deux adultes.
Raccourcis intelligents : L’essai salue le bouton physique permettant de désactiver en deux clics les alertes d’aides à la conduite (ADAS) sans quitter la route des yeux.
Sur la route : Le sélecteur DNA en action
Sur le parcours d’essai à travers pavés, dos d’âne et routes de campagne, le Junior Ibrida démontre un haut niveau de confort et de filtration :
Mode Natural (N) : Assure un équilibre idéal entre le moteur thermique et l’assistance électrique pour la conduite au quotidien.
Mode Dynamic (D) : L’éclairage d’ambiance et l’instrumentation passent au rouge, la direction se raffermit et l’accélérateur gagne en réactivité grâce au boost électrique.
Consommation contenue : Lors d’un parcours autoroutier de 700 km en mode Advanced Efficiency (A), la consommation relevée s’établit entre 6,0 L et 6,2 L/100 km, autorisant une autonomie d’environ 700 km avec le réservoir de 40 litres.
Bilan : Une vraie personnalité à un tarif bien placé
Facturée autour de 32 000 € dans sa version haut de gamme Spéciale/Premium bien équipée, l’Alfa Romeo Junior Ibrida s’impose comme une alternative séduisante et originale face à la concurrence des SUV compacts . Pour l’essayer en vidéo, retrouvez l’essai complet sur la chaîne Vlog Cars Passion sur YouTube.
La stratégie produit d’Alfa Romeo s’accélère et se précise pour la fin de la décennie. À l’occasion de la Table ronde nationale de l’Industrie automobile organisée par le Ministère italien des Entreprises et du Made in Italy (MIMIT), Emanuele Cappellano, Chief Operating Officer de Stellantis Enlarged Europe, a créé la surprise en dévoilant une première image teaser officielle du futur SUV compact du Biscione. Cette illustration donne un premier aperçu exclusif d’un détail du design arrière de ce modèle très attendu.
STLA Medium et multiénergie au cœur du marché
Ce futur C-SUV s’inscrit directement dans la feuille de route stratégique « Fastlane 2030 » du constructeur, dont les grandes lignes avaient été présentées le 21 mai dernier lors du Stellantis Investor Day 2026. Pour batailler au centre du marché de manière compétitive, ce nouveau véhicule reposera sur la moderne plateforme STLA Medium du groupe. Fidèle à une approche technique flexible, il bénéficiera de motorisations multi-énergies afin de répondre précisément aux attentes des conducteurs.
Un pur produit « Made in Italy » attendu pour 2027
Que les passionnés se rassurent, l’ADN de la marque sera pleinement préservé. L’esthétique et les lignes de ce nouveau SUV compact sont entièrement dessinées par les équipes du Centro Stile Alfa Romeo de Turin. Côté production, le véhicule sera assemblé en Italie, au sein de l’usine Stellantis de Melfi.
Il faudra toutefois s’armer d’encore un peu de patience pour le découvrir sous toutes ses coutures : la présentation officielle de ce nouveau modèle au Biscione est programmée pour le quatrième trimestre 2027.
La troisième édition du très attendu dispositif de leasing social en France s’apprête à ouvrir ses portes le 16 juillet 2026. Limité à 50 000 dossiers pour cette année, ce programme gouvernemental permet aux ménages éligibles d’accéder à la mobilité électrique pour un loyer mensuel inférieur à 200 € (hors assurance, entretien et recharge) sur une durée minimale de trois ans.
Si la majorité des offres du groupe Stellantis se concentre sur des modèles d’entrée de gamme, deux propositions nettement plus exclusives et flatteuses tirent leur épingle du jeu : l’Alfa Romeo Junior et sa cousine la Lancia Ypsilon.
Leasing Social 2026 : Les critères d’éligibilité
Pour pouvoir prétendre à ces offres exceptionnelles sans apport personnel (le premier loyer majoré de 7 000 € étant intégralement pris en charge par l’État), les candidats doivent remplir les critères suivants :
Avoir un revenu fiscal de référence (RFR) par part inférieur ou égal à 16 880 €.
