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  • Revue de presse : Le classement mythique des 50 meilleures voitures italiennes de tous les temps selon TopGear

    Revue de presse : Le classement mythique des 50 meilleures voitures italiennes de tous les temps selon TopGear

    Le magazine britannique Top Gear vient de publier son palmarès ultime des 50 plus grandes voitures italiennes de tous les temps. Des supercars d’exception aux citadines populaires en passant par les bolides de rallye et les berlines de sport, la rédaction anglaise rend un hommage vibrant au génie mécanique, au design et à la passion automobile de la Péninsule.

    Au milieu des monstres sacrés signés Ferrari, Lamborghini, Lancia ou Maserati, Alfa Romeo tire largement son épingle du jeu avec 6 modèles emblématiques représentés, dont un chef-d’œuvre hissé directement dans le Top 10 mondial.

    Les Alfa Romeo au sommet de l’histoire automobile

    Pour la rédaction de Top Gear, la marque au Biscione incarne l’âme même de l’automobile italienne. Six modèles retracent ainsi près d’un siècle d’excellence milanaise :

    • 10e : Alfa Romeo Giulia Quadrifoglio — Seule berline moderne présente dans le Top 10 absolu, la Giulia Quadrifoglio est saluée comme l’une des plus grandes réussites de l’ère moderne. Avec son châssis Giorgio de référence, son V6 de 510/520 ch et son comportement incisif, Top Gear rappelle qu’elle est arrivée sur le marché pour surclasser la concurrence et s’imposer comme un chef-d’œuvre intemporel.
    • 14e : Alfa Romeo 33 Stradale (1967) — Régulièrement qualifiée de « plus belle voiture de tous les temps », la 33 Stradale originale combine une ligne à couper le souffle signée Franco Scaglione à des innovations pionnières (première boîte 6 vitesses sur une voiture de route, suspension à doubles triangles) et un V2.0 de compétition envoûtant.
    • 31e : Alfa Romeo Giulia Sprint GTA — Version d’homologation carrossée en aluminium de la série 105, ce coupé de 745 kg et 113 ch incarne la philosophie ultime du « less is more » : une agilité pure et un coup de crayon magistral.
    • 37e : Alfa Romeo Spider Duetto — Devenue une icône mondiale du cabriolet, la création supervisée par Battista « Pinin » Farina séduit par ses proportions parfaites et la mélodie inoubliable de son moteur Bialbero.
    • 43e : Alfa Romeo 8C (années 1930) — Reine incontestée de l’avant-guerre, la lignée des 8C incarnait le sommet absolu du prestige et de la performance avec son légendaire 8-cylindres en ligne de compétition.
    • 46e : Alfa Romeo GTV6 — L’écrin par excellence du mythique V6 Busso, dont la sonorité et le caractère balayent toutes les considérations rationnelles.

    Le Top 10 et les grands vainqueurs

    Le sommet du classement couronne la mythique Ferrari F40 (1ère), première voiture de série à franchir la barre des 200 mph (321 km/h) et dernier modèle validé par Enzo Ferrari, suivie de près par la Lamborghini Miura (2e) et la Ferrari 458 Speciale (3e).

    Preuve que l’Italie excelle aussi dans la simplicité géniale, la Fiat 500 originale (4e) s’invite au pied du podium devant la Lamborghini Countach (5e).

    Le classement complet du Top 50 Top Gear

    RangMarque & ModèleAnnée / Époque
    1erFerrari F401987
    2eLamborghini Miura1966
    3eFerrari 458 Speciale2013
    4eFiat 500 (originale)1957
    5eLamborghini Countach1974
    6eFerrari LaFerrari2013
    7eFerrari Enzo2002
    8eFerrari F501995
    9ePagani Utopia2022
    10eAlfa Romeo Giulia Quadrifoglio2016-présent
    11eFerrari 365 GTB/4 Daytona1968
    12eFerrari F3551994
    13eLancia Delta Integrale1987
    14eAlfa Romeo 33 Stradale1967
    15eFerrari 250 GTO1962
    16ePagani Zonda1999
    17eFerrari 288 GTO1984
    18eFiat Panda (1ère génération)1980
    19eLancia Stratos1973
    20eFerrari F802024
    21eMaserati MC122004
    22eLamborghini Diablo1990
    23eLancia 0371982
    24eLamborghini Revuelto2023
    25eFerrari 812 Superfast2017
    26eFerrari Testarossa1984
    27eFerrari 250 GT SWB1959
    28eLamborghini Aventador2011
    29eLamborghini Murciélago2001
    30eMaserati A6GCS/531953
    31eAlfa Romeo Giulia Sprint GTA1965
    32eLamborghini Huracán2014
    33eMaserati Quattroporte V2003
    34eDe Tomaso Pantera1971
    35eLamborghini LM0021986
    36eFerrari 360 Challenge Stradale2003
    37eAlfa Romeo Spider Duetto1966
    38eFiat X1/91972
    39eLamborghini Gallardo2003
    40eFerrari 3081975
    41eMaserati MC202020
    42eLancia Fulvia HF1965
    43eAlfa Romeo 8C1931
    44eFerrari FF2011
    45eMaserati Bora1971
    46eAlfa Romeo GTV61980
    47eLancia Thema 8.321986
    48eFiat Panda (2e génération)2003
    49eAutobianchi A112 Abarth1971
    50eFiat Dino Coupé1967

