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  • Alfa Romeo 33 Stradale « Perla Nera® » : Le chef-d’œuvre en carbone brut de Bottegafuoriserie s’expose à Arese

    Alfa Romeo 33 Stradale « Perla Nera® » : Le chef-d’œuvre en carbone brut de Bottegafuoriserie s’expose à Arese

    Au cœur du Museo Storico Alfa Romeo d’Arese, temple sacré de la mémoire milanaise, vient de se tenir une révélation hors du temps. Parmi les trente-trois exemplaires numérotés de la nouvelle 33 Stradale réinterprétant l’icône de Franco Scaglione de 1967, l’un d’eux pousse l’art de la confection sur mesure jusqu’à une dimension inédite. Baptisée et officiellement déposée sous le nom de « Perla Nera® » par son acquéreur, un grand collectionneur et fin connaisseur de la marque, cette création unique au monde s’offre aux regards du public dans les allées du musée jusqu’au 18 octobre prochain.

    L’art du carbone apparent drapé à la main

    Ce qui distingue immédiatement Perla Nera® du reste de la production réside dans le traitement radical de sa carrosserie. Elle constitue en effet l’unique exemplaire de la lignée à renoncer à une peinture laquée traditionnelle pour arborer une robe intégrale en fibre de carbone à finition mate. Loin d’être un simple choix technique, le matériau composite devient ici le cœur du langage stylistique. Les artisans du Centro Stile ont travaillé un drapage manuel des fibres au millimètre près à l’intérieur des moules, épousant les galbes sensuels du modèle pour en souligner les volumes et la symétrie.

    Sur le capot avant, le tissage du carbone guide le regard en dessinant le motif en V caractéristique du Scudetto, avant de se prolonger sur le pavillon sous la forme d’un motif graphique en chevrons qui traverse l’auto d’un bout à l’autre. Cette monochromie envoûtante est accentuée par des jantes entièrement noires et une sobriété volontaire : aucun monogramme superflu ne vient troubler la continuité des surfaces, les emblèmes Alfa Romeo constituant les seules touches graphiques extérieures.

    Un habitacle haute couture sculpté sur la morphologie de son propriétaire

    Cette quête d’harmonie se poursuit sans rupture dans l’habitacle, où l’Alcantara noir profond dialogue avec les placages de carbone mat dans un jeu subtil de contrastes ton sur ton. Ici, chaque composant relève de la haute couture automobile. Le siège baquet a ainsi fait l’objet d’un développement ergonomique spécifique à travers plusieurs séances d’ajustement physique avec le propriétaire, aboutissant à une assise parfaitement moulée à sa stature.

    Ce travail sur mesure s’accompagne d’une réinterprétation contemporaine du célèbre motif des sièges « cannelloni » historiques d’Alfa Romeo, décliné sur les selleries, les contre-portes et les seuils de caisse. Les appuie-têtes redessinés intègrent un insert en carbone gravé du patronyme Perla Nera®, une signature que l’on retrouve sur les panneaux de porte ainsi que sur une plaque exclusive ornant le compartiment de rangement arrière. Poussant la personnalisation dans ses moindres recoins, le sélecteur rotatif de commande arbore les initiales du client, tandis qu’une bagagerie dédiée en Alcantara reprend le numéro de châssis du bolide. Les emblèmes du Quadrifoglio et de l’Autodelta, réservés au seul regard des occupants, scellent discrètement l’appartenance de la bête à l’élite sportive d’Arese.

    La fureur mécanique du V6 biturbo de 630 chevaux

    Derrière cette enveloppe ténébreuse s’exprime la quintessence de l’ingénierie mécanique italienne. Sous le capot arrière repose le V6 3,0 litres biturbo développant plus de 630 chevaux, associé à une boîte de vitesses à double embrayage à huit rapports qui transmet l’intégralité de la cavalerie aux roues arrière.

    Bâtie autour d’une monocoque en fibre de carbone solidaire d’un châssis en H en aluminium, cette propulsion d’exception maîtrise son poids pour abattre le 0 à 100 km/h en moins de trois secondes et filer jusqu’à 333 km/h en pointe. La technologie de pointe se met ainsi au service d’une pureté de pilotage viscérale, respectant à la lettre les préceptes dynamiques qui forgent le mythe d’Arese depuis plus d’un siècle.

    Bottegafuoriserie : la réinvention du carrossier italien de luxe

    Premier projet né de la Bottega Alfa Romeo, la 33 Stradale s’inscrit au cœur de BOTTEGAFUORISERIE, l’entité de Stellantis dédiée aux réalisations d’exception pour Alfa Romeo et Maserati. Pour Cristiano Fiorio, directeur général de BOTTEGAFUORISERIE, Perla Nera® illustre l’aboutissement de cette vision artisanale où le désir absolu d’un amateur rencontre le savoir-faire des plus grands maîtres-carrossiers. Conçue dans un dialogue permanent entre le commanditaire et les ingénieurs, cette supercar dépasse le statut de modèle de série pour s’ériger en œuvre d’art roulante, vouée à demeurer unique et irremplaçable dans l’histoire du constructeur.

  • Alfa Romeo 8C Competizione et Spider (2007–2010) : La renaissance de la haute couture italienne

    Alfa Romeo 8C Competizione et Spider (2007–2010) : La renaissance de la haute couture italienne

    Dévoilée sous la forme d’un concept-car sensationnel au Salon de Francfort 2003 puis produite en série strictement limitée à partir de 2007, l’Alfa Romeo 8C Competizione et sa déclinaison découvrable 8C Spider marquent le grand retour du constructeur milanais dans le cercle très fermé des supercars d’exception. Sculptée par Wolfgang Egger, vêtue d’une robe intégrale en fibre de carbone et animée par un V8 atmosphérique de 4,7 litres développé en synergie avec Ferrari et Maserati, la 8C a redéfini les canons de la beauté automobile moderne.