Utiliser le véhicule électrique pour son trajet domicile-travail, avec une distance supérieure à 15 km.
S’engager sur un contrat de location de 36 mois et 45 000 km au total (soit 15 000 km/an).
L’Alfa Romeo Junior Sprint à 199 € / mois : Le sport au quotidien
Le grand point fort de cette édition 2026 réside dans le choix d’Alfa Romeo de ne pas brader son image. Pour 199 € par mois, vous ne repartez pas au volant d’une version dépouillée, mais bien avec la finition intermédiaire Sprint, particulièrement soignée et dynamique.
Le ramage et le plumage
Esthétiquement, cette déclinaison en impose avec ses jantes en alliage de 18 pouces, ses détails extérieurs noir laqué et une très belle sellerie bi-ton mêlant le noir et le bleu. La dotation de série se montre particulièrement généreuse pour la catégorie :
Projecteurs LED et présentation sportive.
Caméra de recul et caméra à 360°.
Hayon mains libres (une rareté à ce niveau de loyer).
Climatisation automatique et chargeur de smartphone par induction.
Sur le plan technique, le SUV électrique milanais embarque le moteur de 156 ch alimenté par une batterie de 54 kWh. Cette configuration éprouvée lui assure des performances toniques et une autonomie théorique de 400 km (cycle WLTP).
Pourquoi hésiter ?
Bien que des modèles plus économiques soient disponibles au catalogue Stellantis cette année, l’opportunité de s’offrir un SUV premium au caractère bien trempé comme l’Alfa Romeo Junior pour moins de 200 € par mois est une aubaine rare. Si vous remplissez les critères, préparez votre dossier dès le 16 juillet pour ne pas laisser passer votre chance.
Le célèbre collectif de Petites Observations Automobiles (POA) vient de publier son essai complet de l’Alfa Romeo Junior Veloce. L’équipe s’est penchée sur le très haut de gamme électrique du nouveau petit SUV milanais. Avec son moteur de 280 chevaux, son différentiel Torsen et son châssis retravaillé, le Junior Veloce promet sur le papier de retrouver l’authentique esprit « GTI ».
Entre coups de cœur stylistiques et dures réalités économiques, voici ce qu’il faut retenir de leur analyse sans filtre.
Le design extérieur : L’œil de l’expert, Philippe Net
Malgré l’utilisation de la plateforme commune du groupe Stellantis, le travail des designers d’Arese a été salué pour sa capacité à rendre le véhicule désirable et bien campé sur ses roues. Philippe Net, l’expert design du collectif, décrypte les astuces visuelles qui font la force du Junior :
Une prestance affirmée : Les ingénieurs ont élargi les voies par rapport aux autres modèles de la plateforme, offrant au Junior une excellente assise routière.
La vue depuis l’habitacle : Le bosselage marqué du capot est parfaitement visible depuis le poste de conduite, participant grandement au plaisir visuel au quotidien.
L’effet « ailes séparées » : Les flancs creusés au niveau des passages de roues renforcent visuellement le grand diamètre des jantes.
Un museau radical : Le scudetto proéminent, bien que caricatural, rend la voiture immédiatement identifiable.
Les clins d’œil historiques : La signature lumineuse à trois feux fait directement référence au coupé SZ de Zagato, tandis que la poupe s’inspire du style aérodynamique Coda Tronca (queue tronquée) cher à la marque.
La vitre arrière en trapèze : Ce choix graphique conserve une section couleur caisse sur l’aile arrière, donnant au SUV un effet dynamique de propulsion.
La signature textuelle : L’inscription Alfa Romeo en toutes lettres à l’arrière est saluée comme l’une des plus belles polices de caractères de l’industrie.
Vie à bord : « Le meilleur et le pire se côtoient »
À l’intérieur, l’équipe de POA évoque un paradoxe permanent entre des détails de haute voltige et des éléments industriels trop standardisés.