  • Stellantis et Alfa Romeo Partenaires Automobiles Officiels des XXᵉˢ Jeux du Méditerranée Taranto 2026

    Stellantis et Alfa Romeo Partenaires Automobiles Officiels des XXᵉˢ Jeux du Méditerranée Taranto 2026

    Le groupe Stellantis officialise aujourd’hui son engagement majeur aux côtés des XXᵉˢ Jeux du Méditerranée Taranto 2026 en tant que Partenaire Automobile Officiel. À travers ses marques emblématiques Alfa Romeo, FIAT, Lancia et Jeep®, le groupe automobile apportera un soutien logistique clé à cette compétition internationale historique, organisée du 21 août au 3 septembre 2026 dans la région des Pouilles.

    Une flotte de plus de 300 véhicules mobilisée

    Pour accompagner la logistique de cet événement d’envergure internationale reliant les peuples du bassin méditerranéen depuis plus de 70 ans, Stellantis met à disposition une flotte dédiée de plus de 300 véhicules (voitures particulières et véhicules utilitaires).

    Ces modèles assureront les déplacements officiels des équipes d’organisation, des délégations d’athlètes, des médias et du staff technique à travers les différents sites sportifs de la ville de Tarente et de sa région. La présence d’Alfa Romeo au sein de ce dispositif permettra de faire rayonner le design, la technologie et le savoir-faire automobile italien auprès des milliers d’athlètes et de visiteurs attendus issus de trois continents.

    Valoriser le patrimoine italien et le sport international

    Cette alliance repose sur un ensemble de valeurs partagées entre le monde du sport et l’industrie automobile : la passion, la détermination, l’innovation, l’inclusion et l’esprit d’équipe. Pour Stellantis et ses marques, cet événement représente une vitrine internationale idéale pour promouvoir une mobilité durable, efficiente et tournée vers l’avenir.

    « Avec les XXᵉˢ Jeux du Méditerranée Taranto 2026, Stellantis renouvelle son engagement aux côtés d’événements capables d’unir des personnes, des cultures et des générations différentes, en partageant une vision fondée sur la mobilité comme facteur de progrès, d’inclusion et de croissance pour tous. »

    — Antonella Bruno, Managing Director de Stellantis Italia

    Ce partenariat s’inscrit dans la lignée des grands engagements sociétaux et sportifs soutenu par le groupe en Italie, à l’image du partenariat automobile mondial pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver de Milano Cortina 2026.

  • 1986-2026 : 40 ans après le rachat par Fiat, l’histoire d’un sauvetage et du renouveau légendaire d’Alfa Romeo

    1986-2026 : 40 ans après le rachat par Fiat, l’histoire d’un sauvetage et du renouveau légendaire d’Alfa Romeo

    En cet été 2026, la planète automobile célèbre un anniversaire hautement symbolique : les 40 ans du passage d’Alfa Romeo sous le giron du groupe Fiat. Si cet événement de 1986 suscite parfois la nostalgie d’une époque révolue, le recul historique offre une tout autre lecture. L’intégration du Biscione au sein du géant industriel italien n’a pas seulement sauvé la marque milanaise d’une situation financière périlleuse : elle a ancré définitivement Alfa Romeo sur son sol natal et jeté les bases d’une formidable saga de succès commerciaux et sportifs.

