Étiquette : Design

  • Légende : Alfa Romeo 156, la beauté qui a sauvé la marque

    Légende : Alfa Romeo 156, la beauté qui a sauvé la marque

    Nous sommes en 1997. Alfa Romeo va mal. La 155, bien que performante en DTM, peine à séduire le grand public avec ses lignes anguleuses héritées de la Fiat Tipo. L’image de la marque s’effrite. Il faut un miracle. Ce miracle sera dévoilé au Salon de Francfort et il porte un numéro : 156.

    Dès que la bâche est levée, le public comprend que quelque chose vient de changer. Ce n’est pas juste une nouvelle voiture, c’est le retour de l’Alfa Romeo que l’on aime : sensuelle, latine et différente.

    Le coup de génie de Walter de Silva

    Le design de la 156 est une rupture totale. Walter de Silva a gommé les angles pour revenir aux courbes. Il a puisé dans l’ADN de la marque pour créer une silhouette fluide qui semble en mouvement même à l’arrêt.

    Mais au-delà de la beauté, la 156 regorge d’astuces stylistiques qui feront école :

    • La poignée arrière invisible : Dissimulée dans le montant de la vitre, elle donne à cette berline 4 portes l’allure d’un coupé sportif. Une idée tellement géniale qu’elle sera copiée par tout le monde (de la Honda Civic à la Clio IV).
    • La plaque déportée : Pour laisser le grand Scudetto (la calandre) plonger jusqu’en bas du pare-chocs, la plaque d’immatriculation est repoussée sur la gauche. Un clin d’œil aux voitures des années 50 qui donne une « gueule » unique à la 156.

    Une révolution sous le capot : Le Common Rail

    Si la 156 a gagné le titre de Voiture de l’Année 1998 avec une avance écrasante, ce n’est pas seulement pour ses beaux yeux. C’est aussi pour ce qu’elle cachait dans ses entrailles. Elle est la première voiture au monde à introduire la technologie Common Rail (injection directe à haute pression) sur un moteur diesel de série : le fameux JTD. Alors que les concurrents claquaient et fumaient, le JTD offrait silence, agrément et performance. Grâce à lui, l’Alfa 156 est devenue une formidable routière, capable de traverser l’Europe avec style.

    Le plaisir de conduire retrouvé

    Mais une Alfa, c’est avant tout un châssis. La 156 a introduit la suspension avant à double triangulation haute (quadrilatero alto). Sur la route, cela se traduisait par une direction d’une précision chirurgicale et une tenue de route incisive. Conduire une 156, c’était avoir la sensation de faire corps avec la route. Que ce soit avec le pétillant 2.0 Twin Spark ou le mélodieux V6 Busso 2.5L, le sourire était garanti.

    L’Héritage

    Vendue à plus de 680 000 exemplaires, la 156 a relancé la machine. Elle a donné naissance à la version break (Sportwagon), à la radicale GTA, et a ouvert la voie à la 147 et à la GT.

    Aujourd’hui, la 156 entre doucement dans le monde de la collection (Youngtimer). Elle nous rappelle cette époque bénie où l’on pouvait acheter une voiture familiale qui avait l’âme d’une sportive et le look d’un mannequin italien.

  • Patrimoine : La mythique Collection ASI-Bertone rejoint le Stellantis Heritage Hub (avec des Alfa Romeo uniques !)

    Patrimoine : La mythique Collection ASI-Bertone rejoint le Stellantis Heritage Hub (avec des Alfa Romeo uniques !)

    C’est une excellente nouvelle pour le patrimoine automobile italien et pour la ville de Turin. Dès le début de l’année 2026, la prestigieuse Collection ASI-Bertone va déménager pour s’installer au sein du Stellantis Heritage Hub de Mirafiori.

    Acquise par l’ASI (Automotoclub Storico Italiano) en 2015 pour éviter sa dispersion aux enchères après la faillite de la carrosserie, cette collection comprend 79 exemplaires (véhicules de série, prototypes et one-offs) qui racontent six décennies de style. Grâce à un accord avec Stellantis Heritage, ces chefs-d’œuvre quitteront leur entrepôt actuel pour rejoindre les 15 000 m² de l’Heritage Hub, l’ancien atelier « Officina 81 » de Mirafiori, créant ainsi un pôle muséal d’envergure mondiale.

    Quelles sont les Alfa Romeo de la Collection ASI-Bertone ?