    Contexte & Genèse du projet

    • L’époque : Au tournant des années 2000, Alfa Romeo souhaite réaffirmer sa légitimité historique face à Porsche, Aston Martin et Ferrari. Alors que la gamme s’appuie sur les berlines à traction avant 156 et 147, la direction de Fiat Auto donne son feu vert pour développer une vitrine technologique et émotionnelle sans compromis.
    • Les acteurs clés : Le design est l’œuvre du Centro Stile Alfa Romeo dirigé par le designer allemand Wolfgang Egger. Pour la fabrication, Alfa Romeo fait appel à l’expertise artisanale et industrielle de sa marque sœur Maserati : les 8C sont directement assemblées dans l’usine historique de la rue Ciro Menotti à Modène.
    • Le cahier des charges : Rendre un hommage vibrant aux grandes devancières de l’histoire du Biscione — la 8C 2900 des années 1930 pour la noblesse mécanique, la Giulietta Sprint pour les rondeurs de poupe et la 33 Stradale pour le regard et la posture féline.

    « La 8C Competizione n’a pas été conçue selon des algorithmes de marketing, mais avec le cœur. Nous voulions créer une silhouette si pure qu’elle susciterait une émotion instantanée avant même que le moteur ne démarre. »

    — Wolfgang Egger, Directeur du Centro Stile Alfa Romeo

    Architecture & Innovations Techniques

    • Le V8 atmosphérique de 4,7 litres (Maserati/Ferrari F136 YC) : Sous le long capot avant prend place un V8 à 90° tout aluminium de 4 691 cm³ à carter sec. Équipé de culasses à quatre arbres à cames en tête et d’un calage variable en continu à l’admission, il délivre 450 ch à 7 000 tr/min et un couple généreux de 480 Nm (dont 80 % disponible dès 2 500 tr/min). Sa ligne d’échappement à clapets pilotés électroniquement produit un timbre caverneux et métallique considéré comme l’une des bandes-son les plus envoûtantes de l’histoire moderne.
    • Architecture Transaxle d’élite : Le moteur est implanté en position centrale avant (derrière l’essieu avant), tandis que la boîte de vitesses robotisée à 6 rapports et le différentiel autobloquant sont regroupés sur l’essieu arrière. Cette disposition garantit une répartition des masses optimale de 49 % à l’avant et 51 % à l’arrière.
    • Carrosserie intégrale en fibre de carbone : La peau extérieure est entièrement réalisée en panneaux de fibre de carbone autoclave fabriqués par ATR Group, fixés sur un châssis treillis rigide en acier développé à partir de la plateforme Maserati.
    • Freinage carbone-céramique et suspensions en aluminium : Les trains roulants adoptent une double triangulation en aluminium forgé aux quatre coins. Le freinage est confié à des disques en carbone-céramique Brembo (380 mm à l’avant avec étriers monoblocs à 6 pistons) de série sur le Spider et en évolution sur le Coupé.

    Fiche d’identité & Données clés

    Caractéristiques8C Competizione (Coupé 2007)8C Spider (Cabriolet 2008)
    Période de production2007 – 20092008 – 2010
    Exemplaires produits500 unités numérotées500 unités numérotées
    Usine d’assemblageModène (Ateliers Maserati)Modène (Ateliers Maserati)
    Architecture moteurV8 à 90° à carter sec, 32V (F136)V8 à 90° à carter sec, 32V (F136)
    Cylindrée & Puissance4 691 cm³ / 450 ch à 7 000 tr/min4 691 cm³ / 450 ch à 7 000 tr/min
    TransmissionPropulsion, Transaxle AR, boîte séquentielle 6 vitessesPropulsion, Transaxle AR, boîte séquentielle 6 vitesses
    Poids à vide1 585 kg1 675 kg (renforts châssis)
    Performances0 à 100 km/h en 4,2 s / Vmax : 292 km/h0 à 100 km/h en 4,4 s / Vmax : 290 km/h
    CarrosserieFibre de carbone sur châssis acierFibre de carbone + capote toile électro-hydraulique

    Carrière commerciale, Palmarès et Déclinaisons

    • Un succès commercial immédiat : Lors de l’ouverture des carnets de commandes au Salon de Paris 2006, Alfa Romeo enregistre plus de 1 400 demandes fermes pour seulement 500 exemplaires Coupé prévus. Les quotas nationaux sont épuisés en quelques jours (notamment aux États-Unis, marquant le premier retour officiel de la marque outre-Atlantique).
    • La 8C Spider (2008) : Dévoilée au Concours d’Élégance de Pebble Beach puis à Genève, la variante découvrable adopte une capote en toile triple épaisseur à commande électro-hydraulique. Malgré un surpoids de 90 kg lié aux renforts structurels, elle conserve l’équilibre dynamique du coupé et intègre en série les disques carbone-céramique.
    • La carrosserie spéciale : Disco Volante par Touring (2012–2013) : La mythique Carrozzeria Touring Superleggera utilise la base roulante et le V8 de la 8C Competizione pour façonner à la main, en aluminium et carbone, la Disco Volante, hommage futuriste à l’Alfa Romeo 1900 C52 de 1952.

