Auteur/autrice : clubalfa

  • Patrimoine : La mythique Collection ASI-Bertone rejoint le Stellantis Heritage Hub (avec des Alfa Romeo uniques !)

    Patrimoine : La mythique Collection ASI-Bertone rejoint le Stellantis Heritage Hub (avec des Alfa Romeo uniques !)

    C’est une excellente nouvelle pour le patrimoine automobile italien et pour la ville de Turin. Dès le début de l’année 2026, la prestigieuse Collection ASI-Bertone va déménager pour s’installer au sein du Stellantis Heritage Hub de Mirafiori.

    Acquise par l’ASI (Automotoclub Storico Italiano) en 2015 pour éviter sa dispersion aux enchères après la faillite de la carrosserie, cette collection comprend 79 exemplaires (véhicules de série, prototypes et one-offs) qui racontent six décennies de style. Grâce à un accord avec Stellantis Heritage, ces chefs-d’œuvre quitteront leur entrepôt actuel pour rejoindre les 15 000 m² de l’Heritage Hub, l’ancien atelier « Officina 81 » de Mirafiori, créant ainsi un pôle muséal d’envergure mondiale.

    Quelles sont les Alfa Romeo de la Collection ASI-Bertone ?

    Si le Heritage Hub abrite déjà une formidable collection de Lancia, Fiat et Abarth, l’arrivée des voitures de Bertone va enrichir la présence du Biscione. Voici les modèles Alfa Romeo spécifiques qui font partie de cette collection et que vous pourrez (re)découvrir en 2026 :

    • Alfa Romeo 2600 Sprint (1964) : L’élégance pure des années 60, un coupé 6 cylindres qui a marqué son époque.
    • Alfa Romeo Montreal (1970) : La version de série de la supercar à moteur V8, dont le prototype avait été dévoilé à l’Expo universelle de Montréal.
    • Alfa Romeo Delfino (1983) : Un concept-car unique et méconnu. Basé sur le châssis de l’Alfa 6, ce coupé GT aux lignes tendues préfigurait le style des années 90 et offrait un intérieur très luxueux.
    • Alfa Romeo Bella (1999) : Un magnifique prototype de coupé 2+2 basé sur le châssis de l’Alfa 166 (avec le V6 Busso 3.0L). Elle explorait ce qu’aurait pu être une grande GT haut de gamme Alfa au tournant du millénaire.
    • Alfa Romeo GT Cabrio (2003) : Une pièce unique très intéressante. Il s’agit du prototype de la version décapotable de l’Alfa GT. Bertone avait proposé cette variante à la direction d’Alfa Romeo, qui l’a malheureusement refusée (préférant le Spider 939). Ce prototype unique est la seule preuve physique de ce « rendez-vous manqué ».

    Une mission culturelle

    Roberto Giolito, le patron du design de Stellantis Heritage (et père de la Fiat 500 moderne), s’est réjoui de cette arrivée : « La mission du Heritage Hub est de raconter plus de cent ans d’histoire automobile intimement liée à Turin. L’arrivée de la collection ASI-Bertone renforce notre rôle de pôle de référence unique, capable de narrer l’évolution technologique et le design, des compétitions aux concepts uniques. »

    Rendez-vous donc début 2026 à Turin pour admirer le concept Bella ou la GT Cabrio aux côtés des légendes déjà présentes sur place.

  • Portrait : Orazio Satta Puliga, l’homme qui a mis le « Virus Alfa » dans nos veines

    Portrait : Orazio Satta Puliga, l’homme qui a mis le « Virus Alfa » dans nos veines

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Portello est en ruines. L’Italie est à genoux et l’époque des supercars de Vittorio Jano semble révolue. Alfa Romeo est à la croisée des chemins : disparaître ou se réinventer. C’est dans ce chaos qu’un homme va se lever pour prendre la direction technique et sauver la marque. Cet homme s’appelle Orazio Satta Puliga (1910-1974).

    Si vous possédez une Alfa Romeo aujourd’hui, qu’il s’agisse d’une Giulia de 1965 ou d’un Stelvio de 2025, vous le devez à sa vision.

