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  • R33 par Automotive Artisans : Un hommage « analogique » à la légendaire Alfa Romeo 33 Stradale

    R33 par Automotive Artisans : Un hommage « analogique » à la légendaire Alfa Romeo 33 Stradale

    Alors que la nouvelle Alfa Romeo 33 Stradale fait vibrer le cœur des passionnés, une autre « 33 » pointe le bout de son capot depuis l’Angleterre. Ne vous y trompez pas, malgré l’aspect immaculé que l’on pourrait prêter à une miniature de collection, la R33 signée Automotive Artisans est bel et bien une bête de route à l’échelle 1:1, conçue pour les puristes les plus exigeants.

    Ce projet, né de la passion de David Hutchinson et réalisé par les mains expertes de PPW (Pristine Panel Work) à Worcester, est une célébration artisanale de l’icône de 1968.

    Un cœur de Modène sous une robe d’aluminium

    Contrairement à la version originale, la R33 opte pour une noblesse mécanique tout aussi italienne. On retrouve sous le capot arrière le V8 4.2L dérivé de l’Alfa Romeo 8C Competizione (que l’on voit aussi chez Ferrari et Maserati (le bloc F136 M139). Ce moteur atmosphérique, le dernier de sa lignée à être sorti des usines de Maranello, développe ici 376 ch.

    Pour sublimer cette mécanique, Automotive Artisans a fait le choix du « vrai » :

    • Une boîte manuelle à six rapports avec grille en H.
    • Une carrosserie en aluminium formée à la main sur un châssis en acier.
    • Des portes « papillon » emblématiques qui s’ouvrent sur un intérieur en cuir tan somptueux.

    Zéro assistance, 100 % émotion

    Ici, pas d’écrans géants ni de béquilles électroniques. La R33 se veut entièrement analogique : pas d’ABS, pas de contrôle de traction, pas de direction assistée. Le freinage est confié à un système Wilwood non assisté et la liaison au sol est assurée par une suspension Gaz. Comme le précise son créateur, elle est littéralement « construite pour les puristes ».

    Un blason plein de clins d’œil

    Si vous regardez de près, ce n’est pas le logo Alfa Romeo classique qui trône sur le nez de la voiture. Automotive Artisans a créé un badge spécifique rendant hommage à sa région d’origine (Worcestershire) : on y retrouve les poires noires du drapeau de Worcester et une silhouette de la Broadway Tower des Cotswolds.

    Exclusivité et prix

    Seuls 33 exemplaires seront produits. Pour s’offrir ce rêve analogique, il faudra débourser environ 645 000 €. Certes, c’est une somme, mais c’est une fraction du prix d’une 33 Stradale originale de 1968, dont la valeur dépasse aujourd’hui les 10 millions d’euros.

    La R33 n’est pas une simple réplique ; c’est une lettre d’amour mécanique à l’une des plus belles voitures du monde, avec une touche de caractère britannique.

  • Collection : La première Alfa Romeo 4C « Nicola Larini » (Giallo Ocra) a été livrée à Arese

    Collection : La première Alfa Romeo 4C « Nicola Larini » (Giallo Ocra) a été livrée à Arese

    C’est un moment chargé d’histoire et d’émotion qui s’est déroulé récemment sur la piste du Musée Historique Alfa Romeo d’Arese. Le département Stellantis Heritage a officiellement remis les clés de la toute première Alfa Romeo 4C Collezione GT « Nicola Larini » à son heureux propriétaire.

    Ce projet, qui s’inscrit dans le programme « Reloaded by Creators », est un vibrant hommage au pilote toscan, héros éternel des Alfistes pour sa victoire écrasante dans le championnat DTM 1993 au volant de la 155 V6 TI.

    Une livrée « Giallo Ocra » inspirée de la Giulia GT

    L’exemplaire livré est le premier d’une série ultra-limitée de trois véhicules uniques. Il arbore une magnifique teinte « Giallo Ocra » (Ocre Jaune). Le design a été supervisé par Alessandro Maccolini du Centro Stile Alfa Romeo. L’objectif était de créer un pont temporel entre la modernité de la 4C et les teintes iconiques des Giulia GT des années 60 et 70. Le résultat est un jeu de couleurs ton sur ton, mêlant la carrosserie et les jantes avec une élégance rare.

