Étiquette : Arese

  • Salvatore Luongo (Commandant des Carabinieri) : « Nos Alfa Romeo sont comme les destriers des chevaliers »

    Salvatore Luongo (Commandant des Carabinieri) : « Nos Alfa Romeo sont comme les destriers des chevaliers »

    Dans la foulée de la présentation du livre événement retraçant 75 ans de collaboration entre le Biscione et l’Arme des Carabinieri au Musée d’Arese, le général de corps d’armée Salvatore Luongo, commandant général de l’institution, s’est confié au journaliste Domenico Ferrara.

    Dans cet entretien exclusif, il revient sur le poids symbolique du constructeur milanais dans l’inconscient collectif italien, évoque ses souvenirs de jeunesse et esquisse l’avenir de la célèbre Gazzella.


    L’Alfa Romeo Giulia : L’origine du mythe

    Invité à choisir un seul modèle pour résumer plus de sept décennies de patrouilles, le général Luongo n’a pas hésité une seconde : la Giulia.

    « Introduite dans les années 60, elle a marqué un tournant décisif dans nos méthodes opérationnelles, améliorant la vitesse d’intervention et l’efficacité des patrouilles. C’est précisément avec la Giulia qu’est né le surnom de « Gazzelle », pour souligner son agilité et sa réactivité. Ce modèle a grandement contribué à façonner notre image moderne sur le territoire. »

    Pour le commandant, voir passer une Gazzella durant son enfance était bien plus qu’un spectacle visuel. Posséder une miniature de Giulia ou d’Alfetta était un jeu chargé de symboles, évoquant le courage et le sentiment d’un État protecteur et proche des citoyens.


    Le cahier des charges d’une voiture en uniforme

    Pour le général Luongo, une Alfa Romeo de la Polizia ou des Carabinieri doit répondre à des critères stricts qui dictent son efficacité sur le terrain :

    • Fiabilité et Sécurité : Indispensables pour protéger les forces de l’ordre et assurer la continuité du service.
    • Performances : Cruciales pour garantir des interventions rapides et efficaces.
    • Technologie embarquée : Les véhicules actuels sont devenus de véritables centres opérationnels mobiles, combinant des systèmes de géolocalisation, de communication cryptée et d’aide à la décision.
    • Robustesse : Une polyvalence absolue pour passer instantanément d’un environnement urbain dense à des scénarios extra-urbains complexes.

    L’avenir : Électrification et connectivité

    Face aux défis environnementaux et technologiques actuels en cette année 2026, l’Arme des Carabinieri prépare sa transition. Le général imagine les futures montures de ses hommes « toujours plus durables et connectées ».

    Si l’électrification apportera des bénéfices écologiques évidents en ville, et que l’intelligence embarquée maximisera l’efficacité des interventions, le cœur de la mission restera inchangé : garantir la sécurité et la proximité avec la population.


    Une vision chevaleresque : L’anecdote du Radiomobile de Rome

    Pour conclure, le général Luongo a partagé un souvenir marquant de l’époque où il commandait les sections du Radiomobile de Rome, illustrant le lien presque charnel qui unit les militaires à leurs Alfa Romeo :

    « Je n’oublierai jamais le soin minutieux, presque maniaque, de l’un de mes brigadiers chargé de l’entretien. Chaque matin, il vérifiait méticuleusement les voitures et les laissait toutes alignées avec le capot ouvert.

    Je lui ai demandé pourquoi. Il m’a répondu : « Pour deux raisons, mon capitaine. D’abord pour que vous veniez les contrôler vous-même. Ensuite, parce que cela oblige les chauffeurs à faire une vérification supplémentaire avant de partir. » > C’était une vision impressionnante, presque chevaleresque. Celle de cavaliers qui bichonnent, inspectent et encouragent leur destriero (leur destrier) avant de partir en mission. Cela montre à quel point les Carabinieri s’identifient à leurs Alfa. »


    Pensez-vous que l’image de « destrier moderne » évoquée par le général Luongo soit la plus belle définition jamais donnée de la relation entre un conducteur et son Alfa Romeo ?

