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  • Racing Meeting 2026 : Trois icônes du Stellantis Heritage sous les projecteurs, avec Alfa Romeo en vedette

    Racing Meeting 2026 : Trois icônes du Stellantis Heritage sous les projecteurs, avec Alfa Romeo en vedette

    L’année 2026 démarre sur les chapeaux de roues pour les passionnés de sport automobile. Les 7 et 8 février, le parc des expositions de Vicence accueille la sixième édition du Racing Meeting, l’événement majeur organisé par la légende du rallye Miki Biasion. Si le rendez-vous célèbre toutes les disciplines du sport mécanique, l’attention se porte tout particulièrement sur une exposition dédiée à l’histoire des voitures de course italiennes, où Alfa Romeo occupe une place de choix.

    Pour l’occasion, le département Stellantis Heritage a sorti de ses réserves trois joyaux mécaniques, dont deux monstre sacrés du Biscione, illustrant des époques et des philosophies de course radicalement différentes.

    Alfa Romeo 182 « Experimental » (1982) : La révolution du carbone

    Normalement conservée au sein du Heritage Hub de Turin, l’Alfa Romeo 182 « Experimental » est un témoin crucial de l’histoire de la Formule 1. Pilotée en son temps par Bruno Giacomelli, cette monoplace est le fruit d’une période d’innovation intense.

    Sa particularité majeure ? Son châssis monocoque en fibre de carbone, une technologie révolutionnaire pour l’année 1982. À cette époque, seules Alfa Romeo et McLaren maîtrisaient cette solution avant-gardiste. Cette conception permettait un gain de poids considérable (le châssis seul ne pesait que 30 kg) tout en offrant une rigidité structurelle inédite pour l’époque. Sous sa célèbre livrée rouge et blanche, elle abrite le mélodieux V12 Alfa Romeo 1260 de 3,0 litres, capable de délivrer environ 540 ch à un régime impressionnant de 12 000 tr/min.

    Alfa Romeo 75 Turbo Evoluzione IMSA (1988) : La bête de circuit

    Directement arrivée du Musée Historique d’Arese, l’Alfa Romeo 75 Turbo Evoluzione IMSA incarne la sportivité brute des années 80. Développée en 1988 pour répondre à la réglementation nord-américaine IMSA (bien plus permissive que les normes FIA de l’époque), cette version est la déclinaison la plus extrême de la berline 75.

    Sous son kit aérodynamique musclé en carbone — comprenant un aileron XXL et des voies nettement élargies — se cache un 4 cylindres en ligne turbocompressé de 1 762 cm³. Selon les évolutions, ce bloc Garrett délivrait entre 335 et 400 ch, propulsant les 960 kg de la machine à plus de 270 km/h. Son palmarès est resté légendaire, marqué notamment par un triplé historique au Tour d’Italie 1988, avec une voiture victorieuse emmenée par un certain… Miki Biasion.

    Un héritage vivant

    Aux côtés de ces deux Alfa, les visiteurs peuvent également admirer la Fiat S 61 Corsa de 1908, une « bête de course » de 10 litres de cylindrée qui remporta le Grand Prix d’Amérique en 1912.

    Comme le souligne Roberto Giolito, responsable de Stellantis Heritage : « Ces véhicules incarnent différentes époques, mais ils sont unis par le même esprit pionnier et l’excellence technique qui ont fait de nos voitures des protagonistes de l’histoire. Les exposer à Vicence, c’est rendre accessible à tous un patrimoine unique qui continue d’inspirer le Groupe aujourd’hui. »

    Pour les Alfistes, ce Racing Meeting est une occasion rare d’approcher ces machines qui ont écrit les pages les plus glorieuses du sport automobile italien.


    Fiche Technique : Alfa Romeo 75 Turbo Evoluzione IMSA (1988)

    • Moteur : 4 cylindres en ligne, 1 762 cm³, Turbo Garrett
    • Puissance : env. 400 ch à 7 100 tr/min
    • Poids : 960 kg
    • Vitesse max : > 270 km/h
    • Signe particulier : Châssis renforcé, kit carrosserie en carbone, aileron arrière massif.
  • Immersion Interdite : 100 Bornes ouvre les réserves cachées du Musée Alfa Romeo

    Immersion Interdite : 100 Bornes ouvre les réserves cachées du Musée Alfa Romeo

    Pour tout Alfiste qui se respecte, le Musée Historique d’Arese est un lieu de pèlerinage. On y va pour admirer la 33 Stradale, pleurer devant la F1 de Fangio ou redécouvrir la ligne intemporelle de la Giulia GT. Mais comme tout sanctuaire, Arese a ses catacombes : les Réserves.

    C’est précisément là que Cédric Fréour, de la chaîne YouTube 100 Bornes, nous emmène dans sa dernière vidéo. Et pour forcer les portes blindées de la « Collezione Nascosta », il ne s’est pas entouré de n’importe qui : c’est Alexandre Stricher, responsable de la communication d’Alfa Romeo France (et encyclopédie vivante de la marque), qui joue les guides de luxe.

