Une Alfa Romeo Montreal de 1972 d’exception s’empare des rues nocturnes de Zurich dans un court-métrage particulièrement cinématographique réalisé par Classic Driver. Sous sa carrosserie dorée métallisée au charme intact, cette icône milanaise cache un travail d’ingénierie hors du commun : un restomod ultra-raffiné signé par le spécialiste OKTech, conçu pour sublimer le potentiel du mythique V8 d’Arese.
1 300 heures de travail pour élever le V8 Tipo 33 au sommet
Proposée aujourd’hui à la vente par le spécialiste suisse Andreas Wuest, cette Montreal a fait l’objet d’un programme de restauration et d’optimisation étalé sur trois ans et demi et ayant nécessité plus de 1 300 heures de travail.
Si le design extérieur a été amoureusement préservé pour ne rien dénaturer du chef-d’œuvre originel, la mécanique a été portée au niveau des supercars modernes :
Cylindrée portée à 3,25 litres : Le bloc V8 dérive à l’origine de la légendaire Tipo 33 de compétition. OKTech a poussé sa cylindrée de 2,6 L à 3,25 L grâce à une refonte mécanique complète.
Équilibrage et allègement chirurgicaux : Chaque composant du moteur et de la transmission a été méticuleusement allégé et équilibré.
Zone rouge à 9 000 tr/min : Le moteur offre une réponse à l’accélérateur d’une réactivité digne d’une superbike, accompagnée d’une bande-son envoûtante qui fait chanter l’ADN sportif du Biscione.
Le chef-d’œuvre de Marcello Gandini magnifié
Dévoilée sous forme de prototype lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1967 avant sa commercialisation officielle au Salon de Genève en 1970, l’Alfa Romeo Montreal demeure l’une des silhouettes les plus captivantes de l’histoire de l’automobile.
Conçue sous la supervision des légendaires ingénieurs Orazio Satta Puliga et Giuseppe Busso, la voiture arborait des lignes sculpturales dessinées par Marcello Gandini pour la Carrozzeria Bertone. Ce restomod rend le plus bel hommage à cette lignée : il conserve l’esthétique pure et charismatique du designer italien tout en optimisant le châssis et la mécanique pour offrir un plaisir de conduite absolu.
Découvrez la vidéo Classic Driver à Zurich
Installez-vous confortablement et profitez du spectacle sonore et visuel de cette Alfa Romeo Montreal d’exception sillonnant la nuit zurichoise :
La chaîne YouTube spécialisée Vlog Cars Passion s’est penchée sur le tout nouveau SUV compact d’Arese à l’occasion d’un essai complet de l’Alfa Romeo Junior Ibrida de 145 ch.
Titré « Une Vraie Alfa ? », le testeur — lui-même passionné de la marque au Biscione — livre un verdict enthousiaste sur ce modèle qui réussit à se démarquer nettement de ses cousins du groupe Stellantis pour offrir le charme, le style et l’esprit dynamique propres à Alfa Romeo.
Design extérieur : Un style affirmé et des références historiques
Dès le premier regard, la face avant séduit par sa personnalité propre :
Le Scudetto historique : La calandre intègre l’écriture vintage « Alfa Romeo » en toutes lettres, rappelant les légendaires 8C de compétition.
La signature lumineuse : Très fine à l’avant, elle s’accompagne à l’arrière de feux au profil travaillé évoquant les signatures en boomerang emblématiques de l’art automobile italien.
Les jantes 18 pouces : Leur dessin réinterprète avec modernité le célèbre style Teledial / trèfle.
Un volume de chargement généreux : Malgré un gabarit compact (4,17 m de long), le coffre offre un volume utile de 400 litres avec un plancher amovible à plusieurs hauteurs très pratique.