  • Alfa Romeo Classiche : Le Musée d’Arese devient le nouveau temple des collectionneurs

    Alfa Romeo Classiche : Le Musée d’Arese devient le nouveau temple des collectionneurs

    Le Museo Alfa Romeo d’Arese, qui célèbre en cette année 2026 le 50e anniversaire de son inauguration, s’impose plus que jamais comme le cœur battant de l’histoire du Biscione. Le programme Alfa Romeo Classiche vient en effet d’y introduire deux nouveaux services exclusifs, transformant de simples prestations techniques en véritables expériences émotionnelles pour les propriétaires de modèles historiques.

    Jusqu’à présent centralisées à Turin, ces activités s’ouvrent désormais aux portes du mythique musée milanais.


    Récupérer son Alfa Romeo restaurée à Arese : Deux formules au choix

    Si les travaux mécaniques et de carrosserie restent l’apanage des célèbres Officine Classiche de Turin (un atelier de 6 000 m² actif depuis 2015 à Mirafiori), les collectionneurs peuvent désormais choisir de se faire remettre les clés de leur joyau directement à Arese.

    Pour l’occasion, Alfa Romeo a mis en place deux forfaits distincts :

    1. Le Forfait « Basic » : Il comprend le transport sécurisé du véhicule depuis Turin, une cérémonie de remise officielle dans un espace dédié du musée et une session de roulage sur la piste d’essai privée d’Arese.
    2. Le Forfait « Premium » : Cette formule enrichit l’expérience avec la production d’un contenu vidéo souvenir de la journée, une rencontre privilégiée avec les techniciens et artisans ayant réalisé la restauration, ainsi qu’une visite guidée personnalisée du musée.

    Pour illustrer ce nouveau service, le constructeur a publié une vidéo officielle mettant en scène une magnifique Alfa Romeo 1900 de collection, restaurée à Turin puis livrée en grande pompe à Arese.


    La Certification d’Authenticité s’installe au Musée

    L’autre grande nouveauté concerne la prestigieuse Certification d’Authenticité. Ce processus rigoureux, qui analyse chaque composant mécanique et esthétique pour attester de l’originalité d’un modèle en le confrontant aux archives secrètes de l’entreprise, s’invite à Arese.

    En plus des inspections à Turin ou à domicile, les experts d’Alfa Romeo Classiche organiseront désormais des sessions d’examen approfondies directement au musée. Ces rendez-vous techniques pourront coïncider avec des rassemblements de clubs ou des événements majeurs, favorisant ainsi le partage et la convivialité entre passionnés.


    Le Musée d’Arese au cœur du projet BOTTEGAFUORISERIE

    Cette montée en gamme des services historiques coïncide avec l’intégration du Museo Alfa Romeo dans l’axe « History » du tout nouveau projet BOTTEGAFUORISERIE. Ce concept créatif inédit unit l’excellence d’Alfa Romeo et de Maserati pour valoriser leur patrimoine industriel commun tout en l’ancrant dans une vision d’avenir.

    À travers ses trois axes célèbres — Timeline (la chronologie), Beauty (le design) et Speed (la compétition) —, le musée d’Arese n’est plus seulement un lieu de mémoire, mais un pôle d’expériences dynamiques où les passionnés écrivent l’avenir de leur collection.


    Seriez-vous plutôt tenté par le forfait Premium pour rencontrer les artisans de votre ancienne, ou préférez-vous l’intimité de l’atelier historique de Mirafiori à Turin ?

  • Alfa Romeo 33 Stradale : Deux livraisons historiques entre l’Europe et les États-Unis

    Alfa Romeo 33 Stradale : Deux livraisons historiques entre l’Europe et les États-Unis

    Certaines marques fabriquent des voitures, Alfa Romeo forge des légendes. La nouvelle 33 Stradale, le joyau artisanal limité à seulement 33 exemplaires mondiaux et assemblé en collaboration avec la Carrozzeria Touring Superleggera, vient de franchir une étape majeure. Deux livraisons presque simultanées ont eu lieu : la toute première sur le sol américain, au Texas, et une autre, hautement symbolique, au cœur même du Musée historique d’Arese.