Du côté des points positifs, le Junior séduit par ses splendides et enveloppants sièges baquets optionnels signés Sabelt, ses touches généreuses d’Alcantara et l’intégration moderne du célèbre combiné d’instrumentation en « longue vue » (Cannocchiale). Un soin tout particulier a été apporté aux aérateurs latéraux rétroéclairés en rouge, arborant fièrement le logo du Biscione.
Cependant, la déception pointe dès que le regard se pose sur la console centrale, directement partagée avec des modèles plus roturiers comme l’Opel Mokka ou la Citroën C5X. Le collectif regrette également le manque d’intégration de l’écran d’infotainment, dont le contour de la dalle reste trop visible, ainsi qu’un espace particulièrement restreint pour les passagers à l’arrière. Le coffre de 400 litres se rattrape néanmoins avec un astucieux système à triple plancher.
Sur la route : Une véritable « lame de rasoir »
Dynamiquement, l’Alfa Romeo Junior Veloce ne triche pas. Capable de signer le 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes, le petit SUV s’avère extrêmement joueur et donne immédiatement le sourire à celui qui en prend le volant.
« Cette voiture, c’est une lame de rasoir. Ils ont voulu prouver que c’était une Alfa : il y a beaucoup de précision, c’est affûté quand tu tournes. »
Le train avant, aidé par le différentiel Torsen, encaisse parfaitement la puissance. Mais cette efficacité redoutable dicte sa contrepartie : un amortissement extrêmement ferme. L’équipe qualifie le confort de « noyau de pêche », le véhicule ayant tendance à sautiller sèchement sur chaque rebond de la chaussée.
Le verdict de POA : Une note de 12/20
Malgré le capital sympathie indéniable de l’auto, le couperet tombe lors du bilan financier et technologique. Pour POA, le Junior Veloce souffre de lacunes logicielles et d’une autonomie trop faible pour un véhicule à vocation dynamique.
La petite batterie de 54 kWh (51 kWh utiles) montre très vite ses limites. Sur autoroute, la consommation grimpe rapidement à 20 kWh/100 km, limitant le rayon d’action à peine à 200 kilomètres. En usage mixte, il faut tabler sur une moyenne de 16 kWh/100 km pour espérer parcourir entre 280 et 300 kilomètres. De plus, la puissance de recharge rapide sur borne stagne autour des 80 kW en conditions réelles, malgré les 100 kW théoriques annoncés.
Le principal point de friction reste son tarif de 54 000 € hors bonus pour le modèle d’essai. Un prix jugé « délirant » par le collectif pour les prestations globales proposées, ce qui lui vaut la note globale de 12/20. L’équipe conclut toutefois sur une note d’espoir pour les passionnés : si l’acheter neuf au prix fort demande une sacrée dose de foi, le Junior Veloce pourrait bien devenir un coup de cœur absolu et hautement désirable sur le marché de l’occasion d’ici quelques années.
L’usine Stellantis de Tychy, en Pologne, vient de franchir un cap symbolique majeur en franchissant la barre des 500 000 B-SUV modernes sortis de ses lignes d’assemblage. Cette plateforme de nouvelle génération, qui combine compacité, habitabilité et technologies multi-énergies, rencontre un franc succès sur le marché européen.
Pour couronner cet exploit industriel, le 500 000e véhicule à voir le jour est un modèle particulièrement symbolique pour les Alfistes : un Alfa Romeo Junior Sport Speciale.
Le 500 000e modèle : Un Junior Sport Speciale très exclusif
L’exemplaire historique ayant validé ce jalon est une superbe configuration haut de gamme du nouveau fleuron urbain du Biscione :
Modèle : Alfa Romeo Junior Sport Speciale
Teinte : Robe Rosso Brera contrastée par un toit noir étincelant.
Motorisation : Bloc 1.2 Ibrida (Hybride) de 145 ch.