Sous le capot : Une mécanique 48V fiabilisée et dynamique
Sur le plan technique, la version Ibrida fait appel à un moteur 3-cylindres 1,2 litre assisté par un moteur électrique intégré à la boîte de vitesses automatique e-DCT à 6 rapports :
Distribution par chaîne : La présence d’une chaîne de distribution garantit une fiabilité mécanique irréprochable au quotidien.
Performances & Légereté : La puissance cumulée atteint 145 ch pour un poids contenu à environ 1 300 kg, offrant une belle polyvalence entre ville, réseau secondaire et autoroute.
Vie à bord : Esprit « Cannocchiale » et ergonomie soignée
À l’intérieur, l’ambiance Alfa Romeo est immédiatement perceptible :
Combiné d’instrumentation : Le tableau de bord numérique prend place sous la fameuse casquette à double bossage « Cannocchiale », clin d’œil direct au patrimoine sportif de la marque.
Confort & Équipements : Le siège conducteur bénéficie de réglages électriques et d’une fonction massage. L’habitabilité arrière surprend agréablement en accueillant facilement deux adultes.
Raccourcis intelligents : L’essai salue le bouton physique permettant de désactiver en deux clics les alertes d’aides à la conduite (ADAS) sans quitter la route des yeux.
Sur la route : Le sélecteur DNA en action
Sur le parcours d’essai à travers pavés, dos d’âne et routes de campagne, le Junior Ibrida démontre un haut niveau de confort et de filtration :
Mode Natural (N) : Assure un équilibre idéal entre le moteur thermique et l’assistance électrique pour la conduite au quotidien.
Mode Dynamic (D) : L’éclairage d’ambiance et l’instrumentation passent au rouge, la direction se raffermit et l’accélérateur gagne en réactivité grâce au boost électrique.
Consommation contenue : Lors d’un parcours autoroutier de 700 km en mode Advanced Efficiency (A), la consommation relevée s’établit entre 6,0 L et 6,2 L/100 km, autorisant une autonomie d’environ 700 km avec le réservoir de 40 litres.
Bilan : Une vraie personnalité à un tarif bien placé
Facturée autour de 32 000 € dans sa version haut de gamme Spéciale/Premium bien équipée, l’Alfa Romeo Junior Ibrida s’impose comme une alternative séduisante et originale face à la concurrence des SUV compacts . Pour l’essayer en vidéo, retrouvez l’essai complet sur la chaîne Vlog Cars Passion sur YouTube.
Le célèbre collectif de Petites Observations Automobiles (POA) vient de publier son essai complet de l’Alfa Romeo Junior Veloce. L’équipe s’est penchée sur le très haut de gamme électrique du nouveau petit SUV milanais. Avec son moteur de 280 chevaux, son différentiel Torsen et son châssis retravaillé, le Junior Veloce promet sur le papier de retrouver l’authentique esprit « GTI ».
Entre coups de cœur stylistiques et dures réalités économiques, voici ce qu’il faut retenir de leur analyse sans filtre.
Le design extérieur : L’œil de l’expert, Philippe Net
Malgré l’utilisation de la plateforme commune du groupe Stellantis, le travail des designers d’Arese a été salué pour sa capacité à rendre le véhicule désirable et bien campé sur ses roues. Philippe Net, l’expert design du collectif, décrypte les astuces visuelles qui font la force du Junior :
Une prestance affirmée : Les ingénieurs ont élargi les voies par rapport aux autres modèles de la plateforme, offrant au Junior une excellente assise routière.
La vue depuis l’habitacle : Le bosselage marqué du capot est parfaitement visible depuis le poste de conduite, participant grandement au plaisir visuel au quotidien.
L’effet « ailes séparées » : Les flancs creusés au niveau des passages de roues renforcent visuellement le grand diamètre des jantes.
Un museau radical : Le scudetto proéminent, bien que caricatural, rend la voiture immédiatement identifiable.
Les clins d’œil historiques : La signature lumineuse à trois feux fait directement référence au coupé SZ de Zagato, tandis que la poupe s’inspire du style aérodynamique Coda Tronca (queue tronquée) cher à la marque.