    La révolution industrielle : La 1900

    Nommé directeur central en 1946, Satta Puliga a une conviction : Alfa Romeo ne peut plus survivre en vendant quelques centaines de voitures de luxe par an faites à la main. Il faut passer à la production de masse, à la chaîne de montage. Mais le défi est immense : comment faire du « volume » sans perdre le Cuore Sportivo ?

    Sa réponse arrive en 1950 avec l’Alfa Romeo 1900. C’est une rupture technologique totale. Fini le châssis séparé d’avant-guerre, place à la caisse autoporteuse (monocoque). C’est moderne, c’est industriel, mais sous le capot, le moteur reste un bijou à double arbre à cames. Le slogan marketing de l’époque, validé par Satta Puliga, résume tout son génie : « La voiture familiale qui gagne des courses ». Le concept de la berline sportive moderne était né.

    La fiancée de l’Italie : La Giulietta

    Mais le coup de maître d’Orazio Satta Puliga arrive en 1954. Il comprend que la classe moyenne émergente veut, elle aussi, rouler en Alfa. Il lance la Giulietta.

    Plus petite, plus agile, elle est propulsée par un moteur entièrement en aluminium de 1300 cm³ (une rareté absolue à l’époque où la concurrence utilise la fonte). La Giulietta devient l’icône de la Dolce Vita. Avec elle, Satta Puliga ne vend plus seulement des voitures, il vend un art de vivre. Les ventes explosent, l’usine d’Arese sort de terre. Alfa Romeo est sauvée.

    Plus qu’une usine, une foi

    Ce qui différencie Orazio Satta Puliga des autres ingénieurs, c’est sa dimension philosophique. Il a théorisé ce que nous ressentons tous. Dans une lettre célèbre envoyée à la direction en 1970, alors qu’il se savait malade, il a écrit la définition la plus pure de la marque, encore citée aujourd’hui comme un mantra :

    « Alfa Romeo n’est pas une simple fabrique d’automobiles : ses voitures sont quelque chose de plus que des automobiles construites de manière conventionnelle. C’est une espèce de maladie, l’enthousiasme pour un moyen de transport. C’est un mode de vie, une façon toute particulière de concevoir un véhicule à moteur. »

    L’héritage technique

    Orazio Satta Puliga est resté aux commandes jusqu’à sa mort en 1974. Sous son règne, avec l’aide de son fidèle bras droit Giuseppe Busso, sont nées la Giulia (série 105), le Spider Duetto, l’Alfetta et la Montreal.

    Il a imposé l’architecture technique qui a fait la gloire de la marque pendant 40 ans : moteur double arbre en alliage, chambres de combustion hémisphériques, et cette obsession de la légèreté.

    Si Jano a construit des voitures pour les dieux du volant, Satta Puliga a construit des voitures pour nous, les passionnés du quotidien. Il a démocratisé le virus.

  • Rétromobile 2026 : Alfa Romeo dévoile ses chefs-d’œuvre au « Ultimate Supercar Garage » avec BOTTEGAFUORISERIE

    Rétromobile 2026 : Alfa Romeo dévoile ses chefs-d’œuvre au « Ultimate Supercar Garage » avec BOTTEGAFUORISERIE

    C’est un événement dans l’événement. Alors que Paris célèbre la 50e édition de Rétromobile, Alfa Romeo a choisi la toute nouvelle exposition Ultimate Supercar Garage (Hall 4 de la Porte de Versailles) pour faire briller l’excellence italienne.

    Dès le 29 janvier, les visiteurs pourront découvrir la concrétisation spectaculaire du projet BOTTEGAFUORISERIE. Ce programme stratégique, qui unit le savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati, ne pouvait rêver plus belle vitrine pour ses débuts officiels.

    La 33 Stradale et la Giulia Luna Rossa en vedettes

    Sur le stand, Alfa Romeo expose deux créations qui incarnent à elles seules la philosophie de ce nouveau département : l’exclusivité absolue et la personnalisation sans limite.

