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  • Voiture de l’Année : 1998, l’année où l’Alfa 156 a mis l’Europe à genoux

    Voiture de l’Année : 1998, l’année où l’Alfa 156 a mis l’Europe à genoux

    Le 9 janvier prochain, le jury du Car of the Year rendra son verdict pour l’édition 2026. Si nos récentes Giulia, Stelvio et Junior ont toutes brillé en se hissant jusqu’en finale ces dernières années, prouvant la constance du renouveau d’Alfa Romeo, il fut un temps où le Biscione ne se contentait pas des places d’honneur. Il raflait la mise.

    Retour en 1998. Cette année-là, une berline italienne allait créer un séisme tel que l’Europe automobile s’en souvient encore : l’Alfa Romeo 156.

    Le coup de génie de Walter de Silva

    Pour comprendre l’impact de la 156, il faut se remettre dans le contexte de 1997. Les berlines sont alors souvent grises, carrées et ennuyeuses. Et puis débarque la 156.

    Dessinée par le maestro Walter de Silva, elle est une rupture totale. Lignes fluides, calandre proéminente qui oblige la plaque d’immatriculation à s’exiler sur le côté (un trait de caractère devenu culte), et surtout, cette astuce géniale : les poignées de portes arrière dissimulées dans les montants. L’idée était simple mais révolutionnaire : offrir la praticité d’une berline avec la ligne d’un coupé. Tout le monde a copié depuis, mais la 156 était la première.

    Une victoire technique autant qu’esthétique

    Mais le jury du Car of the Year ne récompense pas que la beauté. Pour l’emporter avec une avance écrasante (454 points) devant la Volkswagen Golf IV (266 points) et l’Audi A6, la 156 avait des arguments massue sous le capot.

    C’est elle qui a introduit en première mondiale la technologie Common Rail (JTD) sur une voiture de série. Une révolution diesel qui offrait silence et performance. Ajoutez à cela un châssis d’une précision chirurgicale grâce à sa suspension avant à double triangulation (le fameux quadrilatero alto), et vous aviez la voiture parfaite. Elle virait à plat, chantait juste (surtout avec le V6 Busso), et flattait la rétine.

    L’héritière spirituelle

    La 156 a fait bien plus que gagner un trophée : elle a sauvé Alfa Romeo à une époque critique et s’est vendue à plus de 680 000 exemplaires.

    Aujourd’hui, alors que nous attendons le verdict de 2026, regarder une 156 nous rappelle pourquoi nous aimons cette marque. Elle a prouvé qu’une voiture familiale n’était pas obligée d’être un « déplaçoir » rationnel, mais qu’elle pouvait être un objet de passion. Un ADN que l’on retrouve intact dans la Giulia actuelle.

  • COTY 2026 : Le Junior s’attaque au titre de Voiture de l’Année… en Afrique du Sud

    COTY 2026 : Le Junior s’attaque au titre de Voiture de l’Année… en Afrique du Sud

    On a souvent le regard rivé sur l’Europe et ses normes drastiques, mais la bataille pour Alfa Romeo est mondiale. Et la bonne nouvelle nous vient cette fois de l’hémisphère sud. À peine débarqué sur le bitume de Johannesburg, l’Alfa Romeo Junior vient d’être officiellement nommé demi-finaliste pour le prestigieux titre de South African Car of the Year (COTY) 2026.

    Pourquoi c’est un signal important

    Pour nous, observateurs, cette nomination n’est pas anecdotique. Le marché sud-africain a une culture automobile très forte, historiquement amoureuse des « GTI » et de la performance pure. Voir le premier modèle 100 % électrique de la marque (la version Elettrica y est la tête d’affiche) se hisser en demi-finale face à une concurrence établie est une validation technique majeure.

    L’élection, pilotée par la guilde des journalistes locaux (SAGMJ), ne juge pas seulement le style — domaine où Alfa gagne d’avance — mais passe au crible l’ingénierie et la dynamique de conduite.

    Convaincre vite et fort

    Ce qui frappe ici, c’est le timing. Le Junior n’a été lancé en Afrique du Sud qu’en octobre 2025. En moins de trois mois, il a réussi à convaincre le jury qu’il méritait sa place dans le dernier carré.

    Janus Janse van Rensburg, le patron d’Alfa Romeo sur place, ne s’y trompe pas : « Être nommé si tôt après le lancement est un signal encourageant. Ce que nous voulions préserver, c’est la sensation Alfa derrière le volant. »

    Il semble que le pari soit réussi. Si le Junior parvient à séduire les journalistes sud-africains, souvent intraitables sur le plaisir de conduite, c’est que le travail des ingénieurs sur le châssis (et le différentiel Torsen de la version Veloce) porte ses fruits bien au-delà de nos frontières.

    Reste maintenant à franchir la dernière marche. Nous garderons un œil sur les résultats finaux en 2026.