Transmission : Système de transmission intégrale intelligente Q4.
Les employés de l’usine ont célébré cet accomplissement aux côtés de Christophe Montavon, Directeur de la Fabrication pour l’Europe chez Stellantis, et de Janusz Puzoń, Directeur de l’usine de Tychy.
« C’est une réussite impressionnante pour l’équipe de Tychy. Grâce à votre savoir-faire de fabrication et à votre attention aux détails, vous veillez à ce que chaque véhicule réponde aux normes les plus élevées. »
— Christophe Montavon, Europe Manufacturing Officer chez Stellantis
Le trio de choc produit à l’usine de Tychy
L’usine polonaise a achevé un vaste programme de modernisation sur cinq ans en 2025, lui permettant d’assembler simultanément trois propositions majeures et complémentaires sur le segment B-SUV, représentant une part de marché combinée de 21,2 % pour Stellantis en Europe.
Zoom sur la nouvelle série « Sport Speciale » de l’Alfa Romeo Junior
Cette nouvelle série spéciale a été configurée pour exalter le caractère résolument dynamique du Junior en y associant des matériaux raffinés et un pack technologique de premier ordre.
Design extérieur affûté
Le Junior Sport Speciale se distingue immédiatement par des éléments de carrosserie peints en noir brillant, des inserts argentés sur les jupes latérales et les boucliers, ainsi que des jantes en alliage exclusives de 18 pouces bicolores Matt Miron au dessin diamanté « Fori ». Des vitres arrière surteintées et le badge spécifique « Sport Speciale » complètent sa silhouette agressive.
Habitacle typiquement Alfa Romeo
À l’intérieur, l’accent est mis sur l’artisanat italien et le toucher sportif. Les sièges chauffants et massants à réglage électrique se parent d’une sellerie en Alcantara perforé avec des accents clairs et des inserts couleur « glace ». On retrouve ce même matériau noble sur la planche de bord, le tunnel central et les panneaux de portes. Le volant sport combine le cuir et l’Alcantara avec des surpiqûres contrastées, tandis que le pédalier et les seuils de portes en aluminium brossé renforcent l’ambiance Racing.
Tychy : Un géant industriel de plus de 11 millions de véhicules
Pionnière de l’industrie automobile polonaise, l’usine de Tychy produit des véhicules pour l’Europe depuis maintenant plus de cinq décennies. En 2025, en plus de célébrer son 50e anniversaire, le site a franchi le cap historique des 11 millions de véhicules produits toutes époques confondues. L’avènement de cette nouvelle génération de B-SUV électriques et hybrides démontre la flexibilité et la compétitivité d’un site industriel devenu indispensable à la stratégie produit globale de Stellantis.
L’Allemagne a beau être la terre sainte des constructeurs d’outre-Rhin, les automobilistes allemands continuent de vouer un amour inconditionnel au charme et à la dynamique du Biscione. À l’occasion de la 50e édition du prestigieux concours « BEST CARS », organisé par le très influent magazine automobile auto motor und sport, Alfa Romeo est reparti de Stuttgart les bras chargés de trophées.
Pas moins de 95 000 lecteurs ont voté cette année, départageant un catalogue colossal de 480 candidats répartis en 13 catégories. Dans ce contexte ultra-compétitif, la Giulia et le Tonale ont littéralement surclassé leurs rivaux dans les classements des marques d’importation.
Catégorie Importation – SUV Compacts & Tout-terrains
Succès renouvelé au sommet du classement
Giulia : L’éternelle reine des berlines familiales
Pour l’Alfa Romeo Giulia, ce triomphe prend des allures de record. La berline sportive italienne décroche son neuvième titre de « BEST CAR » en Allemagne. Malgré un renouvellement de génération qui se fait attendre sur le marché, sa plateforme Giorgio, son équilibre parfait et son agrément de conduite hors pair continuent de séduire les conducteurs passionnés et technophiles d’outre-Rhin. Face aux propositions allemandes souvent jugées plus froides, la silhouette intemporelle de la Giulia reste une référence absolue.