    • L’Alfa Romeo 33 Stradale : Icône absolue, elle marque le retour de la marque dans le monde très fermé des « few-off » (véhicules produits en très petite série). Inspirée de la légendaire Tipo 33 des années 60, elle représente le pilier « Bottega » du projet : l’art automobile à son paroxysme.
    • L’Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio Luna Rossa : Fruit du partenariat avec l’équipe de voile italienne qui vise la 38e America’s Cup, cette série ultra-limitée illustre le pilier « Fuoriserie ». Elle prouve qu’une berline haute performance peut devenir une pièce de collection unique grâce à une personnalisation poussée et une esthétique recherchée.

    BOTTEGAFUORISERIE : L’union sacrée de l’excellence italienne

    Si Alfa Romeo brille de mille feux, la marque au Biscione partage la scène avec sa cousine de Modène, Maserati, qui expose la radicale MCXtrema et la GT2 Stradale. Cette présence conjointe n’est pas un hasard : c’est l’essence même de BOTTEGAFUORISERIE. Ce projet visionnaire fusionne l’expertise des deux marques autour de quatre piliers fondamentaux que les visiteurs pourront explorer dans un lounge exclusif :

    1. Bottega : La haute couture automobile (créations ultra-limitées).
    2. Fuoriserie : La personnalisation sur-mesure pour des clients exigeants.
    3. Heritage : L’Histoire comme vision, enracinée dans un patrimoine extraordinaire.
    4. Racing : Le savoir-faire de la compétition au service de l’innovation.

    Un rendez-vous immanquable à Paris

    Pour les Alfistes présents à Paris entre le 29 janvier et le 1er février 2026, le détour par le Hall 4 est obligatoire. Au-delà d’une simple exposition statique, Alfa Romeo promet une véritable « narration émotionnelle ». C’est l’occasion unique de voir de près comment la marque réinvente la notion de personnalisation, transformant chaque voiture en une œuvre d’art en mouvement.

    Quand la vision rencontre l’excellence, des icônes naissent. Et Alfa Romeo compte bien laisser sa marque indélébile sur cette édition historique de Rétromobile.

  • Rétromobile 2026 : Alfa Romeo célèbre le Rouge avec trois légendes et le nouveau Tonale

    Rétromobile 2026 : Alfa Romeo célèbre le Rouge avec trois légendes et le nouveau Tonale

    Pour la 50e édition anniversaire du salon Rétromobile, l’événement incontournable des amateurs d’anciennes qui se tient à Paris Expo Porte de Versailles, Alfa Romeo a vu les choses en grand. Du 28 janvier au 1er février 2026, la marque au Biscione investit le Hall 7.2 pour faire dialoguer son passé glorieux et son présent dynamique.

    Accompagnée par le département Stellantis Heritage et la division Alfa Romeo Classiche, la marque propose aux visiteurs un voyage temporel uni par un thème indémodable : la livrée rouge, couleur de référence de la course italienne.

    Trois pépites historiques et une nouveauté

    Sur le stand, les passionnés pourront admirer trois modèles qui ont forgé la légende, exposés aux côtés de la dernière création de la marque :

    1. Alfa Romeo 1600 Spider « Duetto » (1966) : Une icône du design et de la « dolce vita » qui célèbre cette année son 60e anniversaire.
    2. Alfa Romeo 750 Competizione (1955) : Une rareté absolue. Ce modèle de course est resté au stade de prototype et n’a été produit qu’à deux exemplaires seulement. Une occasion unique de l’approcher.
    3. Alfa Romeo 33/2 Periscopica (1967) : L’ancêtre de la mythique lignée des « 33 », véritable bête de course.
    4. Alfa Romeo Tonale : Le premier C-SUV de la marque est présent pour illustrer le lien de parenté direct avec ses ancêtres. Il incarne l’évolution de l’ADN sportif italien avec ses qualités dynamiques affinées et son style inimitable.

    Le programme Alfa Romeo Classiche à l’honneur

    Au-delà du plaisir des yeux, Alfa Romeo profite de Rétromobile pour présenter aux collectionneurs les services de son programme Alfa Romeo Classiche. Cette initiative de Stellantis Heritage vise à protéger et valoriser les véhicules historiques via trois piliers :

    • Le Certificat d’Origine : Basé sur les archives de production de la marque.
    • La Certification d’Authenticité : Délivrée après une expertise rigoureuse du véhicule.
    • Restauration et Entretien : Des services réalisés par les experts qui s’occupent quotidiennement de la collection patrimoniale du groupe, garantissant le respect strict des spécifications d’origine.