    La première américaine débarque à Austin, au Texas

    C’est à Austin que la première 33 Stradale américaine a été officiellement remise à son propriétaire, Glynn Bloomquist, un entrepreneur et grand passionné de sport automobile. Lié à la marque depuis des années (il possède notamment une Giulietta Spider Veloce de 1958 ayant appartenu au champion d’Indy 500 Bobby Rahal), il a configuré son modèle dans la célèbre Sala del Consiglio d’Arese, là où le design de la 33 Stradale originale fut approuvé en 1967.

    La configuration de cet exemplaire est un chef-d’œuvre de personnalisation mécanique et historique :

    • Teinte extérieure : Une robe Rosso Villa d’Este rehaussée d’une bande blanche horizontale sur le nez, clin d’œil chromatique aux Tipo 33 de course des années 1960.
    • Jantes : Modèle « Progressive » de 20 pouces en finition noire et diamantée, accompagnées d’inserts en fibre de carbone.
    • Le numéro 14 : Arboré fièrement sur les portières et brodé sur les appuie-têtes, ce numéro rend un double hommage à Enzo Ferrari (qui l’utilisait sur ses Alfa Romeo de course dans les années 1920) et à A.J. Foyt, quadruple vainqueur des Indy 500.
    • Habitacle : Un cuir exclusif inspiré de l’ameublement haut de gamme, traité pour offrir un aspect volontairement patiné et « vécu ».

    Le propriétaire l’a déjà promis : cette œuvre d’art ne restera pas enfermée dans un garage et fera résonner son bloc sur les routes et circuits du centre du Texas.


    Une livraison d’art exclusive au Musée d’Arese

    Parallèlement, et pour la toute première fois de son histoire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a servi de cadre à la livraison d’une 33 Stradale à son acheteur. Ce modèle unique met en lumière le savoir-faire extrême du programme de personnalisation BOTTEGAFUORISERIE.

    La grande particularité de cet exemplaire réside dans sa peinture, issue d’un processus artisanal complexe en quatre couches :

    Étape du processusType de traitementEffet visuel
    Étape 1 : BaseTeinte pastel Rosso ItaliaPlus vive que le rouge Alfa classique, évoquant les Giulietta Spider des sixties.
    Étape 2 : Couche 2Premier vernis transparent de profondeurFixe la base et prépare les reflets.
    Étape 3 : Couche 3Couche nacrée de mica aux tons dorésInspirée de l’orange de la célèbre Alfa Romeo Montreal.
    Étape 4 : FinitionVernis transparent finalProtège et sublime l’ensemble.

    Le résultat est saisissant : plutôt sobre et ténébreuse à l’intérieur, la carrosserie devient totalement iridescente et vivante sous la lumière directe du soleil, les reflets dorés épousant et amplifiant chaque ligne du coupé.

    Pour les passionnés de passage en Italie, ce modèle d’exception restera exposé au public du Musée d’Arese jusqu’au 2 juin 2026.


  • Carabinieri et Alfa Romeo : 75 ans d’histoire italienne réunis dans un ouvrage d’exception

    Carabinieri et Alfa Romeo : 75 ans d’histoire italienne réunis dans un ouvrage d’exception

    Le Musée Alfa Romeo d’Arese a accueilli aujourd’hui un événement mémorable : le lancement du livre Carabinieri and Alfa Romeo – for Italy. Cet ouvrage retrace soixante-quinze ans d’une collaboration institutionnelle et passionnée entre la marque au Biscione et l’Arme des Carabinieri, deux piliers de l’identité nationale italienne.