Le Tonale confirme sa suprématie chez les SUV compacts
Le grand frère surélevé n’est pas en reste. L’Alfa Romeo Tonale s’est lui aussi hissé sur la plus haute marche du podium dans la catégorie ultra-disputée des SUV compacts d’importation. Son style affirmé, sa signature lumineuse unique et son offre de motorisations hybrides continuent de faire mouche sur l’un des segments les plus importants et les plus concurrentiels du marché européen.
Les prix ont été remis officiellement lors d’un gala organisé au Nouveau Château de Stuttgart (Neues Schloss). Christine Schulze Tergeist, Directrice Générale de Stellantis Premium Brands Allemagne, a tenu à saluer ce vote de confiance de la part d’un public d’experts :
« Ces deux victoires sont un signal fort qui prouve que le design typiquement italien et l’ADN sportif d’Alfa Romeo restent très prisés par les lecteurs hautement qualifiés d’auto motor und sport. Je les remercie chaleureusement pour leur confiance et pour cette nouvelle distinction accordée à la Giulia et au Tonale. »
Les visiteurs du quartier Dorotheen à Stuttgart ont également pu approcher de très près les deux modèles lauréats lors de l’exposition publique « BEST CARS EXPO 2026 », confirmant la ferveur qui entoure toujours la marque milanaise en Allemagne.
Depuis les grandes annonces du Stellantis Investor Day 2026 et la présentation de la feuille de route FaSTLane 2030, la communauté des Alfistes est en ébullition. Entre le retour programmé d’une berline compacte marchant sur les traces de la Giulietta, le futur C-SUV produit en Italie et le prochain projet d’exception de la Bottega Fuoriserie, l’avenir du Biscione suscite d’immenses espoirs.
Mais au-delà des graphiques financiers et des plateformes techniques, qu’en est-il du choc visuel ? Qu’en est-il de l’émotion pure, celle qui fait vibrer le Cuore Sportivo ?
ClubAlfa.fr a pu s’entretenir avec l’un des invités des coulisses de l’événement, de manière totalement informelle (« en off »), avec un initié privilégié ayant eu un accès direct aux concepts visuels et aux maquettes ultra-secrètes des prochains modèles de la marque. Et ses impressions valent tous les longs discours. Quelques futures stars étaient montrées, dont la Citroën 2cv et une Alfa Romeo…
Le secret le mieux gardé d’Auburn Hills
Inutile de lui soutirer les dimensions exactes du Scudetto, le dessin des signatures lumineuses ou les spécifications des motorisations multiénergies : notre interlocuteur est resté d’une discrétion absolue et s’est bien gardé de trahir le moindre secret industriel. Aucun détail technique ou stylistique précis n’a filtré de notre échange.
En revanche, sur l’impression générale, la posture et la présence physique des futurs véhicules de la gamme, sa réaction a été immédiate et sans équivoque :
« C’est splendide. Visuellement, c’est un immense soulagement et une immense fierté : on est à 100 % dans l’esprit Alfa Romeo. »
De quoi rassurer définitivement ceux qui craignaient une dilution de l’identité milanaise au sein des architectures partagées du groupe Stellantis.
La promesse d’un design sans compromis
Cette confidence à la sortie des présentations privées vient valider la trajectoire artistique impulsée par Alejandro Mesonero-Romanos et ses équipes. L’objectif affiché n’est pas simplement de concevoir des véhicules compétitifs, mais de redonner vie à des objets de désir qui provoquent une décharge d’adrénaline au premier coup d’œil.
Même si la patience sera de mise d’ici les premières révélations mondiales officielles sur l’asphalte, savoir que la direction esthétique fait l’unanimité auprès de ceux qui ont pu approcher ces projets secrets nous donne une certitude : l’ADN du Biscione est intact, et le meilleur reste à venir.