    Pour Alfa Romeo, l’histoire n’est pas seulement un trésor à conserver, c’est le carburant qui inspire le futur. Rendez-vous dans le Hall 7.2 pour en faire l’expérience.

  • Garantie Alfa Romeo jusqu’à 8 ans : Êtes-vous vraiment obligés de faire l’entretien en concession ?

    Garantie Alfa Romeo jusqu’à 8 ans : Êtes-vous vraiment obligés de faire l’entretien en concession ?

    C’est un argument de vente fort chez Alfa Romeo (et au sein de Stellantis en général) ces dernières années : la possibilité d’étendre la garantie bien au-delà des deux années légales, jusqu’à 8 ans ou 160 000 km.

    Mais cette tranquillité d’esprit a-t-elle un prix caché ? Un lecteur d’Auto Plus, David, s’est récemment posé la question dans le courrier des lecteurs du magazine. Il craignait d’être « pieds et poings liés » avec le réseau officiel, se demandant s’il lui était interdit de faire réviser sa voiture dans un garage tiers (comme Eurorepar, pourtant filiale du groupe) sous peine de tout perdre.

    La réponse est plus nuancée qu’il n’y paraît. Voici ce qu’il faut savoir pour entretenir votre Alfa Romeo sans perdre vos droits.

    La distinction : Garantie Légale vs Extension Commerciale

    Il faut d’abord distinguer deux périodes :

    1. Les 2 premières années (Garantie Légale) : La loi européenne est claire. Vous êtes libre de faire entretenir votre véhicule où vous le souhaitez (centre auto, indépendant…), à condition que le plan d’entretien du constructeur soit scrupuleusement respecté (préconisations, qualité des huiles, pièces équivalentes). Alfa Romeo ne peut pas vous refuser une prise en charge durant cette période sous prétexte que vous n’êtes pas venu en concession.
    2. L’extension (au-delà de 2 ans) : C’est ici que les règles changent. Il s’agit d’un contrat commercial (souvent appelé « Sprint » ou lié à des programmes de fidélité). Le constructeur a le droit de poser ses conditions.

    La règle du « Oui et Non »

    Pour bénéficier de ces extensions de garantie longue durée (jusqu’à 8 ans), la règle de base est simple : l’entretien doit être réalisé dans le réseau Alfa Romeo. C’est un contrat de fidélité : vous confiez votre auto à la marque, la marque assure votre auto en retour.

    Cependant, et c’est là l’information cruciale révélée par nos confrères d’Auto Plus, ce n’est pas irréversible.

    Si, pour une raison ou une autre (déménagement, budget, urgence), vous faites réaliser une révision hors du réseau Alfa Romeo (par exemple la 3e année), la garantie étendue s’interrompt momentanément. Vous n’êtes plus couvert.

    Mais vous n’êtes pas banni pour autant ! Le système est flexible. Si vous revenez l’année suivante dans une concession Alfa Romeo pour effectuer votre entretien annuel :

    1. Le concessionnaire vérifiera que l’entretien « externe » a été fait dans les règles de l’art et à la bonne échéance.
    2. Si tout est conforme et que la voiture est saine, la garantie peut être réactivée pour l’année à venir.

    En résumé : La fidélité payante, mais pas emprisonnante

    Contrairement aux idées reçues, vous n’êtes pas « marié de force » pour 8 ans.

    • Vous restez dans le réseau : Votre garantie court sans interruption. C’est la solution de sérénité maximale et la meilleure pour la valeur de revente.
    • Vous sortez du réseau : La garantie extension se met en « pause ».
    • Vous revenez dans le réseau : La garantie peut reprendre, sous réserve de validation technique par l’atelier.

    C’est une flexibilité bienvenue qui permet aux Alfistes de gérer leur budget ou leurs contraintes géographiques sans craindre une exclusion définitive du programme de garantie.