    Un choix patriotique et stratégique : Préserver l’âme italienne

    Au milieu des années 1980, sous la tutelle publique de l’IRI, Alfa Romeo traversait une passe économique complexe. Face à la nécessité de trouver un partenaire solide, le groupe américain Ford s’était positionné en force. C’est la vision stratégique de Romano Prodi et des instances industrielles italiennes qui a prévalu : faire le choix d’une solution 100 % nationale en confiant le destin d’Arese au groupe Fiat et à la famille Agnelli.

    Ce choix s’est avéré salutaire. Plutôt que de risquer de diluer son identité au sein d’un conglomérat américain, Alfa Romeo est restée ancrée au cœur de l’Italie. Le savoir-faire des ingénieurs transalpins, le maintien de la production nationale et le lien ombilical avec le Centro Stile de Turin ont ainsi été préservés pour les générations futures.

    L’ère des chefs-d’œuvre : Une moisson de succès et de victoires

    Loin des craintes d’une uniformisation, les synergies industrielles et la puissance financière apportées par le groupe turinois ont permis à Alfa Romeo d’engendrer une série de modèles cultes qui ont marqué l’histoire moderne de l’automobile :

    • Alfa Romeo 164 (1987) : Sublimée par la griffe de Pininfarina, cette berline haut de gamme a prouvé qu’Alfa Romeo pouvait rivaliser au plus haut sommet du segment premium avec une élégance et une prestance incomparables.
    • Alfa Romeo 155 (1992) : Portée par une ingénierie de compétition redoutable, elle a inscrit la marque au panthéon du sport automobile en écrasant le prestigieux championnat allemand DTM en 1993 grâce au talent de Nicola Larini.
    • Alfa Romeo 156 (1997) : Couronnée du titre de Voiture Européenne de l’Année 1998, cette berline au style magistral signé Walter de Silva a rencontré un triomphe commercial mondial, réinventant avec brio la berline sportive.
    • Alfa Romeo 147 (2000) : Sacrée elle aussi Voiture Européenne de l’Année 2001, elle a imposé l’agilité et l’élégance milanaise sur le marché des compactes sportives.
    • Alfa Romeo 8C Competizione (2006) : Véritable chef-d’œuvre de design et de sonorité V8, elle a réaffirmé la capacité d’Alfa Romeo à concevoir des supercars d’exception convoitées par les plus grands collectionneurs.

    Des fondations solides pour une renaissance mondiale

    La rationalisation des plateformes initiée à la fin du XXe siècle était le passage obligé pour assurer la pérennité financière de la marque. C’est précisément cette assise industrielle qui a permis à Alfa Romeo de concevoir plus tard la fantastique plateforme Giorgio, offrant aux passionnés le grand retour de la traction arrière sur les plébiscités Giulia et Stelvio.

    Aujourd’hui, au sein du groupe mondial Stellantis, Alfa Romeo récolte les fruits de cet héritage. Portée par l’immense succès commercial des nouveaux Tonale et Junior, ainsi que par le prestige de créations artisanales ultra-exclusives comme la nouvelle 33 Stradale au sein de sa division BOTTEGAFUORISERIE, la marque brille aujourd’hui dans plus de 70 pays. Quarante ans plus tard, l’histoire donne raison à la décision de 1986 : Alfa Romeo est plus forte, plus passionnante et plus vivante que jamais.

  • Quand Alfa Romeo construisait la Renault Dauphine : L’alliance secrète qui a fait trembler Fiat

    Quand Alfa Romeo construisait la Renault Dauphine : L’alliance secrète qui a fait trembler Fiat

    Voir un trèfle à quatre feuilles ou le Biscione côtoyer les lignes rondouillardes d’une populaire française a de quoi faire sursauter n’importe quel alfiste pur jus. Et pourtant, il ne s’agit ni d’un montage moderne, ni d’une arnaque grossière : entre 1959 et 1964, l’usine historique d’Alfa Romeo au Portello, à Milan, a bel et bien produit près de 74 000 exemplaires de la Renault Dauphine !

    Retour sur l’histoire méconnue d’un accord stratégique entre Billancourt et Milan qui a failli bousculer l’échiquier automobile italien… au point de pousser Fiat à une riposte diabolique.