    L’événement s’est déroulé en présence du général Salvatore Luongo, commandant général des Carabinieri, de Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo, et de Lorenzo Ardizio, conservateur du Musée et co-auteur de l’œuvre.


    Un logo commémoratif pour un jubilé de platine

    À l’occasion de ce 75e anniversaire, un logo spécial a été dévoilé. Véritable synthèse symbolique, il intègre le chiffre 75 aux emblèmes iconiques des deux institutions : le Biscione d’Alfa Romeo et la Flamme des Carabinieri. Ce visuel accompagnera toutes les initiatives liées aux célébrations, illustrant des valeurs partagées telles que le courage, la discipline et le dévouement au bien commun.


    Cinq chapitres, une seule nation

    Publié par Giunti et Giorgio Nada Editore, le livre est structuré en cinq chapitres qui font correspondre l’évolution des modèles automobiles aux grandes étapes de l’histoire de la République italienne :

    • Chapitre 1 : Reconstruction et après-guerre – Inauguré par la 1900 M « Matta » de 1951, le premier tout-terrain Alfa Romeo à revêtir la livrée des Carabinieri.
    • Chapitre 2 : Le miracle économique – Porté par la Giulia Super de 1968, symbole d’élégance et de rapidité, qui a donné naissance au surnom mythique de « Gazzella ».
    • Chapitre 3 : Les Années de Plomb – Illustré par l’Alfetta 2.0 « Protetta » de 1979, une berline blindée utilisée pour les services d’escorte durant une période de conflits internes intenses.
    • Chapitre 4 : La lutte contre le crime organisé – Avec les Alfa 90 (1987) et Alfa 75 (1992), marquant une présence forte de l’État sur le territoire.
    • Chapitre 5 : Un horizon mondial – Couvrant les dernières décennies avec les 156, 159, Giulietta, Giulia, jusqu’aux récents Tonale (2023) et Stelvio (2025).

    Le témoignage des dirigeants

    « Alfa Romeo fait partie de l’inconscient collectif italien, tout comme les Carabinieri. Ce livre rend hommage à une alliance de longue date faite de confiance et de respect mutuel. » — Santo Ficili, CEO d’Alfa Romeo.

    Le général Salvatore Luongo a souligné que cette relation dépasse largement le cadre commercial : « Pour les citoyens, voir une « gazzelle » approcher signifie savoir qu’ils ne sont pas seuls. Ces véhicules incarnent visuellement la proximité de l’État avec la communauté ».


    L’exposition « Alfa Romeo en uniforme »

    Pour les passionnés de passage en Italie, le Musée d’Arese propose une section permanente intitulée « Alfa Romeo in Uniform ». Inaugurée en 2020, elle expose de nombreux modèles historiques mentionnés dans l’ouvrage, de la robuste « Matta » à la très haute performance Giulia Quadrifoglio actuellement utilisée pour les services spéciaux.

  • L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    L’Alfa Romeo Spider « Duetto » fête ses 60 ans : Un demi-siècle de passion à ciel ouvert

    Il y a soixante ans, au Salon de Genève 1966, Alfa Romeo présentait celle qui allait devenir l’icône absolue de la « dolce vita » mécanique : la 1600 Spider. Plus connue sous son surnom immortel de « Duetto », elle fête en 2026 ses six décennies d’existence. Avec 28 ans de carrière ininterrompue et plus de 124 000 exemplaires produits, elle demeure le modèle le plus longuement fabriqué et le plus diffusé de l’histoire du Biscione.

    Pour célébrer cet anniversaire, le Musée Alfa Romeo d’Arese a lancé les festivités le dimanche 19 avril dernier avec une parade spectaculaire et une exposition inédite.


    Arese devient le temple du Spider jusqu’en décembre 2026

    Le Musée d’Arese a inauguré l’exposition temporaire « Spider est Alfa Romeo ». Ce projet unique, intégré au nouveau pôle d’excellence BOTTEGAFUORISERIE, permet aux Alfisti d’exposer leurs propres véhicules aux côtés de la collection officielle.