    Nicola Larini lui-même a repris le volant de cette 4C pour quelques tours de piste à Arese avant de la remettre au client, scellant ainsi le lien entre le champion et sa monture.

    Des détails exclusifs et la signature du Maestro

    Ce qui fait la valeur de cette collection, c’est le souci du détail. La voiture porte la signature autographe de Nicola Larini à trois endroits stratégiques : sur le capot moteur, sur la plaque numérotée du tableau de bord et brodée sur les sièges.

    L’intérieur respire la compétition : pour éviter les reflets gênants sur le pare-brise (un détail de pilote !), la planche de bord a été revêtue de microfibre noire. Les sièges reprennent ce matériau, rehaussés d’inserts à la couleur de la carrosserie, tout comme le repère « point milieu » sur le volant. Un grand logo Alfa Romeo orne également le capot, un détail qui sera présent sur les trois modèles mais avec de légères variations pour garantir l’unicité de chaque auto.

    Bientôt deux autres exemplaires uniques

    Si la version « Giallo Ocra » est désormais entre les mains de son collectionneur (accompagnée de son Certificat d’Authenticité Stellantis Heritage), la trilogie n’est pas encore complète. Stellantis Heritage a confirmé que deux autres 4C Collezione GT « Nicola Larini » sont en préparation et seront bientôt disponibles à la vente :

    • Une version « Verde Pino » (Vert Pin).
    • Une version « Rosso Prugna » (Rouge Prune).

    Ces modèles s’annoncent déjà comme de futurs collectors, transformant la 4C en véritable objet de culte.

  • Shopping : 5 doses de passion italienne à l’échelle 1/64 avec le coffret Majorette « Édition Italie »

    Shopping : 5 doses de passion italienne à l’échelle 1/64 avec le coffret Majorette « Édition Italie »

    On n’a pas toujours la place (ni le budget, soyons honnêtes) pour garer une Giulia GTAm et un Tonale dans son garage. Mais heureusement, la passion du Biscione se vit à toutes les échelles.

    La célèbre marque française de miniatures Majorette a pensé aux Alfistes — petits et grands — avec son superbe Alfa Romeo Giftpack – Édition Italie. Un coffret de 5 véhicules qui condense l’esprit de la marque dans quelques centimètres de métal (Zamak).

    Que contient le garage ?

    Ce pack est une véritable petite anthologie de la gamme moderne d’Alfa Romeo. Finement reproduites, ces miniatures disposent pour la plupart de parties ouvrantes (portières ou capot) et de suspensions, la marque de fabrique de Majorette.

    Dans cette édition spéciale « Italie », on retrouve une sélection qui fait honneur au drapeau tricolore :

    • L’incontournable Giulia : En version Quadrifoglio avec deux teintes, elle est la star du coffret avec ses lignes agressives.
    • Le Tonale : Aussi en deux teintes, reproduit avec sa signature lumineuse caractéristique.
    • La 4C Spider : Pour ne jamais oublier l’époque du châssis carbone et de la légèreté absolue.

    Les livrées sont soignées, alternant entre le Rosso Competizione et des teintes élégantes.

    Pour qui ?

    C’est l’objet parfait pour deux types de personnes :

    1. Le Collectionneur : Celui qui aligne ses modèles sur une étagère vitrée. La qualité Majorette a fait un bond spectaculaire ces dernières années, et ces modèles ne dépareillent pas à côté de marques plus onéreuses.
    2. Le Transmetteur de virus : Vous cherchez un cadeau pour un enfant (ou un neveu) pour l’éloigner des voitures allemandes et lui donner le goût du beau design italien ? Ne cherchez plus. C’est le kit d’éducation automobile idéal.

    Où se le procurer ?

    Ce coffret est disponible chez les spécialistes de la miniature. Nous vous recommandons nos amis de Mininches La Boutique, une référence pour les collectionneurs exigeants.

