Étiquette : Stelvio Quadrifoglio

  • À Varano, dans le temple de la trajectoire pure avec l’Alfa Romeo Driving Academy

    À Varano, dans le temple de la trajectoire pure avec l’Alfa Romeo Driving Academy

    « Pas de drift ici » : la leçon de rigueur de Gordon de Adamich

    « Serais-je autorisé à tenter quelques dérives avec Luca Filippi ? » La question, posée sur le ton de la boutade à l’entrée des stands de l’Autodromo Riccardo Paletti, reçoit une réponse immédiate, polie mais sans appel. Gordon de Adamich, le regard fixe et le sourire courtois de ceux qui ne plaisantent pas avec la physique, tranche instantanément :

    « Non. Ici, nous ne faisons pas de drift. L’idée de cette académie est de favoriser la sécurité et de permettre à des pilotes de progresser, pas de consumer de la gomme pour le spectacle. »

    Le décor est planté. À Varano de’ Melegari, petite enclave asphaltée nichée dans les collines de Parme au cœur de la Motor Valley émilienne, la conduite n’est pas envisagée comme un art forain, mais comme une science de la précision et de l’humilité.

    De Adamich et Alfa Romeo : une dynastie de la maîtrise

    Pour comprendre la rigueur de cette institution, qui vient de formaliser son statut en devenant officiellement l’Alfa Romeo Driving Academy, il faut remonter le fil de l’histoire du sport automobile italien. Nous sommes ici dans le fief de la famille de Adamich. Le père, Andrea de Adamich — figure légendaire aux éternelles lunettes qui s’est éteinte à la fin de l’année 2025 —, fut l’un des piliers de l’écurie officielle Autodelta dans les années 1960 et 1970, triomphant au volant de la mythique Giulia GTA avant de s’aligner en Formule 1 pour Ferrari, McLaren ou Brabham.

    C’est en 1991 qu’Andrea de Adamich a posé les bases du Centro Internazionale Guida Sicura en partenariat exclusif avec le Biscione. Trente-cinq ans plus tard, son fils Gordon perpétue ce dogme immuable : la performance n’a de valeur que si elle est parfaitement conscientisée. Sur ce tracé sinueux et technique de 2 350 mètres, chaque courbe exige une rigueur absolue.

    Du silence feutré aux rugissements du V6 : l’épreuve de la gamme

    L’apprentissage se fait par paliers, à travers une confrontation directe avec les différentes philosophies mécaniques de la marque. L’exercice commence par le grand écart contemporain d’Alfa Romeo :

    • L’Alfa Romeo Junior Veloce : Le premier contact surprend. Propulsé par ses 280 chevaux électriques, ce SUV compact fait preuve d’une agilité dynamique insoupçonnée. Les bruits sont différents et déplacent les repères sensoriels ; on se surprend à écouter le travail des pneumatiques et à doser au millimètre le couple maximal immédiatement disponible sous le pied droit. Avec le Torsen, la Junior Veloce tire vers l’intérieur au lieu de sous-virer. Même en conduisant mal, on a l’impression d’aller vite.
    • La Giulia Diesel : On revient à un classicisme rigoureux. Souvent cantonnée aux longues distances routières, la berline révèle sur piste l’excellence intrinsèque de sa plateforme Giorgio. Le train avant s’inscrit au cordeau, le couple du bloc de 210 chevaux relance proprement en sortie d’épingle, rappelant qu’un excellent équilibre des masses reste la clé de voûte du plaisir de conduire. Et quand l’instructeur pousse à rouler plus vite, à freiner « après » les plots, à rentrer plus fort dans les courbes, c’est encore plus un régal.

    Puis, l’atmosphère change. Les moniteurs nous invitent à monter à bord des monstres sacrés de la gamme : la Giulia Quadrifoglio et le Stelvio Quadrifoglio. Animées par le V6 biturbo poussé à 520 chevaux, ces machines transforment la piste de Varano en une arène miniature. La poussée est herculéenne, le freinage dantesque. Mais ici, pas question de se laisser déborder par la cavalerie ; chaque cheval doit être mis au service de la trajectoire.