La vitre arrière en trapèze : Ce choix graphique conserve une section couleur caisse sur l’aile arrière, donnant au SUV un effet dynamique de propulsion.
La signature textuelle : L’inscription Alfa Romeo en toutes lettres à l’arrière est saluée comme l’une des plus belles polices de caractères de l’industrie.
Vie à bord : « Le meilleur et le pire se côtoient »
À l’intérieur, l’équipe de POA évoque un paradoxe permanent entre des détails de haute voltige et des éléments industriels trop standardisés.
Du côté des points positifs, le Junior séduit par ses splendides et enveloppants sièges baquets optionnels signés Sabelt, ses touches généreuses d’Alcantara et l’intégration moderne du célèbre combiné d’instrumentation en « longue vue » (Cannocchiale). Un soin tout particulier a été apporté aux aérateurs latéraux rétroéclairés en rouge, arborant fièrement le logo du Biscione.
Cependant, la déception pointe dès que le regard se pose sur la console centrale, directement partagée avec des modèles plus roturiers comme l’Opel Mokka ou la Citroën C5X. Le collectif regrette également le manque d’intégration de l’écran d’infotainment, dont le contour de la dalle reste trop visible, ainsi qu’un espace particulièrement restreint pour les passagers à l’arrière. Le coffre de 400 litres se rattrape néanmoins avec un astucieux système à triple plancher.
Sur la route : Une véritable « lame de rasoir »
Dynamiquement, l’Alfa Romeo Junior Veloce ne triche pas. Capable de signer le 0 à 100 km/h en moins de 6 secondes, le petit SUV s’avère extrêmement joueur et donne immédiatement le sourire à celui qui en prend le volant.
« Cette voiture, c’est une lame de rasoir. Ils ont voulu prouver que c’était une Alfa : il y a beaucoup de précision, c’est affûté quand tu tournes. »
Le train avant, aidé par le différentiel Torsen, encaisse parfaitement la puissance. Mais cette efficacité redoutable dicte sa contrepartie : un amortissement extrêmement ferme. L’équipe qualifie le confort de « noyau de pêche », le véhicule ayant tendance à sautiller sèchement sur chaque rebond de la chaussée.
Le verdict de POA : Une note de 12/20
Malgré le capital sympathie indéniable de l’auto, le couperet tombe lors du bilan financier et technologique. Pour POA, le Junior Veloce souffre de lacunes logicielles et d’une autonomie trop faible pour un véhicule à vocation dynamique.
La petite batterie de 54 kWh (51 kWh utiles) montre très vite ses limites. Sur autoroute, la consommation grimpe rapidement à 20 kWh/100 km, limitant le rayon d’action à peine à 200 kilomètres. En usage mixte, il faut tabler sur une moyenne de 16 kWh/100 km pour espérer parcourir entre 280 et 300 kilomètres. De plus, la puissance de recharge rapide sur borne stagne autour des 80 kW en conditions réelles, malgré les 100 kW théoriques annoncés.
Le principal point de friction reste son tarif de 54 000 € hors bonus pour le modèle d’essai. Un prix jugé « délirant » par le collectif pour les prestations globales proposées, ce qui lui vaut la note globale de 12/20. L’équipe conclut toutefois sur une note d’espoir pour les passionnés : si l’acheter neuf au prix fort demande une sacrée dose de foi, le Junior Veloce pourrait bien devenir un coup de cœur absolu et hautement désirable sur le marché de l’occasion d’ici quelques années.
Dans une vidéo de sa chaîne YouTube Essais Libres, l’essayeur automobile « Marmu » s’installe au volant de l’une des berlines les plus désirables du marché : l’Alfa Romeo Giulia 2.0 Turbo 280 ch Q4 en finition haut de gamme Intensa.