    1958 : L’accord gagnant-gagnant entre Milan et Billancourt

    À la fin des années 1950, Alfa Romeo brille en compétition et sur le marché des berlines sportives avec la somptueuse Giulietta. Cependant, le constructeur milanais manque d’un modèle économique à grand volume pour occuper ses chaînes de montage et démocratiser son réseau. De son côté, la Régie Renault cherche un moyen de contourner les lourdes taxes douanières italiennes pour écouler sa petite berline phare, la Dauphine.

    En 1958, les deux marques signent un accord pragmatique :

    • En France : Renault accepte de distribuer la Giulietta berlina dans son propre réseau national (quelques centaines d’exemplaires par an).
    • En Italie : Alfa Romeo ne se contente pas d’importer la Dauphine : elle l’assemble directement sur ses chaînes du Portello à Milan !

    Un succès commercial immédiat au prix fort pour la concurrence

    Estampillée d’un badge spécifique et assemblée avec le soin milanais, l’Alfa Romeo Dauphine débarque sur le marché transalpin en 1959. Bien qu’elle ne possède aucun des gènes mécaniques ou du caractère sportif de la marque, le public italien succombe au charme de cette 4 portes pratique et économique.

    Le secret de ce succès réside dans son prix : produite localement, elle est affichée à 890 000 lires, soit 60 000 lires de moins que lorsqu’elle était importée directement de France. Pour les familles italiennes, l’alternative à la monoculture Fiat devient soudain extrêmement séduisante.

    La riposte de Fiat : Une taxe sur-mesure pour tuer la rivale

    Du côté de Turin, le géant Fiat voit d’un très mauvais œil cette intrusion française orchestrée par le voisin milanais. La Dauphine grignote dangereusement les parts de marché des petites autos économiques turinoises (comme la Fiat 600 et la 1100).

    Ne pouvant contrer le phénomène sur le seul terrain commercial, Fiat orchestre une riposte politique redoutable. En 1962, à force de lobbying auprès des autorités italiennes, une nouvelle taxe automobile est instaurée. Sa particularité ? Elle est calculée en fonction de la longueur de la carrosserie.

    Plus longue de quelques centimètres que ses rivales directes signées Fiat, l’Alfa Romeo Dauphine se retrouve lourdement pénalisée fiscalement du jour au lendemain.

    La fin de l’aventure et l’épisode des Ondine de retour en France

    Le coup de grâce est porté. Sous le poids de cette fiscalité discriminatoire, les ventes de la Dauphine italienne s’effondrent brutalement. La production s’essouffle puis s’arrête définitivement en 1964.

    L’histoire s’achève même sur une note insolite : plus de 2 000 exemplaires d’Ondine (la version plus luxueuse de la Dauphine), assemblés à Milan mais devenus invendables de l’autre côté des Alpes, devront être réexpédiés en catastrophe vers la France pour trouver preneur.

    Aujourd’hui, les rares Alfa Romeo Dauphine et Ondine survivantes représentent des pièces de collection absolument uniques, témoins d’une époque où le Biscione savait se montrer particulièrement pragmatique pour défier l’ogre turinois.

  • Alfa Romeo face au tournant Stellantis : Vers une stratégie de « sélectivité » accrue

    Alfa Romeo face au tournant Stellantis : Vers une stratégie de « sélectivité » accrue

    Le 21 mai 2026 à Détroit, Antonio Filosa présentera le nouveau plan industriel de Stellantis, un rendez-vous qui s’annonce décisif pour l’avenir d’Alfa Romeo au sein du groupe. Selon les informations rapportées, le groupe s’apprête à modifier la répartition de ses ressources entre ses 14 marques, privilégiant désormais une sélection plus nette des enseignes jugées prioritaires.

    Le pragmatisme avant tout : Les marques « piliers » favorisées

    Dans ce nouveau scénario, la majeure partie des investissements de Stellantis devrait se concentrer sur les marques générant les plus gros volumes et la plus forte rentabilité : Jeep, Ram, Peugeot et Fiat. Ces marques sont considérées comme les moteurs de la transition industrielle du groupe, capables de financer le développement des nouvelles technologies.

    Pour Alfa Romeo, cela ne signifie pas une fermeture ou une cession, mais une gestion beaucoup plus ciblée :

    • Focus géographique : Le Biscione abandonnerait la course à la présence globale pour se concentrer uniquement sur les marchés où il bénéficie d’une forte reconnaissance et d’un potentiel de marge élevé.
    • Objectif rentabilité : La marque doit désormais transformer son immense patrimoine historique en résultats économiques concrets.
    • Soutenabilité : L’ambition est de ramener Alfa Romeo à une dimension plus claire et cohérente avec son identité réelle.