    L’Héritage et le Regard Collection

    • La matrice du design contemporain : Les traits de la 8C Competizione (feux arrière ronds à LED, Scudetto sculptural en relief, optiques avant en goutte d’eau et hanches généreuses) ont défini l’identité esthétique de toute la génération suivante : Alfa Romeo MiTo (2008), Giulietta (2010) et la supercar compacte Alfa Romeo 4C (2013).
    • Statut en collection : Chef-d’œuvre patrimonial du XXIᵉ siècle, l’Alfa Romeo 8C est un blue chip absolu du marché des supercars modernes. Initialement vendue 165 000 € (Coupé) et 210 000 € (Spider), sa cote oscille aujourd’hui entre 280 000 et plus de 400 000 euros pour les modèles Spider à faible kilométrage, saluée pour son statut de dernier grand V8 atmosphérique de la marque.
  • Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Revue de presse / L’Alfa Romeo 33 Stradale à l’essai à Balocco : Le verdict sans filtre des Britanniques

    Après sa présentation statique et ses apparitions exclusives au sein de la « Bottega », l’Alfa Romeo 33 Stradale est enfin passée à l’étape de vérité : l’épreuve de la piste. C’est sur le tracé d’essais historique de Balocco, entre Milan et Turin, que les journalistes britanniques d’Autocar / Auto Express ont pu prendre le volant du « châssis zéro » — l’unique prototype de développement de cette supercar facturée environ 2 millions.

    Une genèse ultra-rapide née de la « Bottega »

    L’histoire de cette 33 Stradale moderne relève du miracle industriel. Les premiers croquis ont été montrés aux clients en 2022, et la voiture a été entièrement vendue avant même d’être officiellement dessinée ou validée par les instances de Stellantis. Pour piloter ce projet exclusif limité à seulement 33 exemplaires, Alfa Romeo a créé une division dédiée baptisée la Bottega, dirigée par Camilla Rostagno.

    Sous la houlette de l’ingénieur en chef Jean-Philippe Delaire (ancien cadre de Citroën Racing en WRC et concepteur de la Peugeot 508 PSE), l’équipe a dû relever un défi de taille : développer une supercar d’exception dans un temps record.

    Sous la robe : L’art du sur-mesure et l’apport de Stellantis

    Pour réussir ce pari, Camilla Rostagno explique que la force du groupe Stellantis a été d’offrir une base matérielle de premier ordre. La 33 Stradale repose ainsi sur la cellule monocoque en fibre de carbone de la Maserati MC20 Cielo, surmontée d’une structure en X en aluminium conçue par Alfa Romeo pour soutenir le toit et rigidifier l’ouverture des portes en élytre.

    Fiche technique de la bête

    • Moteur : V6 biturbo de 3,0 litres développant 621 chevaux à 7 500 tr/min.
    • Transmission : Boîte automatique à double embrayage à 8 rapports, propulsion arrière avec différentiel à glissement limité électronique.
    • Performances : 0 à 100 km/h en 3,0 secondes et une vitesse maximale de 333 km/h.
    • Poids : Environ 1 600 kg.
    • Châssis : Suspensions à double triangulation issues de la Giulia GTA, réglées spécifiquement pour la 33.
    • Freins : Disques en carbone-céramique de 390 mm à l’avant et 360 mm à l’arrière, gérés par un système by-wire.

    L’assemblage, entièrement artisanal, est actuellement en cours chez le célèbre carrossier Carrozzeria Touring Superleggera, et les dernières livraisons s’étaleront jusqu’à la fin de l’année prochaine.

    La vie à bord : Pureté et noblesse des matériaux

    En s’installant à bord, le journaliste salue immédiatement l’atmosphère lumineuse offerte par les larges surfaces vitrées des portières. Les équipes ont corrigé les petits défauts de jeunesse du prototype (comme la fixation des sangles de tirage de portes en cuir ou la cinématique de l’écran d’infotainment escamotable) pour offrir un niveau de finition digne des plus grands artisans.

    Le grand coup de cœur ergonomique revient au volant à trois branches en aluminium, totalement vierge de tout bouton ou commande tactile. Les commandes essentielles se concentrent sur la console centrale et sur un pavillon de toit garni de commutateurs rotatifs et de basculeurs en aluminium d’une qualité tactile exceptionnelle.

    Sur la piste de Balocco : Une véritable voiture de sport

    Loin de la course à l’armement des hypercars de 1 000 chevaux, l’Alfa Romeo 33 Stradale séduit par son approche directe et honnête. Dépourvue de toute assistance électrique ou d’artifices aérodynamiques excessifs (les appendices aérodynamiques visent uniquement la neutralité de l’appui à haute vitesse pour éviter toute portance), elle se conduit avec une facilité déconcertante au quotidien.

    À Balocco, le V6 biturbo se montre extrêmement disponible et rageur dans les tours, même si les filtres à particules obligatoires étouffent légèrement sa sonorité par rapport au V8 atmosphérique d’une ancienne 8C. La direction s’avère nette, communicative et relativement légère. Le comportement routier offre une confiance totale, se calant sur un léger sous-virage à la limite avant que le différentiel électronique ne vienne catapulter l’auto en sortie de courbe. Le ressenti de la pédale de frein, extrêmement ferme, demande quant à lui une vraie implication physique du conducteur.

    Et pour la France ? Rendez-vous sur vos écrans à la rentrée !

    Que les passionnés français se rassurent : ils n’auront pas à se contenter des essais de la presse britannique pour admirer la belle italienne en action. Alfa Romeo France a également organisé une session d’essais exclusive de la 33 Stradale.

    Pour découvrir les images de cette supercar d’exception sur route et sur piste, ainsi que les retours des essayeurs français, il faudra patienter jusqu’à la rentrée prochaine. Les reportages complets seront diffusés au sein des émissions automobiles phares de TF1 (Automoto) et M6 (Turbo). Préparez vos enregistreurs !

