Catégorie : Vidéos
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Vidéo : L’Alfa Romeo 166, la dernière « Ammiraglia », réhabilitée par Davide Cironi
C’est souvent le sort des grandes berlines Alfa Romeo : critiquées à leur sortie, oubliées ensuite, pour finir par devenir des objets de culte une fois qu’il est trop tard. L’Alfa Romeo 166 ne déroge pas à la règle. Mais heureusement, des puristes comme Davide Cironi sont là pour remettre l’église au milieu du village.
Dans cette vidéo publiée sur sa chaîne Drive Experience, le célèbre essayeur italien s’attaque à celle qui fut la dernière véritable grande routière du Biscione avant une longue pause. Et pas n’importe laquelle : une version motorisée par le légendaire V6 Busso.
La fin d’une époque
Comme le souligne Cironi avec sa ferveur habituelle, la 166 (projet 936) avait la lourde tâche de succéder à la 164. Dessinée par le Centro Stile sous la direction de Walter de Silva, elle affichait des lignes tendues, un profil de coupé quatre portes avant l’heure, et ce fameux regard « triste » des phases 1 qui a tant fait couler d’encre (avant d’être corrigé par le restylage de 2003).
Mais au-delà de l’esthétique, cette vidéo nous rappelle que la 166 était une voiture techniquement aboutie. Avec sa suspension avant à double triangulation et son train arrière multibras sophistiqué, elle offrait un compromis confort/sportivité que les Allemandes de l’époque (BMW Série 5 E39, Mercedes Classe E) avaient du mal à égaler sur le pur plan du plaisir de conduite.
Le chant du cygne du V6 Busso
Le cœur de cette vidéo, c’est évidemment le moteur. Davide Cironi met des mots sur ce que tout Alfiste ressent en tournant la clé d’une 166 V6 : l’émotion. C’était l’une des dernières voitures à accueillir le V6 « Arese » dans sa forme la plus pure, avant l’arrivée des blocs GM sur la 159. Entendre le Busso monter dans les tours dans le confort feutré d’une berline de luxe crée une dissonance cognitive délicieuse : c’est une voiture de ministre, mais avec le cœur d’une voiture de course.
Pourquoi il faut regarder cette vidéo
Cironi ne se contente pas de conduire, il raconte une histoire. Celle d’une voiture incomprise, peut-être sortie trop tard, peut-être mal vendue, mais qui, aujourd’hui, représente une opportunité incroyable en collection (Youngtimer). Regarder cette vidéo, c’est comprendre que la 166 n’était pas juste une « grosse voiture ». C’était une Alfa Romeo, une vraie, capable de vous donner le sourire dans un virage serré tout en transportant quatre personnes dans un luxe à l’italienne.
Montez le son, profitez de la mélodie du V6, et redécouvrez la 166 comme elle le mérite.
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Vidéo : Grégory Galiffi au volant du Tonale restylé (2026) : Le verdict sans filtre
C’est toujours un événement quand un Alfiste convaincu comme Grégory Galiffi prend le volant d’une nouveauté du Biscione. Après avoir testé le Junior Veloce, le présentateur de Direct Auto s’est rendu à Pise, en Italie, pour découvrir la « phase 2 » de l’Alfa Romeo Tonale.
Dans cette vidéo publiée sur sa chaîne YouTube, Galiffi ne se contente pas d’admirer la plastique italienne. Il pose la vraie question : avec ce restylage inspiré du Junior, l’esprit Alfa est-il (enfin) là ?
Le choc esthétique : La plaque au centre ! Dès les premières minutes, le ton est donné. Si le Tonale conserve sa silhouette séduisante, ce restylage marque une rupture historique pour les puristes : la plaque d’immatriculation quitte le côté pour rejoindre le centre du pare-chocs. Une contrainte imposée par la réglementation européenne qui attriste visiblement notre essayeur, même si le nouveau bouclier avant, avec ses écopes inspirées de la GTA et sa calandre « Junior-isée », tente de compenser avec agressivité.
Au volant de la version Q4 PHEV 270 ch Pour cet essai, Grégory a pris les commandes de la version haut de gamme Hybride Rechargeable (PHEV) de 270 chevaux. Si les accélérations sont là (0 à 100 km/h sous les 7 secondes), le bilan dynamique reste mitigé. Galiffi pointe du doigt un défaut persistant depuis la première génération : le flou dans la direction autour du point milieu. De même, le confort est jugé « moyen » avec les jantes de 20 pouces, et l’insonorisation sur autoroute (bruits d’air) déçoit pour un véhicule de ce standing.
Le conseil d’achat de Grégory C’est peut-être la partie la plus intéressante de la vidéo. Loin de pousser à la consommation sur le modèle le plus cher, Galiffi ne recommande pas forcément cette version PHEV. Son coup de cœur rationnel ?
- Le « nouveau » 1.5 Hybride de 175 ch (une évolution du 160) pour l’agrément essence.
- Le Diesel 1.6 de 130 ch, qu’il considère comme une offre très pertinente et compétitive (autour de 40 000 €) malgré le malus, soulignant que le diesel représente encore 50% des ventes de Tonale en Italie.
L’intérieur : Toujours « Cannocchiale » mais plus rouge À bord, l’ambiance évolue peu mais bien. On note l’arrivée d’une sellerie cuir rouge du plus bel effet (« très rital, très classe » selon Grégory) et de petits détails sympathiques comme le logo du « Biscione électrique » du côté de la trappe de recharge.
Une vidéo honnête, tournée avec passion sous le (rare) soleil de Toscane, qui montre un Tonale maturé et plus agressif visuellement.