    👉 Commander le Majorette Alfa Romeo Giftpack – Édition Italie ici

    Le prix est doux, mais attention, le stock risque de partir aussi vite qu’une Giulia sur le Nürburgring.

  • Revue de Presse : L’Alfa Romeo Montreal, le chef-d’œuvre incompris ?

    Revue de Presse : L’Alfa Romeo Montreal, le chef-d’œuvre incompris ?

    « Immensément belle. Merveilleusement belle. » C’est par ces mots que débute cet essai rétrospectif de Sport Auto Classiques consacré à l’une des créations les plus énigmatiques d’Arese : l’Alfa Romeo Montreal. Si la ligne signée Marcello Gandini (pour Bertone) fait l’unanimité depuis l’Expo Universelle de 1967, la réalité de la conduite de cette GT au V8 mythique est souvent sujette à débat. Retour sur un essai sans concession d’un modèle de 1975.

    Une ligne qui traverse le temps (avec un petit ajustement)

    L’article met d’abord l’honneur le coup de crayon magistral de Gandini. Cependant, l’essayeur note un détail intéressant sur l’exemplaire du jour, propriété d’un certain Olivier : la voiture a été rabaissée de 60 mm. Une modification qui, selon l’auteur, gomme le seul défaut esthétique originel de la Montreal, souvent jugée « trop haute sur pattes ».

    Un cœur de course dans une routière

    Sous le capot, le pedigree fait rêver. Le V8 tout alu, dérivé de la 33 de compétition, avec ses doubles arbres à cames et son injection mécanique (imposée par le manque de place), est décrit comme un « joyau mécanique ». Dès le démarrage, l’ambiance est posée : ça gronde. L’article décrit une sonorité qui tient plus du « bourdonnement vorace » que du feulement classique, mais qui témoigne d’une santé de fer. Le moteur reprend bien dès le ralenti et hurle sans retenue dans les tours. Petit bémol pour les longs trajets : à 130 km/h, le moteur tourne à 4 300 tr/min dans un vacarme qui rend l’autoradio inutile.

    Le grand malentendu : GT ou Super Sportive ?

    C’est ici que l’essai devient critique et brise le mythe. Il y a un « drame » inhérent à la Montreal : sa ligne de supercar et son moteur de course promettent des performances que son châssis ne peut pas tenir. Basée sur un châssis retravaillé de Giulia (conception début années 60), la Montreal avoue ses limites :

    • Direction : Floue autour du point central et lourde en virage.
    • Suspension : Une impression de flottement constant et un essieu arrière rigide qui répercute sèchement les aspérités.
    • Freinage : Malgré quatre disques ventilés (exceptionnel pour l’époque), le mordant est jugé absent et le freinage « mou ».

    L’auteur est clair : ce n’est pas une acrobate pour petites routes sinueuses, mais une Grand Tourisme faite pour rouler vite en ligne droite.

    La vie à bord : le luxe à l’italienne

    Si le comportement dynamique déçoit les apprentis pilotes, l’ambiance intérieure séduit. L’essai souligne la qualité de finition surprenante (« riche et bourgeois ») et le confort de la sellerie. Mention spéciale pour le tableau de bord unique en son genre, où les stylistes ont supprimé les zéros superflus (le tachymètre n’affiche que les dizaines, le compte-tours les centaines). Seul point noir ergonomique : la visibilité arrière est quasi nulle, transformant chaque manœuvre en pari risqué.

    Le verdict

    Cet essai nous rappelle qu’il ne faut pas demander à la Montreal ce qu’elle ne peut pas donner. Si l’on accepte qu’elle est une GT de caractère et non une pistarde, elle distille un « véritable plaisir » grâce à sa souplesse mécanique et sa boîte ZF inversée (première en bas à gauche) au maniement viril mais précis. Une voiture imparfaite, mais définitivement attachante.