  • SGT Automobili 55-SGT : Une monstrueuse réinterprétation en carbone de la Giulia Quadrifoglio

    SGT Automobili 55-SGT : Une monstrueuse réinterprétation en carbone de la Giulia Quadrifoglio

    Le monde du carrossage haut de gamme vient d’accoucher d’un des projets les plus excitants et radicaux de cette année 2026. Prenez l’une des meilleures berlines sportives de la décennie, la Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio, débarrassez-la de sa carrosserie d’origine, offrez-lui une robe intégrale en fibre de carbone digne d’un prototype d’endurance, et vous obtenez la 55-SGT signée par le mystérieux atelier SGT Automobili.

    Basse, ultra-large, campée sur des jantes blanches à écrou central et surmontée d’un aileron arrière gargantuesque, la 55-SGT troque la polyvalence de la berline pour une attitude visuelle qui ferait passer n’importe quelle supercar moderne pour un choix douloureusement consensuel.

    Un look de monstre du DTM moderne

    La Giulia Quadrifoglio est unanimement saluée pour son équilibre parfait entre agressivité et élégance italienne. La 55-SGT rompt brutalement avec cette subtilité. L’engin se présente comme un véritable fantasme issu du championnat DTM des années 90, mixé avec les exigences de la haute couture automobile.

    • Face avant : Basse, taillée à la serpe, flanquée d’optiques minimalistes acérées, d’immenses prises d’air et d’un splitter proéminent.
    • Profil : Des lignes étirées, épurées, presque rétro-futuristes, sublimées par une teinte blanche immaculée.
    • Poupe : Un diffuseur béant, un bandeau lumineux qui traverse toute la largeur et, bien sûr, cet aileron massif qui dicte la loi aérodynamique.
    • Habitacle : Oubliez les sorties en famille. La 55-SGT devient une stricte deux places équipée d’un arceau de sécurité. On bascule ici dans l’obsession de la piste.

    4×4 et boîte auto : Le choix de l’efficacité moderne

    Là où les préparateurs basculent souvent dans le cliché nostalgique (propulsion, boîte manuelle, stricte réduction de poids), SGT Automobili prend le contre-pied pour proposer une GT moderne, exploitable et d’une efficacité redoutable grâce à une transmission intégrale.

    CaractéristiqueSpécification de la 55-SGT
    Châssis donneurAlfa Romeo Giulia Quadrifoglio
    Matériau carrosserieFibre de carbone intégrale
    MotorisationV6 Biturbo de 2,9 litres
    TransmissionIntégrale (4×4)
    Boîte de vitessesAutomatique ZF

    Bien que les chiffres officiels de puissance n’aient pas encore été totalement dévoilés, la présence d’un V6 biturbo couplé aux quatre roues motrices promet des accélérations foudroyantes et une motricité sans faille, s’éloignant du comportement joueur mais parfois pointu de la Giulia Q d’origine.

    Une rareté au prix fort

    Une telle débauche de carbone et d’ingénierie exclusive a évidemment un coût, et il est élitiste : environ 500 000 €. À ce tarif, la 55-SGT ne boxe pas dans la catégorie des berlines tunées, mais bien dans celle des pièces de collection ultra-limitées.

    La production sera distillée au compte-gouttes :

    1. Une série de lancement baptisée Opening Edition limitée à seulement 10 exemplaires.
    2. Une production régulière de 55 unités supplémentaires, qui s’afficheront à un tarif encore plus élevé.

    L’avis de ClubAlfa : Payer un demi-million d’euros pour une base de Giulia peut sembler irrationnel. Mais dans ce cercle très fermé de l’automobile, la logique n’a pas sa place. Les acheteurs ne s’offrent pas une Giulia plus rapide ; ils achètent de la rareté, un coup de crayon spectaculaire et le privilège absolu de posséder un morceau d’art mécanique que presque personne d’autre ne verra jamais en vrai. SGT Automobili redonne à la plateforme Giorgio le grain de folie et l’exotisme qu’elle méritait.

  • Alfa Romeo 33 Stradale : Alejandro Mesonero-Romanos raconte « le miracle » BOTTEGAFUORISERIE et annonce un successeur spectaculaire pour 2027 !

    Alfa Romeo 33 Stradale : Alejandro Mesonero-Romanos raconte « le miracle » BOTTEGAFUORISERIE et annonce un successeur spectaculaire pour 2027 !

    C’est une histoire qui ressemble à un roman d’ingénierie et de passion pure. Dans une industrie automobile moderne souvent dictée par la stricte rationalisation des coûts, la renaissance de l’Alfa Romeo 33 Stradale relève du miracle industriel au sein du groupe Stellantis.

    À l’occasion d’un passage remarqué dans les rues de Madrid, Alejandro Mesonero-Romanos, le directeur du design d’Alfa Romeo, s’est confié au journaliste Antonio Ramos Ochoa sur la genèse de cette supercar à 2 millions d’euros. L’occasion de découvrir les coulisses d’un projet que beaucoup jugeaient irréalisable, et qui s’apprête pourtant déjà à avoir une suite.

    « Vous êtes fous ! » : Quand le projet s’est invité chez Carlos Tavares

    L’idée de donner une héritière du XXIe siècle à la mythique 33 Stradale des années 60 — l’une des plus belles voitures de l’histoire — est née en 2022 autour d’un simple café dans le bureau de Jean-Philippe Imparato (alors CEO d’Alfa Romeo), où Mesonero-Romanos gardait une miniature du modèle original sur sa table.

    Très vite, l’équipe dessine les premières esquisses et profite du Grand Prix de Formule 1 de Monza pour soumettre discrètement le concept à trois ou quatre clients triés sur le volet dans le motorhome Alfa Romeo Sauber. L’enthousiasme est immédiat, les intentions d’achat pleuvent sans la moindre publicité. Mais il restait l’obstacle le plus difficile : convaincre la direction générale de Stellantis.