Découvrez l’essai complet ci-dessous :
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Vidéo : « The Alfa », l’hommage bouleversant d’un fils à son père en Giulia TZ
Il y a des voitures qui finissent dans des musées, silencieuses et immaculées. Et il y a celles qui continuent de vivre, de hurler et de transmettre des émotions, même lorsque ceux qui les conduisaient ne sont plus là. La vidéo que nous vous partageons aujourd’hui, intitulée sobrement « The Alfa », dépasse le cadre de la simple présentation automobile. C’est une histoire d’amour. Amour pour la mécanique, mais surtout amour d’un fils pour son père disparu.
La protagoniste : Une rarissime Giulia TZ
Au cœur de l’image trône une légende : l’Alfa Romeo Giulia TZ (Tubolare Zagato). Produite à peine à plus de 100 exemplaires dans les années 60, c’est le Saint Graal pour beaucoup. Avec son châssis tubulaire, sa carrosserie en aluminium signée Zagato et son arrière tronqué (« Coda Tronca »), elle pèse moins de 660 kg. C’est une voiture de course brute, sans filtre.
L’histoire d’Alan et de son fils
Le narrateur nous raconte l’histoire de son père, Alan, un gentleman driver intrépide qui a tout piloté, des Ferrari aux monoplaces. Dans les années 90, il achète cette TZ pour courir. La vidéo regorge d’anecdotes savoureuses, comme cette course où un ami, voulant aider, a desserré les écrous de roue au lieu de les serrer (les filetages étant inversés côté gauche sur ces modèles !), menant à la perte d’une roue en pleine piste.
Suite à un accident, la voiture est restée immobilisée pendant 15 ans. C’est le fils qui a convaincu son père de la restaurer, de lui « donner une seconde vie ». Ce projet est devenu leur dernier lien fort.
« Je ne pensais pas qu’il pouvait mourir »
La seconde partie de la vidéo est poignante. Le fils raconte la maladie de son père (un cancer agressif) et sa disparition rapide. La question s’est alors posée : que faire de la TZ ? Beaucoup lui ont dit : « Elle appartient à un musée, tu ne devrais pas la conduire. »
Sa réponse est la définition même de la passion Alfiste : « Ce n’était pas une option pour moi. La voiture devait vivre. »
En conduisant cette TZ aujourd’hui, en sentant les vibrations du 4 cylindres double arbre, en entendant le bruit infernal de l’échappement latéral, il retrouve son père. Comme il le dit si bien : « C’est juste nous deux. Je l’ai avec moi dans l’habitacle. »
Pourquoi il faut regarder cette vidéo
Au-delà de la beauté cinématographique des images et du son envoûtant du moteur bialbero, ce film de 17 minutes capture l’essence d’Alfa Romeo. Ce ne sont pas des objets de spéculation. Ce sont des machines à souvenirs, des membres de la famille faits de métal et d’huile.
Préparez vos mouchoirs et montez le son.
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Immersion Interdite : 100 Bornes ouvre les réserves cachées du Musée Alfa Romeo
Pour tout Alfiste qui se respecte, le Musée Historique d’Arese est un lieu de pèlerinage. On y va pour admirer la 33 Stradale, pleurer devant la F1 de Fangio ou redécouvrir la ligne intemporelle de la Giulia GT. Mais comme tout sanctuaire, Arese a ses catacombes : les Réserves.
C’est précisément là que Cédric Fréour, de la chaîne YouTube 100 Bornes, nous emmène dans sa dernière vidéo. Et pour forcer les portes blindées de la « Collezione Nascosta », il ne s’est pas entouré de n’importe qui : c’est Alexandre Stricher, responsable de la communication d’Alfa Romeo France (et encyclopédie vivante de la marque), qui joue les guides de luxe.
Une leçon d’histoire (et d’humilité)
La vidéo, d’une richesse rare (près de 50 minutes !), commence par le parcours « classique ». Mais très vite, le duo Fréour/Stricher transforme la visite en une conversation de passionnés. On y apprend les petites histoires qui font la grande :
- Pourquoi le logo Alfa a changé (et la signification des nœuds de Savoie).
- La vérité sur l’Alfasud, souvent mal-aimée des « puristes » mais qui fut pourtant le plus grand succès commercial de la marque et une révolution technique.
- L’incroyable 164 Procar, cette berline à l’apparence sage qui cache un V10 de Formule 1 sous sa carrosserie en carbone. Un monstre sacré qui n’a jamais pu courir.







Backstage : Ce que vous ne verrez (presque) jamais
Le véritable trésor de cette vidéo se trouve dans la seconde partie, lorsque la caméra descend dans les sous-sols. C’est là, loin des projecteurs, que dorment les prototypes et les projets avortés qui ont failli changer l’histoire d’Alfa Romeo.
Alexandre Stricher nous présente des pépites incroyables :
- Le Kamal, ce concept de 2003 qui prouve qu’Alfa avait imaginé le SUV sportif bien avant le Stelvio (et bien avant tout le monde).
- Les « mules » de développement : saviez-vous que certains prototypes de la Giulia roulaient déguisés en Rover pour tromper les photographes espions ?
- La maquette de la 8C Competizione, dont les deux côtés sont différents pour permettre aux designers de valider les lignes.
Pourquoi il faut regarder cette vidéo
Au-delà des voitures, c’est l’échange entre Cédric et Alexandre qui rend ce contenu indispensable. On est loin du discours marketing aseptisé. C’est brut, c’est truffé d’anecdotes techniques et ça transpire la passion.
Préparez-vous un café (ou un Spritz), installez-vous confortablement et appuyez sur lecture. C’est sans doute la meilleure visite guidée d’Arese disponible gratuitement sur le web.