Sous le titre évocateur « Tout le monde aime la Giulia, mais peu l’achètent : Pourquoi ? », ce test complet célèbre le plaisir de conduite pur offert par une authentique berline 100 % thermique, tout en analysant avec lucidité les freins du marché actuel.
Design & Finition Intensa : L’élégance à l’italienne
Face au raz-de-marée des SUV, la Giulia rappelle immédiatement ce qu’est une berline tricorps sculpturale et racée :
Un style affirmé : L’édition Intensa se distingue par sa peinture métallisée profonde, le détail raffiné du drapeau italien sur les rétroviseurs et une imposante double sortie d’échappement encadrant un diffuseur arrière.
Jantes et optiques : Elle arbore des jantes en alliage de 19 pouces et la nouvelle signature lumineuse à trois arcs de cercle LED.
Habitacle raffiné : L’intérieur associe une sellerie en cuir surpiquée de bronze à un système audio premium Harman Kardon. Le combiné d’instrumentation numérique s’abrite sous la traditionnelle casquette à double bossage « Cannocchiale ».
Palettes au volant : Pièce maîtresse du poste de pilotage, les imposantes palettes fixes de changement de vitesses en aluminium taillé apportent une touche de sportivité digne des meilleures supercars.
Sur la route : Le plaisir de conduite à l’état pur
Sous le capot, le bloc 4-cylindres 2.0 Turbo essence délivre 280 chevaux et 400 Nm de couple, transmis aux quatre roues via la transmission intégrale Q4 et une boîte automatique ZF à 8 rapports.
Les sensations de conduite sur le châssis Giorgio restent inégalées dans le segment :
Performances : Le 0 à 100 km/h est abattu en 5,2 secondes pour une vitesse maximale de 240 km/h.
Toucher de route : La direction ultra-réactive place le train avant au millimètre près. L’agilité du châssis en fait une arme redoutable dans les enchaînements de virages.
Polyvalence : Grâce au sélecteur DNA, le mode Dynamic (D) libère tout le répondant du moteur et de la boîte, tandis que le mode Natural (N) offre une douceur remarquable pour les trajets quotidiens.
Pratique : Le coffre propose une capacité de 480 litres.
L’analyse d’Essais Libres : Pourquoi sauter le pas ?
Face à la question posée en titre, l’essayeur décortique les raisons qui freinent parfois les acheteurs :
Les clichés dépassés : La réputation de fiabilité hésitante des années 80-90 collée à tort aux voitures italiennes, alors que la Giulia fait preuve d’une excellente maturité technique.
L’absence de break Sportwagon : Un choix commercial de l’époque qui a privé la marque de certains clients familiaux.
Le réflexe d’achat : La tendance des acheteurs disposant d’un budget premium à se tourner par habitude vers le trio allemand.
La fiscalité : Le lourd malus écologique appliqué en France aux modèles 100 % thermiques de cette puissance.
En conclusion, l’émission lance un appel vibrant à la communauté des passionnés d’automobile : soutenir Alfa Romeo et privilégier le plaisir de conduire authentique qu’offre la Giulia. Pour découvrir cet essai en images, retrouvez la vidéo complète sur la chaîne Essais Libres sur YouTube.
L’ascension de la nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale se poursuit sur la scène internationale. En ce début d’année 2026, la supercar italienne vient de remporter le prestigieux titre de « Design de l’Année » au Portugal, dans le cadre du concours national « Carro do Ano : Troféu Volante de Cristal ».
Reconnue mondialement comme une icône mêlant ingénierie et émotion, la 33 Stradale a su s’imposer dans la catégorie la plus esthétique du concours automobile le plus important du pays.
Une œuvre d’art au musée MACAM
Pour convaincre le jury, l’Alfa Romeo 33 Stradale a fait le voyage jusqu’au Portugal pour une présentation exclusive. Les membres du jury ont pu admirer de près ses proportions sculpturales et l’intégration parfaite entre la forme et la fonction.