    L’exposition évoluera au fil de l’année 2026 en quatre phases thématiques :

    • Avril – Juin : Focus sur la 1ère série dite « os de seiche ».
    • Juillet – Août : Honneur à la « coda tronca » (2ème série).
    • Septembre – Octobre : Place à la version « aérodynamique » (3ème série).
    • Novembre – Décembre : Clôture avec la 4ème série (le restylage de 1990).

    La genèse d’un chef-d’œuvre signé Pininfarina

    Succéder à la Giulietta Spider n’était pas une mince affaire. Alfa Romeo a confié cette mission au crayon magistral de Pininfarina. Basée sur la mécanique de la Giulia Sprint GT (avec un empattement réduit à 2 250 mm), la Spider héritait de solutions de pointe : propulsion, boîte cinq rapports et quatre freins à disque.

    Avec seulement 990 kg sur la balance, elle affichait une vitesse de pointe de 185 km/h, propulsée par le mythique quatre cylindres double arbre décliné en 1300, 1600, 1750 et 2000.

    Pourquoi « Duetto » ?

    Bien que ce nom ne soit jamais devenu officiel en raison de problèmes de droits de marque, il a été choisi par le public lors d’un concours au lancement. Le surnom est resté gravé dans la mémoire collective, porté par un lancement hollywoodien : une croisière sur le paquebot Raffaello entre Gênes et New York en 1966, avec des essais en mer pour les VIP. Sa carrière cinématographique, notamment dans Le Lauréat, a achevé de la transformer en star mondiale.


    Quatre séries, une seule âme

    SériePériodeSurnom / Particularité
    1ère1966–1969« Os de seiche » : Formes arrondies, la plus recherchée.
    2ème1969–1982« Coda tronca » : Arrière coupé, la plus vendue (près de 50 000 unités).
    3ème1983–1989« Aérodynamique » : Influence de la soufflerie, pare-chocs intégrés.
    4ème1989–1994« Série IV » : Retour aux lignes fluides et épurées.

    Alfa Romeo Classiche : Faire revivre la légende

    Aujourd’hui, la Duetto est la reine des Officine Classiche de Turin. Pour les propriétaires souhaitant préserver ce patrimoine, Alfa Romeo propose trois services d’excellence :

    1. Certificat d’Origine : Vérification de la configuration d’usine via le numéro de châssis.
    2. Certification d’Authenticité : Inspection technique rigoureuse pour garantir l’originalité des composants.
    3. Restauration : Entretien ou remise à neuf complète selon les spécifications d’origine par les mains qui ont conçu ces voitures.

    Le Spider Duetto n’est pas seulement un souvenir ; c’est une source d’inspiration active pour les futurs modèles du Biscione.

  • 2026 : année du 50e anniversaire du musée Alfa Romeo

    2026 : année du 50e anniversaire du musée Alfa Romeo

    L’année 2026 s’annonce comme un millésime historique pour tous les passionnés du Biscione. Le Musée Alfa Romeo d’Arese s’apprête à souffler ses 50 bougies, célébrant un demi-siècle de préservation et de rayonnement d’un patrimoine unique au monde.

    Inscrit dans le projet BOTTEGAFUORISERIE, le musée ne se contente pas d’exposer des voitures : il fait battre le cœur de l’histoire. Voici les rendez-vous incontournables de ce calendrier anniversaire.


    Le 21 juin : L’apothéose de l’« Alfa Romeo Day »

    C’est la date cochée en rouge dans tous les agendas. Ce week-end, traditionnellement proche de l’anniversaire de la marque (24 juin), fusionnera avec les 50 ans du Musée.

    • Double célébration : Hommage à la marque et à sa « maison » d’Arese ouverte en 1976.
    • Au programme : Conférence sur les défis du Musée, parade de clubs internationaux et animations surprises.

    Les grands hommages de l’année 2026

    100 ans de collaboration avec Touring (29 mars)

    La saison débute par un hommage à la Carrozzeria Touring, partenaire historique depuis un siècle.