  • Alfa Romeo selon Gilles Vidal : « Une bête vivante » qui ne doit pas devenir un robot

    Alfa Romeo selon Gilles Vidal : « Une bête vivante » qui ne doit pas devenir un robot

    Depuis sa prise de fonction, Gilles Vidal, le nouveau responsable du design des marques européennes de Stellantis, a réalisé un tour d’Europe où il a pu livrer ses premières impressions sur l’avenir stylistique des marques italiennes du groupe. Interrogé sur la direction qu’il compte donner au Biscione, le designer français a insisté sur la nécessité vitale de préserver l’âme d’Alfa Romeo face aux défis de la modernisation.

    Une « bête vivante » avec du sang dans les veines

    Pour Gilles Vidal, la vision pour Alfa Romeo est claire : la marque doit rester une « bête vivante » dans un sens moderne. Il affirme que les futures Alfa Romeo doivent avoir « le sang qui coule dans ses veines » et posséder une âme. Si le design peut et doit être futuriste et créatif, Vidal met en garde contre un écueil majeur : la voiture ne doit pas ressembler à un robot.

    Le défi principal pour l’équipe de design sera de maintenir les sensations de sportivité et d’agilité, ainsi que le charisme typique de la marque, tout en l’inscrivant dans la modernité. L’ambition affichée est haute : concevoir des véhicules aujourd’hui qui seront considérés comme des objets de collection dans 60 ans. Alfa Romeo doit trouver sa propre voie vers la modernité sans succomber aux tendances génériques.

    Comment Alfa se distingue de Maserati et Fiat

    Gilles Vidal a également précisé le positionnement d’Alfa Romeo par rapport aux autres joyaux italiens du groupe :

    • Maserati doit conserver le « facteur X » et une présence impressionnante tout en restant élégante, sans jamais tomber dans l’exagération ou le « trop bruyant ».
    • Fiat, avec l’exemple de la Grande Panda, doit viser des prix raisonnables tout en offrant le maximum possible, une philosophie jugée « parfaite » pour l’avenir de la marque.
    • Lancia est saluée pour son approche audacieuse et progressiste, illustrée par le concept Pu+Ra et l’Ypsilon.

    Pas de rétrofuturisme gratuit

    Interrogé sur la tendance « rétrofuturiste » (comme la Renault 5 qu’il a dessinée), Vidal estime que cela peut fonctionner pour toutes les marques, à condition d’avoir le bon produit iconique et une pertinence qui va au-delà de la simple esthétique. Il cite l’exemple de la Lancia Fulvia, dont la légèreté et l’agilité seraient pertinentes aujourd’hui, mais insiste sur le fait que l’intelligence artificielle et les outils modernes ne remplaceront jamais l’intelligence créative humaine pour faire ces choix.

    Rendez-vous en 2027

    Les passionnés devront toutefois faire preuve d’un peu de patience. Gilles Vidal indique que les modèles de 2026 sont déjà définis. Les premières voitures de série portant véritablement sa signature devraient arriver vers 2027, bien qu’un concept-car puisse être dévoilé plus tôt pour montrer la direction prise.

    Conscient de la responsabilité qui pèse sur ses épaules, Gilles Vidal aborde sa mission avec humilité et humour : « On ne peut pas se tromper, on ne peut pas les endommager, sinon on finit en prison ».

  • Ambassadrices : Alfa Romeo reforme le « Duo en Or » en signant Sara Errani aux côtés de Jasmine Paolini

    Ambassadrices : Alfa Romeo reforme le « Duo en Or » en signant Sara Errani aux côtés de Jasmine Paolini

    C’est un véritable coup double pour Alfa Romeo. Après avoir officialisé son partenariat avec la talentueuse Jasmine Paolini, la marque au Biscione renforce encore son lien avec le tennis mondial en annonçant l’arrivée de Sara Errani comme nouvelle Ambassadrice de la marque.

    Cette signature n’est pas anodine : elle permet à Alfa Romeo de réunir sous sa bannière le duo emblématique qui a décroché l’Or Olympique en double aux Jeux de Paris 2024. Une manière pour le constructeur de célébrer l’excellence italienne sous toutes ses formes.