    Si le Heritage Hub abrite déjà une formidable collection de Lancia, Fiat et Abarth, l’arrivée des voitures de Bertone va enrichir la présence du Biscione. Voici les modèles Alfa Romeo spécifiques qui font partie de cette collection et que vous pourrez (re)découvrir en 2026 :

    • Alfa Romeo 2600 Sprint (1964) : L’élégance pure des années 60, un coupé 6 cylindres qui a marqué son époque.
    • Alfa Romeo Montreal (1970) : La version de série de la supercar à moteur V8, dont le prototype avait été dévoilé à l’Expo universelle de Montréal.
    • Alfa Romeo Delfino (1983) : Un concept-car unique et méconnu. Basé sur le châssis de l’Alfa 6, ce coupé GT aux lignes tendues préfigurait le style des années 90 et offrait un intérieur très luxueux.
    • Alfa Romeo Bella (1999) : Un magnifique prototype de coupé 2+2 basé sur le châssis de l’Alfa 166 (avec le V6 Busso 3.0L). Elle explorait ce qu’aurait pu être une grande GT haut de gamme Alfa au tournant du millénaire.
    • Alfa Romeo GT Cabrio (2003) : Une pièce unique très intéressante. Il s’agit du prototype de la version décapotable de l’Alfa GT. Bertone avait proposé cette variante à la direction d’Alfa Romeo, qui l’a malheureusement refusée (préférant le Spider 939). Ce prototype unique est la seule preuve physique de ce « rendez-vous manqué ».

    Une mission culturelle

    Roberto Giolito, le patron du design de Stellantis Heritage (et père de la Fiat 500 moderne), s’est réjoui de cette arrivée : « La mission du Heritage Hub est de raconter plus de cent ans d’histoire automobile intimement liée à Turin. L’arrivée de la collection ASI-Bertone renforce notre rôle de pôle de référence unique, capable de narrer l’évolution technologique et le design, des compétitions aux concepts uniques. »

    Rendez-vous donc début 2026 à Turin pour admirer le concept Bella ou la GT Cabrio aux côtés des légendes déjà présentes sur place.

  • Alfa Romeo selon Gilles Vidal : « Une bête vivante » qui ne doit pas devenir un robot

    Alfa Romeo selon Gilles Vidal : « Une bête vivante » qui ne doit pas devenir un robot

    Depuis sa prise de fonction, Gilles Vidal, le nouveau responsable du design des marques européennes de Stellantis, a réalisé un tour d’Europe où il a pu livrer ses premières impressions sur l’avenir stylistique des marques italiennes du groupe. Interrogé sur la direction qu’il compte donner au Biscione, le designer français a insisté sur la nécessité vitale de préserver l’âme d’Alfa Romeo face aux défis de la modernisation.

    Une « bête vivante » avec du sang dans les veines

    Pour Gilles Vidal, la vision pour Alfa Romeo est claire : la marque doit rester une « bête vivante » dans un sens moderne. Il affirme que les futures Alfa Romeo doivent avoir « le sang qui coule dans ses veines » et posséder une âme. Si le design peut et doit être futuriste et créatif, Vidal met en garde contre un écueil majeur : la voiture ne doit pas ressembler à un robot.

    Le défi principal pour l’équipe de design sera de maintenir les sensations de sportivité et d’agilité, ainsi que le charisme typique de la marque, tout en l’inscrivant dans la modernité. L’ambition affichée est haute : concevoir des véhicules aujourd’hui qui seront considérés comme des objets de collection dans 60 ans. Alfa Romeo doit trouver sa propre voie vers la modernité sans succomber aux tendances génériques.

    Comment Alfa se distingue de Maserati et Fiat

    Gilles Vidal a également précisé le positionnement d’Alfa Romeo par rapport aux autres joyaux italiens du groupe :

    • Maserati doit conserver le « facteur X » et une présence impressionnante tout en restant élégante, sans jamais tomber dans l’exagération ou le « trop bruyant ».
    • Fiat, avec l’exemple de la Grande Panda, doit viser des prix raisonnables tout en offrant le maximum possible, une philosophie jugée « parfaite » pour l’avenir de la marque.
    • Lancia est saluée pour son approche audacieuse et progressiste, illustrée par le concept Pu+Ra et l’Ypsilon.