Le modèle a également été la star d’une exposition spéciale au Musée d’Art Contemporain Armando Martins (MACAM) à Lisbonne. Ce cadre artistique unique a permis de souligner la nature profonde de la voiture : une véritable œuvre d’art sur roues, conçue comme une pièce artisanale faisant le pont entre l’héritage du passé et les technologies du futur.
Un succès porté par l’émotion
La résonance de la 33 Stradale au Portugal ne s’arrête pas à ce prix. Elle a également été la vedette de la production vidéo nationale « A Dream in Red », réalisée par Razão Automóvel. Ce film, nommé aux International Motor Film Awards 2025, a su capturer l’essence émotionnelle de cette voiture sur mesure d’une manière exemplaire.
Avec cette nouvelle récompense, Alfa Romeo confirme que sa vision « fuoriserie » sans compromis continue de fasciner les passionnés et les experts bien au-delà des frontières italiennes.
C’est souvent le sort des grandes berlines Alfa Romeo : critiquées à leur sortie, oubliées ensuite, pour finir par devenir des objets de culte une fois qu’il est trop tard. L’Alfa Romeo 166 ne déroge pas à la règle. Mais heureusement, des puristes comme Davide Cironi sont là pour remettre l’église au milieu du village.
Dans cette vidéo publiée sur sa chaîne Drive Experience, le célèbre essayeur italien s’attaque à celle qui fut la dernière véritable grande routière du Biscione avant une longue pause. Et pas n’importe laquelle : une version motorisée par le légendaire V6 Busso.
La fin d’une époque
Comme le souligne Cironi avec sa ferveur habituelle, la 166 (projet 936) avait la lourde tâche de succéder à la 164. Dessinée par le Centro Stile sous la direction de Walter de Silva, elle affichait des lignes tendues, un profil de coupé quatre portes avant l’heure, et ce fameux regard « triste » des phases 1 qui a tant fait couler d’encre (avant d’être corrigé par le restylage de 2003).
Mais au-delà de l’esthétique, cette vidéo nous rappelle que la 166 était une voiture techniquement aboutie. Avec sa suspension avant à double triangulation et son train arrière multibras sophistiqué, elle offrait un compromis confort/sportivité que les Allemandes de l’époque (BMW Série 5 E39, Mercedes Classe E) avaient du mal à égaler sur le pur plan du plaisir de conduite.
Le chant du cygne du V6 Busso
Le cœur de cette vidéo, c’est évidemment le moteur. Davide Cironi met des mots sur ce que tout Alfiste ressent en tournant la clé d’une 166 V6 : l’émotion. C’était l’une des dernières voitures à accueillir le V6 « Arese » dans sa forme la plus pure, avant l’arrivée des blocs GM sur la 159. Entendre le Busso monter dans les tours dans le confort feutré d’une berline de luxe crée une dissonance cognitive délicieuse : c’est une voiture de ministre, mais avec le cœur d’une voiture de course.
Pourquoi il faut regarder cette vidéo
Cironi ne se contente pas de conduire, il raconte une histoire. Celle d’une voiture incomprise, peut-être sortie trop tard, peut-être mal vendue, mais qui, aujourd’hui, représente une opportunité incroyable en collection (Youngtimer). Regarder cette vidéo, c’est comprendre que la 166 n’était pas juste une « grosse voiture ». C’était une Alfa Romeo, une vraie, capable de vous donner le sourire dans un virage serré tout en transportant quatre personnes dans un luxe à l’italienne.
Montez le son, profitez de la mélodie du V6, et redécouvrez la 166 comme elle le mérite.
C’est toujours un événement quand un Alfiste convaincu comme Grégory Galiffi prend le volant d’une nouveauté du Biscione. Après avoir testé le Junior Veloce, le présentateur de Direct Auto s’est rendu à Pise, en Italie, pour découvrir la « phase 2 » de l’Alfa Romeo Tonale.