    Deux âmes complémentaires pour une même passion

    Alfa Romeo voit dans ce duo une représentation parfaite de ses propres valeurs. Si Jasmine Paolini incarne la fougue, l’énergie et le talent émergent, Sara Errani apporte l’expérience, la maîtrise technique et une crédibilité internationale bâtie sur la durée. C’est une synthèse authentique entre la nouveauté et l’héritage, une philosophie qui résonne parfaitement avec la gamme actuelle du constructeur, du récent Junior à l’intemporelle 33 Stradale.

    Une carrière légendaire

    Née à Bologne, Sara Errani est une géante du tennis italien. Son palmarès parle pour elle :

    • Plus de 40 titres en carrière.
    • 9 titres du Grand Chelem (6 en double dames, 3 en double mixte).
    • Numéro 1 mondiale au classement WTA double en 2012.
    • Numéro 5 mondiale en simple (son meilleur classement en 2013).
    • Vainqueur à 5 reprises de la Billie Jean King Cup avec l’Italie.
    • Et bien sûr, la médaille d’or olympique à Paris 2024 avec Jasmine Paolini.

    Eugenio Franzetti, Directeur Marketing d’Alfa Romeo, a salué cette arrivée :

    « Nous sommes ravis d’accueillir Sara dans la famille Alfa Romeo. Sa brillante carrière est le fruit de la persévérance, du sacrifice et de l’esprit de compétition, des valeurs qui reflètent pleinement l’identité d’Alfa Romeo. »

    « Pousser mes limites »

    Pour la championne, rejoindre Alfa Romeo est une fierté :

    « La marque raconte une histoire de passion, de détermination et de courage, autant de qualités qui ont accompagné chacun de mes défis (…). Partager cette vision – faite de style italien et de recherche constante de la performance – signifie pour moi continuer à repousser mes limites, avec la même ambition qui m’a toujours guidée, sur et en dehors du court. »

    Dans les mois à venir, Sara Errani portera les couleurs de la marque lors de divers événements en Italie et à l’international, associant son image de combattante infatigable à celle des Giulia, Stelvio, Tonale et du nouveau Junior.

  • Revue de Presse : L’Alfa Romeo Montreal, le chef-d’œuvre incompris ?

    Revue de Presse : L’Alfa Romeo Montreal, le chef-d’œuvre incompris ?

    « Immensément belle. Merveilleusement belle. » C’est par ces mots que débute cet essai rétrospectif de Sport Auto Classiques consacré à l’une des créations les plus énigmatiques d’Arese : l’Alfa Romeo Montreal. Si la ligne signée Marcello Gandini (pour Bertone) fait l’unanimité depuis l’Expo Universelle de 1967, la réalité de la conduite de cette GT au V8 mythique est souvent sujette à débat. Retour sur un essai sans concession d’un modèle de 1975.

    Une ligne qui traverse le temps (avec un petit ajustement)

    L’article met d’abord l’honneur le coup de crayon magistral de Gandini. Cependant, l’essayeur note un détail intéressant sur l’exemplaire du jour, propriété d’un certain Olivier : la voiture a été rabaissée de 60 mm. Une modification qui, selon l’auteur, gomme le seul défaut esthétique originel de la Montreal, souvent jugée « trop haute sur pattes ».

    Un cœur de course dans une routière

    Sous le capot, le pedigree fait rêver. Le V8 tout alu, dérivé de la 33 de compétition, avec ses doubles arbres à cames et son injection mécanique (imposée par le manque de place), est décrit comme un « joyau mécanique ». Dès le démarrage, l’ambiance est posée : ça gronde. L’article décrit une sonorité qui tient plus du « bourdonnement vorace » que du feulement classique, mais qui témoigne d’une santé de fer. Le moteur reprend bien dès le ralenti et hurle sans retenue dans les tours. Petit bémol pour les longs trajets : à 130 km/h, le moteur tourne à 4 300 tr/min dans un vacarme qui rend l’autoradio inutile.

    Le grand malentendu : GT ou Super Sportive ?