    Pas de rétrofuturisme gratuit

    Interrogé sur la tendance « rétrofuturiste » (comme la Renault 5 qu’il a dessinée), Vidal estime que cela peut fonctionner pour toutes les marques, à condition d’avoir le bon produit iconique et une pertinence qui va au-delà de la simple esthétique. Il cite l’exemple de la Lancia Fulvia, dont la légèreté et l’agilité seraient pertinentes aujourd’hui, mais insiste sur le fait que l’intelligence artificielle et les outils modernes ne remplaceront jamais l’intelligence créative humaine pour faire ces choix.

    Rendez-vous en 2027

    Les passionnés devront toutefois faire preuve d’un peu de patience. Gilles Vidal indique que les modèles de 2026 sont déjà définis. Les premières voitures de série portant véritablement sa signature devraient arriver vers 2027, bien qu’un concept-car puisse être dévoilé plus tôt pour montrer la direction prise.

    Conscient de la responsabilité qui pèse sur ses épaules, Gilles Vidal aborde sa mission avec humilité et humour : « On ne peut pas se tromper, on ne peut pas les endommager, sinon on finit en prison ».

  • Légende : Alfa Romeo 33 Stradale, simplement la plus belle voiture du monde ?

    Légende : Alfa Romeo 33 Stradale, simplement la plus belle voiture du monde ?

    Dans l’histoire de l’automobile, il y a les voitures de sport, les supercars, et puis il y a la 33 Stradale. Quand on demande aux plus grands designers (de Gandini à Giugiaro) quelle est leur référence absolue, ce nom revient inlassablement. Dévoilée en 1967, à la veille de la révolution de mai 68, cette voiture n’était pas une contestation, mais une révélation.

    Elle représente l’instant T où Alfa Romeo a atteint la perfection, fusionnant la brutalité de la course et la sensualité du design italien.

    Une bête de course en robe de soirée

    La 33 Stradale n’est pas une voiture de route adaptée pour la piste. C’est le contraire. Il s’agit littéralement du châssis de compétition de la Tipo 33 d’Autodelta, habillé pour la route. Sous sa carrosserie se cache une technologie de pointe pour l’époque : un châssis tubulaire en « H » intégrant les réservoirs de carburant, du magnésium pour alléger les composants, et un poids plume de seulement 700 kg.

    Mais ce qui frappe, c’est ce que Franco Scaglione a fait de cette base technique. Il a dessiné une carrosserie en aluminium d’une fluidité irréelle, haute de seulement 99 centimètres ! C’est aussi la toute première voiture de série au monde à adopter des portes en élytre (papillon), bien avant que Lamborghini n’en fasse sa signature.

    Le V8 de poche qui hurle à 10 000 tours

    Le cœur de la 33 Stradale est tout aussi mythique que sa robe. Il s’agit d’un petit V8 de 2.0 litres (1 995 cm³). Cela peut sembler modeste aujourd’hui, mais c’est un moteur de pure compétition conçu par Carlo Chiti. Il développe 230 chevaux, ce qui, rapporté au poids plume, offrait des performances stratosphériques pour 1967 : le 0 à 100 km/h en 5,5 secondes et 260 km/h en pointe.

    Mais les chiffres ne disent rien de la sonorité. Ce moteur prend 10 000 tours/minute, délivrant un hurlement métallique, strident, qui donne la chair de poule. C’est une symphonie mécanique sans filtre.

    Plus chère qu’une Ferrari, plus rare qu’une licorne

    À sa sortie, la 33 Stradale était la voiture la plus chère du marché (9 750 000 lires), coûtant bien plus qu’une Lamborghini Miura ou une Ferrari de l’époque. Sa production fut confidentielle et artisanale. Seulement 18 châssis ont été produits, et on estime que moins de 12 ont été réellement carrossés en version « Stradale » par Scaglione (les autres ayant servi pour des concepts cars comme la Carabo).

    L’Héritage

    Aujourd’hui, une 33 Stradale est inestimable (on parle de plus de 10 à 15 millions d’euros si l’une d’elles venait à être vendue). Elle est le symbole de l’âge d’or d’Alfa Romeo. Son influence est telle que la marque a décidé de la ressusciter en 2023 avec la nouvelle 33 Stradale (série limitée à 33 exemplaires), prouvant que 50 ans plus tard, ce dessin n’a pas pris une ride.

    Elle reste la preuve éternelle qu’une voiture peut être une œuvre d’art.