    Une leçon d’histoire (et d’humilité)

    La vidéo, d’une richesse rare (près de 50 minutes !), commence par le parcours « classique ». Mais très vite, le duo Fréour/Stricher transforme la visite en une conversation de passionnés. On y apprend les petites histoires qui font la grande :

    • Pourquoi le logo Alfa a changé (et la signification des nœuds de Savoie).
    • La vérité sur l’Alfasud, souvent mal-aimée des « puristes » mais qui fut pourtant le plus grand succès commercial de la marque et une révolution technique.
    • L’incroyable 164 Procar, cette berline à l’apparence sage qui cache un V10 de Formule 1 sous sa carrosserie en carbone. Un monstre sacré qui n’a jamais pu courir.

    Backstage : Ce que vous ne verrez (presque) jamais

    Le véritable trésor de cette vidéo se trouve dans la seconde partie, lorsque la caméra descend dans les sous-sols. C’est là, loin des projecteurs, que dorment les prototypes et les projets avortés qui ont failli changer l’histoire d’Alfa Romeo.

    Alexandre Stricher nous présente des pépites incroyables :

    • Le Kamal, ce concept de 2003 qui prouve qu’Alfa avait imaginé le SUV sportif bien avant le Stelvio (et bien avant tout le monde).
    • Les « mules » de développement : saviez-vous que certains prototypes de la Giulia roulaient déguisés en Rover pour tromper les photographes espions ?
    • La maquette de la 8C Competizione, dont les deux côtés sont différents pour permettre aux designers de valider les lignes.

    Pourquoi il faut regarder cette vidéo

    Au-delà des voitures, c’est l’échange entre Cédric et Alexandre qui rend ce contenu indispensable. On est loin du discours marketing aseptisé. C’est brut, c’est truffé d’anecdotes techniques et ça transpire la passion.

    Préparez-vous un café (ou un Spritz), installez-vous confortablement et appuyez sur lecture. C’est sans doute la meilleure visite guidée d’Arese disponible gratuitement sur le web.

  • La 33 Stradale rentre au bercail : nouvelle chance pour l’admirer au Musée d’Arese

    La 33 Stradale rentre au bercail : nouvelle chance pour l’admirer au Musée d’Arese

    Elle a conquis l’Amérique, fait tourner les têtes à Pebble Beach et brillé sous les néons de Las Vegas. Mais comme toute véritable Alfa Romeo, son cœur bat en Italie. La nouvelle 33 Stradale est de retour à la maison, au Musée Historique d’Arese. Si vous n’avez pas encore eu la chance de croiser le regard de cette supercar ultra-exclusive, c’est le moment ou jamais : elle n’y restera que jusqu’au 6 janvier 2025.

    Une ambassadrice de retour de tournée

    Ce n’est pas une simple exposition, c’est le retour de l’enfant prodigue. Après sa révélation mondiale en août 2023, celle qui incarne le renouveau du Biscione s’est lancée dans un véritable « Grand Tour » nord-américain.

    De la célèbre Monterey Car Week au bitume sacré de Laguna Seca, en passant par le Petersen Museum de Los Angeles, la 33 Stradale a joué son rôle à la perfection : prouver au monde que le design italien reste intouchable. Elle revient désormais auréolée de ce succès pour se poser quelques jours là où tout a commencé.

    Entre design et aérodynamique

    Pour ce retour temporaire, le Musée d’Arese a soigné la mise en scène. La supercar n’est pas posée au hasard : elle trône dans la section « Timeline », juste à côté de la maquette historique de la soufflerie.

    Ce choix n’est pas anodin pour les connaisseurs. Il trace un lien direct entre les lignes sensuelles de la carrosserie et l’obsession de la performance aérodynamique qui coule dans les veines de la marque. C’est l’occasion d’apprécier le travail de la Bottega Alfa Romeo, cet atelier qui renoue avec la tradition des carrossiers des années 60 pour produire ces 33 exemplaires uniques.

    Pourquoi il faut y aller (vite)

    Au-delà de ses lignes, rappelons ce qui se cache sous le capot arrière : une évolution brutale du V6 biturbo poussée à 620 chevaux (ou sa variante électrique, pour les plus futuristes), capable d’expédier le 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes. Voir la 33 Stradale en photo est une chose, apprécier ses proportions et ses détails en réalité en est une autre.

    Vous avez jusqu’à l’Épiphanie pour organiser votre pèlerinage à Arese. Profitez-en, l’exposition temporaire Colore (dédiée aux nuances du rouge Alfa) est également en cours. Une double raison de faire le plein de passion pour commencer l’année.

    Le Musée est ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 18h. Plus d’infos sur museoalfaromeo.com.