  • The Peninsula Classics : Alfa Romeo vise le titre suprême avec deux légendes en finale

    The Peninsula Classics : Alfa Romeo vise le titre suprême avec deux légendes en finale

    C’est l’équivalent du « Prix Nobel » ou de la « Palme d’Or » pour l’automobile de collection. Le prestigieux prix The Peninsula Classics Best of the Best Award vient de dévoiler la liste de ses sept finalistes pour l’édition 2025. Fait exceptionnel : Alfa Romeo est le constructeur le mieux représenté (avec Ferrari) avec deux chefs-d’œuvre en lice pour décrocher le titre de voiture la plus exceptionnelle du monde.

    Il y a les concours d’élégance, et il y a le Best of the Best. Ce prix unique ne récompense pas n’importe quelle voiture ancienne : il met en compétition les lauréates des plus grands concours mondiaux de l’année (Villa d’Este, Pebble Beach, Amelia Island, etc.). Être sélectionné est déjà un exploit ; avoir deux voitures en finale sur sept candidats est une démonstration de force historique.

    Le 26 janvier 2026, à l’hôtel The Peninsula Paris, tous les regards des Alfistes seront tournés vers le jury pour savoir si le Biscione ajoutera ce trophée ultime à son palmarès.

    Le duel fratricide : La course contre l’élégance

    La sélection 2025 met en lumière deux facettes de l’ADN Alfa Romeo : la performance pure et le design raffiné.

    La première finaliste est une icône de la compétition : l’Alfa Romeo Tipo B de 1934. Cette monoplace de Grand Prix, véritable terreur des circuits de l’entre-deux-guerres, ne s’est pas contentée de gagner des courses à l’époque. Elle a su séduire les jurés les plus exigeants en remportant le Best of Show au Concours d’Élégance de la Villa d’Este 2025, prouvant que la beauté mécanique brute peut rivaliser avec les lignes les plus fluides.

    Face à elle, ou plutôt à ses côtés, se dresse l’aristocratie automobile incarnée par l’Alfa Romeo 8C 2900B de 1938. Carrossée par Stabilimenti Farina, cette voiture représente l’apogée du style italien d’avant-guerre. Elle arrive à Paris auréolée de son titre de Best of Show au Concours d’Élégance d’Amelia 2025.

    Une concurrence féroce

    Si Alfa Romeo domine numériquement la liste des finalistes, la bataille sera rude. Nos deux italiennes devront faire face à une concurrence de très haut vol, notamment venue de Maranello. Deux Ferrari sont également en lice : une 375 MM de 1954 (carrossée par Ghia) et une spectaculaire F50 GT de 1996.

    Le reste du plateau est composé d’une Rolls-Royce Phantom I de 1926, d’une Mercedes-Benz 500K Spezial Roadster de 1936 et d’une Bentley Mark VI Cresta II de 1951.

    Un jury d’exception pour un verdict à Paris

    Pour départager ces monuments de l’histoire automobile, The Peninsula a réuni un jury digne de l’événement. Parmi les experts qui jugeront les deux Alfa Romeo, on retrouve des figures incontournables comme Jay Leno, l’animateur et collectionneur passionné, le génial ingénieur Gordon Murray (père de la McLaren F1), ou encore le designer Gorden Wagener.

    La cérémonie de remise des prix se tiendra dans le cadre somptueux du Peninsula Paris. La voiture gagnante aura ensuite l’honneur d’être exposée au salon Rétromobile, du 28 janvier au 1er février 2026, permettant au grand public d’admirer la « meilleure des meilleures ».

    Rendez-vous fin janvier pour savoir si la Tipo B ou la 8C 2900B parviendra à hisser les couleurs d’Alfa Romeo sur la plus haute marche du podium mondial de la collection.


    La liste complète des finalistes 2025 :

    • Alfa Romeo Tipo B (1934) – Best of Show, Villa d’Este
    • Alfa Romeo 8C 2900B (1938) – Best of Show, Amelia Island
    • Ferrari 375 MM (1954) – Best of Show, Cavallino Classic
    • Ferrari F50 GT (1996) – Best of Show, The Quail
    • Mercedes-Benz 500K Spezial Roadster (1936) – Best of Show, Salon Privé
    • Rolls-Royce Phantom I (1926) – Best of Show, Hampton Court Palace
    • Bentley Mark VI Cresta II (1951) – Best of Show, Goodwood Cartier Style et Luxe