    Le chronomètre et la science : l’émulation par le défi

    L’esprit de compétition n’est pourtant jamais totalement banni de la Motor Valley. Pour pimenter l’apprentissage et matérialiser les progrès, la journée est habilement ponctuée de défis ludiques et scientifiques, assortis de petits cadeaux haut de gamme pour les élèves les plus appliqués.

    Le premier affrontement prend la forme d’un gymkhana technique, tracé au millimètre entre les cônes. Ici, point de vitesse folle, mais une exigence absolue de vivacité, de coordination et de placement pour signer le meilleur temps scratch sans toucher le moindre obstacle. En Tonale Ibrida Plug-In, il faut la brusquer, sortir son réel potentiel. Le circuit est un 8 quelconque. Et le résultat est sans appel : les pilotes restent beaucoup plus rapides que les « moins bons ».

    Le second juge de paix, beaucoup plus impitoyable, s’en remet à la froide rigueur des puces électroniques. Les moniteurs décortiquent les relevés pour attribuer une récompense exclusive à celui ou celle qui décrochera la meilleure note absolue sur la télémétrie du circuit. Un prix hautement symbolique qui ne salue pas le plus téméraire, mais le conducteur le plus fluide, celui dont le graphique de freinage et de réaccélération approche la perfection théorique. Et là c’est pareil. Ceux qui savent bien rouler ont les meilleures notes.

    Dans le baquet de droite : la voix des maîtres

    C’est là que l’expérience prend sa véritable dimension narrative. Dans le baquet de droite, aucun moniteur anonyme, mais un corps d’élite composé de pilotes professionnels au palmarès international. Ces hommes ne sont pas là pour brider votre enthousiasme, mais pour affûter votre regard et corriger vos approximations.

    C’est ainsi que l’on se retrouve à aborder la parabolique de Varano aux côtés de Luca Filippi, vice-champion du monde de GP2 Series en 2011 (juste derrière Romain Grosjean) et ancien pilote d’IndyCar. Sa voix – en français -, calme et monocorde dans l’intercom, contraste avec la violence des forces de décélération :

    Sous l’œil de ces experts, le pilotage se dépouille de ses artifices. On apprend à moduler son freinage dégressif, à analyser la télémétrie embarquée qui calcule en temps réel notre Driving Quality Coefficient, et à chercher cette fameuse fluidité qui, seule, permet de faire descendre les chronos en toute sécurité. En sortant de la Giulia Quadrifoglio, les mains nettes et l’esprit parfaitement clair, on comprend enfin le sens profond de cette académie : transformer la vitesse brute en un contrôle absolu. Une expérience de pure ingénierie humaine.

  • Simola Hillclimb 2026 : Alfa Romeo entre en piste avec le trèfle et l’électrique

    Simola Hillclimb 2026 : Alfa Romeo entre en piste avec le trèfle et l’électrique

    Le constructeur au Biscione s’apprête à faire vibrer les virages de Knysna. Stellantis Afrique du Sud a officiellement confirmé le retour d’Alfa Romeo à la Simola Hillclimb, qui se déroulera du 30 avril au 3 mai 2026. Pour cette édition, la marque engage trois modèles d’usine, illustrant parfaitement la transition entre son héritage sportif thermique et ses ambitions électriques.

    Le retour des reines Quadrifoglio

    Le moteur thermique reste à l’honneur avec les deux fers de lance de la performance italienne :

    • Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio : Engagée en catégorie A3, elle sera pilotée par Art Denisov, remarqué pour ses performances lors de la Speed Classic Cape Town 2025.
    • Alfa Romeo Stelvio Quadrifoglio : Grand favori de la catégorie B9, il sera conduit par Janus Janse van Rensburg. Ce dernier n’est autre que le vainqueur en titre et détenteur du record de sa classe en 2025.

    L’audace électrique : Le baptême du feu pour la Junior

    La grande nouveauté de cette année est l’engagement de l’Alfa Romeo Junior Elettrica Veloce dans la catégorie A8. Ce modèle, déjà finaliste pour l’élection de la voiture de l’année (COTY) 2026 en Afrique du Sud, sera entre les mains expertes de Trevor Tuck, un « Alfiste » de longue date habitué des courses historiques.

    Ce choix symbolise la volonté de la marque de prouver que l’ADN sportif d’Alfa Romeo se transmet intact à travers les nouvelles technologies de propulsion électrique.