    L’ancien CEO du groupe, Carlos Tavares, réputé pour sa gestion drastique des dépenses, reçoit l’idée avec un scepticisme non dissimulé :

    « Connaissant la situation actuelle, en 2022, vous voulez faire une supercar de 33 unités — ce que le groupe Stellantis n’a jamais fait de sa vie — à 2 millions d’euros. Vous êtes fous ! »

    Face à l’obstination d’Imparato, Tavares cède mais impose un défi commercial : le projet n’aura le feu vert que s’ils reviennent avec au moins 15 réservations fermes accompagnées d’un dépôt financier pour auto-financer le développement. Quelques semaines plus tard, l’équipe d’Alfa Romeo revient triomphalement avec plus de 20 acomptes signés. Le « miracle » était en marche.

    Une agilité impossible chez Porsche ou Volkswagen

    Pour Alejandro Mesonero-Romanos, la clé du succès a résidé dans la structure ultra-réduite du projet, désormais formalisé sous l’entité d’élite BottegaFuoriserie. Seules quatre personnes composaient le noyau décisionnel entourant le design et l’ingénierie, permettant de contourner les lourdeurs administratives des grands groupes.

    Le designer espagnol s’amuse d’ailleurs de la comparaison avec la concurrence :

    • Un tel projet aurait été tout simplement impossible chez Porsche ou au sein du Groupe Volkswagen.
    • Ces constructeurs disposent d’une structure tellement immense (des centaines de designers, des milliers d’ingénieurs, des équipes juridiques pléthoriques) qu’ils passeraient des mois à anticiper les difficultés réglementaires et techniques.
    • Ils finiraient inévitablement par conclure que le business model n’est pas viable, là où Alfa Romeo a foncé à la passion.

    Pour assembler ce bijou artisanal, le choix de la Carrozzeria Touring Superleggera à Turin s’est imposé. Au-delà des garanties financières et techniques indispensables pour rassurer les clients sur la viabilité du projet à long terme, le lien est avant tout émotionnel : c’est Touring qui carrossait les toutes premières Alfa Romeo de compétition dans les années 1920 et 1930.

    État des lieux de la production et scoop pour 2027

    La production des 33 exemplaires bat actuellement son plein dans les ateliers turinois :

    Statut des 33 exemplaires (Mai 2026)Volumes
    Unités déjà livrées aux clients6 exemplaires
    Unités actuellement sur la ligne d’assemblage9 exemplaires
    Temps de fabrication par véhicule2 à 3 mois (selon spécifications)

    Parmi les heureux propriétaires figure le pilote de Formule 1 Valtteri Bottas, qui a activement participé aux essais de développement (en signant une pointe à 333 km/h sur l’anneau de Nardò). Son exemplaire, portant le numéro 3, arpente désormais les rues de Monaco.

    La production globale prendra strictement fin en 2027 pour respecter les délais promis et éviter les attentes interminables de 4 ou 5 ans parfois constatées chez d’autres constructeurs de prestige.

    Mais qu’adviendra-t-il après 2027 ? C’est ici que le directeur du design lâche une information exclusive, confirmant les propos tenus en début d’année par le nouveau CEO de la marque, Santo Ficili, au Salon de l’automobile de Bruxelles :

    « Je travaille déjà depuis environ trois mois sur la voiture qui succédera à la 33 Stradale en 2027. Ce sera spectaculaire. »

    La BottegaFuoriserie n’était donc pas un coup d’éclat unique, mais bien le premier chapitre d’un modèle économique d’ultra-luxe pérenne pour Alfa Romeo. Le rendez-vous est pris pour 2027 afin de découvrir quelle autre légende du patrimoine italien subira ce traitement d’exception.

  • Plan Fastlane2030 : Alfa Romeo prépare le remplaçant du Tonale et une nouvelle supercar signée Bottega Fuoriserie !

    Plan Fastlane2030 : Alfa Romeo prépare le remplaçant du Tonale et une nouvelle supercar signée Bottega Fuoriserie !

    Le grand jour est arrivé à Détroit. C’est aujourd’hui, jeudi 21 mai 2026, qu’Antonio Filosa, le CEO de Stellantis, a dévoilé les grandes orientations de son plan stratégique très attendu : Fastlane2030. Pour les Alfistes, les nouvelles sont extrêmement réjouissantes et dessinent un avenir radieux, combinant volumes commerciaux et prestige automobile.

    Le patron du groupe a officiellement confirmé les deux prochains projets de la marque au Biscione. Au programme : le renouvellement d’un pilier de la gamme actuelle, le C-SUV, et une nouvelle création d’exception pour le département Bottega Fuoriserie.


    Tonale s’apprête à faire sa révolution

    L’annonce phare pour le grand public concerne le segment des SUV compacts. Le très populaire Alfa Romeo Tonale, qui a permis à la marque de se relancer commercialement à l’échelle mondiale, va laisser sa place à une toute nouvelle génération.

    Ce futur modèle s’annonce particulièrement ambitieux sur le plan technique :

    • Une plateforme de nouvelle génération : Le futur Tonale devrait être le tout premier modèle de la marque à adopter la toute nouvelle architecture STLA One de Stellantis.
    • Le pouvoir du choix : Fidèle à la ligne de conduite pragmatique récemment rappelée par Santo Ficili, cette plateforme moderne permettra d’offrir une flexibilité totale de motorisations (Hybride, Hybride Rechargeable PHEV et 100 % Électrique) pour s’adapter à la réalité de chaque marché.