    • Une conférence retracera cette épopée, des berlinettes Superleggera à l’assemblage actuel de la nouvelle 33 Stradale.
    • Un défilé de modèles emblématiques est prévu sur la piste du musée.

    60 ans du mythe « Duetto » (D’avril à décembre)

    Le 1600 Spider Duetto, icône absolue de la conduite à ciel ouvert, fête ses 60 ans. Le musée lui consacre une exposition évolutive en quatre actes :

    • Avril – Juin : Les premiers modèles dits « os de seiche ».
    • Juillet – Août : L’époque de la « coda tronca ».
    • Septembre – Octobre : La période « aérodynamique ».
    • Novembre – Décembre : La quatrième et dernière série.

    Exposition « Cuore Sportivo » (À partir du 10 mai)

    Cette exposition plongera dans l’ADN compétitif de la marque, explorant non seulement l’automobile, mais aussi les productions aéronautiques, marines et industrielles d’Alfa Romeo.


    Une immersion dans les archives secrètes

    L’une des opportunités les plus rares de l’année sera l’Open Day du Centre de Documentation.

    • Ce sanctuaire abrite 6 000 mètres linéaires de documents techniques et historiques.
    • Il traite chaque année plus de 10 000 demandes de passionnés et d’historiens du monde entier.

    Infos Pratiques :

    • Lieu : Arese (Milan), ouvert tous les jours (10h-18h) sauf le mardi.
    • Accès : Le billet inclut l’exposition permanente (70 voitures) et la zone « COLLEZIONE » (réserves, moteurs, trophées).
    • Parcours : Trois sections thématiques : Timeline (histoire), Beauty (design) et Speed (course).
  • Portrait : Giuseppe Busso, le Maestro qui a donné sa voix à Alfa Romeo

    Portrait : Giuseppe Busso, le Maestro qui a donné sa voix à Alfa Romeo

    Si vous demandez à un Alfiste pourquoi il a acheté sa voiture, il vous parlera de la ligne. Mais si vous lui demandez pourquoi il l’aime, il vous parlera du son. Ce timbre rauque, métallique, qui monte dans les tours comme un ténor à la Scala. Ce frisson auditif a un créateur, un véritable luthier de la mécanique : Giuseppe Busso (1913-2006).

    Designer, ingénieur, artiste : il est l’homme qui a prouvé qu’un moteur pouvait avoir une âme.

    L’ombre des géants

    Comme beaucoup de grands de cette époque, Busso a fait ses armes à l’école de la rigueur. Passé par Fiat, il rejoint Alfa Romeo en 1937 sous les ordres de Vittorio Jano. Il fera une infidélité à la marque après la guerre pour travailler chez Ferrari (sur la 125 S), mais l’appel du Portello sera plus fort.

    En 1948, il revient chez Alfa pour devenir le bras droit d’Orazio Satta Puliga. Ensemble, ils forment un duo redoutable. Si Satta Puliga a la vision industrielle globale, Busso est le génie technique qui trouve les solutions. On lui doit le développement du fameux « double arbre » 4 cylindres de la 1900 et de la Giulietta, mais aussi la mécanique sophistiquée de l’Alfetta (le système Transaxle).

    Le Chef-d’œuvre : Le « V6 Busso »

    Mais son nom est entré dans la légende au début des années 70. Alfa Romeo a besoin d’un moteur noble pour son haut de gamme. Busso s’enferme dans son bureau et dessine un V6 à 60 degrés. Lorsqu’il apparaît en 1979 sous le capot de l’Alfa 6, c’est un choc. Souple, rageur, mélodieux.

    Ce moteur va connaître une longévité exceptionnelle, traversant les décennies et les modèles :

    • De la GTV6 (où il devient une icône de rallye),
    • À la 75 et la 164,
    • Jusqu’à son apogée dans les 156 GTA et 147 GTA avec la version 3.2L de 250 chevaux.