  • Giulia Quadrifoglio Luna Rossa : Le chef-d’œuvre aérodynamique d’Alfa Romeo limité à 10 exemplaires

    Giulia Quadrifoglio Luna Rossa : Le chef-d’œuvre aérodynamique d’Alfa Romeo limité à 10 exemplaires

    C’est au Salon de Bruxelles 2026 qu’Alfa Romeo vient de dévoiler ce qui restera sans doute comme l’une des Quadrifoglio les plus exclusives et les plus abouties de l’histoire. Née de la rencontre entre le bitume et la mer, la Giulia Quadrifoglio Luna Rossa est bien plus qu’une série limitée : c’est une démonstration de force technique, forgée par le vent et la passion italienne.

    Fruit de la collaboration entre le Biscione et le team Luna Rossa, référence mondiale de la voile de compétition, cette édition ultra-limitée à 10 exemplaires (tous déjà vendus !) incarne l’excellence du nouveau département créatif BOTTEGAFUORISERIE, réunissant le savoir-faire d’Alfa Romeo et de Maserati.

    La Quadrifoglio la plus efficace de l’histoire

    Si le moteur reste le glorieux V6 2.9 biturbo de 520 chevaux avec son différentiel autobloquant mécanique, c’est sur la gestion des flux d’air que cette Giulia repousse les limites. Les ingénieurs ont développé un kit carbone spécifique qui transforme radicalement le comportement de la berline :

    • Appui aérodynamique multiplié par 5 : À 300 km/h, la voiture génère un pic de 140 kg d’appui, garantissant une stabilité phénoménale.
    • Aileron arrière inspiré des foils : Le spectaculaire aileron arrière à double profil n’est pas là pour la décoration. Il s’inspire directement des foils des voiliers AC75. Alfa Romeo a inversé leur principe : au lieu de faire voler le bateau, l’aileron plaque la voiture au sol, canalisant les vortex d’air avec une efficacité redoutable.
    • Effet de sol : Des profils sous la caisse et des jupes latérales spécifiques scellent le flux d’air sous la voiture, augmentant l’adhérence sans pénaliser la vitesse de pointe (toujours fixée à 300 km/h).

    Une esthétique « Nautique » unique

    Visuellement, la Giulia Luna Rossa est une œuvre d’art. Sa peinture irisée, appliquée à la main, imite les reflets métalliques de la coque du voilier de compétition. Le contraste est assuré par une finition bicolore « pont de bateau » (noir/gris) et des touches de rouge vif, couleur emblématique de Luna Rossa. Détail inédit pour les collectionneurs : pour la première fois, les logos Alfa Romeo adoptent un fond rouge, symbole de l’esprit de compétition qui anime ce projet.

    À l’intérieur, l’exclusivité atteint des sommets. Les sièges baquets Sparco s’habillent de textures inspirées des gilets de sauvetage (PFD) de l’équipage. Mais le détail le plus fascinant se trouve sur la planche de bord : elle intègre un véritable fragment de voile Luna Rossa, traité pour devenir un élément de décor inaltérable. Chaque voiture emporte ainsi un morceau authentique de l’histoire de la Coupe de l’America.

    En route vers la 38e America’s Cup

    Cette série limitée scelle le partenariat stratégique entre Alfa Romeo et Luna Rossa, qui visent ensemble la victoire lors de la 38e America’s Cup. Une compétition historique qui se tiendra pour la première fois en Italie, dans le golfe de Naples.

    Avec cette Giulia Quadrifoglio Luna Rossa, Alfa Romeo prouve qu’elle ne se contente pas de regarder son passé, mais qu’elle est capable d’innover en puisant dans l’excellence technique italienne, sur terre comme sur mer.

  • Voiture de l’Année : 2001, quand l’Alfa 147 prouvait que la foudre peut tomber deux fois

    Voiture de l’Année : 2001, quand l’Alfa 147 prouvait que la foudre peut tomber deux fois

    On dit souvent que le succès est éphémère. Mais chez Alfa Romeo, au tournant du millénaire, le succès était une habitude. Trois ans seulement après le sacre de la 156, le jury de la Voiture de l’Année succombait de nouveau au charme italien.

    En 2001, c’est l’Alfa Romeo 147 qui remportait le titre suprême (avec 238 points), devançant de justesse la Ford Mondeo et… la Toyota Prius. Une victoire symbolique : la passion l’emportait sur la raison et sur l’hybridation naissante.