    C’est ici que l’essai devient critique et brise le mythe. Il y a un « drame » inhérent à la Montreal : sa ligne de supercar et son moteur de course promettent des performances que son châssis ne peut pas tenir. Basée sur un châssis retravaillé de Giulia (conception début années 60), la Montreal avoue ses limites :

    • Direction : Floue autour du point central et lourde en virage.
    • Suspension : Une impression de flottement constant et un essieu arrière rigide qui répercute sèchement les aspérités.
    • Freinage : Malgré quatre disques ventilés (exceptionnel pour l’époque), le mordant est jugé absent et le freinage « mou ».

    L’auteur est clair : ce n’est pas une acrobate pour petites routes sinueuses, mais une Grand Tourisme faite pour rouler vite en ligne droite.

    La vie à bord : le luxe à l’italienne

    Si le comportement dynamique déçoit les apprentis pilotes, l’ambiance intérieure séduit. L’essai souligne la qualité de finition surprenante (« riche et bourgeois ») et le confort de la sellerie. Mention spéciale pour le tableau de bord unique en son genre, où les stylistes ont supprimé les zéros superflus (le tachymètre n’affiche que les dizaines, le compte-tours les centaines). Seul point noir ergonomique : la visibilité arrière est quasi nulle, transformant chaque manœuvre en pari risqué.

    Le verdict

    Cet essai nous rappelle qu’il ne faut pas demander à la Montreal ce qu’elle ne peut pas donner. Si l’on accepte qu’elle est une GT de caractère et non une pistarde, elle distille un « véritable plaisir » grâce à sa souplesse mécanique et sa boîte ZF inversée (première en bas à gauche) au maniement viril mais précis. Une voiture imparfaite, mais définitivement attachante.

  • 24H du Mans 1931 : Le jour où l’Alfa Romeo 8C 2300 a brisé l’hégémonie britannique

    24H du Mans 1931 : Le jour où l’Alfa Romeo 8C 2300 a brisé l’hégémonie britannique

    Il y a des victoires qui comptent plus que d’autres. Celle du 14 juin 1931 est de celles-là. Jusqu’alors, le Mans était la chasse gardée des « Bentley Boys » et de leurs massives machines vertes. Mais en 1931, une mélodie italienne est venue couvrir le grondement britannique. Pour la toute première fois, une Alfa Romeo franchissait la ligne d’arrivée en tête, ouvrant une ère de domination absolue.

    L’arme absolue : La 8C 2300 de Vittorio Jano

    Pour gagner dans la Sarthe, il ne suffit pas d’être rapide, il faut être indestructible. L’ingénieur en chef, le génial Vittorio Jano, le savait. Il a conçu la 8C 2300 comme une arme de guerre.

    Sous le long capot, on trouve un chef-d’œuvre : un 8 cylindres en ligne de 2,3 litres, suralimenté par un compresseur Roots. Contrairement aux énormes moteurs Mercedes ou Bentley de l’époque (souvent des 7 litres !), le bloc Alfa était compact, léger et rageur, développant environ 155 chevaux. Mais le coup de génie résidait dans le châssis. Plus agile et plus légère que la monstrueuse Mercedes-Benz SSK qui lui faisait face, l’Alfa Romeo 8C compensait son déficit de puissance pure par une tenue de route et un freinage supérieurs.

    Un paradoxe historique : Une victoire italienne… aux mains des Anglais

    L’histoire est parfois ironique. Pour battre l’hégémonie britannique, Alfa Romeo a triomphé grâce à… deux pilotes britanniques. Au volant de la 8C numéro 16, ce sont Lord Howe et Sir Henry « Tim » Birkin qui se relaient.

    La course fut un véritable duel d’usure. La Mercedes SSK d’Ivanowski et Stoffel, favorite sur le papier avec sa puissance démesurée, a longtemps menacé l’italienne. Les Bugatti, rapides mais fragiles, ont fini par casser (soucis de pneus déchapés cette année-là). L’Alfa Romeo, elle, a tourné comme une horloge suisse. Pas une fausse note. Après 24 heures de lutte, la 8C franchit la ligne avec 3 017 km au compteur, à une moyenne record de 125,7 km/h. La Mercedes termine à plus de 100 km derrière. C’était la première fois qu’un équipage parcourait plus de 3 000 km en 24 heures !