    En renouvelant son cœur de gamme avec une base technique de pointe, Alfa Romeo s’assure de conserver son leadership sur le segment premium tout en injectant une dynamique de conduite encore plus affûtée.


    Une suite pour la 33 Stradale : Le rêve continue !

    L’autre immense motif de satisfaction de ce plan Fastlane2030 touche directement au cœur et à la passion des puristes. Après le succès foudroyant de la Nouvelle 33 Stradale — dont les livraisons exclusives viennent de débuter sur deux continents —, Antonio Filosa a confirmé que la supercar aura bien une suite !

    Le département d’élite BOTTEGAFUORISERIE a officiellement reçu le feu vert pour développer son prochain projet de type few-off (série ultra-limitée).

    « Bottega Fuoriserie n’était pas un coup d’éclat éphémère, mais le point de départ d’une tradition retrouvée. »

    Si le mystère reste entier concernant les lignes de cette future œuvre d’art, les rumeurs de la Motor Valley évoquent déjà la résurgence d’autres légendes du passé. Une chose est sûre : le savoir-faire des maîtres carrossiers italiens va de nouveau être mis à contribution pour offrir aux plus grands collectionneurs de la planète une digne héritière à la 33 Stradale.


    Le mot de la rédaction

    Avec le plan Fastlane2030, Alfa Romeo prouve qu’elle a trouvé son équilibre parfait au sein de la galaxie Stellantis. Loin des craintes d’un désinvestissement, la marque consolide ses piliers de volume avec un futur Tonale technologique, tout en continuant de faire briller son aura d’exclusivité grâce à la Bottega Fuoriserie. Le Cuore Sportivo n’a pas fini de battre.


    Quelle légende de l’histoire d’Alfa Romeo aimeriez-vous voir renaître sous les traits de la prochaine supercar de la Bottega Fuoriserie ?

  • Légende : Alfa Romeo Montreal, le « Rêve V8 » brisé par l’histoire

    Légende : Alfa Romeo Montreal, le « Rêve V8 » brisé par l’histoire

    Il est des voitures qui naissent sous une bonne étoile, et d’autres qui doivent affronter la tempête. L’Alfa Romeo Montreal appartient à la seconde catégorie. Son histoire commence comme un conte de fées : en 1967, les organisateurs de l’Exposition Universelle de Montréal demandent à Alfa Romeo de créer un concept-car qui incarnerait « la plus haute aspiration de l’homme en matière d’automobile ». Rien que ça.

    Le carrossier Bertone (et son génial designer Marcello Gandini, père de la Lamborghini Miura) dessine deux prototypes blancs immaculés. Le public est conquis. La demande est telle qu’Alfa Romeo décide de la produire en série. Mais entre le rêve de 1967 et la réalité de la sortie en 1970, le monde a changé.

    Un style unique signé Gandini

    La Montreal est une sculpture. Gandini lui a donné une « gueule » inoubliable avec une caractéristique unique au monde : les paupières de phares. À l’arrêt, les quatre phares sont partiellement masqués par des grilles rétractables (les fameuses paupières). Lorsque l’on allume les feux, elles s’abaissent pneumatiquement. C’est du pur spectacle. On retrouve aussi la touche Gandini dans la prise d’air NACA sur le capot (en réalité factice sur le modèle de série !) et les six ouïes d’aération derrière les portières. Initialement prévues pour refroidir un moteur central arrière, elles sont restées purement esthétiques quand le moteur a finalement été placé à l’avant.

    Le cœur de la 33 Stradale

    Si la Montreal est une légende, c’est parce qu’elle cache un secret de compétition. Sous son long capot avant, on ne trouve pas un banal 4 cylindres, mais un V8 de 2.6 litres à carter sec. Ce moteur est directement dérivé de celui de la mythique 33 Stradale de course. Civilisé pour la route, il développe 200 chevaux et grimpe à 7 000 tr/min avec une sonorité rauque et envoûtante. Couplé à une boîte ZF inversée (première en bas à gauche), il propulse la GT à plus de 220 km/h.

    Victime de la crise pétrolière

    La Montreal avait tout pour elle : la ligne, le moteur, l’image. Mais elle arrive sur le marché au moment où éclate le choc pétrolier de 1973. Soudain, une voiture de sport dotée d’un V8 gourmand (l’injection mécanique SPICA était complexe à régler) devient politiquement incorrecte. Le prix de l’essence explose, et les ventes de la Montreal s’effondrent. Elle sera produite à moins de 4 000 exemplaires jusqu’en 1977, restant longtemps dans l’ombre comme une « supercar maudite ».

    L’Héritage

    Aujourd’hui, la justice est enfin rendue. La cote de la Montreal flambe. Les collectionneurs redécouvrent cette GT exotique qui offre le frisson d’un moteur de course Alfa Romeo dans une robe haute couture signée Bertone. Elle reste le témoignage d’une époque où Alfa Romeo osait tout, même l’excessif.

  • Alfa Romeo 33 Stradale (1967) : Le chef-d’œuvre absolu de Franco Scaglione et Carlo Chiti

    Alfa Romeo 33 Stradale (1967) : Le chef-d’œuvre absolu de Franco Scaglione et Carlo Chiti

    Dévoilée le 31 août 1967 à l’Autodrome de Monza à la veille du Grand Prix d’Italie de Formule 1, puis officiellement présentée au Salon de Turin en novembre, l’Alfa Romeo 33 Stradale est considérée comme l’une des plus belles créations de l’histoire automobile. Première supercar moderne de la marque au Biscione, elle transpose directement sur route ouverte la technologie sans filtre de la barquette de course Tipo 33 d’Autodelta, enveloppée dans une carrosserie sculpturale en aluminium battue à la main.