    Une « GTI » en tenue de soirée

    Si la 156 avait réinventé la berline, la 147 a bousculé le segment des compactes, alors dominé par une Volkswagen Golf très (trop ?) sérieuse. Dessinée par le duo Walter de Silva et Wolfgang Egger, la 147 était une pépite visuelle. Son nez, inspiré de la légendaire 6C 2500 Villa d’Este, affichait une calandre verticale audacieuse qui coupait le pare-chocs en deux.

    À l’intérieur, c’était le choc. Compteurs en fûts profonds, plastiques moussés, volant trois branches : elle a apporté le « Premium » dans la catégorie bien avant que ce ne soit la norme. C’était la voiture que l’on achetait pour être vu, mais surtout pour conduire.

    Le meilleur châssis de sa catégorie

    Car le secret de la victoire de la 147 ne résidait pas seulement dans ses courbes. C’était une véritable Alfa sous la tôle. Elle a eu l’audace de reprendre la plateforme de la 156, intégrant ainsi la fameuse suspension avant à double triangulation.

    Le résultat ? Un train avant incisif, une direction directe quasi-télépathique et une tenue de route qui renvoyait la concurrence à ses études. Qu’elle soit animée par les pétillants Twin Spark ou les vigoureux JTD (qui gagnaient alors leurs lettres de noblesse), la 147 donnait le sourire à chaque rond-point.

    Le mythe GTA

    Impossible d’évoquer la 147 sans une pensée émue pour sa version ultime, arrivée peu après le titre : la 147 GTA. En chaussant l’immense V6 3.2L « Busso » de 250 chevaux dans une si petite voiture, Alfa Romeo a créé un monstre, une anomalie magnifique, le chant du cygne de l’ère atmosphérique.

    La 147 reste aujourd’hui l’un des plus grands succès commerciaux de la marque (produite pendant 10 ans !). Elle nous rappelle qu’une voiture compacte peut avoir une âme immense. Espérons que le Junior, lui aussi compact et stylé, connaisse un destin aussi glorieux dans les cœurs, même si l’époque a changé.

  • Vidéo : Grégory Galiffi au volant du Tonale restylé (2026) : Le verdict sans filtre

    Vidéo : Grégory Galiffi au volant du Tonale restylé (2026) : Le verdict sans filtre

    C’est toujours un événement quand un Alfiste convaincu comme Grégory Galiffi prend le volant d’une nouveauté du Biscione. Après avoir testé le Junior Veloce, le présentateur de Direct Auto s’est rendu à Pise, en Italie, pour découvrir la « phase 2 » de l’Alfa Romeo Tonale.

    Dans cette vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Galiffi ne se contente pas d’admirer la plastique italienne. Il pose la vraie question : avec ce restylage inspiré du Junior, l’esprit Alfa est-il (enfin) là ?

    Le choc esthétique : La plaque au centre ! Dès les premières minutes, le ton est donné. Si le Tonale conserve sa silhouette séduisante, ce restylage marque une rupture historique pour les puristes : la plaque d’immatriculation quitte le côté pour rejoindre le centre du pare-chocs. Une contrainte imposée par la réglementation européenne qui attriste visiblement notre essayeur, même si le nouveau bouclier avant, avec ses écopes inspirées de la GTA et sa calandre « Junior-isée », tente de compenser avec agressivité.

    Au volant de la version Q4 PHEV 270 ch Pour cet essai, Grégory a pris les commandes de la version haut de gamme Hybride Rechargeable (PHEV) de 270 chevaux. Si les accélérations sont là (0 à 100 km/h sous les 7 secondes), le bilan dynamique reste mitigé. Galiffi pointe du doigt un défaut persistant depuis la première génération : le flou dans la direction autour du point milieu. De même, le confort est jugé « moyen » avec les jantes de 20 pouces, et l’insonorisation sur autoroute (bruits d’air) déçoit pour un véhicule de ce standing.

    Le conseil d’achat de Grégory C’est peut-être la partie la plus intéressante de la vidéo. Loin de pousser à la consommation sur le modèle le plus cher, Galiffi ne recommande pas forcément cette version PHEV. Son coup de cœur rationnel ?

    • Le « nouveau » 1.5 Hybride de 175 ch (une évolution du 160) pour l’agrément essence.
    • Le Diesel 1.6 de 130 ch, qu’il considère comme une offre très pertinente et compétitive (autour de 40 000 €) malgré le malus, soulignant que le diesel représente encore 50% des ventes de Tonale en Italie.