    Ce n’était pas le moteur le plus puissant du monde, ni le plus économe. Mais c’était (et c’est toujours) le plus beau. Avec ses pipes d’admission chromées brillantes sous le capot, le « Busso » est souvent qualifié de « Violon d’Arese ». C’est l’un des rares moteurs que l’on a envie d’exposer dans son salon.

    Une fin digne d’un opéra

    L’histoire de Giuseppe Busso se termine par une coïncidence troublante, qui nourrit la légende. Le 31 décembre 2005, la production du V6 historique s’arrête définitivement à l’usine d’Arese, tuée par les normes de pollution Euro 4. Trois jours plus tard, le 3 janvier 2006, Giuseppe Busso s’éteint à l’âge de 92 ans.

    Les Alfistes aiment à dire que le père n’a pas supporté de survivre à son fils. Lors de ses funérailles, une foule de passionnés s’est rassemblée. À la sortie du cercueil, pas de minute de silence. Juste le démarrage simultané de dizaines de V6 qui ont fait rugir leur « Musica » vers le ciel. Un dernier adieu au Maestro.

    L’héritage

    Aujourd’hui, une Alfa Romeo équipée d’un moteur Busso est un collector (la cote des GTA s’envole). Giuseppe Busso nous a laissé une leçon : la performance chiffrée est oubliable, l’émotion, elle, est éternelle.

  • Collection : La première Alfa Romeo 4C « Nicola Larini » (Giallo Ocra) a été livrée à Arese

    Collection : La première Alfa Romeo 4C « Nicola Larini » (Giallo Ocra) a été livrée à Arese

    C’est un moment chargé d’histoire et d’émotion qui s’est déroulé récemment sur la piste du Musée Historique Alfa Romeo d’Arese. Le département Stellantis Heritage a officiellement remis les clés de la toute première Alfa Romeo 4C Collezione GT « Nicola Larini » à son heureux propriétaire.

    Ce projet, qui s’inscrit dans le programme « Reloaded by Creators », est un vibrant hommage au pilote toscan, héros éternel des Alfistes pour sa victoire écrasante dans le championnat DTM 1993 au volant de la 155 V6 TI.

    Une livrée « Giallo Ocra » inspirée de la Giulia GT

    L’exemplaire livré est le premier d’une série ultra-limitée de trois véhicules uniques. Il arbore une magnifique teinte « Giallo Ocra » (Ocre Jaune). Le design a été supervisé par Alessandro Maccolini du Centro Stile Alfa Romeo. L’objectif était de créer un pont temporel entre la modernité de la 4C et les teintes iconiques des Giulia GT des années 60 et 70. Le résultat est un jeu de couleurs ton sur ton, mêlant la carrosserie et les jantes avec une élégance rare.

    Nicola Larini lui-même a repris le volant de cette 4C pour quelques tours de piste à Arese avant de la remettre au client, scellant ainsi le lien entre le champion et sa monture.

    Des détails exclusifs et la signature du Maestro

    Ce qui fait la valeur de cette collection, c’est le souci du détail. La voiture porte la signature autographe de Nicola Larini à trois endroits stratégiques : sur le capot moteur, sur la plaque numérotée du tableau de bord et brodée sur les sièges.

    L’intérieur respire la compétition : pour éviter les reflets gênants sur le pare-brise (un détail de pilote !), la planche de bord a été revêtue de microfibre noire. Les sièges reprennent ce matériau, rehaussés d’inserts à la couleur de la carrosserie, tout comme le repère « point milieu » sur le volant. Un grand logo Alfa Romeo orne également le capot, un détail qui sera présent sur les trois modèles mais avec de légères variations pour garantir l’unicité de chaque auto.

    Bientôt deux autres exemplaires uniques

    Si la version « Giallo Ocra » est désormais entre les mains de son collectionneur (accompagnée de son Certificat d’Authenticité Stellantis Heritage), la trilogie n’est pas encore complète. Stellantis Heritage a confirmé que deux autres 4C Collezione GT « Nicola Larini » sont en préparation et seront bientôt disponibles à la vente :

    • Une version « Verde Pino » (Vert Pin).
    • Une version « Rosso Prugna » (Rouge Prune).