    Le début du « Poker » gagnant

    Cette victoire de 1931 n’était pas un coup de chance. Elle a marqué le début d’une série légendaire. Alfa Romeo remportera les 24 Heures du Mans quatre fois de suite (1931, 1932, 1933, 1934), cimentant la réputation de la 8C comme la voiture de sport ultime de l’avant-guerre.

    Aujourd’hui encore, quand on regarde une 8C 2300 Le Mans, avec ses phares protégés par des grilles et sa carrosserie « Touring » minimaliste, on ne voit pas seulement une voiture ancienne. On voit la machine qui a appris au monde qu’Alfa Romeo savait tout gagner, du Grand Prix de F1 à l’endurance la plus brutale.

    L’exemplaire vainqueur est au Musée Alfa Romeo d’Arese. Après la victoire, la voiture fut achetée par un collectionneur privé et conservée pendant des années dans une mine d’étain au Nigeria. Rachetée par Alfa Romeo, elle fait partie de la collection historique depuis 1966.

  • Vidéo : L’Alfa Romeo 166, la dernière « Ammiraglia », réhabilitée par Davide Cironi

    Vidéo : L’Alfa Romeo 166, la dernière « Ammiraglia », réhabilitée par Davide Cironi

    C’est souvent le sort des grandes berlines Alfa Romeo : critiquées à leur sortie, oubliées ensuite, pour finir par devenir des objets de culte une fois qu’il est trop tard. L’Alfa Romeo 166 ne déroge pas à la règle. Mais heureusement, des puristes comme Davide Cironi sont là pour remettre l’église au milieu du village.

    Dans cette vidéo publiée sur sa chaîne Drive Experience, le célèbre essayeur italien s’attaque à celle qui fut la dernière véritable grande routière du Biscione avant une longue pause. Et pas n’importe laquelle : une version motorisée par le légendaire V6 Busso.

    La fin d’une époque

    Comme le souligne Cironi avec sa ferveur habituelle, la 166 (projet 936) avait la lourde tâche de succéder à la 164. Dessinée par le Centro Stile sous la direction de Walter de Silva, elle affichait des lignes tendues, un profil de coupé quatre portes avant l’heure, et ce fameux regard « triste » des phases 1 qui a tant fait couler d’encre (avant d’être corrigé par le restylage de 2003).

    Mais au-delà de l’esthétique, cette vidéo nous rappelle que la 166 était une voiture techniquement aboutie. Avec sa suspension avant à double triangulation et son train arrière multibras sophistiqué, elle offrait un compromis confort/sportivité que les Allemandes de l’époque (BMW Série 5 E39, Mercedes Classe E) avaient du mal à égaler sur le pur plan du plaisir de conduite.

    Le chant du cygne du V6 Busso

    Le cœur de cette vidéo, c’est évidemment le moteur. Davide Cironi met des mots sur ce que tout Alfiste ressent en tournant la clé d’une 166 V6 : l’émotion. C’était l’une des dernières voitures à accueillir le V6 « Arese » dans sa forme la plus pure, avant l’arrivée des blocs GM sur la 159. Entendre le Busso monter dans les tours dans le confort feutré d’une berline de luxe crée une dissonance cognitive délicieuse : c’est une voiture de ministre, mais avec le cœur d’une voiture de course.

    Pourquoi il faut regarder cette vidéo

    Cironi ne se contente pas de conduire, il raconte une histoire. Celle d’une voiture incomprise, peut-être sortie trop tard, peut-être mal vendue, mais qui, aujourd’hui, représente une opportunité incroyable en collection (Youngtimer). Regarder cette vidéo, c’est comprendre que la 166 n’était pas juste une « grosse voiture ». C’était une Alfa Romeo, une vraie, capable de vous donner le sourire dans un virage serré tout en transportant quatre personnes dans un luxe à l’italienne.

    Montez le son, profitez de la mélodie du V6, et redécouvrez la 166 comme elle le mérite.