    Contexte & Genèse du projet

    • L’époque : Au milieu des années 1960, le président d’Alfa Romeo, Giuseppe Luraghi, et le directeur d’Autodelta, Carlo Chiti, développent le projet Tipo 33 pour reconquérir le Championnat du Monde des Sport-Prototypes. Face au potentiel extraordinaire du châssis et du moteur V8, Luraghi prend la décision audacieuse de dériver une version homologuée pour la route : la « Stradale ».
    • Les acteurs clés : La conception mécanique est supervisée par Carlo Chiti à Settimo Milanese. Pour le dessin, Alfa Romeo fait appel au designer indépendant Franco Scaglione (ancien maître du style chez Bertone à l’origine des concepts B.A.T.). L’assemblage des carrosseries est confié aux ateliers de la Carrozzeria Marazzi.
    • Le cahier des charges : Créer un objet d’art pur, capable d’offrir des performances de voiture de course d’endurance tout en conservant un minimum de civilité pour circuler sur route.

    « Avec la 33 Stradale, Franco Scaglione n’a pas seulement dessiné une carrosserie : il a réussi la fusion parfaite entre l’aérodynamisme de compétition, la sensualité des formes italiennes et l’expression brute de la vitesse. »

    — Carlo Chiti, Directeur Général d’Autodelta

    Architecture & Innovations Techniques

    • Groupe motopropulseur de course : Implanté en position centrale arrière longitudinale, le moteur est un V8 à 90° tout aluminium de 1 995 cm³ (alésage 78 mm, course 52,2 mm) à lubrification par carter sec. Équipé de quatre arbres à cames en tête entraînés par chaîne, d’une injection mécanique indirecte SPICA et du double allumage Twin Spark (16 bougies), il délivre 230 ch à 8 800 tr/min dans sa configuration routière (avec un rupteur fixé à 10 000 tr/min) et jusqu’à 270 ch en échappement libre.
    • Boîte de vitesses de compétition : La transmission aux roues arrière est assurée par une boîte mécanique manuelle à 6 rapports signée Colotti, accouplée à un différentiel autobloquant.
    • Châssis tubulaire d’avant-garde : La structure repose sur un treillis composé de trois volumineux tubes centraux en alliage léger d’aluminium et de magnésium disposés en « H », faisant office de réservoirs de carburant, complétés par des sous-châssis tubulaires avant et arrière en acier. L’empattement est allongé de 10 cm (2 350 mm) par rapport à la barquette de compétition pour libérer de l’espace dans l’habitacle.
    • Portes en élytre et vitrages galbés : La 33 Stradale est la toute première voiture de série au monde à adopter des portes à ouverture en élytre (dièdre). Les vitrages latéraux en plexiglas fortement galbés se prolongent sur le pavillon de toit, inondant l’habitacle de lumière.
    • Poids plume record : Grâce à sa peau d’aluminium d’à peine 1 mm d’épaisseur façonnée artisanalement, la voiture n’affiche que 700 kg sur la balance.

    Fiche d’identité & Données clés

    CaractéristiquesSpécifications d’usine
    Période de production1967 – 1969
    Exemplaires produits18 châssis au total (dont 11 coupés Scaglione de série/proto)
    Architecture moteurV8 à 90° central arrière, tout alu, 4 ACT, carter sec
    Cylindrée1 995 cm³ (78 × 52,2 mm)
    Puissance maxi230 ch à 8 800 tr/min (régime maxi : 10 000 tr/min)
    Couple maxi206 Nm à 7 000 tr/min
    TransmissionPropulsion, boîte manuelle Colotti à 6 rapports + autobloquant
    Poids à vide700 kg
    Performances0 à 100 km/h en 5,5 s / Vitesse max : 260 km/h
    Code châssisTipo 105.33

    Carrière commerciale, Palmarès et Déclinaisons

    • La voiture la plus chère du monde en 1967 : Affichée au tarif astronomique de 9 750 000 lires italiennes à son lancement (à titre de comparaison, une Lamborghini Miura valait 7,7 millions de lires), la 33 Stradale s’adressait à une élite de passionnés fortunés.
    • Les déclinaisons esthétiques : En raison de sa fabrication strictement artisanale chez Marazzi, aucun des 11 exemplaires Scaglione n’est rigoureusement identique. Les premiers modèles se distinguaient notamment par des projecteurs avant doubles sous globe en verre signés Carello, remplacés par des optiques simples sur les modèles ultérieurs pour répondre aux normes d’homologation.
    • La matrice des plus grands concept-cars italiens : Sur les 18 châssis produits par Autodelta, 5 châssis nus ont été confiés aux plus grands maîtres carrossiers transalpins pour concevoir des manifestes du design :
      • Alfa Romeo Carabo (1968) par Bertone (Marcello Gandini)
      • Alfa Romeo P33 Roadster / Cuneo (1968/1971) par Pininfarina (Paolo Martin)
      • Alfa Romeo Iguana (1969) par Italdesign (Giorgetto Giugiaro)
      • Alfa Romeo 33/2 Coupé Speciale (1969) par Pininfarina (Leonardo Fioravanti)
      • Alfa Romeo Navajo (1976) par Bertone (Marcello Gandini)

    L’Héritage et le Regard Collection

    • Descendance spirituelle : L’ADN stylistique et l’architecture de la 33 Stradale ont servi de boussole esthétique pour l’Alfa Romeo 8C Competizione (2007), l’Alfa Romeo 4C (2013), et ont donné naissance en 2023 à la toute nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale développée par la Bottega d’Arese.
    • Statut en collection : Chef-d’œuvre absolu de l’art automobile, la 33 Stradale de 1967 est considérée comme inestimable. Le prototype d’origine et plusieurs exemplaires sont conservés au Museo Storico Alfa Romeo d’Arese. Les très rares modèles en mains privées comptent parmi les automobiles les plus précieuses de la planète, dont la valeur théorique dépasse aujourd’hui plusieurs dizaines de millions d’euros.
  • 33 Stradale Day : Alfa Romeo célèbre sa légende avec des clichés inédits dans la neige

    33 Stradale Day : Alfa Romeo célèbre sa légende avec des clichés inédits dans la neige

    Le 3 mai 2026 marquait une étape importante pour les passionnés du Biscione : nous célébrions le troisième anniversaire du lancement de la nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale. Pour l’occasion, la marque a instauré le « 33 Stradale Day », une journée dédiée à honorer ce chiffre devenu une véritable signature identitaire.