Dans cette vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Galiffi ne se contente pas d’admirer la plastique italienne. Il pose la vraie question : avec ce restylage inspiré du Junior, l’esprit Alfa est-il (enfin) là ?
Le choc esthétique : La plaque au centre ! Dès les premières minutes, le ton est donné. Si le Tonale conserve sa silhouette séduisante, ce restylage marque une rupture historique pour les puristes : la plaque d’immatriculation quitte le côté pour rejoindre le centre du pare-chocs. Une contrainte imposée par la réglementation européenne qui attriste visiblement notre essayeur, même si le nouveau bouclier avant, avec ses écopes inspirées de la GTA et sa calandre « Junior-isée », tente de compenser avec agressivité.
Au volant de la version Q4 PHEV 270 ch Pour cet essai, Grégory a pris les commandes de la version haut de gamme Hybride Rechargeable (PHEV) de 270 chevaux. Si les accélérations sont là (0 à 100 km/h sous les 7 secondes), le bilan dynamique reste mitigé. Galiffi pointe du doigt un défaut persistant depuis la première génération : le flou dans la direction autour du point milieu. De même, le confort est jugé « moyen » avec les jantes de 20 pouces, et l’insonorisation sur autoroute (bruits d’air) déçoit pour un véhicule de ce standing.
Le conseil d’achat de Grégory C’est peut-être la partie la plus intéressante de la vidéo. Loin de pousser à la consommation sur le modèle le plus cher, Galiffi ne recommande pas forcément cette version PHEV. Son coup de cœur rationnel ?
Le « nouveau » 1.5 Hybride de 175 ch (une évolution du 160) pour l’agrément essence.
Le Diesel 1.6 de 130 ch, qu’il considère comme une offre très pertinente et compétitive (autour de 40 000 €) malgré le malus, soulignant que le diesel représente encore 50% des ventes de Tonale en Italie.
L’intérieur : Toujours « Cannocchiale » mais plus rouge À bord, l’ambiance évolue peu mais bien. On note l’arrivée d’une sellerie cuir rouge du plus bel effet (« très rital, très classe » selon Grégory) et de petits détails sympathiques comme le logo du « Biscione électrique » du côté de la trappe de recharge.
Une vidéo honnête, tournée avec passion sous le (rare) soleil de Toscane, qui montre un Tonale maturé et plus agressif visuellement.
Il y a des voitures qui finissent dans des musées, silencieuses et immaculées. Et il y a celles qui continuent de vivre, de hurler et de transmettre des émotions, même lorsque ceux qui les conduisaient ne sont plus là. La vidéo que nous vous partageons aujourd’hui, intitulée sobrement « The Alfa », dépasse le cadre de la simple présentation automobile. C’est une histoire d’amour. Amour pour la mécanique, mais surtout amour d’un fils pour son père disparu.
La protagoniste : Une rarissime Giulia TZ
Au cœur de l’image trône une légende : l’Alfa Romeo Giulia TZ (Tubolare Zagato). Produite à peine à plus de 100 exemplaires dans les années 60, c’est le Saint Graal pour beaucoup. Avec son châssis tubulaire, sa carrosserie en aluminium signée Zagato et son arrière tronqué (« Coda Tronca »), elle pèse moins de 660 kg. C’est une voiture de course brute, sans filtre.
L’histoire d’Alan et de son fils
Le narrateur nous raconte l’histoire de son père, Alan, un gentleman driver intrépide qui a tout piloté, des Ferrari aux monoplaces. Dans les années 90, il achète cette TZ pour courir. La vidéo regorge d’anecdotes savoureuses, comme cette course où un ami, voulant aider, a desserré les écrous de roue au lieu de les serrer (les filetages étant inversés côté gauche sur ces modèles !), menant à la perte d’une roue en pleine piste.