    Synergies techniques : Entre économies et identité

    Pour réduire les coûts de recherche et développement, Alfa Romeo s’appuiera davantage sur les plateformes et technologies communes développées pour les marques principales du groupe. Toutefois, le défi sera de préserver l’âme de la marque. Pour éviter de devenir une simple « variante stylistique » de modèles existants, Alfa Romeo devra impérativement se différencier par :

    1. Un design exclusif et iconique.
    2. Des réglages dynamiques spécifiques.
    3. Une qualité perçue supérieure.

    « Le public du Biscione est particulièrement sensible à l’autenticité du produit et accepterait difficilement des modèles dépourvus d’une vraie empreinte sportive. »

    L’épreuve de maturité

    Le plan Filosa place Alfa Romeo devant un véritable test de maturité. Le futur de la marque ne dépendra plus seulement de son charme historique, mais de sa capacité à générer de la valeur au sein du portefeuille Stellantis grâce à une gamme plus efficiente et des investissements mieux ciblés.

  • Alfa Romeo selon Gilles Vidal : « Une bête vivante » qui ne doit pas devenir un robot

    Alfa Romeo selon Gilles Vidal : « Une bête vivante » qui ne doit pas devenir un robot

    Depuis sa prise de fonction, Gilles Vidal, le nouveau responsable du design des marques européennes de Stellantis, a réalisé un tour d’Europe où il a pu livrer ses premières impressions sur l’avenir stylistique des marques italiennes du groupe. Interrogé sur la direction qu’il compte donner au Biscione, le designer français a insisté sur la nécessité vitale de préserver l’âme d’Alfa Romeo face aux défis de la modernisation.

    Une « bête vivante » avec du sang dans les veines

    Pour Gilles Vidal, la vision pour Alfa Romeo est claire : la marque doit rester une « bête vivante » dans un sens moderne. Il affirme que les futures Alfa Romeo doivent avoir « le sang qui coule dans ses veines » et posséder une âme. Si le design peut et doit être futuriste et créatif, Vidal met en garde contre un écueil majeur : la voiture ne doit pas ressembler à un robot.

    Le défi principal pour l’équipe de design sera de maintenir les sensations de sportivité et d’agilité, ainsi que le charisme typique de la marque, tout en l’inscrivant dans la modernité. L’ambition affichée est haute : concevoir des véhicules aujourd’hui qui seront considérés comme des objets de collection dans 60 ans. Alfa Romeo doit trouver sa propre voie vers la modernité sans succomber aux tendances génériques.

    Comment Alfa se distingue de Maserati et Fiat

    Gilles Vidal a également précisé le positionnement d’Alfa Romeo par rapport aux autres joyaux italiens du groupe :

    • Maserati doit conserver le « facteur X » et une présence impressionnante tout en restant élégante, sans jamais tomber dans l’exagération ou le « trop bruyant ».
    • Fiat, avec l’exemple de la Grande Panda, doit viser des prix raisonnables tout en offrant le maximum possible, une philosophie jugée « parfaite » pour l’avenir de la marque.
    • Lancia est saluée pour son approche audacieuse et progressiste, illustrée par le concept Pu+Ra et l’Ypsilon.

    Pas de rétrofuturisme gratuit

    Interrogé sur la tendance « rétrofuturiste » (comme la Renault 5 qu’il a dessinée), Vidal estime que cela peut fonctionner pour toutes les marques, à condition d’avoir le bon produit iconique et une pertinence qui va au-delà de la simple esthétique. Il cite l’exemple de la Lancia Fulvia, dont la légèreté et l’agilité seraient pertinentes aujourd’hui, mais insiste sur le fait que l’intelligence artificielle et les outils modernes ne remplaceront jamais l’intelligence créative humaine pour faire ces choix.

    Rendez-vous en 2027

    Les passionnés devront toutefois faire preuve d’un peu de patience. Gilles Vidal indique que les modèles de 2026 sont déjà définis. Les premières voitures de série portant véritablement sa signature devraient arriver vers 2027, bien qu’un concept-car puisse être dévoilé plus tôt pour montrer la direction prise.

    Conscient de la responsabilité qui pèse sur ses épaules, Gilles Vidal aborde sa mission avec humilité et humour : « On ne peut pas se tromper, on ne peut pas les endommager, sinon on finit en prison ».