    Pour rendre cet anniversaire exceptionnel, Alfa Romeo a dévoilé du contenu visuel totalement inédit, plaçant la supercar dans un environnement où elle n’avait jamais été immortalisée auparavant.

    La Reine des neiges : Un décor inédit

    Pour la première fois, la 33 Stradale a été photographiée et filmée au cœur de paysages enneigés. Ce contraste saisissant entre les lignes sculpturales et organiques de la voiture et la pureté immaculée de la neige offre un spectacle visuel sans précédent. Ces nouvelles images soulignent l’élégance intemporelle du modèle tout en prouvant que même dans les conditions les plus rudes, le design italien reste d’une beauté absolue.


    Le 33 : Plus qu’un nombre, une identité

    Depuis le 3 mars 2024, Alfa Romeo a fait de cette date un rendez-vous mondial pour sa communauté. Le « 33 Stradale Day » est l’occasion pour la marque de resserrer les liens avec :

    • Les passionnés du monde entier qui voient en la 33 Stradale l’incarnation des valeurs sportives de la marque.
    • Plus de 300 clubs officiels qui font vivre la flamme Alfa Romeo au quotidien.

    Un symbole de la renaissance du Biscione

    La 33 Stradale ne se contente pas d’être une voiture d’exception ; elle est le porte-drapeau du savoir-faire artisanal et de la vision future d’Alfa Romeo. Alors que les premières livraisons se poursuivent conformément au planning, ces visuels « hivernaux » viennent rappeler que la 33 Stradale est déjà entrée dans la légende, capable de fasciner quel que soit le terrain de jeu.

  • Légende : Alfa Romeo 33 Stradale, simplement la plus belle voiture du monde ?

    Légende : Alfa Romeo 33 Stradale, simplement la plus belle voiture du monde ?

    Dans l’histoire de l’automobile, il y a les voitures de sport, les supercars, et puis il y a la 33 Stradale. Quand on demande aux plus grands designers (de Gandini à Giugiaro) quelle est leur référence absolue, ce nom revient inlassablement. Dévoilée en 1967, à la veille de la révolution de mai 68, cette voiture n’était pas une contestation, mais une révélation.

    Elle représente l’instant T où Alfa Romeo a atteint la perfection, fusionnant la brutalité de la course et la sensualité du design italien.

    Une bête de course en robe de soirée

    La 33 Stradale n’est pas une voiture de route adaptée pour la piste. C’est le contraire. Il s’agit littéralement du châssis de compétition de la Tipo 33 d’Autodelta, habillé pour la route. Sous sa carrosserie se cache une technologie de pointe pour l’époque : un châssis tubulaire en « H » intégrant les réservoirs de carburant, du magnésium pour alléger les composants, et un poids plume de seulement 700 kg.

    Mais ce qui frappe, c’est ce que Franco Scaglione a fait de cette base technique. Il a dessiné une carrosserie en aluminium d’une fluidité irréelle, haute de seulement 99 centimètres ! C’est aussi la toute première voiture de série au monde à adopter des portes en élytre (papillon), bien avant que Lamborghini n’en fasse sa signature.

    Le V8 de poche qui hurle à 10 000 tours

    Le cœur de la 33 Stradale est tout aussi mythique que sa robe. Il s’agit d’un petit V8 de 2.0 litres (1 995 cm³). Cela peut sembler modeste aujourd’hui, mais c’est un moteur de pure compétition conçu par Carlo Chiti. Il développe 230 chevaux, ce qui, rapporté au poids plume, offrait des performances stratosphériques pour 1967 : le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes et 260 km/h en pointe.

    Mais les chiffres ne disent rien de la sonorité. Ce moteur prend 10 000 tours/minute, délivrant un hurlement métallique, strident, qui donne la chair de poule. C’est une symphonie mécanique sans filtre.

    Plus chère qu’une Ferrari, plus rare qu’une licorne

    À sa sortie, la 33 Stradale était la voiture la plus chère du marché (9 750 000 lires), coûtant bien plus qu’une Lamborghini Miura ou une Ferrari de l’époque. Sa production fut confidentielle et artisanale. Seulement 18 châssis ont été produits, et on estime que moins de 12 ont été réellement carrossés en version « Stradale » par Scaglione (les autres ayant servi pour des concepts cars comme la Carabo).

    L’Héritage

    Aujourd’hui, une 33 Stradale est inestimable (on parle de plus de 10 à 15 millions d’euros si l’une d’elles venait à être vendue). Elle est le symbole de l’âge d’or d’Alfa Romeo. Son influence est telle que la marque a décidé de la ressusciter en 2023 avec la nouvelle 33 Stradale (série limitée à 33 exemplaires), prouvant que 50 ans plus tard, ce dessin n’a pas pris une ride.

    Elle reste la preuve éternelle qu’une voiture peut être une œuvre d’art.