    Une ferveur communautaire intacte

    Au-delà des voitures d’usine, la Simola Hillclimb 2026 sera le théâtre d’un véritable rassemblement de passionnés. De nombreux modèles privés, allant des classiques historiques aux versions modernes, sont attendus pour le Classic Car Friday et le programme King of the Hill.

    « Lorsque des voitures de course historiques s’alignent aux côtés de nos derniers modèles Quadrifoglio et de la Junior Elettrica Veloce, cela montre la continuité de l’esprit de performance d’Alfa Romeo à travers les générations. » — Janus Janse van Rensburg, responsable marketing et ventes pour Alfa Romeo Afrique du Sud.

  • Le retour des légendes : Alfa Romeo rouvre les commandes des Giulia et Stelvio Quadrifoglio en Europe

    Le retour des légendes : Alfa Romeo rouvre les commandes des Giulia et Stelvio Quadrifoglio en Europe

    C’est une nouvelle qui va ravir les puristes et les passionnés du Biscione. En ce début d’année 2026, Alfa Romeo confirme son dévouement envers ses clients les plus exigeants en annonçant la réouverture des commandes pour les mythiques Giulia et Stelvio Quadrifoglio en Europe dès le début du mois de mars.

    Cette décision s’inscrit dans une stratégie globale visant à prolonger la production des versions Quadrifoglio actuelles jusqu’en 2027. Ce prolongement répond directement à la ferveur des passionnés souhaitant maintenir un lien avec ces deux modèles iconiques avant la transition de la gamme.

    Une promesse tenue pour les passionnés d’émotions pures

    Lors du récent Salon de l’Automobile de Bruxelles 2026, Santo Ficili, PDG d’Alfa Romeo, a souligné l’importance de ce symbole centenaire.

    « Nous rouvrons les commandes pour tenir une promesse faite à nos clients les plus attentifs aux performances extrêmes et aux émotions pures inhérentes à l’ADN d’Alfa Romeo. Le Quadrifoglio est l’expression la plus authentique de notre sportivité, conçue pour les vrais fans de conduite. »

    L’excellence technique au service du conducteur

    Le Quadrifoglio, apparu pour la première fois en 1923 avec Ugo Sivocci à la Targa Florio, représente aujourd’hui le sommet technologique de la marque. La Giulia et le Stelvio ne font pas exception à cette règle de pureté technique.

    Motorisation et performances

    Sous le capot, on retrouve le moteur 2.9 V6 de 520 ch, véritable cœur rugissant de la tradition sportive d’Alfa Romeo. Ce bloc est associé à un différentiel à glissement limité mécanique, optimisant le transfert de couple pour une stabilité et une agilité accrues en virage.

    CaractéristiqueGiulia QuadrifoglioStelvio Quadrifoglio
    Moteur2.9 V6 de 520 ch2.9 V6 de 520 ch
    TransmissionPropulsion (RWD)Transmission intégrale Q4
    Matériaux légersCarbone et AluminiumCarbone et Aluminium
    ÉchappementAkrapovičAkrapovič

    Aérodynamisme et matériaux

    L’équilibre parfait entre légèreté et rigidité structurelle est au centre de la conception. L’utilisation massive de fibre de carbone pour l’arbre de transmission, le capot, le spoiler et les jupes latérales garantit un rapport poids-puissance exceptionnel. La Giulia bénéficie en plus d’un splitter avant actif en carbone pour stabiliser le flux d’air à haute vitesse.

    Un design inspiré par la compétition

    L’esthétique de ces modèles 2026 marie tradition et innovation. À l’extérieur, on retrouve les emblématiques jantes brunies à 5 trous (19″ pour la Giulia, 21″ pour le Stelvio) laissant apparaître des étriers de frein gris anodisé.

    L’habitacle renforce cette ambiance « Racing » avec des sièges sport Sparco en cuir et Alcantara, agrémentés de détails en fibre de carbone. Pour les livrées, les clients auront le choix entre des teintes iconiques telles que :

    • Rosso Etna
    • Verde Montreal
    • Blu Misano
    • Grigio Vesuvio
    • Nero Vulcano
    • Rosso Alfa