    L’intérieur : Toujours « Cannocchiale » mais plus rouge À bord, l’ambiance évolue peu mais bien. On note l’arrivée d’une sellerie cuir rouge du plus bel effet (« très rital, très classe » selon Grégory) et de petits détails sympathiques comme le logo du « Biscione électrique » du côté de la trappe de recharge.

    Une vidéo honnête, tournée avec passion sous le (rare) soleil de Toscane, qui montre un Tonale maturé et plus agressif visuellement.

    Découvrez l’essai complet ci-dessous :

  • La 33 Stradale rentre au bercail : nouvelle chance pour l’admirer au Musée d’Arese

    La 33 Stradale rentre au bercail : nouvelle chance pour l’admirer au Musée d’Arese

    Elle a conquis l’Amérique, fait tourner les têtes à Pebble Beach et brillé sous les néons de Las Vegas. Mais comme toute véritable Alfa Romeo, son cœur bat en Italie. La nouvelle 33 Stradale est de retour à la maison, au Musée Historique d’Arese. Si vous n’avez pas encore eu la chance de croiser le regard de cette supercar ultra-exclusive, c’est le moment ou jamais : elle n’y restera que jusqu’au 6 janvier 2025.

    Une ambassadrice de retour de tournée

    Ce n’est pas une simple exposition, c’est le retour de l’enfant prodigue. Après sa révélation mondiale en août 2023, celle qui incarne le renouveau du Biscione s’est lancée dans un véritable « Grand Tour » nord-américain.

    De la célèbre Monterey Car Week au bitume sacré de Laguna Seca, en passant par le Petersen Museum de Los Angeles, la 33 Stradale a joué son rôle à la perfection : prouver au monde que le design italien reste intouchable. Elle revient désormais auréolée de ce succès pour se poser quelques jours là où tout a commencé.

    Entre design et aérodynamique

    Pour ce retour temporaire, le Musée d’Arese a soigné la mise en scène. La supercar n’est pas posée au hasard : elle trône dans la section « Timeline », juste à côté de la maquette historique de la soufflerie.

    Ce choix n’est pas anodin pour les connaisseurs. Il trace un lien direct entre les lignes sensuelles de la carrosserie et l’obsession de la performance aérodynamique qui coule dans les veines de la marque. C’est l’occasion d’apprécier le travail de la Bottega Alfa Romeo, cet atelier qui renoue avec la tradition des carrossiers des années 60 pour produire ces 33 exemplaires uniques.

    Pourquoi il faut y aller (vite)

    Au-delà de ses lignes, rappelons ce qui se cache sous le capot arrière : une évolution brutale du V6 biturbo poussée à 620 chevaux (ou sa variante électrique, pour les plus futuristes), capable d’expédier le 0 à 100 km/h en moins de 3 secondes. Voir la 33 Stradale en photo est une chose, apprécier ses proportions et ses détails en réalité en est une autre.

    Vous avez jusqu’à l’Épiphanie pour organiser votre pèlerinage à Arese. Profitez-en, l’exposition temporaire Colore (dédiée aux nuances du rouge Alfa) est également en cours. Une double raison de faire le plein de passion pour commencer l’année.

    Le Musée est ouvert tous les jours (sauf le mardi) de 10h à 18h. Plus d’infos sur museoalfaromeo.com.

  • ErreErre Fuoriserie : Quand la Giulia Quadrifoglio remonte le temps (et se fâche)

    ErreErre Fuoriserie : Quand la Giulia Quadrifoglio remonte le temps (et se fâche)

    C’est un débat qui anime souvent nos colonnes : le design moderne a-t-il perdu l’âme des années 60 ? Pour ceux qui refusent de choisir entre le charme vintage de la Giulia Tipo 105 (1962) et la brutalité du V6 de la Giulia Quadrifoglio actuelle, un carrossier turinois a trouvé la solution.

    Son nom ? ErreErre Fuoriserie. Son concept ? Le « Retromod ». Contrairement au Restomod (qui modernise une vieille voiture), ici, on prend une Alfa Romeo moderne et on l’habille avec un costume taillé sur mesure pour hommager l’histoire.

    Deux visages, une même âme

    Le projet a débuté en 2022 avec la Giulia Classic, mais c’est bien sa version radicale, dévoilée plus récemment au Salon Auto de Turin 2024, qui fait battre notre cœur : l’Alleggerita.