Suite à un accident, la voiture est restée immobilisée pendant 15 ans. C’est le fils qui a convaincu son père de la restaurer, de lui « donner une seconde vie ». Ce projet est devenu leur dernier lien fort.
« Je ne pensais pas qu’il pouvait mourir »
La seconde partie de la vidéo est poignante. Le fils raconte la maladie de son père (un cancer agressif) et sa disparition rapide. La question s’est alors posée : que faire de la TZ ? Beaucoup lui ont dit : « Elle appartient à un musée, tu ne devrais pas la conduire. »
Sa réponse est la définition même de la passion Alfiste : « Ce n’était pas une option pour moi. La voiture devait vivre. »
En conduisant cette TZ aujourd’hui, en sentant les vibrations du 4 cylindres double arbre, en entendant le bruit infernal de l’échappement latéral, il retrouve son père. Comme il le dit si bien : « C’est juste nous deux. Je l’ai avec moi dans l’habitacle. »
Pourquoi il faut regarder cette vidéo
Au-delà de la beauté cinématographique des images et du son envoûtant du moteur bialbero, ce film de 17 minutes capture l’essence d’Alfa Romeo. Ce ne sont pas des objets de spéculation. Ce sont des machines à souvenirs, des membres de la famille faits de métal et d’huile.
Pour tout Alfiste qui se respecte, le Musée Historique d’Arese est un lieu de pèlerinage. On y va pour admirer la 33 Stradale, pleurer devant la F1 de Fangio ou redécouvrir la ligne intemporelle de la Giulia GT. Mais comme tout sanctuaire, Arese a ses catacombes : les Réserves.
C’est précisément là que Cédric Fréour, de la chaîne YouTube 100 Bornes, nous emmène dans sa dernière vidéo. Et pour forcer les portes blindées de la « Collezione Nascosta », il ne s’est pas entouré de n’importe qui : c’est Alexandre Stricher, responsable de la communication d’Alfa Romeo France (et encyclopédie vivante de la marque), qui joue les guides de luxe.
Une leçon d’histoire (et d’humilité)
La vidéo, d’une richesse rare (près de 50 minutes !), commence par le parcours « classique ». Mais très vite, le duo Fréour/Stricher transforme la visite en une conversation de passionnés. On y apprend les petites histoires qui font la grande :
Pourquoi le logo Alfa a changé (et la signification des nœuds de Savoie).
La vérité sur l’Alfasud, souvent mal-aimée des « puristes » mais qui fut pourtant le plus grand succès commercial de la marque et une révolution technique.
L’incroyable 164 Procar, cette berline à l’apparence sage qui cache un V10 de Formule 1 sous sa carrosserie en carbone. Un monstre sacré qui n’a jamais pu courir.
Backstage : Ce que vous ne verrez (presque) jamais
Le véritable trésor de cette vidéo se trouve dans la seconde partie, lorsque la caméra descend dans les sous-sols. C’est là, loin des projecteurs, que dorment les prototypes et les projets avortés qui ont failli changer l’histoire d’Alfa Romeo.
Alexandre Stricher nous présente des pépites incroyables :
Le Kamal, ce concept de 2003 qui prouve qu’Alfa avait imaginé le SUV sportif bien avant le Stelvio (et bien avant tout le monde).
Les « mules » de développement : saviez-vous que certains prototypes de la Giulia roulaient déguisés en Rover pour tromper les photographes espions ?
La maquette de la 8C Competizione, dont les deux côtés sont différents pour permettre aux designers de valider les lignes.
Pourquoi il faut regarder cette vidéo
Au-delà des voitures, c’est l’échange entre Cédric et Alexandre qui rend ce contenu indispensable. On est loin du discours marketing aseptisé. C’est brut, c’est truffé d’anecdotes techniques et ça transpire la passion.
Préparez-vous un café (ou un Spritz), installez-vous confortablement et appuyez sur lecture. C’est sans doute la meilleure visite guidée d’Arese disponible gratuitement sur le web.