    Ces modèles s’annoncent déjà comme de futurs collectors, transformant la 4C en véritable objet de culte.

  • Portrait : Orazio Satta Puliga, l’homme qui a mis le « Virus Alfa » dans nos veines

    Portrait : Orazio Satta Puliga, l’homme qui a mis le « Virus Alfa » dans nos veines

    Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le Portello est en ruines. L’Italie est à genoux et l’époque des supercars de Vittorio Jano semble révolue. Alfa Romeo est à la croisée des chemins : disparaître ou se réinventer. C’est dans ce chaos qu’un homme va se lever pour prendre la direction technique et sauver la marque. Cet homme s’appelle Orazio Satta Puliga (1910-1974).

    Si vous possédez une Alfa Romeo aujourd’hui, qu’il s’agisse d’une Giulia de 1965 ou d’un Stelvio de 2025, vous le devez à sa vision.

    La révolution industrielle : La 1900

    Nommé directeur central en 1946, Satta Puliga a une conviction : Alfa Romeo ne peut plus survivre en vendant quelques centaines de voitures de luxe par an faites à la main. Il faut passer à la production de masse, à la chaîne de montage. Mais le défi est immense : comment faire du « volume » sans perdre le Cuore Sportivo ?

    Sa réponse arrive en 1950 avec l’Alfa Romeo 1900. C’est une rupture technologique totale. Fini le châssis séparé d’avant-guerre, place à la caisse autoporteuse (monocoque). C’est moderne, c’est industriel, mais sous le capot, le moteur reste un bijou à double arbre à cames. Le slogan marketing de l’époque, validé par Satta Puliga, résume tout son génie : « La voiture familiale qui gagne des courses ». Le concept de la berline sportive moderne était né.

    La fiancée de l’Italie : La Giulietta

    Mais le coup de maître d’Orazio Satta Puliga arrive en 1954. Il comprend que la classe moyenne émergente veut, elle aussi, rouler en Alfa. Il lance la Giulietta.

    Plus petite, plus agile, elle est propulsée par un moteur entièrement en aluminium de 1300 cm³ (une rareté absolue à l’époque où la concurrence utilise la fonte). La Giulietta devient l’icône de la Dolce Vita. Avec elle, Satta Puliga ne vend plus seulement des voitures, il vend un art de vivre. Les ventes explosent, l’usine d’Arese sort de terre. Alfa Romeo est sauvée.

    Plus qu’une usine, une foi

    Ce qui différencie Orazio Satta Puliga des autres ingénieurs, c’est sa dimension philosophique. Il a théorisé ce que nous ressentons tous. Dans une lettre célèbre envoyée à la direction en 1970, alors qu’il se savait malade, il a écrit la définition la plus pure de la marque, encore citée aujourd’hui comme un mantra :

    « Alfa Romeo n’est pas une simple fabrique d’automobiles : ses voitures sont quelque chose de plus que des automobiles construites de manière conventionnelle. C’est une espèce de maladie, l’enthousiasme pour un moyen de transport. C’est un mode de vie, une façon toute particulière de concevoir un véhicule à moteur. »

    L’héritage technique

    Orazio Satta Puliga est resté aux commandes jusqu’à sa mort en 1974. Sous son règne, avec l’aide de son fidèle bras droit Giuseppe Busso, sont nées la Giulia (série 105), le Spider Duetto, l’Alfetta et la Montreal.

    Il a imposé l’architecture technique qui a fait la gloire de la marque pendant 40 ans : moteur double arbre en alliage, chambres de combustion hémisphériques, et cette obsession de la légèreté.

    Si Jano a construit des voitures pour les dieux du volant, Satta Puliga a construit des voitures pour nous, les passionnés du quotidien. Il a démocratisé le virus.