    Si la base reste l’excellente Giulia Quadrifoglio (la cellule de sécurité est intacte, garantissant une homologation routière sans sueur froide), tout le reste est métamorphosé. La carrosserie abandonne l’aluminium pour la fibre de carbon, assurant rigidité et légèreté. Le look est clivant, certes, mais indéniablement charismatique : quatre phares ronds, une calandre verticale proéminente et cet arrière tronqué qui sent bon les courses de côte d’antan.

    562 chevaux et plus de banquette arrière

    Sous le capot, le V6 2.9L Biturbo respire mieux grâce à de nouveaux conduits Venturi intégrés au pare-chocs avant. Résultat : la puissance grimpe à 562 chevaux (contre 510 ou 520 d’origine).

    Mais l’esprit « Alleggerita », c’est le poids. À l’intérieur, oubliez d’emmener les enfants à l’école. La banquette arrière a été supprimée, remplacée par une structure en carbone magnifiquement sellée en Alcantara. Elle accueille désormais un extincteur central et deux emplacements moulés pour… vos casques. Un arceau de sécurité (peint ton caisse) est disponible en option pour rigidifier le tout.

    L’obsession du détail

    Ce qui frappe chez ErreErre, c’est le niveau d’exigence. Prenez les jantes : ce ne sont pas de simples copies. Il a fallu 5 000 heures de développement pour recréer le design des jantes tôles de 1962 en version forgée moderne, capable d’encaisser le couple du V6 actuel.

    Ce jouet pour grands enfants sera produit à 33 exemplaires maximum (tiens, encore ce chiffre sacré chez Alfa !). Chaque client fournit sa propre Giulia Quadrifoglio (« donor car ») et laisse la magie opérer à Turin.

    Le prix de l’exclusivité ? Il n’est pas public, mais comme on dit : quand on aime le Biscione, on ne compte pas.

  • Miami Art Week : Quand Alfa Romeo transforme la 33 Stradale et le Tonale en œuvres d’art

    Miami Art Week : Quand Alfa Romeo transforme la 33 Stradale et le Tonale en œuvres d’art

    Miami, début décembre. La ville de Floride devient l’épicentre mondial de la culture avec la célèbre Art Basel. Entre deux vernissages et les soirées exclusives sur South Beach, Alfa Romeo a décidé de rappeler une vérité fondamentale : une voiture italienne, c’est d’abord une sculpture en mouvement.

    Pour cette édition 2025 de la Miami Art Week, la marque au Biscione a joué sur deux tableaux : l’héritage racing pur et dur, et le futurisme artistique.

    Le choc des générations au Hagerty Garage

    Les festivités ont débuté le 2 décembre au Hagerty Garage + Social. Pour l’occasion, Alfa Romeo a réuni 115 ans d’histoire dans une même pièce.

    La star incontestée était évidemment la 33 Stradale, cette supercar qui brouille la frontière entre l’ingénierie et l’art. Mais pour les Alfistes les plus pointus, le frisson venait d’ailleurs : la présence exceptionnelle de l’Alfa Romeo 155 V6 TI. Oui, celle-là même qui, aux mains de Nicola Larini, a humilié la concurrence allemande sur ses propres terres en remportant le championnat DTM 1993. Voir ce monstre sacré aux côtés du futur Tonale 2026 (qui continue de se montrer avant son lancement officiel) symbolisait parfaitement le fil rouge de la marque : la performance au service du style.

    L’ambiance visuelle était assurée par le photographe italien Luca Artioli, dont les clichés utilisant la technique du « flou bougé » (ICM) transforment nos voitures préférées en traînées de lumière et de couleur impressionnistes.

    Un « Art Car » sur Collins Avenue

    Pour la seconde partie de la semaine, direction le Sagamore Hotel pour l’événement BitBasel. Sur la célèbre Collins Avenue, où défilent plus de 100 000 personnes, Alfa Romeo ne pouvait pas passer inaperçu.

    La marque a dévoilé un Tonale « Art Car », entièrement wrappé d’un graphisme exclusif célébrant le 6e anniversaire de BitBasel. Posé à côté de la 33 Stradale, ce Tonale unique prouve que le design du SUV compact supporte aussi bien les teintes classiques que les excentricités artistiques.

    En s’affichant ainsi au cœur de l’événement artistique le plus « hype » des États-Unis, Alfa Romeo confirme sa stratégie : séduire les collectionneurs et les esthètes, qu’ils soient passionnés par la toile d’un maître ou par la carrosserie d’une italienne.